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31/10/2013

Les éclairages de ABEL NAKI

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Voici que dans mon pays personne ne s’adonne à la résistance en formant des kamikazes, chez moi il n’y a pas de terrorisme, personne ne se ceinture le torse avec une bombe pour clamer justice et faire « sa justice ». Nous ne nous rendons pas justice nous même mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de frustrés en Côte d’Ivoire, cela ne veut pas dire que la démocratie fait bon vent en Côte d’Ivoire, cela ne veut pas dire que les arrestations arbitraires n’existent pas dans mon pays, cela ne veut pas dire que nos parents ne se meurent pas. Plus de 700 prisonniers politiques, c’est une réalité chez nous, plusieurs familles sont dépossédées de leurs héritages en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo, le leader incontesté, présumé innocent croupi injustement en prison et cela, le monde entier le sait. Cependant, les partisans du Président Laurent Gbagbo n’ont jamais tenus de réunion secrète pour mobiliser une quelconque révolution par les armes (rébellion) comme veut le faire croire depuis deux ans le régime incertain et provisoire d’Abidjan. Je n’ai jamais assisté à une mobilisation de troupes en vue de préparer une guerre. Mobiliser et marcher de façon pacifique, c’est ce que nous a appris le Président Laurent Gbagbo. Un homme de paix et non un criminel. La vérité est juste là. Les impérialistes honteux refusent aujourd’hui d’avouer leur tord, mais tôt ou tard, ils le feront car la Côte d’Ivoire vraie a besoin de son Chef pour avancer et non d’une marionnette pour régresser et tomber plus bas.

Chers camarades, c’est à vous tous qui avez bravé la guerre depuis 2002 que ceci s’adresse. Aussi à tous ceux qui nous suivent depuis quelques années et qui avez compris ou fini par comprendre le gros deal qui bouscule et alimente l’histoire de notre pays. Il n’est jamais trop tard. Vous ne vous êtes jamais trompé et jamais vous ne vous détournerez de la vérité unique. Vous menez le bon combat et vous êtes du bon coté. Soyez mobiles, mobilisés, éveillés et sereins.

La décision de la chambre d’Appel qui consiste à maintenir le Président Laurent Gbagbo en détention n’a rien à voir avec la décision que prendra la chambre préliminaire I. d’autant plus que la décision de la chambre d’appel concerne l’appel émis par la défense du Président Laurent Gbagbo depuis le 11 juillet dernier. Or le 9 octobre 2013, une audience avait eue lieu, demandant aux deux parties d’informer la cour sur l’existence de nouveaux éléments dans l’affaire pouvant :

1-   Maintenir le Président Laurent Gbagbo en détention (pour le procureur)

2-   Obtenir ne serait-ce qu’une liberté provisoire ou conditionnelle du président Laurent Gbagbo (pour la défense)

Il appartient donc maintenant à la chambre préliminaire I de statuer sur les nouveaux éléments que Maître Atilt a apporté lors de l’audience du 9 octobre 2013, puisque le procureur n’avait apporté aucun élément nouveau lors de cette audience pouvant maintenir le Président Laurent Gbagbo en détention.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le Président Laurent Gbagbo ne sera jamais condamné pour quoi que ce soit car nul n’a de preuve contre lui. Sa libération n’est qu’une question de temps au regard de toutes les audiences précédentes. Nous vaincrons donc avec vous dans ce combat noble que nous avons choisi de mener pour une Afrique digne et souveraine.

Puisse Dieu grandir votre foi en Laurent Gbagbo et en ses idéaux. Œuvrons tous à sa libération.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et l’Afrique !

 

 

La lutte continue !

Source : Le Cri Panafricain

Abel NAKI

 

18:41 Écrit par BEN2013 dans CPI, Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L’Union Africaine fait le diagnostic des défis à la paix et à la sécurité sur le continent Publié le jeudi 31 octobre 2013 | APA

Abidjan (Côte d’Ivoire) - La quatrième Retraite de Haut niveau de l’Union Africaine (UA) sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique a pris fin, mercredi, dans la capitale économique ivoirienne, par une déclaration dite ‘’ Déclaration d’Abidjan’’ qui note que ‘’ les défis à la paix et à la sécurité restent réels et sérieux’’ malgré des progrès significatifs à travers le continent.

