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30/10/2013

Panel / Rejet de la demande de liberté provisoire pour Laurent Gbagbo Des Ivoiriens jugent la décision Publié par L'Intelligent d'Abidjan | Le 29/10/2013

Lors d’une audience publique hier mardi 29 octobre 2013 dans l’affaire ‘’ Laurent Gbagbo contre le procureur’’, la chambre d’appel de la Cour pénale internationale a rejeté les motifs d’appel soulevés par la défense de l’ex-président qui demandait sa mise en liberté provisoire. Interrogés dans la rue par l’IA, des Ivoiriens se prononcent sur la décision de la Chambre d’appel. Konaté Bassabana (Opérateur économique) : « La décision est salutaire » « Je crois que la décision de la chambre d’appel est noble. Depuis tout le temps que le Pdci-Rda est resté au pouvoir, nous n’avons jamais connu de guerre en Côte d’Ivoire. Si Laurent Gbagbo est venu au pouvoir et qu’il y a eu des guerres, c’est lui que je peux accuser. Je crois qu’un responsable ne doit pas aimer la guerre. Laurent Gbagbo, depuis son retour de l’Italie, sa décision aurait été humble, s’il avait dit qu’il ne voulait pas faire de guerre. Parce qu’on fait la guerre pour accéder au pouvoir. Mais, tu étais déjà au pouvoir, tu a fais la guerre pour quoi ? Si après les élections, Gbagbo quittait le pouvoir, est-ce qu’il allait y avoir des morts ? Si la Cpi libère Gbagbo, moi je crois que ce serait un exemple pour tout le monde de tuer les gens impunément. La décision est salutaire parce qu’aujourd’hui, on voit la plupart de ses partisans qui ne disent rien parce qu’il n’est pas là. Déjà, Affi N’guessan, à peine libéré, on voit que l’atmosphère du pays a changé avec les discours musclés. Si Gbagbo aussi est relâché, ce serait une autre guerre. Mais, vous devez savoir que la mort n’a pas de parti, la mort n’a pas de communauté. L’être humain, il faut aimer la paix quelle que soit la nature. Le président Bédié en son temps, était riche, il avait le pouvoir et des relations. Après le coup d’état de 1999, il pouvait décider de combattre pour conserver son pouvoir. Mais, il est parti et aujourd’hui, il est revenu sur la scène politique. Nous sommes les parents du président Ouattara et s’il amène une histoire de guerre dans le pays, on lui dira non et lui-même, il le sait. Je suis de Kong. Nous voulons la paix. Qu’il continue d’œuvrer pour le développement même s’il est incompris par son entourage. Et que tout ce qui peut envoyer la désobéissance et la guerre, qu’il l’évite. La Cpi fait son travail et personne ne peut dire que l’autre n’est pas responsable. Car, sans feu, il n’y aura pas de fumée ». Koné Sosthène (Comptable) : « Il n’y a pas à s’alarmer parce que la justice suit son cours » « Je crois qu’au niveau de la Cpi, il y avait quand même deux hypothèses. La Chambre d’appel a décidé de prendre la deuxième hypothèse qui nous conduire vers un procès de l’ex-Président ivoirien. Notre souhait, c’est que justice soit faite. Et s’il y a des preuves qui démontrent sa culpabilité, que les gens nous le disent. Maintenant, s’il n’y a pas de preuves suffisantes comme cela se dit, qu’on le relâche purement et simplement. Pour ce qui est de la réconciliation, par rapport à la décision qui a été prise aujourd’hui (Ndlr : hier), je crois qu’il n’y a pas à s’alarmer parce que la justice suit sont cours. Donc, les partisans de l’ex-Président vont toujours s’attendre à ce que la justice soit rendue de façon équitable. Et puis, pour le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire, je crois qu’il est déjà lancé et on souhaiterait que tous ceux qui avaient fait des histoires auparavant, se retrouvent ensemble. Mais, en même temps, on ne peut pas excuser l’impunité ». Kumba Antoine R (Planteur) : « Sa libération constitue le sacrifice pour la paix» « On aurait dû le libérer et l’envoyer dans un pays d’accueil. Au nom de la paix pour laquelle Houphouët-Boigny a tant œuvré. La liberté aurait dû lui être accordée. La situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment est préoccupante. La libération de Laurent Gbagbo quoi que provisoire peut favoriser une accalmie. Pour une véritable paix, il faudrait pardonner, oublier et aller de l’avant. C’est pourquoi sa libération constitue le sacrifice pour acquérir une véritable paix. Je pense qu’il y a lieu de le libérer». N’gbako David (Elève) : « La réconciliation doit se faire avec Laurent Gbagbo» « Je n’ai pas suivi personnellement la décision, mais tel que vous vous l’expliquez, je crois que la Chambre d’appel de la Cpi devait accorder cette demande de liberté provisoire à Laurent Gbagbo. Et cela au nom de la paix et de la réconciliation nationale en cours en ce moment. La réconciliation doit se faire avec Laurent Gbagbo ». L.Barro et MS

07:22 Écrit par BEN2013 dans PANEL/INTERVIEW | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

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