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30/06/2014

Comité Central Extraordinaire du FPI: voici les grandes décisions adoptées par le parti de Laurent Gbagbo Publié le dimanche 29 juin 2014 | Partis Politiques

- Sur convocation du Secrétaire Général et Porte-parole du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le Samedi 28 Juin 2014, de 11 H à 14 H, à son siège provisoire, sis à Cocody les Deux Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN. 2- L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (02) points : - l’affaire "le Procureur de la CPI contre le Président Laurent GBAGBO" ; - l’analyse de la situation nationale et les perspectives. 3- A propos de «l’affaire le Procureur de la CPI contre le Président Laurent Gbagbo», le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti relative au point de la procédure et à la décision arrêtée par la Chambre préliminaire 1 de la CPI. 4- Le Comité Central du FPI prend acte de la décision de confirmation des charges retenues contre le Président Laurent GBAGBO. 5- Le Comité central note avec satisfaction les réactions de la direction du parti à la suite de cette décision, notamment à travers la déclaration du 14 juin 2014 et le point de presse du président du parti le mercredi 25 juin 2014. 6- Le Comité Central fait le constat que la stratégie de lutte adoptée en vue d’obtenir la libération du Président Laurent Gbagbo n’a pas pour l’instant abouti aux résultats escomptés. 7- Le Comité Central rappelle qu’à l’audience de confirmation des charges tenue le 03 juin 2013, la Chambre préliminaire 1 a ajourné sa décision par deux voix contre une, au motif que les preuves étaient insuffisantes pour tenir un procès contre le Président Laurent Gbagbo, et a renvoyé le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires. 8- Le Comité Central note que malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité du Président Laurent Gbagbo, la décision de confirmation des charges a été acquise avec une voie dissidente. 9- Le Comité Central en déduit que les preuves produites n’ont pas été totalement convaincantes, que les bases du procès que l’on veut engager contre le Président Gbagbo restent fragiles et qu’en conséquence l’espoir est permis. 10- S’agissant de la situation nationale, le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti portant sur la situation générale du pays, sur le dialogue politique et la Commission Electorale Indépendante. 11- Le Comité Central a marqué sa vive préoccupation face à la situation de détresse qui gagne inexorablement l’ensemble de la population ivoirienne, les nombreuses pertes en vies humaines sur les routes, dans les inondations, dans les attaques de bandes armées…, et les atteintes graves et les violations des droits de l’Homme : droit à la vie, droit au travail, droit à une vie décente, droit à la sécurité et à la tranquillité, droit à la dignité, etc. 12- Le Comité Central est particulièrement affligé par l’acte d’immolation de Dame Mandjara Ouattara, acte qui constitue la tragique illustration du drame que vivent les populations ivoiriennes. 13- S’agissant du dialogue politique, le Comité Central rappelle que la tenue de la présente session extraordinaire a été décidée à l’issue de la session ordinaire du 31 mai 2014, en vue de procéder à une évaluation exhaustive des engagements pris par le gouvernement au cours de sa rencontre avec la direction du FPI le 22 mai 2014. 14- Le Comité Central rappelle en outre qu’il avait salué les décisions annoncées par le gouvernement et s’était félicité des premières mesures prises, notamment en ce qui concerne le dégel de certains comptes bancaires et la libération de prisonniers politiques, et avait encouragé le gouvernement à réaliser toutes ses promesses afin de créer les conditions d’édification de la confiance et d’un dialogue franc, sincère et constructif. 15- Le Comité Central note que paradoxalement dans les semaines qui ont suivi, il a été observé un raidissement de la position du gouvernement, comme en témoignent les actes d’obstruction à l’exercice des libertés fondamentales : liberté de réunion, d’expression, de culte, de circulation..., constatés notamment à Touba, Odienné, Toupah et Yopougon, l’affectation arbitraire à Odienné du camarade Koua Justin de la JFPI et la tentative d’extradition de Ahoua Don Mello du Cameroun. 16- Le Comité Central note cependant que le conseil des Ministres du mercredi 25 juin 2014 a marqué « son accord pour la poursuite du processus de dégel des comptes et pour la poursuite des procédures d’examen des dossiers de mise en liberté provisoire des détenus de la crise post électorale. » 17- Le Comité Central fait le constat avec désolation de la duplicité du gouvernement dans la conduite du dialogue politique et dans la mise en œuvre des décisions arrêtées à l’issue des négociations. 