Pendant deux jours (mardi et mercredi), la Retraite, qui regroupe les envoyés spéciaux des Etats membres de l'UA, des anciens Chefs d'Etat et de gouvernement, d'ex- dirigeants de l'organisation panafricaine…, a réfléchi sur certains des plus importants processus de médiation conduits par l'OUA/UA ainsi que sur les formes connexes de rétablissement de la paix au cours des 50 dernières années.

Dans la déclaration baptisée ‘' Déclaration d'Abidjan'' qui a sanctionné ces assises, les participants ont noté que les défis à la paix et à la sécurité restent réels et sérieux. ‘' Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans l'opérationnalisation des principaux piliers de l'architecture africaine de paix et de sécurité, cette architecture n'a pas encore réalisé son plein potentiel'', indique le texte dont APA a obtenu coipe.

Parmi les défis à relever, figurent, selon le communiqué final, la prévalence persistante des conflits liés aux élections, la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement, les différends frontaliers ainsi que les inégalités économiques croissantes, le terrorisme et la radicalisation, la piraterie maritime, la criminalité transfrontalière et la cybercriminalité.

Dans ce contexte, les participants ont souligné la nécessité de renforcer les capacités de l'UA à prévenir, gérer et régler les conflits violents. A cet égard, ils ont appelé à ‘'des efforts renouvelés pour accélérer l'opérationnalisation de la Force africaine en attente (FAA), sur la base des recommandations qui seront formulées de l'évaluation en cours de la FAA ''.

Par ailleurs, la Déclaration d'Abidjan rappelle la mise en place ou le renforcement des infrastructures nationales pour la paix, y compris des systèmes nationaux d'alerte et de réponse rapide, ainsi que des conseils ou commissions de paix pour faciliter l'identification diligente et une réponse effective à des conflits violents.

Tout en se félicitant de ‘' la poursuite du soutien international, sur la base de la solidarité internationale et l'indivisibilité de la paix et de la sécurité internationales'', les participants ont souligné ‘' l'impératif pour les pays africains de contribuer des ressources financières plus importantes afin d'assurer une plus grande appropriation et durabilité, ainsi que pour renforcer le leadership africain''.

En conséquence, ils ont appelé à ‘' l'élaboration de modalités novatrices, afin de mobiliser des ressources supplémentaires au niveau du continent, y compris des contributions des hommes d'affaires, de citoyens africains ordinaires et de la diaspora, y compris à travers un fonds de dotation aux citoyens d'investir dans la paix et la sécurité sur le continent''.

‘' Les participants ont fermement souligné que la promotion durable de la paix et de la sécurité est étroitement liée au respect de l'Etat de droit, de la bonne gouvernance, des droits de l'homme et à la promotion d'un leadership inclusif. A cet égard, l'agenda de gouvernance en Afrique doit être au centre des efforts visant à relever les défis à la paix et à la sécurité du continent'', note, également, la Déclaration.

A cet effet, les participants ont réitéré l'urgence pour tous les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait de signer et de ratifier les ‘' instruments pertinents de l'UA relatifs à la gouvernance, à la démocratie, aux élections et aux droits de l'homme''.

Soulignant la nécessité d'atteindre l'objectif visant à débarrasser le continent du fléau des conflits armés en 2020, les participants ont recommandé le ‘' développement de feuilles de route de concepts stratégiques et d'autres documents connexes communs impliquant tous les acteurs internationaux concernés pour faire face à des situations de crise et de conflits spécifiques''.

En outre, ils ont appelé à une meilleure coordination au niveau national et régional entre'' les représentants de la communauté internationale travaillant sur un conflit particulier, en s'appuyant sur les enseignements tirés de la mise en place de groupes internationaux de contact, l'envoi de missions conjointes et d'autres outils pertinents'', conclu le texte.

Les anciens Chefs d'Etat Pierre Buyoya (Burundi), Joaquim Chissano (Mozambique), Alpha Oumar Konaré(Mali), l'ex- Secrétaire général de l'Oua Salim Ahmed Salim et l'actuel Secrétaire adjoint des Nations Unies, chargé des opérations de maintien de la paix, étaient au nombre des participants à cette quatrième Retraite de haut niveau de l'UA.

