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11/11/2013

C’est à l’onu de libérer L.Gbagbo et la Côte d’Ivoire! par Boga Sako Gervais

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Devant l’imbroglio juridico-politique auquel la Cour pénale internationale (CPI) nous donne d’assister depuis deux ans, il est de notre devoir, d’une part, de rafraichir les mémoires de nos compatriotes Ivoiriens et Africains et d’en appeler à la lucidité et au réalisme de tous : le dossier Laurent Gbagbo est plutôt politique que judiciaire !

 

Et d’autre part, il nous faut mettre le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (c’est-à-dire, toute la Communauté internationale) face à ses responsabilités quant à ce qui pourrait advenir en Côte d’Ivoire, si le Président Laurent Gbagbo continue toujours d’être pris en otage à La Haye.
En cinq points, nos vérités seront synthétisées.
1/ Qui est principalement à l’origine de la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire en fin 2010 ?
C’est bien l’ONU !
Car c’est bien le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire à l’époque des faits, le nommé Yuan J. Choï, agissant en sa qualité de (simple) certificateur de l’élection, qui a créé le bicéphalisme au sommet de l’Etat ivoirien, juste trois jours après la tenue du second tour de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre 2010.
Alors que ses missions de certificateur le contraignaient pourtant à ne jamais se substituer aux institutions de la Côte d’Ivoire, qui demeurait toujours un Etat souverain, malgré la crise, M. Choï a gravement outrepassé ses compétences, en désignant un président autre que celui proclamé vainqueur du scrutin par le Conseil Constitutionnel ivoirien.
Par son fait, l’ONU s’est ainsi rendue principalement responsable du chaos que le pays connaîtra par la suite.
Activement soutenus à l’époque par la France et les Etats-Unis, à travers leurs ambassadeurs respectifs, l’erreur et le mensonge du fonctionnaire de l’ONU ont été vite distillés, telle une vérité absolue, dans tous les réseaux de la Communauté internationale, notamment au G20, à l’UE, à l’UA et au sein de la CEDEAO, grâce à la presse occidentale et à certaines ONG internationales des Droits de l’Homme.
Dès lors, l’usage de « tous les moyens » (dont la force) s’est trouvé justifié, afin de permettre à l’ONU d’imposer sa fausse vérité au Peuple Ivoirien, en dégageant le Président Gbagbo pour installer M. Alassane Ouattara dans le fauteuil présidentiel.
2/ Qui a autorisé les bombardements d’Abidjan de mars 2011 ; principalement de la résidence présidentielle ?
C’est bien l’ONU !
Car c’est bien le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui adopta, le 30 mars 2011, la résolution 1975, qui comprenait les cinq points injonctifs suivants :
- le retrait immédiat de M. Gbagbo de la présidence de la République ;
- l’usage par l’ONUCI de « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protection des civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes » ;
- l’imposition de sanctions ciblées (gels des avoirs et interdiction de voyager) à l’encontre du Président Laurent Gbagbo et de certains de ses proches ;
- la reconnaissance de la CPI pour juger les auteurs de crimes graves en Côte d’Ivoire ;
- la référence explicite à « la responsabilité de protéger ».
Sur la base de cette fameuse résolution, l’armée française de la Licorne et les Casques bleus se sont rendus responsables de l’extermination de plusieurs centaines de jeunes patriotes, qualifiés de miliciens pro-Gbagbo, des civils non armés pourtant, mais qui ont commis le crime de soutenir le verdict du Conseil Constitutionnel de leur pays.
Et toujours sur la base de cette résolution, le Président de la République Laurent Gbagbo fut arrêté le lundi 11 avril 2011 aux environs de 11H Gmt.
3/ Qui a ordonné le transfèrement du Président Laurent Gbagbo devant la CPI ?
C’est bien l’ONU ! (Avec la complicité explicite de M. Ouattara !)
Car c’était l’une des injonctions du Conseil de Sécurité dans la résolution 1975. En effet, aux termes du Statut de Rome instituant la CPI, au même titre que les Etats signataires de ce texte ou du procureur de la Cour, le Conseil de Sécurité de l’ONU peut ordonner ou suspendre des poursuites contre des personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes contre l’humanité.
C’est là la preuve essentielle et irréfutable de la politisation intrinsèque qui caractérise la CPI !
Car, on peut aisément comprendre qu’avec leur droit de véto, des Etats parmi les puissants du monde peuvent décider du sort de certaines personnalités et des pays qui oseraient les défier ou s’opposer à leurs intérêts.
4/ Qui est donc le commanditaire de la prise d’otage du Président Gbagbo à La Haye ?
C’est bien l’ONU ! (En concurrence avec la France sarkozienne !)
En effet, s’étant autorisée à désigner un Président de la République pour les Ivoiriens, en lieu et place du Conseil Constitutionnel ivoirien, l’ONU et la France se sont cru obligées de protéger le nouveau pouvoir d’Abidjan.
Pour permettre donc à leur « poulain » d’exercer le mandat qui venait de lui être offert, l’ONU et la France se sont servi de la CPI pour tenir loin de son pays, le « populiste » et très populaire en Côte d’Ivoire, mais aussi célèbre en Afrique et dans le monde, Monsieur Laurent Gbagbo.
Ainsi, en toute violation du principe sacro-saint de la présomption d’innocence, et alors que les preuves sont insuffisantes, voire inexistantes, pour ouvrir un procès contre lui, M. Gbagbo demeure l’otage de l’ONU à la CPI !
Heureusement qu’il y a encore des Juges au sein de la CPI qui refusent de cautionner cette supercherie mondiale et qui militent pour la libération de l’otage !
5/ Qui devra donc assumer les conséquences éventuelles en Côte d’Ivoire consécutives à la non-libération de M. Laurent Gbagbo ?
Ce serait bien l’ONU !
Toute la Communauté internationale doit bien se rendre compte du dépérissement inquiétant de la vie sociopolitique ivoirienne, depuis que le Président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye. En voici le résumé de la réalité du pays.
- La réconciliation nationale est paralysée ; voire morte ! Et le pire pourrait advenir à tout instant…
- La justice n’est que celle des vainqueurs sur les vaincus ; avec des milliers de familles de victimes de tous bords politiques qui crient justice !
- Les Droits de l’Homme continuent d’être violés au quotidien par les FRCI et « dozos », plus gravement aujourd’hui qu’hier et en toute impunité : ce fut le cas dans le drame du camp des réfugiés de Nahibly, en juillet 2012 ; c’est actuellement le cas dans la région d’Agboville, pratiquement en état de siège, sous le couvert de « l’opération Téré ».
- L’Etat de droit et les fondements de la République sont constamment remis en cause dans le pays, avec la dévalorisation, voire la ‘’disparition’’ des FDS, face à des ex-rebelles et à des « dozos » hyper-armés.

