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22/08/2014

LETTRE D’UN GROUPE DE FONCTIONNAIRES SUR LE POINT D’ETRE RADIES DES EFFECTIFS DE LA FONCTION PUBLIQUE APRES PLUS DE DEUX ANS DE FONCTION SANS SALAIRE

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Le 05 septembre 2014, conformément au communiqué n° 267 MFPRA/CAB-2 du 10 juillet 2014, le Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative, Monsieur Cissé Ibrahima Bacongo va procéder à la radiation d’environ 3000 fonctionnaires dont les matricules sous en dessous du n° 384915Q.
Le prétexte : ils sont accusés d’être entrés de façon irrégulière à la Fonction Publique.

Permettez-nous de faire la lumière sur la plus grosse arnaque et méchanceté dont vont être victimes de pauvres Citoyens qui ont tout donné et travaillé sans salaire, avec leur propre argent de poche pendant plus de deux ans, pour rallier leur service et travailler pour leur pays.
Les faits

Après la crise postélectorale de 2011, tout le monde le sait, le pays a été confronté à de multiples problèmes dont :
- Le manque de ressources financières ;
- Le déficit du personnel lié à la mort de certains fonctionnaires dans la crise ou à l’exil pour d’autres.

Cependant, l’Etat se devait de continuer d’assurer son devoir régalien.
Dans cette optique, le Président de la République, Monsieur Alassane Ouattara, et son Gouvernement lancent des programmes dont des recrutements directs dans divers domaines :
- Recrutement de 3000 enseignants ;
- Recrutement d’agents de la santé (aides-soignantes, hygiénistes…) ;
- L’intégration de 500 FRCI dans la Promotion 2012 sortante de l’Ecole de Police ;
- L’intégration de plus 2000 FRCI dans les régies Financières tout grade confondu ;
- …
La particularité de ces recrutements était qu’ils se faisaient sans examen, sans évaluation. En d’autre terme, « on se sait pas sur quelle base, X et Y ayant les mêmes critères, pourquoi X est préféré à Y ».
C’est cette nouvelle version des modes de recrutement pendant cette situation d’exception qui a fait suite à la crise, que des idées vont naitre au sein de la Fonction Publique.
Le Directeur Général de la Fonction Publique et certains de ses Directeurs, en l’occurrence, Monsieur Koffi Koffi Frédéric vont exploiter des secteurs déficitaires en personnel et non déclaré en conseil de Gouvernement ou Ministres pour « organiser leur petit recrutement » dans la plus grande discrétion avec « leur cercle fermé ».

L’argument pour se faire l’argent des pauvres diplômés en quête d’emplois et déboussolés par le mode de recrutement du moment : « on organise des listes additives pour boucher le vide laissé par les fonctionnaires LMP en exil ou morts. Comme on n’a pas besoin de beaucoup d’hommes et puis l’Etat n’a pas d’argent pour organiser concours actuellement, on est chargé de gérer ça sans beaucoup de bruit»

Les emplois à exploiter sont :
- Attaché administratif (la vague recrutée par concours exceptionnel en 2009 et qui était en attente de leur affectation) ;
- Agents de catégorie B3 (Secrétaire, comptable…) ;
- Agents de catégorie C1 (Adjoint Administratif).
Les montants demandés sont :
- Attaché administratif (2.500.000fcfa à 3.000.000fcfa) + la maitrise
- Agents de catégorie B3 (1.500.000fcfa à 2.500.000fcfa) + le Bac
- Agents de catégorie C1 (800.000fcfa à 1.500.000fcfa) + le BEPC

Les candidats aux divers postes, recevaient une note de service sur laquelle se trouve un Numéro matricule et une signature authentique de Monsieur KOFFI Koffi Frédéric et leur lieu d’affectation.

Dès qu’ils arrivaient dans leur lieu d’affectation, ils recevaient tous les papiers issus du protocole de leur intégration par les Directions des Ressources Humaines (les yeux du Ministère de la Fonction Publique dans les autres Ministères).
Qui pouvait douter que de quoi ce soit ? Surtout quand c’est la fonction publique elle-même qui vous remet un papier, confirmé par ses Directions de Ressources Humaines et qu’après vous êtes enregistrés dans le Système de Intégré de Gestion Des Fonctionnaires et Agents de l’Etat (SIGFAE) ? En plus, la situation générale des recrutements était ainsi faite. (L’ENA n’organisait plus de concours jusqu’à cette année 2014).

En vérité, la cause du problème posé est venue d’une intrusion au sein de la Fonction Publique elle-même.
Des agents, tel que Monsieur Zahon, Monsieur Amané… ayant flairé le bon gâteau que dégustaient leurs supérieurs, ont infiltré le système et se sont mis dans la danse.

Conséquence : le nombre de personnes entré à la Fonction Publique, à largement dépassé les prévisions des initiateurs du projet (le Dg de la fonction publique et ses Directeurs alliés).
Chacun cherche alors à se débarrasser du problème. Et c’est le Ministre Gnamien Konan qui va se faire manipulé par un soi disant problème de « fonctionnaire fictif ».
Le Ministre lance alors une opération d’identification des agents mais son action ne résous pas le problème puisque les agents dont on veut se débarrasser sont à leur poste et se font identifier lors des opérations.

C’est alors que l’on fera croire au Ministre Gnamien qu’il y’a des agents qui sont rentrés avec des complicités au sein de la Fonction Publique et donc pour les démasquer il faut leur demander leur arrêté d’admission aux concours.
Voici comment la galère des personnes qui avaient loué Dieu d’avoir eu la chance d’être informé d’un recrutement qui se faisait en sourdine, qui ont payé en plus de l’argent, vont subir une traque qui n’est qu’une simple vengeance de promoteurs du recrutement contre ceux qui les ont infiltrés.

En demandant aux fonctionnaires de venir avec les arrêtés d’admission, Monsieur Koffi Koffi savait que c’était le talon d’Achille puisque ce papier ne pouvait être en leur possession du fait que le projet de recrutement était sur une base de « vous serez ajoutés en liste additive aux autres listes de concours »
Ainsi ceux qu’il a fait entrer, quand il pourra les trier et jeter à la rue ceux qui ne sont pas ces cas et donc se venger de ceux qui ont osé « l’imiter » en recrutant aussi!

NOS ATTENTES

Vous qui nous lisez, voici comment notre gouvernement nous a « tués » en créant après la crise, une situation floue qui a permis à des gens de jouer avec notre vie, notre avenir.

Que devient quelqu’un qui a perdu 2 ans à travailler et mis dehors sans indemnités ?
Que devient quelqu’un qui a dû convaincre un parent de lui prêter 2 millions pour un recrutement et qui demain se retrouve à la rue sans rien ?

Que devient socialement quelqu’un qui a dépensé toutes ses petites économies dans le transport et la nourriture pour venir travailler pour son pays, dans l’attente de son rappel et à qui on dit de partir sans rien ?

L’avenir nous regarde, la justice aussi ! Quelque soit votre bord politique il faut empêcher cette décision de radiation, il faut empêcher que le Ministre Bacongo ne tombe dans un scandale qui secouait l’administration de son prédécesseur !
A défaut, trouver une mesure de dédommagement ou prendre un décret d’intégration.

Le hic est qu’on traque les matricules en dessous du 384915Q mais ces recrutements parallèles continuent.
Il faut interpeller le président de la république pour qu’il fasse justice, nous avons été abusés.

On ne peut pas bâtir une émergence avec autant de malveillance, de favoritisme et de méchanceté.

LETTRE D’UN GROUPE DE FONCTIONNAIRES SUR LE POINT D’ETRE RADIES DES EFFECTIFS DE LA FONCTION PUBLIQUE APRES PLUS DE DEUX ANS DE FONCTION SANS SALAIRE
Le 05 septembre 2014, conformément au communiqué n° 267 MFPRA/CAB-2 du 10 juillet 2014, le Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative, Monsieur Cissé Ibrahima Bacongo va procéder à la radiation d’environ 3000 fonctionnaires dont les matricules sous en dessous du n° 384915Q.
Le prétexte : ils sont accusés d’être entrés de façon irrégulière à la Fonction Publique.
Permettez-nous de faire la lumière sur la plus grosse arnaque et méchanceté dont vont être victimes de pauvres Citoyens qui ont tout donné et travaillé sans salaire, avec leur propre argent de poche pendant plus de deux ans, pour  rallier leur service et travailler pour leur pays.
Les faits
Après la crise postélectorale de 2011, tout le monde le sait, le pays a été confronté à de multiples problèmes dont :
- Le manque de ressources financières ;
- Le déficit du personnel lié à la mort de certains fonctionnaires dans la crise ou à l’exil pour d’autres.
Cependant, l’Etat se devait de continuer d’assurer son devoir régalien.
Dans cette optique, le Président de la République, Monsieur Alassane Ouattara, et son Gouvernement lancent des programmes dont des recrutements directs dans divers domaines :
- Recrutement de 3000 enseignants ;
- Recrutement d’agents de la santé (aides-soignantes, hygiénistes…) ;
- L’intégration de 500 FRCI dans la Promotion 2012 sortante de l’Ecole de Police ;
- L’intégration de plus 2000 FRCI dans les régies Financières tout grade confondu ;
- …
La particularité de ces recrutements était qu’ils se faisaient sans examen, sans évaluation. En d’autre terme, « on se sait pas sur quelle base, X et Y ayant les mêmes critères, pourquoi X est préféré à Y ».
C’est cette nouvelle version des modes de recrutement pendant cette  situation d’exception qui a fait suite à la crise, que des idées vont naitre au sein de la Fonction Publique.
Le Directeur Général de la Fonction Publique et certains de ses Directeurs, en l’occurrence, Monsieur Koffi Koffi Frédéric vont exploiter des secteurs déficitaires en personnel et non déclaré en conseil de  Gouvernement ou Ministres pour  « organiser leur petit recrutement » dans la plus grande discrétion avec « leur cercle fermé ».
L’argument pour se faire l’argent des pauvres diplômés en quête d’emplois et déboussolés par le mode de recrutement du moment : « on organise des listes additives pour boucher le vide laissé par les fonctionnaires LMP  en exil ou morts. Comme on n’a pas besoin de beaucoup d’hommes et puis l’Etat n’a pas d’argent pour organiser concours actuellement, on est chargé de gérer ça sans beaucoup de bruit»
Les emplois à exploiter sont :
- Attaché administratif (la vague recrutée par concours exceptionnel en 2009 et qui était en attente de leur affectation) ;
- Agents de catégorie B3 (Secrétaire, comptable…) ;
- Agents de catégorie C1 (Adjoint Administratif).
Les montants demandés sont :
- Attaché administratif          (2.500.000fcfa à 3.000.000fcfa) + la maitrise
- Agents de catégorie B3      (1.500.000fcfa à 2.500.000fcfa) + le Bac
- Agents de catégorie C1      (800.000fcfa à  1.500.000fcfa) + le BEPC
Les candidats aux divers postes, recevaient une note de service sur laquelle se trouve un Numéro matricule et une signature authentique de Monsieur KOFFI Koffi Frédéric et leur lieu d’affectation.
Dès qu’ils arrivaient dans leur lieu d’affectation, ils recevaient tous les papiers issus du protocole de leur intégration par les Directions des Ressources Humaines (les yeux du Ministère de la Fonction Publique dans les autres Ministères).
Qui pouvait douter que de quoi ce soit ? Surtout quand c’est la fonction publique elle-même qui vous remet un papier, confirmé par ses Directions de Ressources Humaines et qu’après vous êtes enregistrés dans le Système de Intégré de Gestion Des Fonctionnaires et Agents de l’Etat (SIGFAE) ? En plus, la situation générale des recrutements était ainsi faite. (L’ENA n’organisait plus de concours jusqu’à cette année 2014).
En vérité, la cause du problème posé est venue d’une intrusion au sein de la Fonction Publique elle-même.
Des agents, tel que Monsieur Zahon, Monsieur Amané…  ayant flairé le bon gâteau que dégustaient leurs supérieurs, ont infiltré le système et se sont mis dans la danse.
Conséquence : le nombre de personnes entré à la Fonction Publique, à largement dépassé les prévisions des initiateurs du projet (le Dg de la fonction publique et ses Directeurs alliés). 
Chacun cherche alors à se débarrasser du problème. Et c’est le Ministre Gnamien Konan qui va se faire manipulé par un soi disant problème de « fonctionnaire fictif ».
Le Ministre lance alors une opération d’identification des agents mais son action ne résous pas le problème puisque les agents dont on veut se débarrasser sont à leur poste et se font identifier lors des opérations.
C’est alors que l’on fera croire au Ministre Gnamien qu’il y’a des agents qui sont rentrés avec des complicités au sein de la Fonction Publique et donc pour les démasquer il faut leur demander leur arrêté d’admission aux concours.
Voici comment la galère des personnes qui avaient loué Dieu d’avoir eu la chance d’être informé d’un recrutement qui se faisait en sourdine, qui ont payé en plus de l’argent, vont subir une traque qui n’est qu’une simple vengeance de promoteurs du recrutement contre ceux qui les ont infiltrés.
En demandant aux fonctionnaires de venir avec les arrêtés d’admission, Monsieur Koffi Koffi savait que c’était le talon d’Achille puisque ce papier ne pouvait être en leur possession du fait que le projet de recrutement était sur une base de «  vous serez ajoutés en liste additive aux autres listes de concours »
Ainsi ceux qu’il a fait entrer, quand il pourra les trier et jeter à la rue ceux qui ne sont pas ces cas et donc se venger de ceux qui ont osé « l’imiter » en recrutant aussi!
NOS ATTENTES
Vous qui nous lisez, voici comment notre gouvernement nous a « tués » en créant après la crise, une situation floue qui a permis à des gens de jouer avec notre vie, notre avenir.
Que devient quelqu’un qui a perdu 2 ans à travailler et mis dehors sans indemnités ?
Que devient quelqu’un qui a dû convaincre un parent de lui prêter 2 millions pour un recrutement et qui demain se retrouve à la rue sans rien ?
Que devient socialement quelqu’un qui a dépensé toutes ses petites économies dans le transport et la nourriture pour venir travailler pour son pays, dans l’attente de son rappel et à qui on dit de partir sans rien ?
L’avenir nous regarde, la justice aussi ! Quelque soit votre bord politique il faut empêcher cette décision de radiation, il faut empêcher que le Ministre Bacongo ne tombe dans un scandale qui secouait l’administration de son prédécesseur !
A défaut, trouver une mesure de dédommagement ou prendre un décret d’intégration.
Le hic est qu’on traque les matricules en dessous du 384915Q mais ces recrutements parallèles continuent.
Il faut interpeller le président de la république pour qu’il fasse justice, nous avons été abusés. 
On ne peut pas bâtir une émergence avec autant de malveillance, de favoritisme et de méchanceté.

08:18 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

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