Lancée le 26 août 2010, au Caire en Egypte, la Retraite des Représentants et Envoyés Spéciaux de l'UA sur la promotion de la paix, de la sécurité, a déjà, tenu avec succès deux éditions en septembre 2011 et novembre 2012, toujours au pays des Pharaons, en Egypte.

18:14 Écrit par BEN2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Côte d’Ivoire : légère modification dans le calendrier du recensement général de la population Publié le mercredi 30 octobre 2013 | APA

 

Le calendrier du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2013) sur l’ensemble du territoire national ivoirien qui prévoyait initialement le début de cette opération à partir du 4 novembre prochain dans sa phase de dénombrement, connaitra une légère modification, a appris APA mercredi de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.

Le ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement, Dr Albert Toikeusse Mabri, également Président du Comité national de recensement, a lancé mercredi la série de formation des acteurs de terrain pour cette opération qui devra ‘’permettre la mise à jour des données nationales du pays’’.

Pendant six jours (jusqu’au lundi 4 novembre), quelque 200 coordonnateurs et superviseurs seront formés à l’Ecole nationale des statistiques et de l’économie appliquée (ENSEA) afin de s’approprier ce projet dans tous ses aspects.

Ces derniers, formeront à leur tour, 32 000 agents recenseurs qui seront repartis dans 22 804 zones sur toute l’étendue du territoire.

« Le RGPH a déjà commencé dans ses différentes phases », a soutenu dans un entretien à APA en marge de cette formation, le Directeur exécutif de l’Institut national des statistiques (INS), Ibrahima Ba, par ailleurs Directeur exécutif du RGPH 2013.

Il a notamment cité la géographie censitaire qui a été déjà réalisée et la campagne de sensibilisation qui est en cours.

Selon le chronogramme initial, le dénombrement de la population sur l’ensemble du territoire national devrait commencer du 04 novembre au 03 décembre 2013 et la compilation des résultats préliminaires du 12 au 31 décembre 2013. L’enquête post censitaire de couverture était prévue de janvier à mai 2014.

Le traitement des données et la production des tableaux statistiques sont prévus en principe de février à juin 2014. La publication et la diffusion des résultats devraient se faire de juin à octobre 2014 et l’archivage des résultats de septembre à décembre 2014.

L’Opération de recensement général de la population qui aurait pu se dérouler depuis 2008, permettra aux partenaires au développement de cadrer leurs investissements dans le pays.

Elle coûtera 12 milliards de fcfa dont plus de 7 milliards devront être mobilisés par l’Etat ivoirien et le gap par les bailleurs de fonds.

La population de la Côte d’Ivoire est estimée à environ 23 millions d’habitants, car-explique-t-on, le pays a connu un taux d’accroissement démographique de 2,85 % entre 1998 et 2007.

Les trois opérations de recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) en Côte d’Ivoire, se sont déroulées en 1975, 1988 et 1998.


LS/APA

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00:41 Écrit par BEN2013 dans Activités gouvernementales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

COMMUNIQUE OFFICIEL DU FPI RELATIVEMENT À LA DÉCISION DE LA CHAMBRE D’APPEL DE LA CPI

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L’espoir demeure

Le 29 octobre 2013, la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale (CPI), a rejeté l’appel interjeté par la Défense du président Laurent Gbagbo, contre la décision du 11 juillet 2013 de la Chambre Préliminaire I.
La Direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) note que deux juges sur cinq ont joint des opinions dissidentes ou séparées à l’arrêt de la Chambre d’Appel. Ce qui montre que la défense du président Laurent Gbagbo a fait un travail formidable.
Le Fpi reste donc persuadé que le président Laurent Gbagbo recouvrera très bientôt la liberté, pour apporter une contribution décisive au processus de réconciliation nationale.
C’est pourquoi,
Le Fpi exhorte les juges de la Chambre Préliminaire I de la Cpi – qui doivent rendre leur arrêt dans le cadre de la quatrième revue de la détention avant le 11 novembre 2013 – à aider la Côte d’Ivoire à sortir définitivement de la crise en ordonnant la mise en liberté du président Laurent Gbagbo.
La Direction du Front Populaire Ivoirien appelle tous les militants et sympathisants du Parti, en Côte d’Ivoire et à travers le monde, à garder leur calme et toute leur sérénité. L’espoir demeure.
Fait à Abidjan, le 30 octobre 2023
Laurent AKOUN
Secrétaire Général & Porte-parole

