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11/11/2013

Lazare Koffi Koffi: GBAGBO NE DOIT ETRE NI ABANDONNE NI OUBLIE A LA HAYE Par voixdelafrique dans Accueil le 11 Novembre 2013 à 07:28

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Quiconque a bien suivi le parcours de Gbagbo et partagé ses rêves aura compris que cet homme a été donné d’abord à la Côte d’Ivoire sa patrie, pour expérimenter la démocratie et contredire tous les racistes du monde qui pensent et écrivent que cette forme de gouvernement n’est pas faite pour les Africains. Non seulement il n’a pas mis du temps pour l’incruster dans les habitudes des Ivoiriens, mais il l’a humanisée.

Avec Gbagbo, nous sommes loin du type de démocratie qui a cours en Occident, où les tueurs, les gens de mauvaises moralité, éliminent leurs concurrents par des pratiques peu honorables pour parvenir au pouvoir.

Avec Gbagbo, on découvre avec horreur que chez les Blancs, la démocratie est une démocratie de la mort dans laquelle les puissants impriment leur ordre au monde par les canons et les obus. Parce qu’ils sont toujours à court d’arguments dans les discussions entre humains. Gbagbo a bien démontré qu’en tant qu’Africain, on peut gouverner avec ses adversaires politiques pour consolider la nation.
Il a été aussi donné à l’Afrique. Il s’inscrit dans le sillage des grands leaders africains comme le Congolais Patrice Lumumba, le Ghanéen Francis Kwamé Nkrumah et le Burkinabé Thomas Sankara qui ont compris très tôt que l’avenir du continent noir se trouve dans son unité. Aussi, tous les fervents panafricanistes actuels ont-ils pu rêver avec Gbagbo, de voir au niveau continental ou simplement régional, les chefs d'Etat mettre leur effort en commun pour développer le transport aérien, trouver une nouvelle monnaie non plus indexée sur celles des anciens colonisateurs mais gérée par les Africains eux-mêmes de façon autonome et dans leur seul intérêt, chercher un marché commun pour le commerce du café et du cacao africains, exploiter ensemble et partager les ventes de certaines matières premières et des sources d’énergie stratégiques comme le pétrole et l’uranium.

Ardent défenseur de la souveraineté des Etats africains, Gbagbo est l’un des premiers chefs d’Etat africains à réclamer la réforme de l’Onu pour permettre aux Etats non détenteurs de l’arme atomique, de jouir du respect dû aux nations. 
A cause de ce combat-là en faveur de son peuple et de sa race, Gbagbo a accepté de prendre des coups. Sa vie est faite d’emprisonnements, d’humiliations, de suspensions de salaires, de privations, de frustrations quasi quotidiennes, d’insultes publiques, de calomnies, de séparations douloureuses d’avec sa famille, d’exil.

C’est à cause de ce combat-là aussi que, comme Béhanzin le Dahoméen, Samory Touré le Manding, Kakou Aka le Nzima, Kadjo Amangoua l’Abouré, etc. qui, présentés tous comme des sanguinaires (aujourd’hui on parle de dictateurs), connurent la déportation en réalité pour s’être dressés contre l’envahisseur Blanc, lui également a été combattu et déporté à La Haye pour les mêmes raisons. Du temps de ses illustres prédécesseurs, où les Africains ne connaissaient pas le monde hors d’Afrique, aujourd’hui nous sommes informés des enjeux qui se trament contre l’Afrique et le peuple africain. Gbagbo ne peut donc pas être abandonné ni oublié, et ne doit pas être un instrument aux mains des impérialistes de notre temps.

Il ne doit pas connaitre le sort qui a été réservé à Patrice Lumumba, Samora Machel, Thomas Sankara et bien d’autres illustres combattants pour une Afrique libre et responsable de son destin. Tous, Ivoiriens et Africains, nous tous qui avons bien compris les véritables enjeux des rapports entre les Blancs et nous, nous devons nous mobiliser, et par des manifestations permanentes, nous mettre en mouvement pour obtenir sa libération ici et maintenant. 


08:17 Écrit par BEN2013 dans Contribution, CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

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