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10/05/2014

Attentat à la pudeur: Un instituteur condamné à 10 ans de prison ferme à Tiassalé

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08-05-2014. 19h30] Selon les deux victimes, l’histoire remonte à l’année scolaire 2012-2013 où elles étaient en classe de Cm1. Ayant refusé les avances de  leur maître Angoua Bongba, elles ont dû reprendre leur année.

Attentat à la pudeur: Un instituteur condamné à 10 ans de prison ferme à Tiassalé

Angoua Bongba François, 57 ans, instituteur à l’École primaire publique (Epp) de Badasso 3, dans la commune de Sikensi, vient d’écoper de 10 ans de prison ferme et d’une amende de 500.000 Fcfa. Il a été condamné par le tribunal de Tiassalé pour attentat à la pudeur exercé avec violence sur deux écolières de sa classe (Cm1). L'une a 12 ans et l’autre 13 ans. L’audience a eu lieu le mercredi 7 mai.

A la barre, l’instituteur qui est à trois ans de la retraite, a été reconnu coupable. Il a
révélé qu’il commettait cet acte dans la chambre de son fils, en l’absence de sa femme qui est d’ailleurs enceinte, tout en procédant par les attouchements de leurs parties intimes.

Selon les deux victimes, l’histoire remonte à l’année scolaire 2012-2013 où elles étaient en classe de Cm1. Ayant refusé les avances de ce dernier, elles ont dû reprendre leur année.

Sous les menaces de celui-ci, tenant encore la classe de Cm1 et de peur de tripler sa classe, cette année scolaire 2013-2014, C.G.G, 13 ans, a dû finalement céder. Au dire de cette élève, il a eu des rapports intimes avec elle au moins six fois.

Quant à K.A.G., 12 ans, elle a expliqué que son enseignant l’a invitée à faire la vaisselle à son domicile. Une fois à l’intérieur de sa maison, il l’a violentée en fermant sa bouche avec un pagne, avant d’abuser d’elle. Et cela à deux reprises, à des jours différents. Après le forfait de son éducateur, ses parents ayant constaté qu'elle se plaignait de douleurs au niveau de son-bas ventre, ont porté plainte au commissariat de police de Sikensi, suite à ses aveux. L’enseignant qui a fui, a finalement été  mis aux arrêts le 28 avril à Sikensi puis déféré le mardi 29 du même mois à la prison civile de Tiassalé.

Les parents des victimes constitués en partie civile ont, dans leur requête, exigé à ce que leurs enfants fassent des examens médicaux, avant que l'on ne fixe le montant des dommages et intérêts.

Sur cinq écolières violées  par M. Angoua, seulement deux se sont présentées au tribunal.

Signalons  que selon certains de ses collègues,  cet instituteur, dans l’exerce de ses fonctions, prospère dans ce genre d’actes. Il a été muté dans la circonscription de l’enseignement primaire et préscolaire de Sikensi, il y a environ cinq ans, parce qu’il en avait déjà commis à son ancien poste dans le département de Dabou.


Bellarmin Yao Kan
Correspondant régional

Source : logo

 

 

05:17 Écrit par BEN2013 dans Notre école, Regions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

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