00:28 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Enquête exclusive: Jeune afrique fait de graves révélations sur l'audience de Gbagbo

Soutenez nous par vos Dons Pour la survie du site Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l'ancien président sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement...Mais, ses partisans ne sont pas les seuls à l'attendre. Abidjan, l'image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n'a-t-il pas été accueilli dans 1'allégresse dans son village de Bongouanou, début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ? A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mou vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d'Ivoire ». Depuis Accra, où il s'est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l'ancien président, assure que, si son men tor était libéré, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays «puisqu'ils n'auraient plus de raison d'être en exil ». Gbagbo lui-même s'y verrait déjà, si l'on en croit l'un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ». Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n'ignore pas que la partie s'annonce serrée. Qu'espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (Cpi) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d'un dossier d'accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l'humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale. Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d'un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d'espérer. « Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l'un des défenseurs de l'ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s'enferme dans une position politique. » Même s'il sous-estime l’opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d'ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo. Habiba Touré, l'un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l'ancien président devait être libéré en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d'une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l'intervalle, se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la Cpi - et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d'accueillir l'encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo - au premier rang desquels Me Altit - et soumise à la Cour. Mais elle est confi dentielle, et c'est aux juges qu'il appartiendra de prendre une décision. A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d'Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L'Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n'a jamais fait mystère de son aversion pour la Cpi (même si l'Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d'accueil s'engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L'Afrique du Sud est une autre possibilité- sans doute la plus sérieuse à l'heure actuelle. Selon 1'ancien conseiller de Gbagbo, cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. « De nombreux chefs d'Etat africains sont d'accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l'ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant. » Peut-être ... Mais, on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d'Ivoire se porter candidat et prendre le risque d’héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles. Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempère l'optimisme des plus fervents adeptes de 1'ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d'une machination. Nous sommes sûrs qu'il sera bientôt parmi nous comme le Christ », prédit, exalté, un cadre du parti. En Côte d'Ivoire, certains se prennent même à rêver d'une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s'est rendue en Côte d'Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu'elle sera cette fois plus convaincante et, à l'issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d'année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure. A moins qu'un procès, s'il devait finalement avoir lieu, n'aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d'aller où il veut. Enfin presque... Pascal N'guessan a beau affirmer qu'« un Ivoirien ne peut pas être contraint à l'exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d'Ivoire », il n' y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui 1'attendent. « C'est vrai que ce qui se passe à La Haye préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C'est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu'il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice. » La menace est claire ... et ne tombera certainement pas dans l'oreille d'un sourd. Car l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu'il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l'époque procureur de la République- et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l'envie lui prenait de revenir au pays. Il n'empêche. Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'lvoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C'est à quatre de ses fidèles qu'il a d'ailleurs confié le suivi du dossier. II y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d'Etat et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques; Gnénema Coulibaly, le ministre de la Justice (c'est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l'a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l'Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l'Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l'Etat ivoirien que sont Jean- Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter. Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d'une libération rapide de Gbagbo, et ses services n'ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d'alerte existe déjà, qui s'appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l'armée, et qui pourrait être activé très rapidement s'il s'avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir). Reclus. Conscients de l'enjeu, les proches de l'ancien chef de l'Etat savent qu'ils n'ont pas intérêt à jeter de l'huile sur le feu et jouent la carte de l’'apaisement. « Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s'est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi N’guessan. Son dernier défi, c'est la réconciliation nationale. S'il réussit, il n'aura plus rien à prouver. » En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la Cpi. « Quoi qu'on en dise, les circonstances n'ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n'avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd'hui qu'hier! » Dans l'entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l'on reconnaît qu'il est difficile (mais pas impossible) de prouver l'implication directe et personnelle de l'accusé. « Certes, renchérit un membre d'une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des témoins à l'intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il être sûr qu'ils viendront témoigner. » Et que ferait Gbagbo s'il était libéré ? « C'est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l’âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s'ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l'imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l'ancienne Première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Le gouvemement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques. Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu'en 2011? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N’guessan. Mais, pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancœurs et d'aller à l'essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n'est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N’guessan imagine deux options. « Il peut s'installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires. » Selon Justin Koné Katinan, « qu'il soit candidat ou qu'il aille au village, II dira: « Moi, j'ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner » . Politesses. Pourrait-il à nouveau être candidat ? C'est la question que tout le monde se pose. Affi N’guessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question. Même réponse de la part de Koné Katinan, qui estime toutefois que « Gbagbo, c'est la meilleure chance que le Fpi ait de gagner la présidentielle. Il fait l'unanimité dans [les] rangs ». En tout cas, conclut un de ses fideles, «la politique, il y pense du soir au matin ». A Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de détention n'ont plus rien à voir avec celles qu'il a connues à Korhogo: la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien équipée (un bureau, une télévision et un accès à internet, mais sans possibilité d'envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d'arthrose, de rhumatismes et de tension artérielle s'est refait une santé, qu'il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apporté un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d'arrache-pied à sa vie d'après. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l'apaisement. Sous le couvert de l'anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu'il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les régions frontalières avec le Liberia (attaques attribuées aux pro-Gbagbo). Charles Taylor, qui occupait jusqu'à récemment la cellule voisine de l'ancien président ivoirien, n'est plus là pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaïsme, et le second, évangélique fervent, ont eu soin d'échanger quelques politesses - souvent brèves, Gbagbo n'ayant, au dire de ses proches, qu'une maîtrise relative de l'anglais... Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l'ancien président libérien, condamné en appel pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a été transféré vers la Grande Bretagne, où iI doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sûr que Laurent Gbagbo y voie une raison d'espérer. source : jeuneafrique