 

C’est pour toutes ces raisons que nous exhortons l’ONU et la Communauté internationale à se ressaisir en Côte d’Ivoire pendant qu’il est encore temps ! Il faut se souvenir des graves erreurs commises par le passé, dont le Génocide rwandais de 1994 qui hante toujours nos mémoires, afin d’éviter le pire à la Côte d’Ivoire.
Ce qui signifie simplement de libérer l’otage Laurent Gbagbo et d’exiger du régime d’Abidjan, la libération immédiate de tous les prisonniers, ainsi que le retour facilité et sécurisé de tous les exilés.
Car, aussi longtemps qu’il sera maintenu otage de l’ONU à la CPI, le Président Laurent Gbagbo continuera de conditionner la Paix et la Réconciliation en Côte d’Ivoire, et d’inspirer ou de mobiliser des milliers et des milliers d’Ivoiriens et d’Africains à travers le monde !

 

Fait à Rome, le 9 novembre 2013

 

Dr BOGA Sako Gervais

 

 

 

 

 

08:26 Écrit par BEN2013 dans CPI, ONU/CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Lazare Koffi Koffi: GBAGBO NE DOIT ETRE NI ABANDONNE NI OUBLIE A LA HAYE Par voixdelafrique dans Accueil le 11 Novembre 2013 à 07:28

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Quiconque a bien suivi le parcours de Gbagbo et partagé ses rêves aura compris que cet homme a été donné d’abord à la Côte d’Ivoire sa patrie, pour expérimenter la démocratie et contredire tous les racistes du monde qui pensent et écrivent que cette forme de gouvernement n’est pas faite pour les Africains. Non seulement il n’a pas mis du temps pour l’incruster dans les habitudes des Ivoiriens, mais il l’a humanisée.

Avec Gbagbo, nous sommes loin du type de démocratie qui a cours en Occident, où les tueurs, les gens de mauvaises moralité, éliminent leurs concurrents par des pratiques peu honorables pour parvenir au pouvoir.

Avec Gbagbo, on découvre avec horreur que chez les Blancs, la démocratie est une démocratie de la mort dans laquelle les puissants impriment leur ordre au monde par les canons et les obus. Parce qu’ils sont toujours à court d’arguments dans les discussions entre humains. Gbagbo a bien démontré qu’en tant qu’Africain, on peut gouverner avec ses adversaires politiques pour consolider la nation.
Il a été aussi donné à l’Afrique. Il s’inscrit dans le sillage des grands leaders africains comme le Congolais Patrice Lumumba, le Ghanéen Francis Kwamé Nkrumah et le Burkinabé Thomas Sankara qui ont compris très tôt que l’avenir du continent noir se trouve dans son unité. Aussi, tous les fervents panafricanistes actuels ont-ils pu rêver avec Gbagbo, de voir au niveau continental ou simplement régional, les chefs d'Etat mettre leur effort en commun pour développer le transport aérien, trouver une nouvelle monnaie non plus indexée sur celles des anciens colonisateurs mais gérée par les Africains eux-mêmes de façon autonome et dans leur seul intérêt, chercher un marché commun pour le commerce du café et du cacao africains, exploiter ensemble et partager les ventes de certaines matières premières et des sources d’énergie stratégiques comme le pétrole et l’uranium.

Ardent défenseur de la souveraineté des Etats africains, Gbagbo est l’un des premiers chefs d’Etat africains à réclamer la réforme de l’Onu pour permettre aux Etats non détenteurs de l’arme atomique, de jouir du respect dû aux nations. 
A cause de ce combat-là en faveur de son peuple et de sa race, Gbagbo a accepté de prendre des coups. Sa vie est faite d’emprisonnements, d’humiliations, de suspensions de salaires, de privations, de frustrations quasi quotidiennes, d’insultes publiques, de calomnies, de séparations douloureuses d’avec sa famille, d’exil.

C’est à cause de ce combat-là aussi que, comme Béhanzin le Dahoméen, Samory Touré le Manding, Kakou Aka le Nzima, Kadjo Amangoua l’Abouré, etc. qui, présentés tous comme des sanguinaires (aujourd’hui on parle de dictateurs), connurent la déportation en réalité pour s’être dressés contre l’envahisseur Blanc, lui également a été combattu et déporté à La Haye pour les mêmes raisons. Du temps de ses illustres prédécesseurs, où les Africains ne connaissaient pas le monde hors d’Afrique, aujourd’hui nous sommes informés des enjeux qui se trament contre l’Afrique et le peuple africain. Gbagbo ne peut donc pas être abandonné ni oublié, et ne doit pas être un instrument aux mains des impérialistes de notre temps.

Il ne doit pas connaitre le sort qui a été réservé à Patrice Lumumba, Samora Machel, Thomas Sankara et bien d’autres illustres combattants pour une Afrique libre et responsable de son destin. Tous, Ivoiriens et Africains, nous tous qui avons bien compris les véritables enjeux des rapports entre les Blancs et nous, nous devons nous mobiliser, et par des manifestations permanentes, nous mettre en mouvement pour obtenir sa libération ici et maintenant. 


08:17 Écrit par BEN2013 dans Contribution, CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

10/11/2013

CPI-Côte d’Ivoire: Gbagbo en liberté conditionnelle dans un pays européen ? Mis en ligne par Connectionivoirienne.net

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Dans quelques jours, va reprendre la rhétorique de l’examen de mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo. Les fameux 120 jours donneront lieu à une décision des juges de la Chambre préliminaire, le 11 novembre prochain. Alors que les décisions concernant l’audience du 9 octobre et l’appel du bureau du procureur contre l’ajournement de l’audience de confirmation des charges tardent à tomber, on se demande bien ce qui pourra changer l’avis déjà émis à plusieurs reprises par les juges contre la mise en liberté même assortie des conditions du président Laurent Gbagbo ?

On le sait les deux moyens d’appel ou arguments solides à ce stade de la procédure et pouvant permettre une libération provisoire, à savoir l’état de santé du détenu et le pays hôte ont longuement été contestés par le bureau du procureur et la chambre préliminaire.

