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04/11/2014

Côte d’Ivoire : divergences entre le pouvoir et l’opposition sur la présence de Compaoré Publié le mardi 4 novembre 2014 | Xinhua

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Des divergences apparaissent de plus en plus entre le gouvernement ivoirien et l’opposition concernant la présence de l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire.

Dans un communiqué publié lundi, le Front Populaire Ivoirien ( FPI, opposition, parti de l’ex-président Laurent Gbagbo) a dénoncé un "exil doré" de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire.
Pour le FPI," M. Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré "en Côte d’Ivoire, "avec ce qu’il a fait".

"La manière dont il a quitté le pouvoir signifie que M. Compaoré n’a pas engagé le Burkina-Faso sur la voie de la Démocratie, mais qu’il a tout mis en oeuvre, au contraire pour empêcher l’émergence d’un environnement démocratique et le fonctionnement régulier des institutions d’un Etat moderne", a noté le parti pro-Gbagbo.

"INDIGNATION" DES PRO-GBAGBO

Tout comme le Front populaire ivoirien qui trouve incongrue la présence de l’ex-chef de l’Etat du Burkina Faso, le parti républicain de Côte d’Ivoire (PRCI), un autre parti d’opposition, a fait état de son "indignation" concernant la présence de Compaoré en terre ivoirienne.

"La Côte d’Ivoire pourrait ouvrir provisoirement les bras à M. Compaoré et sa suite. Ce pendant, le Parti républicain de Côte d’Ivoire et ses Dirigeants ne seront pas d’accord lorsqu’il sera question que M. Compaoré prenne ses quartiers définitivement sur le sol de la Côte d’Ivoire", a noté le président du PRCI Robert Gbaï Tagro.

Pour M. Tagro, la présence de M. Compaoré n’est pas opportune sur le territoire de Côte d’Ivoire, un pays qui sort d’une guerre civile et qui est en reconstruction.

"Pendant la crise post-électorale et notamment le bicéphalisme entre le président Ouattara et l’ex-président Gbagbo, Blaise Compaoré avait pris fait et cause pour M. Ouattara, ce qui explique notre position", tente d’expliquer un jeune pro-Gbagbo.

LES PRO - OUATTARA SALUENT LA GRANDEUR DE COMPAORE

De son côté, le Rassemblement des républicains (RDR, parti proche du président Alassane Ouattara) a plutôt salué la "grandeur d’esprit" de l’homme qui a trouvé refuge en Côte d’Ivoire après les douloureux événements du Burkina Faso.

"Nous saluons la décision du Président Blaise Compaoré qui a compris que son peuple et son armée n’étaient plus en phase avec lui et qui a décidé de partir. Blaise Compaoré a évité un bain de sang inutile à son pays. c’est la marque des grands dirigeants", a commenté le porte-parole du RDR, Joël N’guessan.

Selon M. Nguessan,"M. Compaoré vient de donner une leçon aux dirigeants africains" que certains n’ont pas comprise.

"Après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré part avec le sentiment du devoir accompli, car il a réalisé de grands chantiers pour son pays", a-t-il énoncé.

Par ailleurs, plusieurs habitants proches du camp présidentiel s’étaient dits satisfaits du "geste de solidarité" de leur gouvernement envers le président déchu burkinabé Blaise Compaoré arrivé samedi en Côte d’Ivoire.

"C’est un très bon geste de solidarité. La fraternité doit aussi se manifester dans les situations difficiles comme celle-ci", ont-ils relevé, réitérant leur confiance aux autorités ivoiriennes qui ont pris la responsabilité d’accueillir le président burkinabé Blaise Compaoré.

Ceux-ci ont tenu à rappeler que Blaise Compaoré, "quoiqu’en difficulté aujourd’hui, a posé beaucoup d’actes au profit de la paix en Côte d’Ivoire et dans la sous-région", étant donné qu’il a été médiateur dans la crise ivoirienne, mais aussi dans la crise malienne et la crise togolaise, et que "cela ne doit pas être balayé du revers de la main".

La situation a basculé au Burkina Faso après de violentes manifestations qui ont éclaté dans les rues de la capitale Ouagadougou, où des dizaines de milliers de personnes ont exprimé bruyamment leur opposition à la tentative du gouvernement de modifier la Constitution pour ouvrir la voie à une prochaine candidature en 2015 de Blaise Compaoré.

Face à la pression de la rue, Blaise Compaoré a annoncé sa démission et a pris le chemin de la Côte d’Ivoire.

Il réside depuis ce jour dans une résidence des hôtes de marque à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne.

 

Un chef de l’Etat intérimaire civil doit être désigné rapidement au Burkina Faso (Laurent Fabius) Publié le mardi 4 novembre 2014 | Xinhua

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Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué lundi soir dans une déclaration, qu'un "chef de l'Etat intérimaire civil doit être désigné rapidement" au Burkina Faso "afin de conduire le pays vers des élections".

La France continue de suivre avec "la plus grande attention" la situation au Burkina Faso et salue le courage du peuple burkinabè dans sa mobilisation pour la démocratie. Elle se félicite du travail de la mission conjointe de la CEDEAO, de l'Union africaine et des Nations Unies, a précisé le chef de la diplomatie française.

La France appelle tous les acteurs à poursuivre leurs consultations afin de mettre en place dans les meilleurs délais une solution qui s'inscrive dans le cadre constitutionnel du Burkina Faso. A cet effet, un chef de l'Etat intérimaire civil doit être désigné rapidement afin de conduire le pays vers des élections, a poursuivi M. Fabius.

Le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, désigné par l'armée burkinabè comme chef de la transition, a promis lundi une transition "dans un cadre constitutionnel" dans le "plus bref délai" lors d'une rencontre avec des diplomates.

Selon M. Zida, le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel, précisant que cet organe de transition sera dirigé par une "personnalité consensuelle" désignée par tous les acteurs de la vie nationale.

L'Union africaine (UA) a annoncé lundi donner deux semaines à l'armée du Burkina Faso pour que celle rende le pouvoir aux civils.

 

06:15 Écrit par BEN2013 dans Actualités internationales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

28/12/2013

Toumani Touré accusé de « haute trahison » par le gouvernement de IBK

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Le gouvernement malien a saisi ce vendredi le Parlement, qui abrite également la Haute cour de justice, afin de traduire en justice l’ancien chef d’état Amadou Toumani Touré, « ATT », qu’il incrimine de haute trahison.

Dans leur communiqué, les autorités de Bamako reprochent à « ATT », élu en 2002, puis réélu en 2007 et chassé du pouvoir en mars 2012 par un coup d’Etat, à un mois de la fin de son mandat, de n’avoir pas assumé ses responsabilités de chef suprême des armées en « facilitant la pénétration et l’installation des forces étrangères sur le territoire national, notamment en ne leur opposant aucune résistance ».

Le gouvernement d’Ibrahim Boubacar Keita, le critique aussi pour avoir « participé à une entreprise de démoralisation de l’armée caractérisée par les nominations de complaisance d’officiers et de soldats incompétents et au patriotisme douteux à des postes de responsabilité, au détriment des plus méritants entraînant une frustration qui nuit à la défense nationale ».

La faiblesse de l’ex président devant l’insurrection Touareg dans le septentrion du pays a été mise en avant par les putschistes de mars 2012, pour justifier leur coup d’Etat, qui a lui-même précipité le contrôle du nord par des extrémistes islamistes armés.

A T T réside depuis plusieurs mois au Sénégal.

BBC Afrique

22:34 Écrit par BEN2013 dans Actualités internationales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

14/12/2013

Funérailles de Nelson Mandela : découvrez l'intégralité du discours poignant de Barack Obama !

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Aujourd'hui, au stade Soccer city de Soweto, nombreuses sont les personnalités venues dire adieu à Nelson Mandela qui nous a quitté jeudi dernier. Pour cette cérémonie officielle où Nicolas Sarkozy et François Hollande se retrouvent côte à côte, le président américain Barack Obama a pris la parole ... Découvrez son discours touchant.

12h13, le général Thanduxolo Mandela, porte-parole de la famille du regretté "Madiba" lance quelques mots qui promettent de rester gravés : "Mandela doit sourire là-haut ". Le stade Soccer city de Soweto accueille pas moins de 91 chefs d’État et de nombreuses célébrités à l'instar de Charlize Theron ou encore Bono. Tout le monde est là pour saluer le combat de celui qui nous a quitté ce jeudi 5 décembre à son domicile de Johannesburg et tout le monde attend avec impatience le discours de Barack Obama, premier président noir des États-Unis ... La symbolique est puissante et personne ne semble plus à même d'évoquer Nelson Mandela que lui.

Il est un peu plus de 12h32 lorsque Barack Obama lance ses premiers mots devant les caméras du monde entier : "C'est un extrême honneur d'être présent aujourd'hui pour célébrer une vie sans pareil !"

L'homme de 52 ans poursuit alors : "Il est difficile de faire l'éloge de toute personne, de trouver les bons mots pour exprimer les événements et les dates qui font une vie. Mais l'essence, les joies, les moments privés, les qualités uniques qui illuminent une âme sont inexprimables. Il est encore plus difficile de le faire pour un géant, pour une personnalité historique qui a motivé des millions de gens.
 
C'est un garçon qui a connu la Seconde Guerre Mondiale, qui a grandi loin des couloirs politiques et qui est pourtant devenu l'un des plus grands libérateurs du XXème siècle. À l'instar de Gandhi, il a créé un mouvement de résistance et donné une voix à ceux qui étaient opprimés. Il a souffert d'un emprisonnement brutal, il a été en prison pendant les années de Guerre froide et en sortant de prison, pareil à Abraham Lincoln il a su réunir son pays au risque de le diviser, il a préservé la liberté pour les générations à venir.
 
Et cela ne s'est pas simplement manifesté par son élection mais également par sa volonté d'abandonner le pouvoir lorsque son mandat s'est achevé. Le diapason de sa vie et ses réussites sont immenses et l'on se souviendra de lui comme d'une icône. Sereine, souriante et détachée des choses quotidiennes. Mais Madiba n'aurait pas aimé que l'on fasse de lui un portrait aussi factice...
 
Madiba au contraire aurait insisté pour que l'on partage ses peurs, ses doutes, ses erreurs au même titre que ses victoires. "Je ne suis pas un Saint, à moins qu'un Saint soit quelqu'un qui persévère" avait-il dit. L'imperfection est humaine, c'est exactement ce qu'il avait voulu dire.
 
C'était un fils, un père, un mari, un ami. C'est pour cela que nous avons pu apprendre tellement de lui et que nous continuons, car rien de ce qu'il a réussi à faire n'était écrit. Il laisse une trace dans l'histoire car il a lutté, car il était persévérant, car il avait la foi. Il nous a laissé un héritage qui ne s'inscrit pas seulement dans les livres d'histoires mais aussi dans nos vies.
 
Il avait hérité de son père un entêtement de bon aloi et une persévérance qui a été importante. C'est un combat puissant qui a rallié des indignations et les rages de millions de personnes.
Madiba a su dompter sa colère et il a partagé son désir de lutte, ses stratégies d'action, a permis à des hommes et des femmes de s'élever au nom de la dignité et de la liberté. Il a accepté les conséquences de ses actions, il savait qu'en s'opposant à la justice il aurait un prix à payer.
 
"J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et que j'espère accomplir. Mais si nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir", avait-il dit.
 
Il savait rendre sa soif de connaissance contagieuse. Au sein de son mouvement et même parmi les personnages qui s'opposaient à lui. Mandela a montré que l'action et les idées pourtant ne suffisent pas. Si justes que ses idées soient il faut qu'elles soit inscrites dans la loi. Il savait adapter ses idées aux circonstances pratiques. En toutes circonstances, il était pugnace, inflexible et c'est pour ça qu'il a su négocier une libération face à l'Apartheid.
 