00:14 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/10/2013

AVIS DE RECRUTEMENT

Type d'offre : Emploi
Secteur(s) d'activité : Géomètre/Topographe , Génie Civil/Travaux publics, Cartographie
Niveau(x) d’Etudes : BT, BAC, BAC+1, BAC+2
Expérience requise  :  
Lieu : Abidjan
Date limite : 20/12/2013
 
 

COMITE NATIONAL DE TELEDETECTION ET D'INFORMATIONS GEOGRAPHIQUES

AVIS DE RECRUTEMENT

Dans le cadre du lancement des travaux du projet E-commune, le CNTIG recrute 300 jeunes filles et garçons ayant le niveau minimum du baccalauréat.

Les jeunes formés aux métiers de la géo information sont vivement encouragés.

Les dossiers de candidature sont à déposer à la Direction des ressources humaines du CNTIG avant le 20 Décembre 2013.

Infoline: 22 48 30 30

08:32 Écrit par BEN2013 dans Le savez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Panel / Rejet de la demande de liberté provisoire pour Laurent Gbagbo Des Ivoiriens jugent la décision Publié par L'Intelligent d'Abidjan | Le 29/10/2013

Lors d’une audience publique hier mardi 29 octobre 2013 dans l’affaire ‘’ Laurent Gbagbo contre le procureur’’, la chambre d’appel de la Cour pénale internationale a rejeté les motifs d’appel soulevés par la défense de l’ex-président qui demandait sa mise en liberté provisoire. Interrogés dans la rue par l’IA, des Ivoiriens se prononcent sur la décision de la Chambre d’appel. Konaté Bassabana (Opérateur économique) : « La décision est salutaire » « Je crois que la décision de la chambre d’appel est noble. Depuis tout le temps que le Pdci-Rda est resté au pouvoir, nous n’avons jamais connu de guerre en Côte d’Ivoire. Si Laurent Gbagbo est venu au pouvoir et qu’il y a eu des guerres, c’est lui que je peux accuser. Je crois qu’un responsable ne doit pas aimer la guerre. Laurent Gbagbo, depuis son retour de l’Italie, sa décision aurait été humble, s’il avait dit qu’il ne voulait pas faire de guerre. Parce qu’on fait la guerre pour accéder au pouvoir. Mais, tu étais déjà au pouvoir, tu a fais la guerre pour quoi ? Si après les élections, Gbagbo quittait le pouvoir, est-ce qu’il allait y avoir des morts ? Si la Cpi libère Gbagbo, moi je crois que ce serait un exemple pour tout le monde de tuer les gens impunément. La décision est salutaire parce qu’aujourd’hui, on voit la plupart de ses partisans qui ne disent rien parce qu’il n’est pas là. Déjà, Affi N’guessan, à peine libéré, on voit que l’atmosphère du pays a changé avec les discours musclés. Si Gbagbo aussi est relâché, ce serait une autre guerre. Mais, vous devez savoir que la mort n’a pas de parti, la mort n’a pas de communauté. L’être humain, il faut aimer la paix quelle que soit la nature. Le président Bédié en son temps, était riche, il avait le pouvoir et des relations. Après le coup d’état de 1999, il pouvait décider de combattre pour conserver son pouvoir. Mais, il est parti et aujourd’hui, il est revenu sur la scène politique. Nous sommes les parents du président Ouattara et s’il amène une histoire de guerre dans le pays, on lui dira non et lui-même, il le sait. Je suis de Kong. Nous voulons la paix. Qu’il continue d’œuvrer pour le développement même s’il est incompris par son entourage. Et que tout ce qui peut envoyer la désobéissance et la guerre, qu’il l’évite. La Cpi fait son travail et personne ne peut dire que l’autre n’est pas responsable. Car, sans feu, il n’y aura pas de fumée ». Koné Sosthène (Comptable) : « Il n’y a pas à s’alarmer parce que la justice suit son cours » « Je crois qu’au niveau de la Cpi, il y avait quand même deux hypothèses. La Chambre d’appel a décidé de prendre la deuxième hypothèse qui nous conduire vers un procès de l’ex-Président ivoirien. Notre souhait, c’est que justice soit faite. Et s’il y a des preuves qui démontrent sa culpabilité, que les gens nous le disent. Maintenant, s’il n’y a pas de preuves suffisantes comme cela se dit, qu’on le relâche purement et simplement. Pour ce qui est de la réconciliation, par rapport à la décision qui a été prise aujourd’hui (Ndlr : hier), je crois qu’il n’y a pas à s’alarmer parce que la justice suit sont cours. Donc, les partisans de l’ex-Président vont toujours s’attendre à ce que la justice soit rendue de façon équitable. Et puis, pour le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire, je crois qu’il est déjà lancé et on souhaiterait que tous ceux qui avaient fait des histoires auparavant, se retrouvent ensemble. Mais, en même temps, on ne peut pas excuser l’impunité ». Kumba Antoine R (Planteur) : « Sa libération constitue le sacrifice pour la paix» « On aurait dû le libérer et l’envoyer dans un pays d’accueil. Au nom de la paix pour laquelle Houphouët-Boigny a tant œuvré. La liberté aurait dû lui être accordée. La situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment est préoccupante. La libération de Laurent Gbagbo quoi que provisoire peut favoriser une accalmie. Pour une véritable paix, il faudrait pardonner, oublier et aller de l’avant. C’est pourquoi sa libération constitue le sacrifice pour acquérir une véritable paix. Je pense qu’il y a lieu de le libérer». N’gbako David (Elève) : « La réconciliation doit se faire avec Laurent Gbagbo» « Je n’ai pas suivi personnellement la décision, mais tel que vous vous l’expliquez, je crois que la Chambre d’appel de la Cpi devait accorder cette demande de liberté provisoire à Laurent Gbagbo. Et cela au nom de la paix et de la réconciliation nationale en cours en ce moment. La réconciliation doit se faire avec Laurent Gbagbo ». L.Barro et MS

07:22 Écrit par BEN2013 dans PANEL/INTERVIEW | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

De la décision de la cpi: une analyse de Léandre Sahiri Posted on 29 October 2013.