Cette dernière n’aurait toujours pas été convaincue de la sincérité du président Laurent Gbagbo, arguant que celui-ci s’évaderait dans la nature s’il est en liberté. « Il a beaucoup de soutiens à travers le monde. Ses partisans ont des moyens financiers. Le président Gbagbo veut revenir au pouvoir. S’il est libéré il se vengera ect… » Voilà ce qui trotte dans la tête des juges de la CPI appuyés par le régime de Ouattara. Face donc à ce mur, il serait utile d’être le plus convaincant possible et rassurer tout le monde sur, non seulement la moralité de l’Homme Gbagbo mais aussi sa vision pour la Côte d’Ivoire. On le sait et Laurent Gbagbo lui-même l’a dit aux premières heures de son kidnapping au Golf hôtel : « La phase de belligérance est terminée. Il est maintenant l’heure de passer au règlement civil et polique de la crise » avait-il confessé. Mieux, tout le monde y compris les plus radicaux du pouvoir actuel, la maxime « Asseyons-nous et discutons » est bien de Laurent Gbagbo. Lors de son audience de confirmation des charges en février dernier, il n’a pas hésité à faire relire tous ses écrits et publications sur la démocratie. Voilà des gages qui pourraient interpeller les juges de la Cour. Une cour qui a un rôle répressif mais aussi moral. Lutter contre l’impunité mais aussi garantir un climat de paix dans le pays. La cour elle-même le sait. Cela figure sur les petites fiches au Quai d’Orsay à Paris, il faut libérer le président Laurent Gbagbo pour qu’il y ait une vraie paix en Côte d’ivoire. Et comme aime à le dire, Gervais Coulibaly, ex porte parole de Gbagbo et actuel artisan de la réconciliation en Côte d’ivoire, si tel que la CEI et la communauté internationale attribuent 46% des voix à Laurent Gbagbo aux sorties des élections de novembre 2010, alors que faire de cette presque moitié de la population ivoirienne ? Devrait-on les ignorer dans le pays et aspirer à une bonne gouvernance ?

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La CPI doit aider à la cohésion sociale en Côte d’ivoire comme elle tente de le faire au Kenya. La France et ses alliés ivoiriens doivent y croire ! Car et c’est le sentiment de plusieurs observateurs de la scène politique ivoirienne, il suffit que le président Laurent Gbagbo recouvre la liberté, qu’on n’ait pas le sentiment qu’il est enfermé, pour que tous ses partisans fassent profil bas. Car en Afrique, l’on ne supporte pas l’enfermement d’un Chef.

Enfin, si la Cour pénale internationale hésite à prononcer un non-lieu dans l’affaire Laurent Gbagbo ou encore à le mettre en liberté provisoire dans un pays africain, alors pourquoi ne pas opter pour un pays Européen ? Pour vu que le Chef soit libre et parle. Car et c’est ce à quoi nous allons assister très bientôt en Côte d’ivoire, sans le mot d’ordre venu clairement et sorti de la bouche de Gbagbo, il sera difficile pour le FPI et ses alliés (partis membres du CPD) d’aller aux élections. Ce que redoute la communauté internationale qui tiendrait fort à ce que tout le monde participe au jeu politique et permettre la fluidité des Affaires en Côte d’Ivoire. « La France commence à être agacée par cette situation de ni paix ni guerre en Côte d’Ivoire » nous a confié une grande oreille de la République française.

Enfin, comment faire comprendre à ces milliers de patriotes, pro-Gbagbo, qui battent le pavé dans les rues de Paris et à la Haye, qu’après les résultats positifs obtenus grâce à la mobilisation, il faudra maintenant rassurer l’opinion internationale et nationale que leur Chef n’est pas un danger pour la paix en Côte d’Ivoire ? Comment transformer le discours guerrier en un discours d’apaisement ? L’exemple du peuple Kenyan devrait servir. Jamais l’on n’a vu de Kenyan roder autour du bâtiment de la CPI quand bien même que leurs deux présidents comparaissent dans la même salle d’audience que Gbagbo. Résultat, Ruto, le vice président Kenyan comparait libre. Quant au président Uhru Kenyatta, son procès vient d’être ajourné. Mieux, l’Union Africaine serait très favorable à leur relaxe. Discours que l’organisation sous régionale ne tient pas à l’encontre de Laurent Gbagbo. A peine si le nom de Gbagbo est évoqué aux assemblées de l’UA et de la CEDEAO.

Si tel que la libération de Laurent Gbagbo est la clé de voute de la réconciliation en Côte d’ivoire alors, chacun doit y travailler sans un agenda caché. La Côte d’Ivoire est belle et prospère. Les Ivoiriens savent se faire pardonner.

Philippe Kouhon/ Diaspo Tv

08:10 Écrit par BEN2013 dans CPI, Réconciliation nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

08/11/2013

Audience de confirmation des charges : Du nouveau dans le dossier Gbagbo à la CPI Les derniers arguments de Me Altit et de Fatou Bensouda Vers la fixation d'un nouveau calendrier

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Le bout du tunnel semble s'éloigner de Laurent Gbagbo, qui séjourne dans les geôles du pénitencier de Scheveningen à La Haye, depuis le 30 novembre 2011.

 L'on s'achemine en effet vers la fixation d'un nouveau calendrier concernant l'affaire '' le Procureur c Laurent Gbagbo '', en son volet portant sur la confirmation ou non des charges retenues contre l'ancien président ivoirien. A la date du 03 juin 2013, la Chambre préliminaire I avait rendu une décision ajournant l'audience de confirmation des charges, au motif que le Procureur n'avait pas apporté suffisamment de preuves pour soutenir ses accusations.

Fatou Bensouda s'était alors vu accorder un délai supplémentaire devant lui permettre de bétonner son dossier à charges contre Laurent Gbagbo. Un calendrier qui courait jusqu'au mois de février 2014 a été adopté pour la communication des éléments de preuve et le dépôt des conclusions des parties.

Ainsi le 15 novembre 2013 constituait la date limite à laquelle le Procureur devait présenter un document modifié de notification des charges, un inventaire modifié des éléments de preuve et la version mise à jour des tableaux présentant l’ensemble des éléments constitutifs des crimes. Ce même 15 novembre 2013 était la date limite pour la défense de présenter d’éventuelles propositions d’expurgation. Le 9 décembre 2013, la défense devait convenir avec le Procureur, d’un lieu et d’une heure pour l’inspection de toute pièce relevant de la règle 78 du Règlement de procédure et de preuve. Le 16 décembre, date limite pour la défense de présenter des

 observations sur les éléments de preuve présentés par le Procureur, communiquer à

 celui-ci les éléments de preuve qu’elle entend présenter, et le cas échéant déposer

 l’inventaire modifié de ses éléments de preuve. Le 24 janvier 2014, date limite pour le Procureur et les victimes pour déposer leurs conclusions finales en réponse à la défense ; et le 07 février 2014, date limite pour la défense de déposer des

conclusions finales en réponse aux observations du Procureur et des victimes. Ce calendrier, que nous avons pu consulter dans un document officiel hier, ne tient plus. En tout cas, plus après que le Procureur Fatou Bensouda, qui a fait partiellement appel de la décision du 03 juin dernier portant ajournement de l'audience de confirmation des charges, a déposé des documents de preuves auprès de la Chambre préliminaire I comme cela lui avait été demandé. « Le Bureau du Procureur avise la Chambre préliminaire I de la divulgation, le 4 novembre 2013, de huit (8) documents contenant des preuves contre le prévenu Laurent Gbagbo (…) Une copie de ce document a été remis à la défense (…) Les éléments de la défense ont été mis à jour avec les fichiers (OCR) de tous les documents divulgués entre le début du mois d'août 2013 et le 3 Octobre 2013 », lit-on dans une note signée de Fatou Bensouda et publiée le mardi 05 novembre dernier sur le site officiel de la Cour pénale internationale (CPI). Un autre document publié sur le même site à la même date, celui-là signé de l'avocat de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit, se veut une réponse à une requête de Bensouda.