Il n'était pas seulement le chef d'un mouvement, c'était un homme politique adroit. Fidèle à sa vision de lois qui protègent les minorités ainsi que les sud-Africains. Enfin, il a su comprendre ce qui unissait les hommes. Il y a un nom à cela : Ubuntu.
 
C'est un nom qui résume ce que l'on avait de meilleur. C'est la reconnaissance de liens qui unissent les hommes, qui créent une intégrité humaine. C'est en partageant et en s'adonnant aux autres que l'on devient soi-même.
 
On ne sait pas si c'était une notion qu'il avait depuis toujours ou une notion à laquelle il est parvenu après des années de détention, mais c'est quelque chose qu'il a su mettre en pratique en invitant à sa table ses geôliers. Il a su faire d'une tragédie de famille une arme contre le Sida, il était l'incarnation de cet Ubuntu. C'est Madiba et cette notion qui ont permis de libérer les opprimés et les oppresseurs. La réconciliation n'est pas l'ignorance d'un passé mais l'inclusion, la compréhension du passé, de la vérité.
 
Il a changé les faits, il a également changé les cœurs. Pour le peuple de l'Afrique du sud, pour ceux qu'il a inspirés, pour tous ceux là, c'est un moment de deuil mais également un moment où l'on célèbre une vie héroïque. C'est aussi un temps d'introspection : il faut que nous nous posions ces questions ! Comment vais-je appliquer ces préceptes dans ma vie ? C'est une question que je me pose moi aussi, en tant qu'homme et en tant que président.
 
En Afrique du sud comme dans tous les pays du monde, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Ses victoires doivent être suivies d'un travail, qui doit tout être aussi important.
Aujourd'hui dans le monde entier, il y a encore des gens qui sont persécutés, pour leur affection, pour leur apparence, pour leurs croyances. Cela se passe encore aujourd'hui. Nous aussi devons agir au nom de la justice, pour la paix. Beaucoup ont assumé cet héritage de Madiba, beaucoup prétendent être solidaires de sa lutte mais ne tolèrent pourtant pas le changement.
 
Trop d'entre nous se réfugient encore dans l'indifférence. Aujourd'hui, nous devons nous poser la question : comment promouvoir la liberté, la justice, les droits humains, comment faire cesser les guerres, les conflits ? Il n'y a pas de réponses à ces questions. Mais pour cet enfant qui est né à l'époque de la Première Guerre Mondiale, il n'y avait pas non plus de réponse.
 
Mandela nous a montré que l'on pouvait choisir un monde qui était fondé sur l'espoir et les opportunités. Nous ne reverrons plus cette lumière qu'il était. Mais je veux dire à tous les jeunes d'Afrique du sud et aux jeunes du monde entier : vous aussi pouvez vous inspirer de sa vie pour construire la votre !
 
J'ai appris de Nelson Mandela, j'ai appris des conflits qui ont agité ce beau pays. Cela m'a éveillé pour faire face à mes responsabilités, envers moi-même et les autres, cela m'a mené jusqu'ici.
 
Madiba m'a rendu meilleur, il fait ressortir ce qu'il y a de meilleur en nous. Maintenant que ce grand libérateur nous a quitté, maintenant que nous revenons vers les nôtres et que la vie reprend son cours, inspirons-nous de sa force, cherchons à avoir la même largesse d'esprit que lui. Et lorsque les ténèbres descendent sur nous, lorsque l'avenir brillant semble s'éloigner à grands pas, il faut se souvenir de lui, de ses années passées dans sa cellule. Se souvenir de Madiba qui a toujours gardé sa foi, son endurance."

Le président US achève son discours poignant citant Invictus, le poème favori de Nelson Mandela : "Je suis maitre de mon destin, je suis capitaine de mon âme", avait-il dit. Et quelle belle âme ! Que Dieu bénisse l'âme de Mandela et que Dieu bénisse le peuple d'Afrique du sud !"

SL & IC

07:16 Écrit par BEN2013 dans Actualités internationales, Hommage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |