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02/01/2014

Dania/Bohinou : Après les affrontements sanglants d’Octobre dernier Allogènes Burkinabé et autochtones Niédéboua fument le calumet de la paix Publié le jeudi 2 janvier 2014 | Le Patriote

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La tension restait encore vive entre allogènes burkinabé et leurs hôtes Niédéboua de la sous-préfecture de Dania, dans le département de Vavoua, et pour cause, dans la nuit du 13 au 14 octobre dernier, des affrontements sanglants, suite à la bastonnade présumée d'un jeune mécanicien d'origine burkinabé par un groupe de jeunes initiés du masque dit de '' la panthère'', avait entrainé la destruction et l'incendie de plusieurs habitations appartenant à des autochtones Niédéboua dans le village de Bohinou, situé à 2km sur l'axe Dania Vavoua. Vendredi dernier, accompagné d'une délégation forte de tous ses vices-présidents, de cadres d'élus du Haut Sassandra, du conseiller et représentant du président d l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, et en présence du préfet de Vavoua et du sous préfet de Dania, de tous les tète couronnées et des chefs des communautés allochtones et allogènes de la sous préfecture, Alphonse Djédjé Mady, président du conseil régional du Haut Sassandra, a celé la paix définitive. '' Je ne suis pas venus ici pour dire qui a tort ou qui a raison. Quand survient un conflit de ce type, personne n'a assez tort ni assez raison. J'ai informé le président de la république, Alassane Ouattara, pour lui dire que je venais ici chez mes parents, à Dania pour essayer de réconcilier les fils et filles de ''Bohinou''. En homme de paix, il m'a accordé sa bénédiction ‘‘, a laissé entendre Djédjé Mady. Il a d'abord salué la sagesse des chefs locaux pour la relative accalmie qui a régné depuis les affrontements. Il a souhaité qu'avec le soutien du conseil régional, que la paix entre les communautés vivants dans cette localité se raffermisse davantage''. Je le sais les douleurs sont encore vive pour nos parents qui on perdu leurs maisons et leurs biens. Mais laissons parler nos c?urs pour renouer avec la paix. Nous devons nous pardonner dans l'esprit de nos aïeuls. Partout entre frères, ont fait des palabres. Entre frères, acceptez de vous pardonner les uns les autres pour vous réconcilier et continuer à vivre ensemble. J’apprécie l'humilité avec laquelle les chefs ''Naba'' de la communauté Burkinabé ont acceptés et reconnus leur tort. Je vous demande, la main sur le c?ur, chers frères Niédéboua de Bohinou, de pardonner les torts à vous faits par vos frères Burkinabés. Quand le pardon vient du c?ur, il faut l'accepter parce que le pardon est d'autant plus grand, aux yeux de Dieu, que la faute commise est grave. Ayez un c?ur complice, un c?ur pacifique. C'est pourquoi, le conseil régional et les cadres de cette région s'ajoutent aux burkinabés pour vous demander pardon. Parce que tous autant que nous sommes, nous avons intérêt à ce que la paix revienne. Car sans paix, il ne peut y avoir de développement", dira Djédjé Mady à la suite des chefs Gnokpo Célestin, chef de terre de Bohinou et Sawadogo Idrissa, le chef de la communauté Burkinabé de Dania. '' Quand on a fauté, on ne parle pas beaucoup’’, dira ce dernier avant de demander pardon " nous avons tort, nous vous demandons pardon. Nous voulons vivre ensemble avec vous..." le chef du village de ''Vahou'', Golia Séa Auguste, au nom du chef central du canton Niédéboua, a dit accepter le pardon au nom de ses pères. Des offrandes sacrificielles ont été faites aux hôtes Niédéboua. Plusieurs dont faits aux populations sinistrés par le conseil régional ont clos la cérémonie officielle, résultat de toutes une nuit de conciliabule mené par le Pr Alphonse Djédjé Mady sur la place la place publique du village de Bohinou.

D. KONATE

07:32 Écrit par BEN2013 dans VAVOUA | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

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