topblog Ivoire blogs

03/11/2013

Procès à Paris : Charles Konan Banny coincé par les juges

charles-banny-cdvr-0003.jpg

Le mercredi 23 octobre 2013, s’est ouvert à Paris le procès au sujet de la plainte en diffamation de Charles Konan Banny contre La Lettre du Continent (LDC).

Dans un article publié dans le dernier numéro du bi-hebdomadaire français qui s’intéresse à l’actualité africaine, l’on apprend que lors de l’audience, « Charles Konan Banny a été sérieusement taclé », en présence de sa famille avec qui il a effectué le déplacement en France.

C’est à 15h que le procès s’est ouvert devant la 17e chambre de TGL de Paris. Il avait été intenté en 2007 par le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) contre LDC pour protester contre un article paru dans ledit bi-hebdo, le 27 septembre 2007. En effet, le journal avait affirmé que Charles Konan Banny s’était lancé dans les affaires après avoir quitté la primature et qu’il possédait plusieurs comptes bancaires à l’étranger.

Selon LCD, Banny a « vigoureusement nié » à la barre les révélations contenues dans l’article en question, en se couvrant du manteau de l’intégrité, la piété et le désintéressement qui caractérisent sa famille et lui. Il a même évoqué le caractère « ignominieux » de cette attaque. « Je fais partie d’une famille mondialement connue dont la devise est l’honneur (…). Cet article ne me reflète pas. Ce n’est pas de moi dont il parle », s’est-il défendu, à en croire LDC.

Pour autant, le représentant du parquet a estimé que « le caractère diffamatoire de l’article n’est pas établi », fait savoir le journal incriminé. Étant entendu que, six ans après la parution de l’article, Banny n’a pondu aucun droit de réponse, ni cherché à vérifier l’existence ou la fourniture desdits comptes. C’est devant le tribunal que son avocate a déclaré « on va le faire ».

LDC rapporte que l’ancien premier ministre ivoirien et gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a évoqué la possibilité que « les comptes en question aient été abondés à (son) insu par des gens malveillants ayant imité (sa) signature ».

Des arguments ironisés par le journal qui a révélé qu’aucun des collaborateurs de Banny cités dans l’article du 27 septembre 2007, à savoir Léon Konan Koffi et Eugène Kouadio, qui étaient présents à l’audience, n’ont pas daigné témoigner en faveur de leur patron. Encore moins les chefs d’États de la sous-région ouest africaine à qui il a adressé des courriers dans le cadre de cette affaire dès son déclenchement.

Nos tentatives de joindre Léon Konan Koffi pour plus de détails sont restées vaines. Son téléphone portable étant sur le répondeur automatique. C’est le 4 décembre prochain que le jugement de ce procès sera rendu, a indiqué LDC.

César DJEDJE MEL
 
 

SERVICES

08:12 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Les commentaires sont fermés.