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06/11/2013

Fonctionnaires et agents de l’Etat : Pourquoi Ouattara peut augmenter les salaires Publié le mercredi 6 novembre 2013 | Le Patriote

Une nouvelle qui va faire plaisir aux plus sceptiques. « Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire peut augmenter les salaires ». Ces propos ont été tenus hier, par Madani Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale, à Cocody. A l’occasion du point des activités de la Banque mondiale, entre 2007 et 2013 et qui a favorisé des dons de 1000 milliards de FCFA en faveur de la Côte d’Ivoire. Selon Madani Tall, la hausse des salaires des fonctionnaires annoncée par le président Alassane Ouattara, sera bel et bien effective en 2014. « Si le gouvernement n’était pas capable de tenir de telles promesses, il n’aurait pas pris cet engagement. Soyons optimistes », a-t-il conseillé. Pour M. Tall, la Côte d’Ivoire peut augmenter les salaires sans avoir le moindre problème. Car avec l’atteinte de l’initiative des Pays pauvres très endettés (Ppte), le pays dispose désormais d’une marge de ressources pour accroître ses investissements publics. « Il y a deux ans, on demandait de réduire la masse salariale. Mais aujourd’hui, la Côte d’Ivoire peut augmenter les salaires », a-t-il rassuré. En tout cas, à l’en croire, le pays ne consacre plus de gros montants de son budget au paiement de la dette extérieure depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte. Estimant que c’est cette manne financière qui permettra de créer de la richesse, des emplois et soulager surtout les fonctionnaires. Pour le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, ‘‘la Côte d’Ivoire est bien meilleure qu’avant l’obtention du Ppte et aujourd’hui le pays peut augmenter les salaires des fonctionnaires’’. Précisant que cela était impossible par le passé. Il est vrai selon Madani Tall que les populations ivoiriennes ne sentent pas véritablement les effets du Ppte. Cependant, il leur a demandé de faire preuve de patience et d’avoir confiance aux autorités ivoiriennes. Effet selon Tall, durant 15 années, la Côte d’Ivoire n’a pas connu d’investissements à cause des crises sociopolitiques. Il est donc impossible, a-t-il dit, de refaire le retard dans un intervalle de 2 ou 3 ans. L’homme de la Banque mondiale a par ailleurs félicité les autorités ivoiriennes pour la gestion du dossier du ‘‘Doing Business’’ et assuré que la Côte d’Ivoire a ‘‘ le potentiel pour devenir un pays émergent’’. Pourvu qu’elle maintienne le cap et soit plus rigoureuse au niveau de la bonne gouvernance. Mais pour lui, la Côte d’Ivoire est sur la bonne pente. Et de préciser qu’avec une croissance actuelle de 8,13%, la Côte d’Ivoire pourrait afficher, dans peu de temps, une croissance à deux chiffres. Il a rappelé que dès le retour de l’institution en 2008, après quatre années de suspension, la Banque Mondiale a initié une opération ville propre qui a permis de collecter 700 000 tonnes de déchets. Plusieurs autres programmes pour l’éclairage des grandes artères de la ville d’Abidjan, pour l’adduction en eau potable ont été initiés pour accompagner le processus de sortie de crise. Au niveau de l’insertion des jeunes, il a fait savoir que le Projet Emploi Jeune et Développement des Compétences (PEJEDEC), a été élaboré pour créer les conditions d’insertion des jeunes dans le milieu de l’emploi. Il concerne 35 000 jeunes.

Sogona Sidibé

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