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Comme on le voit, pour maintenir Laurent Gbagbo en prison a La Haye, la CPI a usé d’une part de “raisonnement par l’absurde” et, d’autre part, elle s’est appuyée sur l’”asymétrie des rapports de force”:
a) Le principe du “raisonnement par l’absurde” est le suivant : par exemple, pour démontrer qu’une proposition A est vraie, on suppose que la proposition (non A) est vraie − c’est-à-dire que la proposition A est fausse − et on montre alors que cette hypothèse conduit à une contradiction. Ainsi pour démontrer que Gbagbo doit être maintenu en prison, la CPI a mis en avant, le plus absurdement possible, l’argument selon lequel les raisons utilisées jusque-la pour le maintenir en prison restent valables pour le maintenir en prison.b) L’”asymétrie des rapports de force” établit que, aujourd’hui, comme hier, comme toujours, la suprématie est une affaire de force, une affaire d’armes. L’asymétrie des rapports de force établit qu’on impose l’arbitraire à quelqu’un, non pas parce que l’on est plus fort que lui, non pas parce que l’on est mieux ou supérieur à lui, mais parce que l’on est armé, mais parce que l’on tient le fusil pointé sur lui, et parfois parce que l’on est sans morale. En règle générale, et selon la thèse de l’asymétrie des rapports de force, celui qui tient le fusil est faible physiquement et en position de parasite, puisqu’il se sert de la force et des ressources d’autrui, mais tant qu’il tient le fusil, il reste le maître (Extrait de “Le code noir de Louis XIV”).
Léandre Sahiri

07:10 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

29/10/2013

Exclusif ! / Révision de la constitution et création de la vice présidence de la République Ouattara et Bédié sortent le joker d’un parti unifié?

Les langues commencent à se délier. Elles font état d’un projet de modification de la constitution pour la création d’un poste de vice-présidence.

Evoquée souvent, la création de ce poste de vice-président semble désormais devenir une réalité face aux exigences de cohérence et de cohésion au sein du Rhdp. Le poste de premier ministre n’ayant pas réussi à garantir le sentiment de totale adhésion et de pleine participation des cadres et des militants du Pdci Rda à la gestion des affaires de l’Etat et du pouvoir d’Etat par le président Ouattara, les différentes instances du vieux parti avaient aussi bien lors du conclave des secrétaires de section, que lors des pré-congrès éclatés, et pendant le congrès, voté pour la modification de la constitution et la création d’un poste de vice président de la république. Des commentateurs, avaient estimé qu’il s’agissait d’une trouvaille pour permettre au président Bédié lui-même d’être le vice-président d’Alassane Ouattara. Une éventualité vite balayée du revers de la main par des responsables du Pdci-Rda. En réalité, il s’agira, si tout se passe bien, si la modification de la constitution est réalisée, pour la convention à venir du parti, de choisir un candidat qui accompagnera en 2015, le président sortant considère comme le mieux placé pour rempiler selon les termes de l’accord des houphouétistes. Des termes qui indiquent qu’il convient d’aller en rangs séparés certes au premier tour, mais de soutenir le candidat le mieux placé au second tour. Selon des partisans du Rhdp, face au retour du Fpi il convient de ne pas prendre trop de risques et de maintenir dès le premier tour, le dispositif permettant de mettre en route le mécanisme RHDP de soutien au second tour. La nature de la campagne à venir étant différente, avec l’absence de Laurent Gbagbo d’une part et d’autres part avec Alassane Ouattara dans la posture du président sortant ayant un bilan à défendre, le Pdci sera obligé de l’attaquer et de