18- Le Comité Central se félicite en conséquence que cette situation ait été portée à la connaissance de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU qui a assuré la médiation en vue de la reprise du dialogue politique. 19- Le Comité Central, prenant note par ailleurs de l’adoption de la Résolution 2162 par le Conseil de Sécurité [à sa 7207ème séance le 25 juin 2014], salue toutes les recommandations relatives à la réconciliation nationale et la cohésion sociale, au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des ex-combattants, à la réforme du secteur de sécurité, etc., et se félicite de la mission de bons offices confiée à l’ONUCI dans le cadre du dialogue politique entre le gouvernement et les acteurs politiques ivoiriens. 20- Enfin le Comité Central a été informé de l’adoption et de la promulgation de la loi portant reforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI). 21- Le Comité Central observe que malgré les fortes réserves du FPI, des partis de l’opposition, de la Société Civile et même d’une partie de la coalition au pouvoir d’une part, la Résolution 2062 du Conseil de Sécurité, ainsi que le rapport d’évaluation du cadre juridique et politique des élections en Côte d’Ivoire du NDI, recommandant fortement un processus de réforme inclusif et une démarche consensuelle en vue des élections justes, équitables, inclusives et transparentes en Côte d’Ivoire d’autre part, le régime Ouattara s’est entêté à créer, sur mesure, une CEI acquise d’avance à sa cause. 22- Le Comité Central note que la majorité absolue et mécanique dont dispose le groupement politique au pouvoir au sein de la CEI (de 9 à 13 voix sur 17) enlève toute signification à la présence de l’opposition au sein de cette institution et viole le principe d’équilibre qui doit être l’un des fondements de l’indépendance et de la crédibilité de la CEI. Cette violation de l’indépendance de la CEI est aggravée par la représentation au sein de cette Institution, du Président de la République, Chef de l’Exécutif, du pouvoir législatif et des Ministères de l’Administration du Territoire et de l’Economie et des Finances, tous ayant voix délibérative. 23- Le Comité Central rappelle que la décision souveraine du peuple de Côte d’Ivoire de se doter d’une Commission Electorale Indépendante découle de sa volonté de mettre en place une Institution indépendante vis-à-vis des autres pouvoirs (Exécutif, Législatif….) susceptible de rassurer les acteurs politiques engagés dans la compétition électorale et capable d’organiser des élections libres, justes et transparentes. 24- Le Comité Central fait le constat que la Commission Electorale Indépendante proposée par le gouvernement ne garantit nullement les principes de justice, de transparence et de crédibilité. 25- Le Comité Central rappelle que la meurtrière crise postélectorale qui a fait officiellement plus de 3000 morts et qui divise le pays à l’heure actuelle, tire son explication d’une CEI boiteuse, mise en place à l’issue des Accords de Pretoria. 26- Eu égard à tout ce qui précède, le Comité Central : a) exprime sa solidarité envers les populations ivoiriennes durement affectées par les conséquences de la mauvaise gouvernance du régime Ouattara, ainsi que sa profonde compassion à toutes les familles éprouvées, b) exige la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier la Vice-Présidente Simone Ehivet Gbagbo, le dégel de tous les comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées, ainsi que la normalisation définitive de la vie politique, économique et sociale en Côte d’Ivoire, c) salue la décision du Président du parti de créer un Secrétariat National spécialement dédié à la coordination de la lutte pour la libération du Président Laurent Gbagbo, d) réaffirme sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec le gouvernement afin de réussir dans les plus brefs délais, la normalisation de la vie politique et sociale, la restauration des libertés fondamentales, la normalisation du jeu démocratique et la sécurisation totale du pays, e) rejette la Commission Electorale Indépendante adoptée de façon unilatérale par le pouvoir, f) exige une Commission Electorale consensuelle, acceptable par tous, gage d’élections générales apaisées, justes et transparentes, g) engage instamment le Secrétaire Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser, dans le cadre de la stratégie de ripostes graduées, les grandes actions de masse nécessaires pour faire aboutir les revendications, h) appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation pour faire aboutir la libération du Président Gbagbo, la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix, i) Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures. Fait à Abidjan, le 28 juin 2014 Le Comité Central

06:27 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

29/06/2014

CPI : création d’un Comité consultatif scientifique au bureau du Procureur Publié le samedi 28 juin 2014 | APA

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Le Bureau du Procureur Fatou Bensouda de la Cour pénale internationale (CPI) a créé, vendredi, un comité consultatif scientifique en vue de renforcer les capacités du Bureau pour la collecte, le traitement et l’analyse des preuves scientifiques des enquêtes et poursuites.

Selon le communiqué dont APA s'est procuré copie, le Comité conseillera le Procureur sur les « dernières avancées en matière de nouvelles technologies et de méthodes et procédures scientifiques innovantes » susceptibles de renforcer les capacités du Bureau pour la collecte, le traitement et l'analyse des preuves scientifiques liées aux enquêtes et aux poursuites relatives aux crimes de génocide, aux crimes contre l'humanité et aux crimes de guerre » .

« Le travail du Comité sera essentiel aux efforts du Bureau, tels que décrits dans sa nouvelle Stratégie, visant à renforcer ses capacités d'enquête et à améliorer la qualité de ses résultats en matière de collecte et d'analyse des preuves scientifiques », a déclaré Fatou Bensouda.

Pour le Procureur, le potentiel d'apport innovant du Comité est infini, non seulement du fait de l'étendue des connaissances et de l'expertise de ses membres mais également en raison de la richesse de la diversité, notamment géographique, de sa composition.

La réunion inaugurale du Comité a, déjà, analysé et certifié quatre procédures de fonctionnement standard du Bureau, relatives entre autres au « recouvrement de restes humains, aux autopsies et aux examens cliniques médico-légaux » ainsi qu' « aux examens de scènes de crimes », souligne le texte.

«Il ne s'agit pas d'un mariage de convenance entre la loi et l'innovation scientifique, mais d'une nécessité, et ensemble, ils forment en effet un couple puissant » a conseillé Fatou Bensouda.

Le Comité, composé de 16 membres, se réunira une fois par an, sous la présidence de son président élu, le professeur portugais Duarte Nuno Vieira.

HS/ls/APA

06:15 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

27/06/2014

Côte d’Ivoire: le parlement adopte en Commission la loi sur la chefferie traditionnelle Publié le vendredi 27 juin 2014 | APA

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Abidjan (Côte d'Ivoire) - Le parlement ivoirien a adopté, jeudi, en Commission la loi portant statut des rois et chefs traditionnels .

"Cette loi est conforme à la constitution (...)", a déclaré le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko qui a défendu le texte devant les députés en sa qualité de Commissaire du gouvernement.

"Les rois et chefs traditionnels vont bénéficier de moyens nécessaires dans l'exercice de leur fonction par le biais d'une Chambre des rois", a ajouté M. Bakayoko.

Le gouvernement ivoirien a adopté en janvier dernier ce projet de loi qui reconnaît désormais un cadre légal affirmé aux rois et chefs traditionnels, qui jouent un rôle important dans la société.

Ce projet prévoit deux organes que sont l’Assemblée générale des rois et chefs traditionnels se réunissant au moins une fois par an et la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels.

La Chambre nationale des rois et chefs traditionnels, dotée d’un directoire, bénéficiera, pour son fonctionnement, d’une subvention de l’Etat payée sur le budget national. La loi sur la chefferie traditionnelle en vigueur jusque-là en Côte d'Ivoire date de la période coloniale.

05:14 Écrit par BEN2013 dans Activités gouvernementales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Côte d’Ivoire : 57,43% de taux d’admission au BEPC Publié le jeudi 26 juin 2014 | APA

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Abidjan - Les résultats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) proclamés, officiellement, par Dosso Nimaga Mariam, Directeur des examens et concours (DECO) au ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, s’élèvent à 57,43%, indique un communiqué transmis, jeudi, à APA .

« Après la compilation des résultats de 85,33% des délibérations, on note un taux de réussite de 57,43 % » déclare Dosso Nimaga Mariam, soulignant que c'est la 1ère fois depuis 1981, soit 33 ans après, que le taux de réussite franchit le cap de 50%.

Ces résultats, fait-elle remarquer sont un indicateur de performance encourageant pour le système éducatif ivoirien tout entier.

Le taux de réussite l'année dernière s'élevait, au plan national, à 40,17% contre 17,14% en 2012 et 16,88% en 2011.

HS/ls/APA

05:01 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

26/06/2014

Le sous-préfet de Vavoua lance un appel aux cadres pour l’achat de 678 registres d’état-civil Publié le lundi 23 juin 2014 | AIP

Vavoua - Le sous-préfet de Vavoua, Koné Vakaba, lance un appel aux cadres de la circonscription administrative, pour l’achat de 678 nouveaux registres d’état-civil dans le but de retranscrire les doubles des registres empruntés au tribunal de première instance de Daloa.
Ces doubles des registres ont été obtenus jeudi, grâce à la compréhension du procureur de la République près le tribunal de Daloa.
En lançant cet appel, l’objectif du sous-préfet est d’annuler le surcoût de l’établissement de la copie de l’extrait d’état-civil à la sous-préfecture de Vavoua que les usagers payaient depuis l’incendie des bureaux en 2009.
Cependant, après avoir obtenu ces doubles des registres d’état-civil, l’administrateur civil est à la recherche des ressources financières pour l’achat de nouveaux registres. Selon lui, vu les lenteurs administratives, il s’est d’abord adressé aux cadres de la sous-préfecture dans le but de l’aider à obtenir 678 nouveaux registres d’état-civil pour qu’ils participent à alléger les souffrances de leurs parents liées à l’établissement des copies d’extrait d’acte de naissance.
Ensuite, Koné Vakaba n’a pas omis de saisir la direction des affaires financière de son ministère de tutelle. Il ne souhaite pas que l’attente de ces ressources soit longue, dit-il, la population de sa circonscription dépense environ 10.000 FCFA pour se faire établir une copie d’extrait d’acte de naissance.
Depuis l’incendie des locaux de la sous-préfecture de Vavoua en 2009, les usagers dépensent environ 15 000 FCFA entre la sous-préfecture et le tribunal de Daloa pour obtenir une copie d’extrait d’acte de naissance. C’est ce surcoût que veut annuler le sous-préfet Koné Vakaba.
(AIP)

06:59 Écrit par BEN2013 dans VAVOUA | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 25 juin 2014 Publié le jeudi 26 juin 2014 | Ministères

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Le mercredi 25 juin 2014, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h00 à 12h00, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence effective de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’État.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants:

A/-Mesures Générales
− Projets de loi
− Projets de décrets
B/-Mesure Individuelle
C/-Communications
D/-Divers


A/ - MESURES GENERALES


PROJETS DE LOI

Au titre du Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances

Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté deux projets de loi :

• un projet de loi relatif à la définition et à la répression de l’usure;

• un projet de loi relatif au taux de l’intérêt légal ;

Ces deux projets de loi interviennent dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de l’UEMOA et de la BCEAO en matière de répression de l’usure dans les Etats membres de l’Union en vue de protéger les emprunteurs d’argent contre les pratiques usuraires.
Aussi, ces projets de loi visent à mettre en conformité les normes communautaires avec la pratique relevée dans la plupart des pays de l’Union, qui consiste à séparer la législation sur l’intérêt légal de celle réprimant les pratiques usuraires.


PROJETS DE DECRETS

1-Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget

Sur présentation du Ministre d’Etat, le Conseil a adopté un décret portant création de l’emploi de pompier civil.

Ce décret qui crée dans la famille des emplois scientifiques et techniques, l’emploi de pompier civil, a pour objet de remédier à l’insuffisance de personnel opérationnel voué à la prévention des risques ainsi qu’à l’organisation et à la mise en œuvre des moyens de secours en cas de catastrophes naturelle, humaine ou technologique.
Cette mesure traduit la volonté du Gouvernement de faire face aux nombreux et nouveaux défis tels que la demande croissante de sécurité engendrée par la montée des risques et l’impérieuse nécessité de la couverture du territoire nationale pour apporter des réponses de proximité.

2-Au titre du Ministère d’Etat, Ministère de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle, en liaison avec le Ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA, le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget

Sur présentation du Ministre d’Etat, le Conseil a adopté un décret portant création de l’Institution de Prévoyance Sociale dénommée «Caisse Nationale d’Assurance Maladie », en abrégé IPS-CNAM.

La loi n°2014-131 du 24 mars 2014 instituant la couverture maladie universelle instaure un système national obligatoire de couverture du risque maladie en vue d’assurer à l’ensemble des populations ivoiriennes et non ivoiriennes vivant en Côte d’Ivoire, un accès équitable à des soins de santé de qualité à travers des mécanismes de prise en charge collective et solidaire des dépenses de santé.
En application de cette loi, le présent décret portant création de l’IPS-CNAM répond à la fois à la nécessité de faire aboutir efficacement le processus d’opérationnalisation du système de couverture maladie universelle et d’honorer l’engagement pris par l’Etat de garantir à toute personne l’égal accès aux soins de santé, en vertu des dispositions de l’article 25 ;1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de l’article 5 de notre Constitution.

3-Au titre du Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances, en liaison avec le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget, le Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère des Infrastructures Economiques

Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt additionnel d’un montant total de cinq millions trois cent soixante mille (5 360 000) dollars US, soit environ deux milliards six cent quatre-vingts millions (2 680 000 000) de francs CFA, conclu le 29 janvier 2014 entre le Fonds de l’OPEC pour le Développement International (OFID) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement du Projet de construction du Pont de Jacqueville.
Ce projet de construction du pont de Jacqueville permettra non seulement d’assurer une liaison directe et permanente entre le département de Jacqueville et le reste du pays mais également de développer les unités industrielles et techniques dans la zone.

4-Au titre du Ministère de l’Industrie et des Mines, en liaison avec le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget

Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté un décret déterminant les modalités d’application de la loi n° 2014-138 du 24 mars 2014 portant Code minier.

La loi portant Code minier vise à promouvoir le développement du secteur minier. Elle a notamment pour objectif d’assurer à l’Etat de Côte d’Ivoire des revenus adéquats, de garantir aux opérateurs privés une rentabilité de leurs exploitations, de permettre aux populations riveraines de bénéficier des retombées socio-économiques des projets miniers et de prendre en compte les évolutions récentes sur le plan environnemental.

Ce décret précise, en application de cette loi, les dispositions concernant les titres miniers et les autorisations d’exploitation minières semi – industrielles et artisanales, de substance de carrière, le diamant et l’or brut, le développement communautaire et les questions environnementales.

S’agissant des titres miniers, le décret précise également, les délais d’instruction des demandes d’attribution et de renouvellement ainsi que les conditions de leurs octrois.


B/-MESURE INDIVIDUELLE

Au titre du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères

Sur présentation du Ministre d’Etat, le Conseil a donné son accord en vue de la nomination de Monsieur MARIO FELIZ en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Angola près la République de Côte d’Ivoire.




C/ - COMMUNICATIONS

1-Au titre du Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme, en liaison avec le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances, le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget, le Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable et le Ministère des Eaux et Forêts

Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté une communication portant sur une décision de reconstitution de la forêt du Banco dans la totalité de ses limites initiales par l’incorporation de la parcelle de terrain abritant le lotissement dénommé «le Triangle de Sagbé ».


2-Au titre du Premier Ministre, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget

Sur présentation du Premier Ministre, le Conseil a adopté une communication relative au « Road Show », en vue de la mobilisation de 500 millions de dollars, du 07 au 18 juillet 2014 en Angleterre et aux Etats Unis d’Amérique.

Dans le cadre de la mobilisation des ressources nécessaires au financement du Budget au titre de l’année 2014, le Premier Ministre, à la tête d’une délégation ivoirienne se rendra à Londres, New York, Boston, San Francisco et à Los Angeles en vue de prendre part à une campagne de marketing itinérante dénommée « Road Show » destinée à la levée de fonds sur le marché financier international pour un montant de 500 millions de dollars.
A l’occasion du « Road Show », le Premier Ministre partagera avec le monde des finances la vision et les stratégies de développement économique du Gouvernement, les résultats macro-économiques et les perspectives à moyen terme ainsi que les grandes réformes envisagées afin de maintenir et d’améliorer les performances économiques de notre pays.

3-Au titre du Premier Ministre, en liaison avec le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget

Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté une communication relative à l’état d’avancement du processus de sélection des lauréats pour la Journée nationale de l’Excellence.

La volonté du Président de la République de remettre à l’honneur le mérite et le savoir-faire dans les domaines clé de l’activité économique, social et culturelle a présidé en 2013 à la réinstitution des prix d’excellence.
Pour l’édition 2014, après l’examen des prix d’excellence proposés par les différents ministères et la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), le Comité national présidé par Monsieur le Premier Ministre a retenu 54 prix d’excellence répartis comme suit :
− secteur public : 23 prix ;
− secteur privé : 18 prix ;
− société civile : 13 prix.
Chaque lauréat recevra des mains du Président de la République un trophée, un diplôme et un chèque d’un montant de 10 millions de francs CFA. La cérémonie de remise des trophées et récompenses aux lauréats nationaux se déroulera le vendredi 1er août 2014 au Palais présidentiel, sous la présidence du Chef de l’Etat.


4-Au titre du Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme

Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté une communication relative à la recherche de 850 hectares de terrains à aménager pour recaser les habitants des quartiers précaires à risque.

Le Conseil déplore les nombreux dégâts matériels et humains occasionnés par les pluies diluviennes qui s’abattent sur le District d’Abidjan et l’intérieur du pays depuis le début du mois de juin 2014. Le nombre de victimes en ce début de saison de pluie atteint déjà 23 personnes décédées, toutes issues des quartiers précaires de la ville d’Abidjan notamment des communes d’Attécoubé et de Cocody.
Aussi, en vue de prévenir durablement les sinistres auxquels s’exposent les populations à faibles revenus, enclines à des solutions précaires de logement, le Conseil a arrêté des mesures urgentes à prendre à court terme et des mesures de prévention des sinistres à prendre à moyen terme.
Au titre des mesures urgentes, quatre actions majeures s’imposent à court terme :
− mettre à la disposition des équipes du Ministère en charge de l’Assainissement et celles du plan ORSEC, des moyens matériels et financiers pour procéder à la démolition de tous les bâtiments construits sur les sites à très haut risque ;
− affecter une somme d’un million (1.000.000) de francs CFA par personnes décédées et offrir des vivres et non vivres aux populations sinistrées, en liaison avec le Ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l’Enfant ;
− impliquer les Maires pour la sécurisation et le reboisement des sites ;
− démolir sans délai toutes les constructions qui ont été faites sur les ouvrages d’assainissement dans les quartiers de moyen et haut standing.

Au titre des mesures de prévention des sinistres à prendre à moyen terme, quatre actions essentielles s’imposent également :
− budgétiser chaque année, les opérations de prévention des sinistres ;
− activer la Commission du Comité ad’hoc interministériel pour la recherche de financement, la purge et l’aménagement de plus de 850 ha de terrains ;
− procéder au lancement d’une vaste opération de démolition de tous les sites des quartiers précaires à risque ;
− procéder à la sécurisation et au reboisement des sites à risque par les Mairies.
Vu le caractère social et sensible de la situation des quartiers précaires à risque, le Gouvernement a marqué sa solidarité totale à toutes les mesures préconisées par le Ministère en charge de l’Assainissement.


D/ - DIVERS

Au titre du Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques

Sur présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour la poursuite du processus de dégel des comptes et pour la poursuite des procédures d’examen des dossiers de mise en liberté provisoire des détenus de la crise post – électorale.




Fait à Abidjan, le 25 juin 2014
Affoussiata BAMBA-LAMINE
Ministre de la Communication
Porte-parole Adjointe du Gouvernement
porteparoledugvt@egouv.ci

06:45 Écrit par BEN2013 dans Activités gouvernementales | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

BEPC 2014 : 47,59%, 49,42% et 57,79% d’admis respectivement à Tiassalé, Bongouanou et à Ferkessédougou Publié le mercredi 25 juin 2014 | AIP

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Abidjan - Le département de Tiassalé (Sud, région de l'Agnéby-Tiassa) a enregistré cette année un taux d'admission de 47,59% au brevet d'études du premier cycle (BEPC) quand celui de Bongouanou (Centre-est, région du Moronou) a enregistré un taux de 49,42% et Ferkessédougou (Nord, région du Tchologo) 57,79%, a constaté l’AIP dans ces différentes villes.

A Ferké, ces résultats sont bien au-delà de ceux obtenus l’an dernier qui se chiffraient à 30,73%.

Ainsi, parmi les 2126 inscrits à cet examen, 1127 ont été déclarés admis.

A Bongouanou, c’est une hausse de 17% du taux de réussite qui a été enregistrée, passant de 31,60% en 2013 à 49,42% cette année.

La proclamation officielle des résultats du BEPC par la direction des examens et concours (DECO) du ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique a été faite ce mercredi, en début de soirée.

(AIP)
kd/hk/ti/sdaf/kkp/tm/ask

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« La libération de Laurent Gbagbo est le moteur de la réconciliation nationale», selon Affi N’guessan Publié le mercredi 25 juin 2014 | APA

Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) a déclaré, mercredi, que la libération de Laurent Gbagbo est le « moteur de la réconciliation nationale », en réaction à la confirmation des charges contre l’ancien chef d’Etat ivoirien, poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité.

Pascal Affi N'guessan s'exprimait dans le cadre d'un point de presse pour donner la position de son parti après la confirmation des charges contre le fondateur du FPI, Laurent Gbagbo, le jeudi 12 juin dernier par la Chambre Préliminaire 1 de la CPI à la majorité de deux voix contre une.

Cette décision , selon lui, marque la fin d'une phase du processus pénal engagé depuis le 23 novembre 2011 par la CPI contre le Président Laurent Gbagbo poursuivi pour sa présumée « responsabilité pénale individuelle en tant que auteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l'humanité à raison de meurtres, de viols et d'autres violences sexuelles d'actes de persécution (…) survenus sur le territoire de la Côte d'Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011» a-t-il rappelé.

Pour le président du FPI, la décision de la juridiction internationale ouvre la phase du procès, c'est-à-dire celle de la « manifestation de la vérité et de la justice » faisant remarquer qu'avant cette décision et à « différentes étapes et sur différents aspects de la procédure judiciaire », de nombreuses requêtes ont été formulées par la Défense pour contester la compétence de la CPI à engager des poursuites contre le Président Laurent Gbagbo.

« Pendant cette période toutes les demandes de mise en liberté provisoire formulées par la Défense ont été rejetées par le juge unique, Présidente de la Chambre préliminaire 1. De même, les réexamens périodiques des conditions de maintien en détention du président Gbagbo ont tous été sanctionnés par des décisions négatives » a souligné Affi N'guessan.

« Pour toutes les personnes éprises de justice, de liberté et de paix, en Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde, c'est un moment de grande tristesse et de profondes appréhensions » s'est lamenté M. Affi.

Selon Affi N'guessan, le procès qui s'ouvrira, n'est pas le procès d'un homme mais celui d'une ambition, d'une vision, d'un idéal. « C'est le procès de la démocratie, c'est le procès de la liberté, le procès de la dignité. C'est le procès de l'Afrique. C'est notre procès. Nous devons le gagner », s'est-il convaincu.

« Laurent Gbagbo a fait sa part du travail. Il a forgé et mis entre nos mains l'instrument de notre émancipation individuelle et collective, la clé de l'avenir de la nation. A nous de faire notre part qui est de nous mobiliser et d'assurer une plus grande coordination de nos activités en vue de réussir efficacement la libération du Président Laurent Gbagbo » a martelé le président du FPI

A ce propos, il a annoncé la nomination dans les prochains jours d'un Secrétariat National chargé spécialement de « la coordination des actions pour la libération » de l'ancien chef d'Etat pour la « restauration de la Côte d'Ivoire », car la réconciliation nationale est la « clé de l'émergence », selon M. Affi.

« La libération du Président Gbagbo est le moteur de la réconciliation nationale. Mobilisons-nous et agissons pour la réussir » a promis le président du Front populaire ivoirien.
HS/ls/APA

06:08 Écrit par BEN2013 dans Décrispation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

21/06/2014

Gbagbo raconte « le coup d’Etat en gants blancs » de la France contre son régime en 2002 Publié le samedi 21 juin 2014 | APA

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« Pour la vérité et la justice », l’ancien Chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI), depuis novembre 2011, pour « crimes contre l’humanité », raconte le « coup d’Etat en gants blancs » de la France contre son régime d’alors.

Dans ces extraits de « Pour la vérité et la justice », le livre qu'il a co-signé avec le journaliste François Mattei, Laurent Gbagbo se souvient, entre autres, du coup d'Etat « manqué» du 19 septembre 2002 » qui s'est mué en une rébellion ayant occupé « plus de la moitié du territoire national » jusqu'à sa chute en avril 2011.

Au chapitre 7 de cet ouvrage, l'ex-président ivoirien, alors en voyage en Italie, décrit, avec forces détails les différentes étapes qui ont abouti à son « retour » précipité à Abidjan après « l'attaque de son pays » non sans souligner la « coïncidence curieuse » de la présence de l'avocat franco-libanais Robert Bourgi dans son hôtel.

« (...) Les 18 et 19 septembre 2002, j'étais en voyage officiel à Rome. A peine arrivé, qui est-ce que je vois, à l'hôtel ? Robert Bourgi. Bien sûr, j'ai trouvé́ la coïncidence curieuse, et pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une » raconte-t-il, en dépit d'un « diner ensemble ».

Par la suite, Laurent Gbagbo se remémore avoir « rencontré le président de la République, puis Silvio Berlusconi, qui était à l'époque président du Conseil » avec qui, il a parlé de « politique et projets », notamment, la « proposition de collaboration de son pays pour l'informatisation de notre administration ».

« Il m'a dit qu'il avait perdu beaucoup d'argent en France. Il m'a raccompagné à la voiture en me tenant le bras, et quand nous avons été seuls, qu'il a été certain que personne ne l'entendrait, il m'a dit : + tu me plais, toi. Si je peux te donner un conseil : méfie-toi de Chirac. Il est très sympathique, comme ça, mais il poignarde dans le dos », se souvient M. Gbagbo qui devrait rencontrer « le Pape le lendemain ».

« Rentré à l'hôtel vers 3 ou 4 heures du matin, j'ai été informé par un coup de fil de l'attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. Je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparait à ce moment et insiste : + passe à Paris voir ton grand frère [Chirac] +», lui conseille l'avocat.

Sur le moment, Laurent Gbagbo pense à tous « ces chefs d'Etats, en Afrique, qui étaient partis en voyage, et n'avaient jamais pu rentrer... Je n'avais pas vu le pape, je ne suis pas allé à Paris, voir Chirac. Je suis rentré à Abidjan », indique-t-il, regrettant « un problème avec le plan de vol ».

« Je n'ai pas pu quitter Rome le jour même. Je suis rentré le 20 septembre. Le ministre de la Défense (ndlr : Moïse Lida Kouassi) et le Premier ministre (ndlr : Pascal Affi N'guessan) m'attendaient à l'aéroport » et qui lui ont annoncé la « mort d'Émile Boga Doudou, le ministre de l'Intérieur, assassiné » alors qu'il tentait de « fuir son domicile, seul et sans arme », soutient M. Gbagbo.

Arrivé à Abidjan, il fait « une intervention à la télévision ivoirienne, le jour même », appelant au « rassemblement face au coup d'État ».

« J'ai rappelé nos objectifs de progrès. J'ai souligné́ que nous étions passés, du jour où j'avais prêté serment, le 26 octobre 2000, d'un taux de croissance négatif à moins 2,3 % à moins 0,9 % à la fin de 2001, et que nous allions vers les 5 à 6 %, selon les prévisions des experts. Notre place dans les institutions internationales était rétablie » souligne l'ancien chef d'Etat.

Pour M. Gbagbo, Il n'était pas question que « l'on vienne nous voler le fruit de nos efforts, et que l'on remette en cause l'avenir du pays pour le seul bénéfice de quelques-uns. J'ai évidemment condamné l'action des putschistes », ajoute-t-il.

« Chirac m'a téléphoné́ pour me reprocher d'avoir été trop dur dans mes propos : +tu les as traités de terroristes ! +. Mais enfin, lui ai-je dit, si vous vous réveillez et qu'on vous dit que des rebelles viennent d'attaquer la capitale, qu'est-ce que vous dites ? », interroge Laurent Gbagbo qui s'entend dire par Jacques Chirac « il faut négocier avec eux ».

« Je me doutais que les rebelles avaient été entrainés au camp de Pô, au Burkina. Des bruits avaient couru. Mais, le jour où j'en avais parlé́ à Villepin, quelque temps avant le coup d'État, il m'avait répondu : Blaise [Compaoré́, le président du Burkina Faso] ne ferait pas ça ! », écrit M. Gbagbo.

Le coup laisse des « centaines de morts sur le terrain », constate-t-il. « Les rebelles ont occupé́ plus de la moitié du pays. La France a envoyé́ une force d'interposition, et instauré une «zone de confiance . J'ai décrété́ une amnistie générale, c'était un message de paix », rappelle Laurent Gbagbo.

« Je suis historien, je n'ai jamais vu dans l'histoire un +dictateur+ négocier avec ses adversaires, et mieux, leur faire autant de concessions.Dans mon propre camp, tout le monde n'a pas toujours compris que j'aille aussi loin dans le dialogue, après la guerre qu'on nous a faite en 2002 », explique encore l'ex-président ivoirien.

Pour M. Gbagbo, la France lui a « fabriqué une opposition armée »... avec laquelle « on m'a demandé́ de gouverner », assène-t-il.

HS/ls/APA

 

05:01 Écrit par BEN2013 dans Le savez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

17/06/2014

les resultats d'entrée au CAFOP sont disponibles...

Les résultats d'entrée dans les CAFOP sont disponibles sur le site de la DECO : www.men-deco.org

07:31 Écrit par BEN2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |