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19/01/2014

Lu pour vous sur Facebook... Affaire d'augmentation de salaires des fonctionnaires.

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Fonction Publique / Le ministre Gnamien Konan : ‘‘A partir de fin janvier 2014, les salaires seront revalorisés’’

‘’Administration publique, levier d’une Côte d’Ivoire émergente et attractive’’, tel est le thème de la conférence de presse animée par Gnamien Konan, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, le jeudi 16 janvier 2014 dans la salle de conférence du 20ème étage de l’immeuble Sciam au Plateau. ‘’Suite à l’audit des effectifs de la Fonction publique entamé en août 2011, 3698 faux agents ont été sortis des effectifs en 2012 pour une économie annuelle de plus de 10 milliards de francs, 1848 autres ont vu leur salaire mis sous contrôle aux fins de vérification. Toute chose qui permet de revaloriser les salaires à la fin du mois de janvier 2014’’, a déclaré Gnamien Konan. Cette mesure de revalorisation des salaires, selon le conférencier, prend en compte 35 mille fonctionnaires et agents de l’Etat. Poursuivant, le ministre a révélé que 30 faux bacheliers ont été découverts et 628 personnes sont passées à travers les mailles des filets pour entrer frauduleusement dans les effectifs de la Fonction publique. Puis, il a ajouté que tous ces salaires ont été bloqués mais, pas de poursuites judicaires contre eux. Gnamien Konan a annoncé avec force : « Le ministère dispose aujourd’hui d’une cartographie qui permet désormais, de connaître le nombre exact de fonctionnaires régis par le statut général de la Fonction publique. En fin novembre 2013, ce sont 151 053 fonctionnaires qui sont inscrits au fichier de la Solde, 224 autres en disponibilité, 70 en détachement et 10 029 nouveaux fonctionnaires en attente de prise de service.» Le ministre a aussi, dit que les fonctionnaires seront notés pour parachever le processus de promotion de la catégorie A, grade A4 à grade A7. Pour les postes de directeurs centraux, Gnamien Konan a révélé qu’il fera une proposition au gouvernement pour que tous ces postes soient soumis à un appel à candidature, donc mis sous contrat avec obligation de résultats.

Grille salariale

Sur cette question, Gnamien Konan a dit que le gouvernement a décidé en novembre 2012 de mettre en place une nouvelle grille de la Fonction publique plus juste et plus équitable, tenant compte des contraintes financières de l’Etat, des astreintes réelles de chaque emploi, du mérite du fonctionnaire et du coût de la vie. En raison des statuts particuliers et des primes servies dans certaines administrations, à diplôme et à niveau d’étude égal, les renumérotions varient considérablement d’un agent à un autre. C’est pour mettre un terme à cette injustice, a précisé le ministre, que le Président de la République a décidé qu’une revalorisation générale des salaires en 2014, par le déblocage sur cinq ans des avancements et d’autres mesures complémentaires pour un coût global de 78,9milliards de francs Cfa se fera. La bonification indiciaire décidée en 2013 de 400 et de 150 points prend en compte 15 819 agents que sont les cadres supérieurs et le personnel technique de la santé. 1052 fonctionnaires seront promus du grade A4 au grade A5. Quant à la bonification indiciaire de 150 points et de 100 points, ce sont 3413 ingénieurs et techniciens autres que des informaticiens qui sont concernés par la mesure. Le déblocage des avancements indiciaires prend en compte les 38 680 fonctionnaires non bénéficiaires des mesures citées plus haut. En ce qui est de la revalorisation du Smig de 36 667 à 60 000 FCFA pour les travailleurs du secteur privé, Gnamien Konan dit que les affaires privées se règlent en privé, pour paraphraser le Président français, François Hollande.

Ethique et déontologie

Le ministre a souligné que tous les services rendus par les agents de la Fonction publique sont gratuits parce que les citoyens paient déjà leurs impôts pour bénéficier de ces droits régaliens. Aucun concours d’entrée à la Fonction publique n’est payant, a-t-il martelé. C’est pourquoi, il dit être monté sur son cheval de bataille pour combattre la corruption qui gangrène la Fonction publique. Il veut faire une gestion efficace et rationnelle de ses effectifs. Selon le ministre, il faut que tous les actes administratifs soient livrés avec célérité en 48 heures sans que 5 francs ne soient payés. A ce titre, il dit que le prix du mérite de la meilleure administration doit être encouragé. Pour lui, le laxisme, c’est fini. Il faut travailler avec efficacité comme dans le secteur privé.

ENA

Pour ce qui est de la réforme de l’ENA (Ecole nationale d’Administration), le ministre a révélé qu’il a déjà saisi le gouvernement sur cette question. En outre, il a annoncé l’assainissement des concours d’entrée dans cette école, la réorganisation du régime de la scolarité et de la formation qui y sont dispensées et surtout la restructuration administrative des organes de l’établissement. Seuls les spécialistes aux profils recherchés par l’administration seront recrutés, au moyen d’un processus neutre, automatisé et crédible. Nous avons besoin dans notre administration, les meilleurs des meilleurs dans leurs domaines. Le concours d’entrée à l’ENA avait été suspendu en 2011 pour maîtriser la masse salariale, mais cette année, a précisé le ministre, 300 élèves-fonctionnaires seront recrutés.

Réformes et perspectives

Sur ce chapitre, le ministre a envisagé le ‘’E-Administration’’, ‘’Smart-Administration’’ et ‘’M-Administration’’ qui ne sont autres que l’administration informatisée qui permet à toute personne de consulter son dossier sur le Net sans effectuer de déplacement vers Abidjan. Il y aura des contrôles de présence des fonctionnaires à leur poste et quiconque est absent, il sera immédiatement radié le mois suivant, a prévenu Gnamien Konan. Gnamien Konan souligne : «Je reçois les demandes en ressources humaines de tous les ministres et je lance le concours pour recruter les profils demandés. Et après, j’envoie un fichier au ministre du Budget pour lui dire voilà ceux qui rentrent ou qui sortent de la Fonction publique». Je ne serai jamais complice du faux, a-t-il conclu.

15:53 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

16/01/2014

Côte d’Ivoire : 12% d’augmentation des salaires des fonctionnaires Publié le jeudi 16 janvier 2014 | APA

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Gnamien Konan, le ministre ivoirien de la Fonction publique et de la réforme administrative, a annoncé, jeudi, que le gouvernement a procédé à une « augmentation de 12% des salaires des fonctionnaires » dès la fin de ce mois de janvier.

Gnamien Konan qui était le premier invité pour 2014 des « rendez-vous du gouvernement », plate-forme d’échange entre la presse et les membres du gouvernement ivoirien, pour rendre compte de leurs activités ministérielles, a planché sur le thème « Administration publique, levier d’une Côte d’Ivoire émergente et attractive ».

Pour lui, la mesure de revalorisation générale des salaires en 2014 et de déblocage sur 5 ans des avancements décidée par le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, participe de la levée « progressive des obstacles » pour plus d’équité dans la rémunération des fonctionnaires et agents de l’Etat.

Ces mesures de revalorisations portent, selon le ministre Gnamien, sur la prise en charge à 100% des mesures de revalorisations entérinées par décrets depuis 2007 et concernant 121 382 fonctionnaires ainsi que la bonification indiciaire décidée en 2013, au profit des cadres supérieurs et du personnel technique de la santé dont l’effectif s’élève à 15.819 agents.

« Sont également concernés par ces mesures, la promotion de 1052 fonctionnaires du grade A4 au grade A5, la bonification indiciaire au profit de 3413 ingénieurs et techniciens autres que les informaticiens et le déblocage des avancements indiciaires de 38 680 fonctionnaires », a clarifié M. Gnamien révélant le « coût global de 78,9milliards FCFA » pour ces mesures.

Cependant, « en considérant l’enveloppe de 42,6 milliards FCFA utilisée en 2013 pour le relèvement à 75% du paiement des engagements actés et les 78,9 milliards FCFA inscrits au budget, le gouvernement aura procédé à une augmentation moyenne de plus de 12% des salaires des fonctionnaires » a-t-il précisé.

Le 31 décembre 2013, dans son adresse à la Nation, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara avait annoncé la revalorisation et le déblocage des salaires des fonctionnaires sur un étalement de cinq années, à partir de janvier 2014.
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23:24 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

13/01/2014

Déblocage des salaires Fonctionnaires : la fin de la galère ? Publié le samedi 11 janvier 2014 | Nord-Sud

Dès ce mois de janvier, les salaires des fonctionnaires ivoiriens enregistreront de nouveaux chiffres avec la relance du système de déblocage des avancements.


L’information n’a pas fini de ravir les travailleurs de l’administration publique de Côte d’Ivoire. Le président Alassane Ouattara et son gouvernement ont décidé de leur offrir une bonne dose de motivation. Le mardi 31 décembre, dernier jour de l’année 2013, le chef de l’Etat l’a annoncé, lui-même, à l’occasion de sa traditionnelle adresse à la nation. « Le gouvernement a décidé de la revalorisation des salaires et du déblocage des avancements des fonctionnaires, dès janvier 2014 avec étalage des effets financiers sur cinq ans ». Alassane Ouattara confirmait ainsi ce qui se murmurait. Et avec ces mesures, chaque fonctionnaire devra donc voir son salaire rehaussé régulièrement. Ce qui aura pour conséquence positive, une amélioration de son pouvoir d’achat. La nouvelle est d’autant plus importante qu’elle tombe après la mise en veilleuse du système «automatique» de l’évolution des salaires, depuis 1988. L’information a été chaleureusement saluée par l’ensemble des travailleurs du secteur public. « Ma joie est grande. J’attends cependant que cette décision soit mise en application pour que ma satisfaction soit fondée », a déclaré Désiré K., agent au ministère de l’Emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle. A la question de savoir si c’est la fin de la galère des fonctionnaires, il répond : « c’est vraiment difficile de l’affirmer, car le coût de la vie en Côte d’Ivoire est beaucoup élevé. Les salaires peuvent être effectivement débloqués, mais, cela ne suffit pas. Le gouvernement doit vraiment agir sur les prix des produits de première nécessité. Sinon, notre pouvoir d’achat restera faible ». Léontine Z., en fonction au ministère de la Santé et de la lutte contre le sida, se dit également soulagée par l’annonce. Mais elle ne se leurre pas outre mesure. « Augmenter les salaires ne suffit pas, la vie est trop chère actuellement. Donc, le président doit aussi voir comment les prix des denrées alimentaires peuvent diminuer, parce que nous souffrons », nous expose-t-elle son opinion. Emmanuel Konan, entrepreneur, estime que pour que le fonctionnaire ivoirien profite de l’augmentation régulière de son salaire, d’autres plans doivent être exécutés par les autorités compétentes. Il s’agit, selon lui, de l’assainissement de la vie publique qui combat la corruption dans les Centres hospitaliers universitaires (CHU) et autres lieux où la santé est administrée ; dans l’administration publique générale ; les prix exorbitants du logement ; du transport ; des articles de toutes sortes (produits de grande consommation, matériaux de construction…), etc. Il est «convaincu» que c’est en prenant tous ces aspects en compte que le déblocage et l’augmentation des salaires peuvent contenter les travailleurs de l’Etat. D’autres agents, avec qui nous avons échangé, il y a quelques jours, sont unanimes que « la mesure est salutaire ». Toutefois, comme leurs pairs, « la cherté de la vie peut écourter la fête chez les fonctionnaires ». Le président du Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (Synafeci), Faustin Gré, salue la mesure après deux décennies environ de blocage. «Si le déblocage des salaires des fonctionnaires est effectif, ce sera une très bonne chose pour eux. Cela fait près de vingt ans qu’il n’y a pas eu d’augmentation », se félicite-t-il. Il reste toutefois prudent quant à l’idée que cette opération mettra un terme à la misère des travailleurs du public. « Attendons de voir !», réagit-il. Le ministre du Commerce, de l’artisanat et de la promotion des Pme, Jean-Louis Billon, sur la chaîne de télévision Vox Africa, est assuré que le pouvoir d’achat de l’Ivoirien peut s’améliorer. Il mise sur le nombre d’emplois, d’entreprises… Cependant, il n’omet pas que les prix des produits doivent «emprunter une voie acceptable» pour mieux protéger les finances des travailleurs en général et singulièrement ceux de l’Etat. En tout état de cause, les fonctionnaires ivoiriens ne désespèrent pas, quoiqu’ils attendent un véritable signal du gouvernement, sur le chemin devant conduire leur pays à l’émergence en 2020.


Parfait Tadjau

08:37 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Séraphin Prao, enseignant-économiste : “Le problème des fonctionnaires est loin d’être résolu” Publié le samedi 11 janvier 2014 | Nord-Sud

“L’augmentation et le déblocage des salaires sont des mesures qui ne résolvent pas le problème des fonctionnaires. Cela s’explique par le traitement même des fonctionnaires et agents de l’Etat. Est-ce que le fonctionnaire ivoirien est bien payé ? Est-ce qu’il vit décemment grâce à son seul salaire ? Telles sont les préoccupations qu’il faut aborder sans état d’âme. Car, à la vérité, les travailleurs de l’administration sont mal payés au regard du niveau de vie de la population. En outre, selon le président de la République lui-même, les effets de la hausse et du déblocage des salaires seront étalés sur cinq ans. C’est vrai, et il faut le saluer, que les efforts faits par le gouvernement en prenant cette mesure sont importants. Ce sont 137 milliards FCfa qui seront déboursés pour améliorer le traitement des fonctionnaires. Mais en affirmant que les effets seront étalés sur cinq ans, le chef de l’Etat reconnaît que cette mesure n’est pas immédiate. C’est dire que les fonctionnaires ne doivent pas jubiler trop vite. Enfin, il faut relever que le fonctionnaire vit dans un pays. C’est pourquoi il faut lutter contre la vie chère dans cet Etat. Et pour cause, si le coût de la vie est élevé, les actions initiées pour accroître ses revenus ne serviront à rien. Or, il est de notoriété que la vie est chère en Côte d’Ivoire. Les maisons coûtent cher, l’eau, l’électricité, la nourriture ont des prix exorbitants. Dès lors, l’augmentation faite ne peut contribuer à améliorer le quotidien des salariés du public ».

Propos recueillis par Ahua K.

08:30 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

08/01/2014

Augmentation des salaires des fonctionnaires : Voici les bénéficiaires Publié le mercredi 8 janvier 2014 | Le Democrate

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Le président de la République, Alassane Ouattara a dans son message de vœux le 31 decembre 2013 annoncé l’augmentation effective des salaires des fonctionnaires dès la fin du mois de janvier 2014 et souligné que c’est plus de 137 milliards de FCFA que le gouvernement allait consentir pour cette revalorisation.

Le premier des fonctionnaires ivoiriens, le ministre Gnamien Konan réagissant à cette déclaration a expliqué, selon koaci.com, la faisabilité de la revalorisation qui à l’en croire se fera sur cinq ans et de manière progressive, tout en précisant les bénéficiaires de cette augmentation.

« Au niveau du déblocage, tenant compte des moyens de l’État, cela va se faire sur cinq (5) ans et ce à partir de janvier 2014. Les salaires vont donc être progressivement débloqués. Il y a aussi le reclassement des cadres supérieurs de la fonction publique. Il y a aussi la prise en compte des engagements déjà pris dont l’exécution a été jusque-là partielle. Ils étaient 25% à prendre en compte. Il y a les médecins à qui le Président a promis 400 points et 150 points pour les techniciens de la santé. C’est tout cela qui sera pris en compte. Tous les salaires des fonctionnaires seront donc débloqués. Les travailleurs des EPN (Établissements Publics Nationaux) non régis par le statut de la fonction publique ne sont pas concernés », a précisé le ministre de la fonction publique et des reformes administratives.

Rappelons que les salaires des fonctionnaires ivoiriens n’ont pas connu de déblocage depuis plus d’une vingtaine d’années. Et c’est lors de la célébration du 53è anniversaire de l’’indépendance de la Côte d’Ivoire, en août 2013 que le président de la République avait évoqué cette augmentation des salaires.
Les fonctionnaires attendent donc patiemment la fin du mois de janvier pour voir l’effectivité de cette mesure.

 

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05:57 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

06/11/2013

Fonctionnaires et agents de l’Etat : Pourquoi Ouattara peut augmenter les salaires Publié le mercredi 6 novembre 2013 | Le Patriote

Une nouvelle qui va faire plaisir aux plus sceptiques. « Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire peut augmenter les salaires ». Ces propos ont été tenus hier, par Madani Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale, à Cocody. A l’occasion du point des activités de la Banque mondiale, entre 2007 et 2013 et qui a favorisé des dons de 1000 milliards de FCFA en faveur de la Côte d’Ivoire. Selon Madani Tall, la hausse des salaires des fonctionnaires annoncée par le président Alassane Ouattara, sera bel et bien effective en 2014. « Si le gouvernement n’était pas capable de tenir de telles promesses, il n’aurait pas pris cet engagement. Soyons optimistes », a-t-il conseillé. Pour M. Tall, la Côte d’Ivoire peut augmenter les salaires sans avoir le moindre problème. Car avec l’atteinte de l’initiative des Pays pauvres très endettés (Ppte), le pays dispose désormais d’une marge de ressources pour accroître ses investissements publics. « Il y a deux ans, on demandait de réduire la masse salariale. Mais aujourd’hui, la Côte d’Ivoire peut augmenter les salaires », a-t-il rassuré. En tout cas, à l’en croire, le pays ne consacre plus de gros montants de son budget au paiement de la dette extérieure depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte. Estimant que c’est cette manne financière qui permettra de créer de la richesse, des emplois et soulager surtout les fonctionnaires. Pour le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, ‘‘la Côte d’Ivoire est bien meilleure qu’avant l’obtention du Ppte et aujourd’hui le pays peut augmenter les salaires des fonctionnaires’’. Précisant que cela était impossible par le passé. Il est vrai selon Madani Tall que les populations ivoiriennes ne sentent pas véritablement les effets du Ppte. Cependant, il leur a demandé de faire preuve de patience et d’avoir confiance aux autorités ivoiriennes. Effet selon Tall, durant 15 années, la Côte d’Ivoire n’a pas connu d’investissements à cause des crises sociopolitiques. Il est donc impossible, a-t-il dit, de refaire le retard dans un intervalle de 2 ou 3 ans. L’homme de la Banque mondiale a par ailleurs félicité les autorités ivoiriennes pour la gestion du dossier du ‘‘Doing Business’’ et assuré que la Côte d’Ivoire a ‘‘ le potentiel pour devenir un pays émergent’’. Pourvu qu’elle maintienne le cap et soit plus rigoureuse au niveau de la bonne gouvernance. Mais pour lui, la Côte d’Ivoire est sur la bonne pente. Et de préciser qu’avec une croissance actuelle de 8,13%, la Côte d’Ivoire pourrait afficher, dans peu de temps, une croissance à deux chiffres. Il a rappelé que dès le retour de l’institution en 2008, après quatre années de suspension, la Banque Mondiale a initié une opération ville propre qui a permis de collecter 700 000 tonnes de déchets. Plusieurs autres programmes pour l’éclairage des grandes artères de la ville d’Abidjan, pour l’adduction en eau potable ont été initiés pour accompagner le processus de sortie de crise. Au niveau de l’insertion des jeunes, il a fait savoir que le Projet Emploi Jeune et Développement des Compétences (PEJEDEC), a été élaboré pour créer les conditions d’insertion des jeunes dans le milieu de l’emploi. Il concerne 35 000 jeunes.

Sogona Sidibé