le traiter en vrai adversaire, ce qui n’a pas été fait en 2010. Et vice versa d’ailleurs, puisque Ouattara et le Rdr qui s’attendaient eux aussi à un soutien de Bédié, ou à la soutenir au cas où, ils n’ont pas pu faire une attaque en règle contre Henri Konan Bédié. Le RDR et le Pdci se sont donc « acharnés » séparément et tous les deux sur Laurent Gbagbo, avant de s’associer pour le battre au second tour. En 2015, l’adversaire reviendra sous une autre forme. Alors faut-il ne pas en tenir compte et se battre comme lors des législatives et des municipales et régionales ? Faut-il s’engager dans la présidentielle de 2015, en se disant que le Fpi ne sera pas présent et se diviser au risque de se faire surprendre ? Enfin, même si le Fpi était absent, un affrontement Pdci contre le Rdr n’est-il pas un signe de manque de maturité, avec le risque de réveiller les vieux démons, dans un contexte encore fragile, comme les incidents et les contentieux des élections locales sans le Fpi, l’ont fait ressortir dans plusieurs localités : Koumassi, Treichville, Cavally, etc….en Mars 2013 Cocody ou ailleurs en décembre 2011. Des barons du Rdr avec qui l’IA a échangé sur la question, commencent à se ranger donc à la proposition du Pdci, estimant que le prix à payer n’est pas trop cher, et que les querelles de succession et de positionnement d’après Ouattara ne doivent pas venir de leur camp, pour empêcher une réélection aisée et dès le premier tour de leur champion. Selon nos interlocuteurs, tous les stratèges autour du chef de l’Etat, à commencer par lui-même, estiment que ce serait injuste que Ouattara soit contraint à un second tour, après tant d’engagement et de bienfaits apportés à la Côte d’Ivoire au cours de son mandat. Cela dit, après l’étape politique et psychologique de la question de la vice-présidence, il faudra passer à la phase d’exécution. Une phase qui ne saurait se faire par l’usage de l’article 48 de la constitution, puisque nous ne sommes pas en situation exceptionnelle. L’article 126 de la constitution est assez clair sur la question : « Est obligatoirement soumis au référendum le projet de révision ayant pour objet l’élection du Président de la République, l’exercice du mandat présidentiel, la vacance de la présidence de la République et la procédure de révision de la présente constitution». Il est évident pour tous que la création d’un poste de vice président pose une problématique relative aux questions soulevées et aux conditions posées dans cet alinéa 2 de l’article 126 de la constitution d’aout 2000, (avec les articles 35, 40 et 53 à modifier). . La création d’un poste de vice président de façon plus pratique et moins générale, interroge fortement sur la pertinence du maintien du poste de premier ministre, chef de gouvernement. Ce qui appelle à jeter un regard sur l’article 41 de la Constitution relatif aussi bien aux pouvoirs du président de la république, qu’aux prérogatives du Premier ministre. En filigrane, il y’a aussi et surtout l’article 40 relatif à la vacance du pouvoir. En cas de création d’une vice-présidence, cette vacance peut-elle continuer à être maintenue dans la constitution au profit du président de l’Assemblée nationale. Tout cela nécessite une haute vision des choses de l’Etat et pourrait à terme conduire à ce grand parti unifié houphouétiste, qui pourrait pendant longtemps encore dominer la vie politique ivoirienne, comme le parti libéral resté longtemps au pouvoir au Japon. Reste à savoir si au delà des présidents Ouattara et Bédié, qui dit-on on, sont en phase sur la question depuis une rencontre discrète à 48 heures du congrès du Pdci-Rda, leurs entourages respectifs sauront se montrer à la hauteur des enjeux. Le débat ne fait que commencer.
Charles Kouassi

Source : l'INTELLIGENT D'ABIDJAN

18:13 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Côte d’Ivoire – Gbagbo restera en prison, tous ses moyens d’appel rejetés

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(La Haye 8H29 TU)

Ce mardi 29 octobre 2013 à 09h00 (heure locale de La Haye), la Chambre d’appel de la CPI, a prononcé son jugement d’appel en session publique. Le jugement portait sur l’appel interjeté par la Défense de M. Laurent Gbagbo concernant la décision du 11 juillet 2013 de la Chambre préliminaire I sur le troisième examen de la détention de Laurent Gbagbo en vertu de l’article 60 (3) du Statut de Rome.

Globalement et à chaud, l’appel de Laurent Gbagbo et de ses avocats a été rejeté. Ce qui signifie que Laurent Gbagbo restera en détention.

L’Elément nouveau est que Laurent Gbagbo était cette fois-ci physiquement présent dans la salle d’audience, contrairement a l’audience précédente du 9 octobre dernier.

Comme d’habitude et très souvent le cas, les Juges ne font pas l’unanimité sur cette décision.

La majorité étant déterminante, M. Gbagbo restera en prison, comme cette majorité l’a décidé.

Plus de détails et plus d’infos suivront.

L’arrêt de la Chambre d’appel était retransmis par vidéo en direct sur ​​le site de la CPI aux liens http://www.icc-cpi.int/AVStream/icc4.asx.

L’audience est terminée.

Mis en ligne par Connectionivoirienne.net

11:33 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |