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10/02/2015

EN EXCLUSIVITÉ, L'EMOUVANTE LETTRE DU PRESIDENT GBAGBO LUE PAR SON AVOCAT AUX OBSEQUES DE SA MERE À BLOUZON

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Pour mes amis Sangaré et Dacoury :
Chers amis,
Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir accepté d’organiser les funérailles de maman. J’en suis profondément touché. Puis-je vous demander aussi de prononcer en mon nom, ces quelques mots :
Chers amis. C’est le cœur lourd que je voudrais quelques mots sur ma mère, une femme volontaire, un modèle de courage. Bien qu’issue d’une famille modeste et elle-même illettrée, ma mère a tout de suite compris l’importance de l’école. Elle nous a poussés de toutes ses forces, ma sœur Jeannette et moi-même, ses deux seuls enfants que le sort lui avait laissés, à apprendre à comprendre et à aller aussi loin que possible. Je dois dire ici combien le rôle de mon père a été aussi de ce point de vue important. Nos deux parents, à Jeannette et moi, partageaient la même vision du monde, les mêmes espoirs pour leurs enfants, la même foi en l’avenir. Mon père, comme vous le savez, était un ancien combattant de la Seconde guerre mondiale et croyait en l’Education, aux efforts pour se réaliser. En 1962, j’ai obtenu mon Bepc. C’était une réussite. Et pour tous, un moment important. De bonnes âmes ont alors conseillé à ma mère de me convaincre de devenir instituteur, une fonction qui m’était désormais ouverte. Cela nous aurait permis, et d’abord à elle, de vivre mieux. Son ambition était plus haute. Elle a refusé et leur a répondu haut et fort : « Mon fils ira à l’école aussi que son intelligence le permettra et moi je suis prête à faire tous les travaux, même celui de bonne pour qu’il en soit ainsi ».
Son heure de gloire a sonné en juin 1965 : en ce mois-là, cette année-là, j’ai obtenu le deuxième baccalauréat et ma sœur a obtenu son Bepc. Ma mère était fière, fière et heureuse. Cette réussite était d’autant plus importante pour nous que, grâce au sésame qu’était le baccalauréat, je pouvais entrer à l’université. J’allais même bénéficier d’une bourse de vingt-cinq mille francs par mois. J’ai tout de suite aimé ce que j’étudiais et je me suis plongé dans les textes afin de découvrir l’intelligence du monde. Parallèlement, nous nous organisions pour pénétrer les mouvements syndicaux afin de faire avancer la cause de la démocratie. D’ailleurs en mai 1969, nous avons déclenché avec nos amis représentant les lycées-dont Dacoury Tabley Philippe-Henri-un important mouvement de grève : nous voulions la liberté. J’ai dit que nous étions de famille pauvre. La « vieille », c’est ainsi que je nommais affectueusement maman, travaillait. Mais, pour pouvoir nous envoyer à l’école, ma sœur et moi, elle travaillait deux fois plus : chaque année, elle faisait deux rizières au lieu d’une, une rizière pour les besoins de la maison et une rizière dont elle vendait le produit aux commerçantes Dioulas, ce qui lui permettait d’acheter cahiers et habits dans la ville voisine de Gagnoa.
Les livres nous étaient fournis gratuitement par l’administration coloniale, à charge pour chaque élève de tous les restituer et en bon état à la fin de l’année scolaire pour qu’ils servent à nos successeurs. Ainsi, les enfants des riches et les enfants des pauvres se trouvaient-ils à égalité. C’est ce modèle-là que j’ai voulu reproduire et développer quand je suis devenu Chef d’Etat et c’est en m’inspirant de ce que j’avais connu que j’ai lancé le mot d’ordre « Ecole gratuite pour tous », parce qu’il est pour moi évident que les enfants de ce pays doivent être absolument égaux devant l’instruction. Quant à mon père-dont maman avait divorcé en 1950 lorsque j’avais cinq ans- il était devenu de retour de la guerre, agent de police. Je dois vous dire que bien qu’issu de milieux simples, ma mère et mon père avaient une conscience politique poussée : l’un et l’autre – ainsi que tous les oncles maternels- étaient inscrits à la Sfio dont ils avaient pris la carte très jeunes. C’est aussi cette conscience politique qui explique en quelle haute estime ils ont tenu l’éducation.
Cher Sangaré,
Te rappelles-tu que je te disais que mon père avait joué dans ma vie, un rôle de Chef d’Etat et ma mère un rôle de Premier ministre ? Mon père et ma mère avaient de hautes ambitions pour moi. Mon père a toujours souhaité que j’aille le plus haut possible, mais c’est ma mère qui aura tout fait en me donnant par son amour, la force d’avancer et par son travail, les moyens d’avancer. Sans elle, je n’aurais pas pu aller à l’école.
J’étais si fier, lorsque à la Noël 1965, j’ai pu donner à ma mère, mes premières économies : je lui rendais un peu ce qu’elle m’avait donné. Dis lui, s’il te plaît, de reposer en paix. Dis lui de veiller sur moi, sur ma sœur, sur nos enfants, sur les enfants de mon père qu’elle a élevés, sur tous les enfants de sa région et sur tous les enfants de Côte d’Ivoire.

Laurent Gbagbo.

(Source: LE TEMPS )


19:03 Écrit par BEN2013 dans Hommage, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Vavoua : joie et violence s’entremêlent pour saluer la victoire des Eléphants footballeurs à la CAN 2015 Publié le lundi 9 fevrier 2015 | AIP

Vavoua - La victoire des Eléphants en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2015) a été saluée dans la liesse avec un brin de violence, dimanche, par les populations de Vavoua (région du Haut-Sassandra).

L’axe principal traversant la ville a refusé du monde. Ce sont des milliers d’hommes et de femmes de tout âge, euphoriques, dansant et chantant qui ont scandant des éloges à la gloire des pachydermes sur ce seul axe bitumé de la localité.

Cependant, des jeunes ont érigé des barrages à l’aide de pneus sur cette voie, interdisant à tout véhicule d’y circuler et s’adonnant aussi à des rackets. Situation qui a entrainé des frictions qui se sont soldées par l’endommagement de certaines motocyclettes.

Par ailleurs, des élus, directeurs et chefs de services ainsi que des fonctionnaires se sont retrouvés à la résidence du préfet par intérim, Augustin N’guessan, pour manifester leur joie.

sk/amak/kkp/kam

08:07 Écrit par BEN2013 dans Sport, VAVOUA | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

CAN 2015 : L’ONUCI salue la victoire des Eléphants Publié le lundi 9 fevrier 2015 | AIP

Abidjan - La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou, salue les Eléphants de Côte d’Ivoire, vainqueurs dimanche de la 30ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui s’est déroulée en Guinée équatoriale.

Pour Mme Mindaoudou qui relève l’esprit d’équipe et de cohésion qui a prévalu tout au long de cette compétition continental et qui a permis ce succès historique, 23 ans après "Sénégal 92", cette victoire démontre que les Ivoiriens, lorsqu’ils sont unis dans leurs différences, sont capables de relever n’importe quel défi.

"Je suis persuadée que ce triomphe contribuera à la dynamique de paix, de dialogue et de réconciliation nationale dans laquelle la Côte d’Ivoire s’est résolument engagée", a conclu la première responsable de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).​

Les Eléphants de Côte d’Ivoire ont pris le meilleur sur les Black Stars du Ghana aux tirs au but (9 tb à 8) après 120 mn de jeu au terme desquelles le score est resté vierge (0-0), rappelle-t-on.

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08:05 Écrit par BEN2013 dans Actualités, ONU/CPI, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Côte d’Ivoire : la classe politique unie autour des Eléphants vainqueurs de la CAN 2015 Publié le mardi 10 fevrier 2015 | Xinhua

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Comment
 

 

       

 


ABIDJAN -- Tous bords confondus, les partis politiques ivoiriens saluent la victoire dimanche en Guinée équatoriale de la sélection nationale à la CAN-2015 et appellent à l'unité nationale. "Toutes mes félicitations aux Eléphants qui nous ont prouvés, par leur remarquable performance, qu'unie et rassemblée, la Côte d' Ivoire est capable de plus grandes victoires", écrit Amara Essy, ex-ministre des Affaires étrangères et candidat déclaré à l' élection présidentielle d'octobre.

L'ancien chef de l'Etat ivoirien, Henri Konan Bédié, (1993-1999) , président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) adresse également ses "vives félicitations" aux Eléphants footballeurs qui ont obtenu avec "panache le titre continental de champions d' Afrique".

"Je m'associe à tous les Ivoiriens et aux nombreux amis de la Côte d'Ivoire pour leur adresser mes vives félicitations, ils montrent aux jeunes générations la voie à suivre, celle de l'effort, du travail continu, du courage et de la détermination, seul gage du succès", ajoute le président du PDCI (allié d' Alassane Ouattara, au pouvoir).

Les Eléphants de Côte d'Ivoire ont battu aux tirs au but (9-8) les Black stars du Ghana en finale de la 30ème édition de la CAN le Ghana, 23 ans après leur premier sacre contre le même adversaire. "Comme en 1992, les Ivoiriens, toutes tendances politiques, ethniques, culturelles et religieuses confondues sont descendus comme un seul homme dans les rues pour chanter, danser et pleurer de joie après le coup de sifflet final de l'arbitre", écrit le Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir).

Avec la cohésion nationale mise à mal par la rébellion armée de 2002 ponctuée par la meurtrière post-électorale de 2010-2011, les Eléphants se présentaient comme un ciment pour l'unité nationale.

"Oui les Ivoiriens sont capables de joies communes sincères et véritables malgré leurs divergences et leurs oppositions", écrit encore le parti de M. Ouattara qui appelle les Ivoiriens à être " unis" malgré leurs "divergences" pour "affronter les défis communs en vue de sortir du sous-développement".

Même son de cloche au Front populaire ivoirien (FPI), de l'ex président Laurent Gbagbo, "heureux" d'avoir été invité par le gouvernement à accompagner la sélection nationale en Guinée équatoriale.

"Nous voulons saluer cet acte et encourager le gouvernement à continuer à poser des actes d'unité autour de la nation, parce que c'est là où il y a l'unité qu'il y a la paix, la victoire et le bonheur", souligne le FPI.

Les champions d'Afrique arrivent de Malabo, la capitale équato- guinéenne, en fin de matinée.

Ils seront accueillis à l'aéroport d'Abidjan par le président Alassane Ouattara avant une parade sur la principale artère qui conduit au stade Félix Houphouët-Boigny où une grande fête populaire sera organisée. Pour permettre aux Ivoiriens de fêter leurs champions, le gouvernement a décrété la journée de lundi férié, chômé et payé.

07:56 Écrit par BEN2013 dans Actualités, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

09/02/2015

Le candidat Amara Essy félicite les Eléphants Publié le lundi 9 fevrier 2015 | Partis Politiques

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Toutes mes félicitations aux Eléphants qui nous ont prouvés, par leur remarquable performance, qu’unie et rassemblée, la Côte d’Ivoire est capable de plus grandes victoires.




Amara Essy,


Ministre d’Etat, Candidat à l’élection
Présidentielle d’octobre 2015

10:15 Écrit par BEN2013 dans Actualités, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Can 2015 : la Côte d’Ivoire remporte la finale, 23 ans après son premier trophée Publié le dimanche 8 fevrier 2015 | Abidjan.net

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Les lampions se sont éteints sur la 30ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football dans le stade de Bata en Guinée équatoriale, avec la victoire des Eléphants de Côte d’Ivoire qui était face à l’équipe du Ghana.


La Côte d’Ivoire et le Ghana se sont séparé sur un score vierge (0-0)
à la fin du temps réglementaire. Au bout du suspense
la Côte d’Ivoire remporte la coupe au terme des tirs au but (9-8). Pas titularisé depuis le début de la compétition, Copa Barry a permis à son équipe de battre le Ghana. Il a d’abord arrêté le penalty de son homologue Razak avant de lui-même placer le sien dans la lucarne.

La Côte d’Ivoire, aujourd’hui entraînée par le Français Hervé Renard , n’a plus gagné la CAN depuis cette fameuse finale de 1992. Les Elephants, et Didier Drogba en tête, ont atteint deux fois la finale depuis mais ont été moins heureux lors de la séance de tirs au but, que ce soit en 2006, face à l’Egypte (0-0, 4-2 tab), ou contre la Zambie, quatre ans plus tard (0-0, 8-7 aux tab). Dans le même temps, le Ghana a lui aussi perdu une finale, en 2010, face à l’Egypte (1-0). La dernière victoire du Ghana remonte à 1982. Les "Black Stars" de George Alhassan avaient battu la Libye, une fois de plus aux tirs au but (1-1, 7-6 aux tirs au but), pour décrocher le quatrième titre continental de leur histoire après ceux obtenus en 1963, 1965 et 1978.

Didier ASSOUMOU

10:10 Écrit par BEN2013 dans Actualités, Distinction, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Can 2015 : la Côte d’Ivoire remporte la finale, 23 ans après son premier trophée Publié le dimanche 8 fevrier 2015 | Abidjan.net

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Les lampions se sont éteints sur la 30ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football dans le stade de Bata en Guinée équatoriale, avec la victoire des Eléphants de Côte d’Ivoire qui était face à l’équipe du Ghana.


La Côte d’Ivoire et le Ghana se sont séparé sur un score vierge (0-0)
à la fin du temps réglementaire. Au bout du suspense
la Côte d’Ivoire remporte la coupe au terme des tirs au but (9-8). Pas titularisé depuis le début de la compétition, Copa Barry a permis à son équipe de battre le Ghana. Il a d’abord arrêté le penalty de son homologue Razak avant de lui-même placer le sien dans la lucarne.

La Côte d’Ivoire, aujourd’hui entraînée par le Français Hervé Renard , n’a plus gagné la CAN depuis cette fameuse finale de 1992. Les Elephants, et Didier Drogba en tête, ont atteint deux fois la finale depuis mais ont été moins heureux lors de la séance de tirs au but, que ce soit en 2006, face à l’Egypte (0-0, 4-2 tab), ou contre la Zambie, quatre ans plus tard (0-0, 8-7 aux tab). Dans le même temps, le Ghana a lui aussi perdu une finale, en 2010, face à l’Egypte (1-0). La dernière victoire du Ghana remonte à 1982. Les "Black Stars" de George Alhassan avaient battu la Libye, une fois de plus aux tirs au but (1-1, 7-6 aux tirs au but), pour décrocher le quatrième titre continental de leur histoire après ceux obtenus en 1963, 1965 et 1978.

Didier ASSOUMOU

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04/02/2015

Voici la lettre qui a fait démissionner Francis Wodié.

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Paris le 20  Novembre 2014 

M. Blaise Pascal LOGBO 
Président du NPR

 
 

                                             A M. Francis WODIE
                                                 Président du Conseil constitutionnel
                                                 De la République de Côte d’ivoire
 
 
 

Objet : Respect de la constitution/ Risque de dérive en cas de manipulation. 
 
 
 

Monsieur le Président, 
 
 
 

La politique comme le souligne Bourdieu n'est pas socialement autonome. Le champ politique désigne un espace de compétition qui a ses propres règles de jeu et ses propres enjeux.
 
C’est pourquoi, au nom du NPR (Nouveau Parti pour le Rassemblement), j’ai l’honneur de vous adresser la présente au moment où les événements politiques en Afrique montrent que les peuples , épris de justice et de liberté, ne peuvent plus s’accommoder aux tripatouillages des constitutions ; encore moins, au non-respect des décisions des conseils constitutionnels qui, pourtant , garantissent aux peuples leurs souverainetés, ainsi que leurs droits et libertés tels que définis dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948, et dans la Charte africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981.
Les récents évènements du Burkina Faso doivent vous alerter, afin de vous rappeler que le non-respect des dispositions constitutionnelles, constitue un danger, qui pourrait compromettre le processus de construction d’un véritable État démocratique en Côte d’ivoire.
C’est à cette fin que nous vous interpellons, s’agissant des échéances futures qui attendent notre pays dans les mois et années à venir. 
 
 Monsieur le Président,
 
 

Nous rappelons que l’institutionnalisation de la Deuxième République de Côte d’ivoire, a été mise en place par l’adoption d’une constitution au mois d’aout 2000, ce, par la loi n°2000-513 du 1er Aout 2000 portant constitution de la Côte d’ivoire. 
 

Cette constitution, fixe les règles inhérentes au fonctionnement régulier de nos institutions, ainsi que le rôle et les pouvoirs des différents organes. 
 
En tant que gardien des institutions, le Conseil constitutionnel veille au respect, ainsi qu’à l’application et à la conformité des différentes règles en vigueur.
Afin de garantir le bon fonctionnement des institutions, le Conseil constitutionnel, comme en matière d’élections parlementaires et de référendum, veille à la régularité de l’élection du Président de la République. 
 Sur ce, en matière d’élections présidentielles, non seulement il exerce des attributions à la fois consultatives et juridictionnelles, mais il statue également sur certaines réclamations concernant des actes préalables à l’élection. 
 Si, à l’origine, son rôle en matière d’élection présidentielle s’avérait modeste, l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, a revêtu à ses attributions une autre ampleur. 
Aujourd’hui, il convient de souligner que le Conseil constitutionnel joue un rôle essentiel dans la plupart des phases de l’élection présidentielle, qu’il s’agisse des opérations préliminaires, du déroulement des opérations ou de la proclamation des résultats. 
 En effet, il vérifie si le cautionnement a été versé, s’assure du consentement des candidats, et veille surtout si les conditions de présentation sont réunies et arrête la liste définitive des candidats. 
 Il intervient avant la tenue du scrutin. Il se rapporte au point de savoir si le candidat dont le dossier est parvenu au Conseil constitutionnel remplit les conditions prescrites par la Constitution et le code électoral, pour faire valablement acte de candidature.
 
Les conditions de forme satisfaites, le Conseil constitutionnel statue au fond et déclare les candidats éligibles ou constate leur inéligibilité. Après quoi, le Conseil constitutionnel arrête et publie la liste définitive des candidats.
 Il obéit à une procédure complexe : les candidatures, transmises par les soins de la Commission électorale indépendante au Conseil constitutionnel, celui-ci les publie sans délai ; puis, il reçoit, « dans les soixante-douze heures suivant la publication des candidatures » les réclamations et observations des candidats ou des formations politiques. 
Comme vous pourriez le constater, les institutions sont sur le plan politique un ensemble de contraintes et de ressources. En effet, quelles qu’elles soient, leur force ne réside pas seulement dans leur existence, mais dans la façon dont elles sont respectées et mises en œuvre.
Dans notre pays, l’avènement de la nouvelle Constitution, adoptée le 23 juillet 2000, et entrée en vigueur le 1er aout 2000, l’article 35 fixe les règles et conditions pour briguer la magistrature suprême et conduire la destinée du pays : c’est-à-dire pour être Président. 
 
 En effet, cet article dispose que « le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois. Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus. Il doit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d'Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective ».
 

Cependant, suite à la crise politique sans précèdent qu’a connue notre pays , crise née d’un coup d’État manqué le 19 septembre 2002, un arrangement politique faisant suite aux accords de Pretoria du 6 avril 2005, avait permis au Président Laurent Gbagbo de faire usage de l’article 48 de la constitution afin de permettre à tous ceux qui le désiraient de se présenter à titre exceptionnel. Cet article , dans sa rédaction , dispose que « lorsque les Institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l'Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel ». 
 En effet, il n’était plus question d’être frappé par la limite d’âge, ni d’être naturalisé ….mais tous ceux qui le désiraient pouvaient faire acte de candidature, « à titre exceptionnel ». 
Aujourd’hui, après cette période d’exception, le fonctionnement régulier de nos institutions doit passer par le strict respect des dispositions constitutionnelles en vigueur, dans le souci d’éviter toute éventuelle crise qui mettrait en péril le devenir de notre État, et donner une légitimité certaine à tous ceux qui brigueraient le mandat présidentiel. 
En votre qualité de gardien de la Constitution, vous avez l’obligation de veiller à un contrôle strict de conformité s’agissant des règles applicables, pour l’élection présidentielle.
 

Nous vous rappelons que le contrôle de l’élection présidentielle relève, aux termes de l’article 94 de la Constitution, du Conseil constitutionnel, en ses deux branches que sont le contentieux de l’éligibilité et le contrôle de l’élection. 
 
 C’est pourquoi, par ces motifs : 
 
 Au regard de ce qui précède. 
 

Vu la loi n°2000-513 du 1er Aout 2000 portant constitution de la Côte d’ivoire. 
Vu le Titre III de la constitution ivoirienne du 1er aout 2000 consacré au Président de la République.
Vu l’article 35 de la constitution ivoirienne du 1er aout 2000.
Vu l’alinéa 2 de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er aout 2000 qui dispose que « le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus ».
Vu l’alinéa 3 de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er aout 2000 qui dispose que « le candidat à l’élection présidentielledoit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine ».
Vu l’alinéa 5 de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er aout 2000 qui dispose que « le candidat à l’élection présidentiellene doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité »
 Vu les risques d’implosion qui nous guettent en cas de violation de la constitution.
Vu les récents événements du 27 octobre 2014 au Burkina-Faso. 
 
Considérant que toute modification inopportune de la constitution pourrait conduire à un péril hasardeux, sources de désordres et d’instabilité. 
 Considérant les risques auxquels nous expose une éventuelle modification de la constitution, dans un État, où les effets dévastateurs de la crise sont toujours perceptibles.
 
Vu l’article 88 de la Constitution ivoirienne qui dispose que « le Conseil constitutionnel est juge de la constitutionnalité des lois. Il est l'organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics ».
 Vu l’article 90 de la Constitution ivoirienne par lequel vous vous êtes engagé « à bien et fidèlement remplir votre fonction, à l'exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de vos fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines politique, économique ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence du Conseil constitutionnel ».
 

Le NPR, par ma voix a décidé de :
 

S’opposer à toute modification de la Constitution ivoirienne du 1er Aout 2000.
 
 Vous demande debien vouloir 
 
 
 
 

Veiller au respect scrupuleux et à la stricte application de la Constitution.
Contrôler les opérations préliminaires liées à l’élection présidentielle.
 Contrôler l’éligibilité de tous les candidats.
Veiller au bon déroulement des élections.
 Veiller à la régularité de l’élection présidentielle. 
 
 

Sur ce : 
 
 

Décide de Vous tenir pour responsable de tous les troubles éventuels, en cas de manipulation de notre norme fondamentale.
 
Dans l’espoir que vous vous engagiez à suivre la voix du peuple, inscrite dans notre norme fondamentale, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
 

M. Blaise Pascal LOGBO Président du NPR

 

 

06:45 Écrit par BEN2013 dans Actualités, Constitution | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

03/02/2015

Mamadou Koné remplace Francis Wodié à la tête du Conseil Constitutionnel (Communiqué) Publié le mardi 3 fevrier 2015 | Présidence

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Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, a procédé ce mardi 03 février 2015, à la nomination de Monsieur Mamadou KONE, Magistrat hors hiérarchie, Groupe A échelon unique, précédemment Président de la Cour Suprême, en qualité de Président du Conseil Constitutionnel.

Cette nomination est consécutive à la démission du Professeur Francis Vangah Romain WODIE de la Présidence de cette Institution.

Le Président de la République adresse ses remerciements au Professeur Francis Vangah Romain WODIE, pour son action à la tête du Conseil Constitutionnel.

Le Président de la République a également procédé à la nomination de Monsieur René François APHING-KOUASSI, Magistrat hors hiérarchie, Groupe A échelon unique, précédemment Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, en qualité de Président de la Cour Suprême, en remplacement de Monsieur Mamadou KONE.



Fait à Abidjan, le 03 février 2015


Le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République


Amadou Gon COULIBALY