Altit d'accord avec Bensouda mais...

 On y apprend en effet avec l'avocat de Laurent Gbagbo, que la Procureure Bensouda sollicite auprès de la Chambre une prorogation du délai de dépôt de son document à charges. « Le 28 octobre 2013, compte tenu du fait que l’appel est toujours pendant, le Procureurdéposait une requête en prorogation de délai pour être autorisé à ne déposer un DCC(document à charges) éventuellement modifié, un inventaire, éventuellement modifié, des éléments de preuve et laversion, éventuellement mise à jour, des tableaux présentant l’ensemble des élémentsconstitutifs des crimes, que deux semaines après que la Chambre d’appel aura rendu sadécision sur l’appel de la décision d’ajournement », lit-on dans la réponse de Me Altit.L'avocat de Gbagbo estime que la demande présentée par le Procureur est acceptable, dans la mesure où il attend une décision de la Chambre d'appel qui pourrait modifié sa ligne de conduite.

« Mais ce qui est vrai pour le Procureur l’est aussi pour la défense : il doit être donné àla défense le temps d’analyser le nouveau DCC du Procureur, sa nouvelle « ligne deraisonnement », de mener les investigations nécessaires pour pouvoir répondre aux allégationsdu Procureur. De cette manière, la défense pourra soumettre à la Chambre tous les élémentsdont la Chambre doit pouvoir disposer afin de se prononcer de façon éclairée. Il en va durespect de l’esprit de la procédure de confirmation des charges, de la validité et de l’équité dela procédure en général », écrit-il. Il rappelle que le 03 juin dernier, les juges avaient souligné « l’état d’impréparation duProcureur et son manque de sérieux dans sa façon de présenter des éléments au soutien de sonargumentation. Il est donc crucial qu’une véritable discussion puisse s’engager portant sur laqualité de la preuve du Procureur, le caractère convaincant ou non des éléments qu’ilprésentera et sur la crédibilité de ses témoins.

A défaut, il n’y aurait pas de véritable débat sur l’inconsistance possible du dossier duProcureur, ce qui aurait des conséquences graves sur la suite de la procédure », fait valoir Me Altit, invitant la Chambre à tirer toutes les conséquences d'un report de la date de dépôt par le Procureur du DDC et à modifier les dates préalablement fixées le 03 juin, puisque celles-ci dépendent de la date de dépôt du document modifier des charges. « (…) mais encoredevrait-elle prendre en considération le fait que les délais prévus le 3 juin 2013 ne sont plusréalistes notamment du fait du nombre considérable de documents transmis par le Procureur àla défense (1822 du 5 juillet 2013 au 5 novembre 2013), ce qui réduit sa capacité d’action.

Or,la défense doit préparer au mieux la suite de l’audience de confirmation des chargesnotamment en analysant avec le plus grand soin la nouvelle argumentation du Procureurexposée dans son DCC modifié et en examinant avec la plus grand rigueur les éléments depreuve présentés au soutien de cette nouvelle argumentation ».

La Défense, selon Me Altit, ne s'oppose donc pas à la requête du Procureur, mais « (…) les délais doivent êtrerevus et les dates fixées par la Chambre préliminaire le 3 juin 2013, décalées. Surtout, ladéfense doit être placée en position de participer activement à la procédure et pour cela doit sevoir accorder le temps nécessaire à une véritable analyse de la situation juridique telle queproposée par le Procureur dans son nouveau DCC et le temps nécessaire à de nouvelles  investigations portant sur les preuves présentées par le Procureur en fonction de sa nouvelleligne de raisonnement adoptée après qu’il aura analysé la décision à intervenir de la Chambred’appel.(…) Ainsi, ne pas accorder à la défense de prorogation de délai empêcherait la défense deprésenter des éléments utiles à sa défense et constituerait une violation du droit du présidentGbagbo à un procès équitable et du principe de l’égalité des armes, tels que rappelés dans denombreux instruments de droit international des droits de l’homme », argumente Me Altit.

 Hamadou ZIAO

Source : L'inter

08:45 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

31/10/2013

Les éclairages de ABEL NAKI

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Voici que dans mon pays personne ne s’adonne à la résistance en formant des kamikazes, chez moi il n’y a pas de terrorisme, personne ne se ceinture le torse avec une bombe pour clamer justice et faire « sa justice ». Nous ne nous rendons pas justice nous même mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de frustrés en Côte d’Ivoire, cela ne veut pas dire que la démocratie fait bon vent en Côte d’Ivoire, cela ne veut pas dire que les arrestations arbitraires n’existent pas dans mon pays, cela ne veut pas dire que nos parents ne se meurent pas. Plus de 700 prisonniers politiques, c’est une réalité chez nous, plusieurs familles sont dépossédées de leurs héritages en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo, le leader incontesté, présumé innocent croupi injustement en prison et cela, le monde entier le sait. Cependant, les partisans du Président Laurent Gbagbo n’ont jamais tenus de réunion secrète pour mobiliser une quelconque révolution par les armes (rébellion) comme veut le faire croire depuis deux ans le régime incertain et provisoire d’Abidjan. Je n’ai jamais assisté à une mobilisation de troupes en vue de préparer une guerre. Mobiliser et marcher de façon pacifique, c’est ce que nous a appris le Président Laurent Gbagbo. Un homme de paix et non un criminel. La vérité est juste là. Les impérialistes honteux refusent aujourd’hui d’avouer leur tord, mais tôt ou tard, ils le feront car la Côte d’Ivoire vraie a besoin de son Chef pour avancer et non d’une marionnette pour régresser et tomber plus bas.

Chers camarades, c’est à vous tous qui avez bravé la guerre depuis 2002 que ceci s’adresse. Aussi à tous ceux qui nous suivent depuis quelques années et qui avez compris ou fini par comprendre le gros deal qui bouscule et alimente l’histoire de notre pays. Il n’est jamais trop tard. Vous ne vous êtes jamais trompé et jamais vous ne vous détournerez de la vérité unique. Vous menez le bon combat et vous êtes du bon coté. Soyez mobiles, mobilisés, éveillés et sereins.

La décision de la chambre d’Appel qui consiste à maintenir le Président Laurent Gbagbo en détention n’a rien à voir avec la décision que prendra la chambre préliminaire I. d’autant plus que la décision de la chambre d’appel concerne l’appel émis par la défense du Président Laurent Gbagbo depuis le 11 juillet dernier. Or le 9 octobre 2013, une audience avait eue lieu, demandant aux deux parties d’informer la cour sur l’existence de nouveaux éléments dans l’affaire pouvant :

1-   Maintenir le Président Laurent Gbagbo en détention (pour le procureur)

2-   Obtenir ne serait-ce qu’une liberté provisoire ou conditionnelle du président Laurent Gbagbo (pour la défense)

Il appartient donc maintenant à la chambre préliminaire I de statuer sur les nouveaux éléments que Maître Atilt a apporté lors de l’audience du 9 octobre 2013, puisque le procureur n’avait apporté aucun élément nouveau lors de cette audience pouvant maintenir le Président Laurent Gbagbo en détention.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le Président Laurent Gbagbo ne sera jamais condamné pour quoi que ce soit car nul n’a de preuve contre lui. Sa libération n’est qu’une question de temps au regard de toutes les audiences précédentes. Nous vaincrons donc avec vous dans ce combat noble que nous avons choisi de mener pour une Afrique digne et souveraine.

Puisse Dieu grandir votre foi en Laurent Gbagbo et en ses idéaux. Œuvrons tous à sa libération.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et l’Afrique !

 

 

La lutte continue !

Source : Le Cri Panafricain

Abel NAKI

 

18:41 Écrit par BEN2013 dans CPI, Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Enquête exclusive: Jeune afrique fait de graves révélations sur l'audience de Gbagbo

Soutenez nous par vos Dons Pour la survie du site Il y a quelques mois encore, cela paraissait impensable. Pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à espérer que l'ancien président sera bientôt autorisé à quitter La Haye. Fût-ce provisoirement...Mais, ses partisans ne sont pas les seuls à l'attendre. Abidjan, l'image fait fantasmer ses partisans. Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), relâché en août après plus de deux années en prison, imagine déjà les scènes de joie qui ne manqueraient pas de saluer la libération de Laurent Gbagbo. Lui-même n'a-t-il pas été accueilli dans 1'allégresse dans son village de Bongouanou, début août ? Ne lui a-t-on pas offert pagnes et moutons pour célébrer son retour ? A Paris, un ancien conseiller politique de Gbagbo promet, avec le même enthousiasme, des mou vements de foule « plus grands que si Didier Drogba ramenait la Coupe du monde en Cote d'Ivoire ». Depuis Accra, où il s'est installé, Justin Koné Katinan, le porte-parole de l'ancien président, assure que, si son men tor était libéré, des centaines de cadres du Fpi rentreraient au pays «puisqu'ils n'auraient plus de raison d'être en exil ». Gbagbo lui-même s'y verrait déjà, si l'on en croit l'un de ses proches: « Il est en train de faire ses valises ! ». Sauf que tous vont sans doute un peu vite en besogne, et que Gbagbo, hôte bien involontaire de la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, depuis le mois de novembre 2011, n'ignore pas que la partie s'annonce serrée. Qu'espèrent donc ses supporteurs ? Que la Cour pénale internationale (Cpi) trébuche, que les juges désavouent la procureure Fatou Bensouda et que les charges soient purement et simplement abandonnées faute d'un dossier d'accusation suffisamment solide. Quelles chances ont- ils de voir leur souhait exaucé ? Quasiment aucune, aurait -on dit il y a quelques mois, tant il paraissait improbable que Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l'humanité lors des violences postélectorales commises entre décembre 2010 et avril 2011 et confié aux bons soins de la Cpi par son successeur, puisse échapper aux rigueurs de la justice internationale. Camouflet. On aurait tort, pourtant, de ne voir là que la preuve d'un optimisme délirant. En juin dernier, les juges ont sommé Fatou Bensouda de revoir son dossier au motif que les éléments apportés lors de la première audience de confirmation des charges, en février 2013, ne les avaient pas convaincus. Pour la procureure, ce fut un camouflet. Pour les pro-Gbagbo, une raison d'espérer. « Nous avons gagné la bataille de la crédibilité, se réjouit l'un des défenseurs de l'ancien président. Ça a été un long travail, mais même les juges trouvent que Fatou Bensouda s'enferme dans une position politique. » Même s'il sous-estime l’opiniâtreté des équipes de la procureure, il attend beaucoup de la prochaine décision de la Cour qui, d'ici au 11 novembre, se prononcera sur les conditions du maintien en détention de Laurent Gbagbo. Habiba Touré, l'un des avocats de la famille Gbagbo, précise que, si l'ancien président devait être libéré en novembre, « ce serait vraisemblablement dans le cadre d'une liberté provisoire, en attendant la nouvelle audience de confirmation des charges prévue en janvier ou en février 2014 ». Laurent Gbagbo pourrait, dans l'intervalle, se rendre dans un pays signataire du traité de Rome, fondateur de la Cpi - et de préférence sur le continent, ajoute Me Touré. Une liste des pays susceptibles d'accueillir l'encombrant suspect a été établie par les avocats de Gbagbo - au premier rang desquels Me Altit - et soumise à la Cour. Mais elle est confi dentielle, et c'est aux juges qu'il appartiendra de prendre une décision. A Abidjan pourtant, les suppositions vont bon train. La Côte d'Ivoire ? Inenvisageable compte tenu des relations entre Gbagbo et les autorités ivoiriennes. L'Ouganda ? Pourquoi pas. Yoweri Museveni a promis à Gbagbo de lui faire bon accueil. Mais, il n'a jamais fait mystère de son aversion pour la Cpi (même si l'Ouganda en est membre), et la Cour exige que les pays d'accueil s'engagent à transférer leur hôte à La Haye chaque fois que celui-ci sera convoqué pour une audience. Pas sûr que Kampala lui inspire cette confiance. L'Afrique du Sud est une autre possibilité- sans doute la plus sérieuse à l'heure actuelle. Selon 1'ancien conseiller de Gbagbo, cité plus haut, des contacts ont été pris avec Pretoria, qui est signataire du traité de Rome. « De nombreux chefs d'Etat africains sont d'accord pour que Gbagbo vienne chez eux, promet un proche de l'ex-président, mais ils ne tiennent pas forcément à ce que cela se sache dès maintenant. » Peut-être ... Mais, on imagine mal un pays géographiquement proche de la Côte d'Ivoire se porter candidat et prendre le risque d’héberger sur son sol un potentiel fauteur de troubles. Comme le Christ. Rien de tout cela ne tempère l'optimisme des plus fervents adeptes de 1'ancien président, dont le nom est invoqué jusque dans ces églises où le Fpi croit pouvoir miser sur une intervention divine. « On invoque le Seigneur parce que notre Gbagbo a été victime d'une machination. Nous sommes sûrs qu'il sera bientôt parmi nous comme le Christ », prédit, exalté, un cadre du parti. En Côte d'Ivoire, certains se prennent même à rêver d'une libération rapide et définitive de leur ancien champion. Est-ce juridiquement possible ? Oui. Fatou Bensouda, que les juges ont renvoyée à sa copie, doit présenter de nouveaux éléments de preuve avant le 15 novembre. En juillet, elle s'est rendue en Côte d'Ivoire pour étoffer son dossier. Mais rien ne dit qu'elle sera cette fois plus convaincante et, à l'issue de la seconde audience de confirmation des charges, en début d'année prochaine, les juges pourraient ordonner la fin de la procédure. A moins qu'un procès, s'il devait finalement avoir lieu, n'aboutisse à un acquittement. Dans les deux cas, Laurent Gbagbo serait libre d'aller où il veut. Enfin presque... Pascal N'guessan a beau affirmer qu'« un Ivoirien ne peut pas être contraint à l'exil et que la logique voudrait que Gbagbo revienne en Cote d'Ivoire », il n' y a pas, à Abidjan, que ses partisans qui 1'attendent. « C'est vrai que ce qui se passe à La Haye préoccupe beaucoup, concède un conseiller du président Ouattara. C'est vrai aussi que, si Gbagbo devait être libéré, nous préférerions qu'il ne revienne pas au pays. Et puis, ici, il y a toujours une procédure pendante devant la justice. » La menace est claire ... et ne tombera certainement pas dans l'oreille d'un sourd. Car l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire ; elle ne les a pas annulées. En août 2011, alors qu'il était en résidence surveillée à Korhogo, Gbagbo avait été inculpé pour crimes économiques après avoir été entendu par Simplice Koffi, à l'époque procureur de la République- et la justice ivoirienne est bien décidée à le lui rappeler si l'envie lui prenait de revenir au pays. Il n'empêche. Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'lvoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. A ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C'est à quatre de ses fidèles qu'il a d'ailleurs confié le suivi du dossier. II y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d'Etat et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques; Gnénema Coulibaly, le ministre de la Justice (c'est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l'a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l'Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l'Etat et font le lien avec le bureau de la procureure. A Paris, les avocats de l'Etat ivoirien que sont Jean- Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter. Bakayoko ne croit pas vraiment en la possibilité d'une libération rapide de Gbagbo, et ses services n'ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d'alerte existe déjà, qui s'appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l'armée, et qui pourrait être activé très rapidement s'il s'avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (Rdr, au pouvoir). Reclus. Conscients de l'enjeu, les proches de l'ancien chef de l'Etat savent qu'ils n'ont pas intérêt à jeter de l'huile sur le feu et jouent la carte de l’'apaisement. « Laurent Gbagbo a déjà relevé deux grands défis dans sa vie : il a apporté le multipartisme et s'est battu pour la souveraineté de son pays, estime Pascal Affi N’guessan. Son dernier défi, c'est la réconciliation nationale. S'il réussit, il n'aura plus rien à prouver. » En attendant, Gbagbo séjourne toujours dans le quartier VIP du centre pénitentiaire de la Cpi. « Quoi qu'on en dise, les circonstances n'ont pas changé, assure-t-on au bureau de la procureure. Nous n'avons pas plus de raisons de le remettre en liberté aujourd'hui qu'hier! » Dans l'entourage de Fatou Bensouda, on se dit confiant, même si l'on reconnaît qu'il est difficile (mais pas impossible) de prouver l'implication directe et personnelle de l'accusé. « Certes, renchérit un membre d'une Ong qui collabore avec la Cpi, ils ont des témoins à l'intérieur du camp Gbagbo. Mais encore faudrait- il être sûr qu'ils viendront témoigner. » Et que ferait Gbagbo s'il était libéré ? « C'est un homme qui aime la foule, répond Albert Bourgi, un ami de trente ans. Il a la politique dans l’âme et je ne le vois pas vivant reclus dans une villa. Il s'ennuierait trop. » Ses proches, pourtant, l'imaginent déjà rejoignant Nady Bamba, sa seconde épouse, qui vit entre les Etats-Unis et Accra avec leur fils de 11 ans, mais rarement aux côtés de l'ancienne Première dame, Simone Gbagbo, toujours détenue à Odienné, dans le nord de la Côte d'Ivoire. Le gouvemement a renoncé à la transférer à La Haye, pas à la faire juger pour crimes économiques. Et si Gbagbo recouvrait la liberté, serait-il le même qu'en 2011? « La prison change les gens, confie Pascal Affi N’guessan. Mais, pas forcément en mal. Elle permet de revisiter son parcours, de dépasser certaines rancœurs et d'aller à l'essentiel. Et puis la vengeance est une voie sans issue qui ne grandit personne. Gbagbo n'est pas dans cette logique-là. Il ne veut pas régler ses comptes, il veut construire et ne fera rien qui puisse diviser les Ivoiriens. » Pour Gbagbo, Affi N’guessan imagine deux options. « Il peut s'installer à Abidjan pour agir en faveur de la réconciliation ou se retirer dans son village de Mama pour écrire ses Mémoires. » Selon Justin Koné Katinan, « qu'il soit candidat ou qu'il aille au village, II dira: « Moi, j'ai pardonné, et je vous demande aussi de pardonner » . Politesses. Pourrait-il à nouveau être candidat ? C'est la question que tout le monde se pose. Affi N’guessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question. Même réponse de la part de Koné Katinan, qui estime toutefois que « Gbagbo, c'est la meilleure chance que le Fpi ait de gagner la présidentielle. Il fait l'unanimité dans [les] rangs ». En tout cas, conclut un de ses fideles, «la politique, il y pense du soir au matin ». A Scheveningen, Gbagbo prend son mal en patience. Ses conditions de détention n'ont plus rien à voir avec celles qu'il a connues à Korhogo: la nourriture est convenable, et la cellule individuelle est bien équipée (un bureau, une télévision et un accès à internet, mais sans possibilité d'envoyer de mails). Ses visiteurs assurent que le prisonnier est serein, que lui qui souffrait d'arthrose, de rhumatismes et de tension artérielle s'est refait une santé, qu'il lit beaucoup et de tout (les journaux, mais aussi Virgile, Platon ou Abobo-la-Guerre, de Leslie Varenne, que lui a apporté un autre de ses amis, le socialiste Guy Labertit), et travaille d'arrache-pied à sa vie d'après. Du fond de sa cellule, il plaiderait aussi pour l'apaisement. Sous le couvert de l'anonymat, ceux qui ont pu le rencontrer affirment qu'il a fait passer sur le terrain des consignes de retenue et en veulent pour preuve la baisse du nombre des attaques dans les régions frontalières avec le Liberia (attaques attribuées aux pro-Gbagbo). Charles Taylor, qui occupait jusqu'à récemment la cellule voisine de l'ancien président ivoirien, n'est plus là pour le distraire. Pendant des mois, le premier, nouvellement converti au judaïsme, et le second, évangélique fervent, ont eu soin d'échanger quelques politesses - souvent brèves, Gbagbo n'ayant, au dire de ses proches, qu'une maîtrise relative de l'anglais... Tout cela a pris fin le 15 octobre quand l'ancien président libérien, condamné en appel pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a été transféré vers la Grande Bretagne, où iI doit purger une peine de cinquante ans de prison. Pas sûr que Laurent Gbagbo y voie une raison d'espérer. source : jeuneafrique

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30/10/2013

De la décision de la cpi: une analyse de Léandre Sahiri Posted on 29 October 2013.

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Comme on le voit, pour maintenir Laurent Gbagbo en prison a La Haye, la CPI a usé d’une part de “raisonnement par l’absurde” et, d’autre part, elle s’est appuyée sur l’”asymétrie des rapports de force”:
a) Le principe du “raisonnement par l’absurde” est le suivant : par exemple, pour démontrer qu’une proposition A est vraie, on suppose que la proposition (non A) est vraie − c’est-à-dire que la proposition A est fausse − et on montre alors que cette hypothèse conduit à une contradiction. Ainsi pour démontrer que Gbagbo doit être maintenu en prison, la CPI a mis en avant, le plus absurdement possible, l’argument selon lequel les raisons utilisées jusque-la pour le maintenir en prison restent valables pour le maintenir en prison.b) L’”asymétrie des rapports de force” établit que, aujourd’hui, comme hier, comme toujours, la suprématie est une affaire de force, une affaire d’armes. L’asymétrie des rapports de force établit qu’on impose l’arbitraire à quelqu’un, non pas parce que l’on est plus fort que lui, non pas parce que l’on est mieux ou supérieur à lui, mais parce que l’on est armé, mais parce que l’on tient le fusil pointé sur lui, et parfois parce que l’on est sans morale. En règle générale, et selon la thèse de l’asymétrie des rapports de force, celui qui tient le fusil est faible physiquement et en position de parasite, puisqu’il se sert de la force et des ressources d’autrui, mais tant qu’il tient le fusil, il reste le maître (Extrait de “Le code noir de Louis XIV”).
Léandre Sahiri

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29/10/2013

Côte d’Ivoire – Gbagbo restera en prison, tous ses moyens d’appel rejetés

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(La Haye 8H29 TU)

Ce mardi 29 octobre 2013 à 09h00 (heure locale de La Haye), la Chambre d’appel de la CPI, a prononcé son jugement d’appel en session publique. Le jugement portait sur l’appel interjeté par la Défense de M. Laurent Gbagbo concernant la décision du 11 juillet 2013 de la Chambre préliminaire I sur le troisième examen de la détention de Laurent Gbagbo en vertu de l’article 60 (3) du Statut de Rome.

Globalement et à chaud, l’appel de Laurent Gbagbo et de ses avocats a été rejeté. Ce qui signifie que Laurent Gbagbo restera en détention.

L’Elément nouveau est que Laurent Gbagbo était cette fois-ci physiquement présent dans la salle d’audience, contrairement a l’audience précédente du 9 octobre dernier.

Comme d’habitude et très souvent le cas, les Juges ne font pas l’unanimité sur cette décision.

La majorité étant déterminante, M. Gbagbo restera en prison, comme cette majorité l’a décidé.

Plus de détails et plus d’infos suivront.

L’arrêt de la Chambre d’appel était retransmis par vidéo en direct sur ​​le site de la CPI aux liens http://www.icc-cpi.int/AVStream/icc4.asx.

L’audience est terminée.

Mis en ligne par Connectionivoirienne.net

11:33 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

CPI / Affaire Laurent Gbagbo : une autre farce de la CPI ?

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Affaire Laurent Gbagbo ou le yo yo de la CPI
Ils seront nombreux tôt ce matin les ivoiriens qui se rueront sur le magazine françafricain, Jeune Afrique qui met à sa UNE de ce lundi 28 octobre  » Et si il sortait ? » Parlant du président Laurent Gbagbo. Dans le même journal, la presse « barbouze » publiera cinq pages sur Laurent Gbagbo, avec un article sur l’interrogatoire par un juge d’instruction de hauts gradés français à propos des évènements de novembre 2004 à Bouaké….
« L’attaque du camp français de Bouaké le 6 novembre 2004 par l’aviation ivoirienne n’aurait pas été commanditée par Laurent Gbagbo » L’information a été donnée par François Soudan, directeur des Rédactions du magazine Jeune Afrique. Il l’a indiqué ce dimanche 27 octobre 2013 sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). A l’en croire, le général Renaud De Malessène, adjoint du général Poncet, commandant de la Licorne à l’époque a déclaré que, « ce n’est pas Gbagbo qui a fait bombarder le camp français ». L’officier français ajoute que « Gbagbo n’a pas voulu tuer de soldat français » et que selon lui, « quelqu’un dans son entourage a pris cette décision sans le lui dire ». Le militaire fait également la révélation suivante : « Je pense qu’il y avait un projet politique, mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo ». Voilà la vente de la semaine de Jeune Afrique. « Moi je sais que tout ce qui touche à Gbagbo fait vendre. Jeune Afrique a compris cela », nous a confié un confrère français, lui-même ancien journaliste à Jeune Afrique. Aussi, pourquoi sortir ce titre alors que l’horizon d’une prochaine libération provisoire de Gbagbo reste encore nuageux ? Après le coup du SMS de la semaine, c’est Jeune Afrique qui est mis à contribution pour terminer le travail de sape et provoquer ainsi la sortie massive de la population dans les rues d’Abidjan, ainsi le monde entier, la CPI en tête pourrait en conclure qu’une libération de Gbagbo pourrait être un danger pour la Côte d’Ivoire.

Que peut-on vraiment attendre de l’audience de demain ?

L’audience de demain mardi 29 octobre 2013 sera le 5eme examen de la décision de mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo détenu à la Cour Pénale Internationale depuis fin 2011. Selon le bureau du procureur de la CPI, Laurent Gbagbo serait responsable, en tant que coauteur indirect de quatre chefs de crime contre l’humanité qui auraient été perpétrés dans le contexte de violences postélectorales survenues en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, à savoir, meurtres, viols, actes de persécution et autres actes inhumains. Le 11 juillet dernier la Chambre préliminaire I avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par la Défense de M. Gbagbo. Une décision qui a été examinée pour la 4e fois, le 9 octobre par cette même chambre. Mais avant, en aout dernier la défense toujours de M. Gbagbo avait fait appel de cette décision du 11 juillet. C’est bien cet appel qui sera dénoué demain par la chambre d’appel, différente de la chambre préliminaire. Il faut aussi noter que toujours concernant cette décision de mise en liberté provisoire, ca sera la 2eme fois que cette même chambre d’appel statue.

Le piège

En principe, il aurait fallu que la Chambre d’appel tranche avant le réexamen de la même décision par la chambre préliminaire. Malheureusement cela fut vicié avec l’audience du 9 octobre dernier qui finira par convaincre la chambre d’appel avant que la chambre préliminaire elle-même ne rende sa décision du 9 octobre. Le débat du 9 octobre ayant démontré qu’il n’existait pas globalement de faits nouveaux en dehors de la libération des pro-Gbagbo en Côte d’Ivoire et la « normalisation » des frontières ivoiro-Ghanéennes et libérienne. Dans le fonds, cela ne constituerait pas de fait juridique ayant un lien avec les faits reprochés à M. Gbagbo. On est donc en droit de dire que demain sera une autre farce de la CPI pour faire perdurer l’affaire Laurent Gbagbo, car quelque soit la décision qui sera prise demain 29 octobre par la chambre d’appel, le procureur peut lui aussi interjeter appel de cette décision. En gros et comme le précise le statut de Rome, il n’est pas défini au préalable la durée ou le temps maximum d’une détention provisoire. La preuve cela fera deux ans que M. Gbagbo est détenu et seuls les juges disposant de ce supra pouvoir décideront s’il ira à un procès ou pas (un autre casse-tête. Affaire Bemba est jugée depuis 89 et n’est pas prête de finir).

Le mano à mano de la CPI.

C’est un secret de polichinelle. Les nombreux supporters du président Laurent Gbagbo vont devoir encore prendre leur mal en patience. Selon plusieurs sources proches du dossier, la libération de son rival politique avant la présidentielle de 2015 serait une utopie. Alassane Ouattara qui n’a toujours pas digéré l’humiliation qu’il aurait subie en Côte d’Ivoire où il a été traité de Burkinabé ou encore de candidat de l’étranger veut rendre son coup. Mieux, libérer M. Gbagbo dans ces conditions où celui-ci continue de drainer du monde à la simple évocation de son nom serait un gros risque et pour lui et pour ses millions d’étrangers convoyés en Côte d’ivoire et qui serviront en 2015 de véritable vivier électoral. Enfin, après avoir lui aussi à son tour humilié le président Gbagbo, Alassane Ouattara réfléchirait actuellement au revers de la médaille. Même avec tous les scénarios tels qu’un Marcoussis bis qui donnerait au FPI le poste de supers ministres voire la primature, Ouattara n’y croit pas. En tout cas au pardon. Dans ces conditions il faut jouer sur toutes les prérogatives offertes par le statut de Rome qui a ce dernier pouvoir de garder le président Gbagbo aussi longtemps que la CPI le voudra. Entre temps, Ouattara sur le terrain se donnera le temps nécessaire de se faire accepter par le peuple, avec des libérations massives et progressives des pro-Gbagbo (politique, militaires, civils…). Selon toujours les grandes oreilles françaises, Ouattara qui veut lui aussi marquer son passage à la tête de l’éléphant d’Afrique s’est fixé comme défi de laisser derrière lui un bilan économique à la mesure de sa formation. Et quand Ouattara parle de l’émergence de la Côte d’Ivoire en 2020, ce ne sont pas des paroles en l’air. Le 23 octobre dernier, l’ex premier ministre Ahoussou Jeannot et le gouverneur du District d’Abidjan, Mambé sont venus spécialement le dire au patronat français lors des 7eme rencontre des PPP (partenariat Public-Privé). Aussi, alors que le dernier verrou pour l’obtention d’une libération provisoire était le cas de son état de santé et le pays devant l’accueillir, il se murmure au-delà des nombreuses annonces vers l’Angola ou l’Ouganda ou encore l’Afrique du sud, que, en ce qui concerne la santé de M. Gbagbo, la CPI disposerait d’infrastructures médicales spécialisées pour garantir la bonne santé du suspect. Quant au pays hôte, « pas question de laisser Gbagbo dans la nature. En prison déjà il fait peur. Et en liberté alors » ironise un confrère français.
Après donc cette autre décision de demain (9h à 10h), il faudra se préparer pour écouter dans les prochains jours la décision de la chambre préliminaire concernant l’audience du 9 octobre dernier et encore s’apprêter à lire le verdict du réexamen périodique qui tombera le 11 novembre…..Sauf coup de théâtre, Laurent Gbagbo pourrait continuer de rester en détention même après 2015. Voilà pourquoi, les patriotes ivoiriens doivent reprendre leur souffle et maintenir la pression de la rue.

Philippe Kouhon/ Diaspo TV
Mail : pkouhon@gmail.com

Source : Le Cri Panafricain

00:25 Écrit par BEN2013 dans CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

28/10/2013

Enquête d’opinion de la CPI en Côte d’Ivoire : 86% des Ivoiriens favorables à la libération de Gbagbo Publié le lundi 28 octobre 2013 | Notre Voie

La Cour pénale internationale (Cpi) prise dans un véritable engrenage dans le dossier ivoirien veut désormais éviter toutes les critiques qui lui sont faites. C’est pourquoi, alors qu’elle s’apprête à rendre sa décision sur la liberté provisoire à accorder ou non au président Laurent Gbagbo, elle vient de dépêcher une équipe d’enquêteurs à Abidjan pour se faire une idée exacte de la situation du pays, et surtout de l’opinion des Ivoiriens sur l’éventualité de la libération du président Laurent Gbagbo. Cette équipe a, de bonnes sources, été épaulée par le bureau local de la Cpi à Abidjan. Et, selon des sources dignes de foi, les conclusions de l’enquête de la Cpi sont sans appel. Ce sont, en effet, 86% des personnes interrogées qui se sont prononcés en faveur de la libération de l’ancien numéro Un ivoirien. Selon les personnes interviewées, le retour du «Woody» de Mama donnerait un coup d’accélérateur certain au processus de réconciliation, sérieusement grippé par la politique hasardeuse du régime Ouattara. Les sondés sont d’autant plus convaincus que la libération du plus célèbre prisonnier du monde ne peut que faire du bien à la Côte d’Ivoire, d’autant plus que nombre d’Ivoiriens sont persuadés que le pouvoir en place ne veut pas poursuivre les criminels de son camp. Selon certains observateurs de la situation ivoirienne, cette enquête et ses résultats sont une preuve supplémentaire que la Cpi est en train de se résoudre à libérer le président Gbagbo. Dans la mesure où les résultats de son propre travail d’investigation sont un cinglant désaveu à la thèse du procureur de la Cpi, Fatou Bensouda, qui a toujours brandi la possibilité d’une déflagration sociale au cas où le président Gbagbo recouvrait la liberté. On sait désormais que tout ceci n’est qu’un mensonge distillé par le régime et ses soutiens pour dissuader les juges de la Cpi qui ont fini par découvrir la supercherie de Ouattara qui veut se servir de la justice internationale pour se débarrasser d’un adversaire politique qu’il redoute au plus haut point. Tant que Sarkozy était au pouvoir et que la machine à mensonges était alimentée depuis l’Elysée, Ouattara était serein. Mais, depuis la défaite de son mentor, la vérité est en train de prendre le dessus. Et le monde entier se rend désormais compte que le président Gbagbo est victime d’un complot international visant à le renverser au profit d’un chef d’Etat plus malléable. Guillaume T. Gbato

07:47 Écrit par BEN2013 dans CPI, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |