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12/11/2013

Egalité des genres : l’éducation des filles et des femmes au centre des préocupations Publié le lundi 11 novembre 2013 | Le Democrate

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Le vendredi 08 novembre 2013au cours de la 37eme session de la conférence générale de l’Unesco, madame Kandia Camara, Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique a participé à un panel sur :
« Promotion de l’éducation des filles et des femmes pour l’égalité des genres »
Selon la ministre, la problématique de l’égalité des genres constitue le socle du projet de société du Président de la République de Côte d’Ivoire, SEM Alassane OUATTARA dont le Gouvernement a produit un document de politique nationale portant spécifiquement sur l’égalité des chances, l’équité et le genre.
Pour cela, le Ministère de l’Education Nationale a pris des mesures à la fois d’ordre général et d’ordre spécifique qui sont :
• Au titre des mesures générales, sur la période 2011 - 2013 le ministère a entrepris :
L’accroissement de l’offre éducative à travers la construction, la réhabilitation et l’équipement de salles de classe, le recrutement de personnel enseignant,l’intensification de la politique de gratuité de l’école par la distribution de kits scolaires aux 2 860 331 élèves du primaire, l’ouverture de 6000 cantines scolaires pour1 100 000 rationnaires, et l’inscription au CP1 de tous les élèves de 6 ans et plus, y compris ceux n’ayant pas d’extrait d’acte de naissance.
• Au titre des mesures spécifiques, il faut noter de vastes campagnes de sensibilisation pour le retour de tous les enfants et des filles exilés avec leurs parents ; l’intégration du genre dans les curricula ;la révision des manuels scolaires par rapport aux stéréotypes sexistes ;la création de plus de 200 Clubs de Mères d’Elèves Filles (CMEF) pour booster la promotion de la scolarisation de la jeune fille ;la construction de latrines séparées ; l’affectation des femmes enseignantes en zones rurales ;la lutte vigoureuse contre les viols et les grossesses en milieu scolaire.
Selon la ministre, les résultats de ces initiatives sont probants tant au niveau des indicateurs clés de scolarisation qu’au niveau des effets induits.
Concernant les effets induits, les acquis sont notamment :
• L’engagement formel des collectivités territoriales autour de la scolarisation des jeunes filles,
• la valorisation des initiatives communautaires de création et d’ouverture d’écoles.

Au titre de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle :
Il convient de signaler que depuis 2011, le MENET a permis l’ouverture sur l’ensemble du territoire national de 1000 nouveaux centres d’alphabétisation, initié l’alphabétisation fonctionnelle de 6000 femmes, membres de groupements mobilisés autour des cantines scolaires.
Lancé un programme d’alphabétisation sur site.

En ce qui concerne les perspectives :
La Côte d’Ivoire se propose d’intensifier la politique relative au maintien des filles dans le cursus scolaire par des mesures de protection, la mise à disposition de conditions adéquates de vie et de travail et le rapprochement de l’école du lieu de résidence des enfants en général et des filles en particulier.

1) La construction de : lycées d’excellence avec internat; de collèges de jeunes filles à base 4 et de collèges de proximité.

2) La promotion d’initiatives en faveur de la création de centres d’alphabétisation à travers l’offre gratuite de kits d’apprentissage aux promoteurs.

3) La poursuite du projet « une école, une cantine »
Pour madame la ministre, la bonne pratique de promotion de l’éducation des filles et des femmes conduit irrémédiablement à l’égalité entre les genres, garantissant ainsi aux femmes leur autonomisation.

 

 

08:51 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

11/11/2013

Revalorisation salariale dans l’enseignement secondaire public : des syndicats en guerre contre les fausses promesses de l’Etat Publié le lundi 11 novembre 2013 | Notre Voie

La Coordination nationale des ex-enseignants volontaires de Côte d’Ivoire (Cneevci) et la Coordination des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Ces-Ci) viennent d’unir leurs forces pour mieux défendre les intérêts des enseignants du second degré. Précisément pour être efficace pendant les luttes sociales. Ces deux structures ont mis sur pied la Coordination pour le rétablissement des droits et intérêts des enseignants du second degré de la nation ivoirienne. Selon Koffi Innocent, secrétaire général de cette coordination, il s’agit de contraindre le régime Ouattara à payer les arriérés de la bonification indiciaire dus depuis novembre 2009 ; à revaloriser les indemnités de logement des enseignants du secondaire, à instaurer des primes d’encadrement à l’instar des autres personnels des lycées et collèges. « Aujourd’hui, les challenges sont grands et les enseignants attendent beaucoup de nous. Il nous appartient d’être mobilisé, déterminé. Dès la semaine prochaine, des tournées seront organisées pour la remobilisation et la dynamisation de toutes les bases. Aucune structure, malgré sa mobilisation et sa détermination, ne peut résister face à un régime engagé à barrer la route aux syndicats. Le regroupement d’enseignants du second degré issus de syndicats différents permettra de résoudre les problèmes inhérents à la collectivité » a-t-il révélé au cours d’une conférence de presse qu’il a animée récemment à Adjamé. Toujours selon l’interlocuteur, qui est également responsable de la Ces-Ci, la coordination pour le rétablissement des droits et intérêts des enseignants du second degré n’est rien d’autre qu’un syndicat de lutte. « La Ces-Ci s’est jointe aux syndicats membres de l’Isef pour réclamer à l’Etat, le respect de ses engagements pris vis-à-vis des enseignants. Etant dans cette faitière, c’est grâce à notre détermination que l’Isef a pu faire appliquer à la lettre le mot d’ordre d’arrêt de travail dans les lycées et collèges. Qui a abouti à la signature d’un chronogramme de paiement des 50% restants de notre revalorisation salariale » a-t-il indiqué.

Charles Bédé

08:29 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

10/11/2013

“Notre plan triennal prévoit 125 collèges”

L’effeLe_chef_CAB_du_MENET.jpgctif des élèves en  Côte d’Ivoire croît d’année en année. Notamment celui du secondaire. Et les infrastructures scolaires devant les accueillir ne suffisent plus. Pour résorber ce déficit en infrastructures, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique a décidé de construire  des collèges de proximité. Le chef de Cabinet du ministère de l‘Education nationale, Kouyaté Abdoulaye, dans cet entretien, explique l’importance de ces collèges de proximité.

Le Patriote : Trois mois après la rentrée scolaire 2013-2014, qu’est-ce qu’on peut en retenir?

Kouyaté Abdoulaye : Le point qui nous a été fait, c est que l’école a véritablement repris sur toute l’étendue du territoire national. Aussi bien au préscolaire, primaire  qu’au secondaire. Et en ce qui concerne l’inscription en ligne,  tout rentre dans l’ordre. Lorsqu’on faisait le point  des inscriptions, nous étions à plus de 900.000 éleves inscrits sur un effectif de 1,2 million  d’élèves attendus.  Quand on fait le calcul, on se rend compte que nous sommes à plus de 80 % d’inscrits. Alors qu’à cette même période des années précédentes, on n’avait pas encore inscrit 20 %. Ce  qui veut dire que les mesures que nous avons prises pour que la rentrée soit effective sont suivies. Nous en sommes heureux. Nous pouvons au moins espérer que le quantum horaire sera respecté.  Soit 930 heures d’enseignement (31 semaines de cours).  Naturellement, étant donné que c’est une ?uvre humaine, il peut y avoir quelques petits sons discordants.

 

LP : Beaucoup de parents se plaignent des coûts trop élevés des frais d’inscription dans les établissements privés.  Votre commentaire.

K.A : Il y a une convention qui existe entre le ministère de l’Education nationale et les faîtières  du secteur privé de l’Education. Cette convention dit qu’indépendamment des frais d’inscription, des frais complémentaires vont de zéro à 37000 FCFA.  Evidemment, lorsque le ministre Kandia Camara  a rencontré les fondateurs, il était question qu’on harmonise tout cela. Ces faîtières ont même reconnu qu’en leur sein, il y a des sons discordants. Tout le  monde respectait les  clauses de la convention. J’ai eu un entretien avec des faîtières pour qu’elles se conforment à ce qui a été arrêté. C’est-à-dire que les  frais complémentaires n’excèdent pas les 37000 FCFA.  Mais comme l’Etat ne peut  recevoir tous les orientés  et affectés, il est obligé de faire appel au secteur privé de l’Education. Naturellement, ils ont leurs  conditions. Et ils estiment que les frais d’écolage viennent avec quelques retards. D’où les ressources additionnelles qu’ils imposent en vue de gérer les élèves jusqu’à ce que  l’Etat leur verse les frais d’écolage. L’Etat, conscient de cette situation, est en train de faire des efforts pour que les choses se fassent dans les règles de l’art.

 

LP : L’un  des grands soucis de votre département est l’insuffisance des  capacités d’accueil pour absorber le maximum d’éleves.  Y a  t-il  amélioration?

K.A :   Il y a beaucoup d’amélioration. L’année dernière, il y a eu 38 nouveaux  lycées et collèges  construits. Cette année, nous sommes pour le moment  à 31 collèges  créés.  Il faut comprendre que la construction en masse des écoles s’est arrêtée dans un premier temps dans les années 80. Et c’est dans les années 90 que l’actuel président de la république, alors Premier ministre, avait initié les écoles BAD. A cette époque, sur trois ans (1990 à 1993), il y a eu 10 collèges BAD qui ont été construits  et 165 écoles primaires dans ce projet. Mais depuis 1993 jusqu’à ce jour, il n’y pas eu de construction d’écoles. Ce qui signifie qu’il va y avoir un engorgement surtout que la population scolaire augmente d’année en année. Les enfants ne sont pas responsables de cette situation. Pour que tous les enfants soient orientés, la Commission de l’orientation demandait aux enfants d’obtenir souvent (100 à 120 points). C’était trop ! Cela équivalait à 13 ou 14 de moyenne. Alors que pour aller en classe supérieure, il faut 10 de moyenne. Cela fait 85 points. C’est ainsi que  le ministre Kandia Camara a introduit une requête pour que les enfants soient orientés en sixième   avec 10 de moyenne. Soit 85 points. Et comme depuis vingt ans, il n’y a pas eu de construction, naturellement il va y avoir un engorgement. Les enfants ne sont pas responsables encore  moins les parents. Il appartient à l’Etat de construire les établissements. Et c’est ce qui est en cours à travers un plan de construction des écoles.

 

LP : Quel est ce plan ?

K.A : Cette année, il y a 31 collèges qui sont mis à la disposition des élèves. L’année prochaine, nous envisageons la construction de 30 autres établissements. Ces établissements seront construits par le Programme d’urgence présidentiel (Ppu). Sans oublier que les communes, les conseils régionaux  et les communautés peuvent construire des écoles.

 

LP : Combien d’établissements y aura-t-il d’ici 2015 ?

K.A : Pour le Ppu, au niveau du primaire, nous serons à 36.000 classes construites et 99 lycées et collèges sans compter les 12 lycées d’excellence et 06 lycées de Jeunes filles avec Internat et 08 lycées techniques qui seront construits. En tout cas, à l’horizon 2016, nous aurons tous ces établissements. Il y a  eu quelques balbutiements dès le début, ce qui fait que nous étions obligés de revoir notre plan triennal 2014 -2015 -2016.

 

LP : Où en sommes-nous avec les collèges de proximité ?

KA : Les collèges de proximité font couler beaucoup d’encre et de salive. Mais en fait, le problème des collèges de proximité est une innovation majeure. Nous avons constaté que les lycées et collèges sont des lieux d’habitations  des enfants. L’Etat, à  partir des années 80, n’a plus construit d’Internat. Les Internats étaient des palliatifs au problème d’hébergement des enfants.  Mais il n’y a plus d’internat. Avec la population scolaire que nous avons actuellement, il est difficile de construire les Internats dans tous les établissements. Et le palliatif que nous avons trouvé, c’est de faire  en sorte  que les collèges soient plus proches des populations. Ce, dans un premier temps,  pour un meilleur encadrement, parce que les problèmes de tuteurs se posent le plus souvent. Ces Collèges de proximité seront  des établissements de petites tailles à Base 2. C'est-à-dire deux classes de 6ème, deux classes  de 5ème, deux classes de 4ème et 3ème  pour parachever l’enseignement de base  (Ndlr : qui part du préscolaire à la classe de 3ème). Ce sont  les mêmes disciplines qui sont enseignées dans ces collèges. Mais seulement on procède à une petite délocalisation pour que  ces établissements soient plus proches des lieux d’habitations des enfants. Objectif : un meilleur encadrement pour booster la scolarisation de la jeune fille. Aujourd’hui, nous sommes  dans un système égalitaire en matière de scolarisation des enfants. Il y a aussi le fait qu’au niveau de l’Etat, cela résout le problème du déficit d’enseignants. Avec ces collèges, nous avons besoin de 10 enseignants au lieu de 18 dans les  collèges dits ‘’classiques’’.  Cela est supportable pour l’Etat.  Et le troisième élément, c’est la polyvalence. Un Professeur qui enseigne  par exemple l’Anglais doit également enseigner en Français. Cela nous permettra aussi de mieux gérer les ressources humaines. Ce sont les mêmes volumes horaires  (21 heures) d’enseignement qui seront dispensés dans ces  collèges à Base 2.

 

LP : Comment va se faire le recrutement ?

KA : Nous sommes partis sur une base simple. En effet, ceux qui utilisent la polyvalence sont  les enseignants du primaire. Ils enseignent par semaine huit disciplines. Parmi ces enseignants du primaire, certains ont des diplômes universitaires  en Mathématiques, en Histoire-Géographie, en Français, Sciences de la Vie et de la Terre et en Sciences Physiques. Ils ont des Licence, Maîtrise. D’autres, par  rapport à leur ambition personnelle, ont des Diplômes d’études approfondies (Dea).  Non seulement, ils ont la connaissance académique pour faire ce travail mais ils ont l’aptitude pédagogique. Donc ils sont aptes  à faire de la polyvalence. Ce sont eux qui seront prioritairement utilisés pour dispenser les cours  dans ces écoles de proximité. Mais ils seront recrutés par voie de concours. Il ne s’agit pas de recrutement direct.  Après  leur admission à ce concours, ils rentrent à l’Ecole normale supérieure (Ens) où ils auront une formation de deux ans. C'est-à-dire une année de théorie et une année de  stage.  C’est à la suite de ces deux années sanctionnées par un examen de sortie qu’ils seront redéployés  dans ces collèges de proximité. 

 

LP : Les instituteurs sont-ils prioritaires pour ce recrutement?

KA : Les instituteurs titulaires d’un diplôme universitaire peuvent  faire acte de candidature. Mais il suffit d’avoir un diplôme universitaire. Et même si vous n’êtes pas instituteur,  vous pouvez postuler.

 

LP : De combien d’enseignants avez-vous besoin ?

KA : Nous aurons besoin de 1550 enseignants qui dispenseront les cours dans ces collèges de proximité.

 

LP : A quand le démarrage des travaux de construction de ces collèges de proximité ?

KA : En principe, ces collèges de proximité doivent être prêts pour la rentrée scolaire 2014-2015. Les constructions vont commencer à partir de février ou mars 2014. Les zones de construction ont été ciblées. Mais, prioritairement, sept collèges  vont être construits dans les  zones de Boukani, Bondoukou, Touba, Odienné, Korhogo et dans la région de Man à titre expérimental.  Nous allons solliciter les conseils régionaux pour leur contribution et voir dans quelle mesure elles peuvent accompagner le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique (Menet). Le coût  de réalisation d’un  collège  de proximité est estimé à 125 millions FCFA. C’est relativement plus abordable  qu’un collège classique à base 5 ou 6 qui coûte près du milliard FCFA.                                       

Anzoumana Cissé

Source : Le Patriote

     
 

 

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“Notre plan triennal prévoit 125 collèges”

Le_chef_CAB_du_MENET.jpg

L’effectif des élèves en  Côte d’Ivoire croît d’année en année. Notamment celui du secondaire. Et les infrastructures scolaires devant les accueillir ne suffisent plus. Pour résorber ce déficit en infrastructures, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique a décidé de construire  des collèges de proximité. Le chef de Cabinet du ministère de l‘Education nationale, Kouyaté Abdoulaye, dans cet entretien, explique l’importance de ces collèges de proximité.

Le Patriote : Trois mois après la rentrée scolaire 2013-2014, qu’est-ce qu’on peut en retenir?

Kouyaté Abdoulaye : Le point qui nous a été fait, c est que l’école a véritablement repris sur toute l’étendue du territoire national. Aussi bien au préscolaire, primaire  qu’au secondaire. Et en ce qui concerne l’inscription en ligne,  tout rentre dans l’ordre. Lorsqu’on faisait le point  des inscriptions, nous étions à plus de 900.000 éleves inscrits sur un effectif de 1,2 million  d’élèves attendus.  Quand on fait le calcul, on se rend compte que nous sommes à plus de 80 % d’inscrits. Alors qu’à cette même période des années précédentes, on n’avait pas encore inscrit 20 %. Ce  qui veut dire que les mesures que nous avons prises pour que la rentrée soit effective sont suivies. Nous en sommes heureux. Nous pouvons au moins espérer que le quantum horaire sera respecté.  Soit 930 heures d’enseignement (31 semaines de cours).  Naturellement, étant donné que c’est une ?uvre humaine, il peut y avoir quelques petits sons discordants.

 

LP : Beaucoup de parents se plaignent des coûts trop élevés des frais d’inscription dans les établissements privés.  Votre commentaire.

K.A : Il y a une convention qui existe entre le ministère de l’Education nationale et les faîtières  du secteur privé de l’Education. Cette convention dit qu’indépendamment des frais d’inscription, des frais complémentaires vont de zéro à 37000 FCFA.  Evidemment, lorsque le ministre Kandia Camara  a rencontré les fondateurs, il était question qu’on harmonise tout cela. Ces faîtières ont même reconnu qu’en leur sein, il y a des sons discordants. Tout le  monde respectait les  clauses de la convention. J’ai eu un entretien avec des faîtières pour qu’elles se conforment à ce qui a été arrêté. C’est-à-dire que les  frais complémentaires n’excèdent pas les 37000 FCFA.  Mais comme l’Etat ne peut  recevoir tous les orientés  et affectés, il est obligé de faire appel au secteur privé de l’Education. Naturellement, ils ont leurs  conditions. Et ils estiment que les frais d’écolage viennent avec quelques retards. D’où les ressources additionnelles qu’ils imposent en vue de gérer les élèves jusqu’à ce que  l’Etat leur verse les frais d’écolage. L’Etat, conscient de cette situation, est en train de faire des efforts pour que les choses se fassent dans les règles de l’art.

 

LP : L’un  des grands soucis de votre département est l’insuffisance des  capacités d’accueil pour absorber le maximum d’éleves.  Y a  t-il  amélioration?

K.A :   Il y a beaucoup d’amélioration. L’année dernière, il y a eu 38 nouveaux  lycées et collèges  construits. Cette année, nous sommes pour le moment  à 31 collèges  créés.  Il faut comprendre que la construction en masse des écoles s’est arrêtée dans un premier temps dans les années 80. Et c’est dans les années 90 que l’actuel président de la république, alors Premier ministre, avait initié les écoles BAD. A cette époque, sur trois ans (1990 à 1993), il y a eu 10 collèges BAD qui ont été construits  et 165 écoles primaires dans ce projet. Mais depuis 1993 jusqu’à ce jour, il n’y pas eu de construction d’écoles. Ce qui signifie qu’il va y avoir un engorgement surtout que la population scolaire augmente d’année en année. Les enfants ne sont pas responsables de cette situation. Pour que tous les enfants soient orientés, la Commission de l’orientation demandait aux enfants d’obtenir souvent (100 à 120 points). C’était trop ! Cela équivalait à 13 ou 14 de moyenne. Alors que pour aller en classe supérieure, il faut 10 de moyenne. Cela fait 85 points. C’est ainsi que  le ministre Kandia Camara a introduit une requête pour que les enfants soient orientés en sixième   avec 10 de moyenne. Soit 85 points. Et comme depuis vingt ans, il n’y a pas eu de construction, naturellement il va y avoir un engorgement. Les enfants ne sont pas responsables encore  moins les parents. Il appartient à l’Etat de construire les établissements. Et c’est ce qui est en cours à travers un plan de construction des écoles.

 

LP : Quel est ce plan ?

K.A : Cette année, il y a 31 collèges qui sont mis à la disposition des élèves. L’année prochaine, nous envisageons la construction de 30 autres établissements. Ces établissements seront construits par le Programme d’urgence présidentiel (Ppu). Sans oublier que les communes, les conseils régionaux  et les communautés peuvent construire des écoles.

 

LP : Combien d’établissements y aura-t-il d’ici 2015 ?

K.A : Pour le Ppu, au niveau du primaire, nous serons à 36.000 classes construites et 99 lycées et collèges sans compter les 12 lycées d’excellence et 06 lycées de Jeunes filles avec Internat et 08 lycées techniques qui seront construits. En tout cas, à l’horizon 2016, nous aurons tous ces établissements. Il y a  eu quelques balbutiements dès le début, ce qui fait que nous étions obligés de revoir notre plan triennal 2014 -2015 -2016.

 

LP : Où en sommes-nous avec les collèges de proximité ?

KA : Les collèges de proximité font couler beaucoup d’encre et de salive. Mais en fait, le problème des collèges de proximité est une innovation majeure. Nous avons constaté que les lycées et collèges sont des lieux d’habitations  des enfants. L’Etat, à  partir des années 80, n’a plus construit d’Internat. Les Internats étaient des palliatifs au problème d’hébergement des enfants.  Mais il n’y a plus d’internat. Avec la population scolaire que nous avons actuellement, il est difficile de construire les Internats dans tous les établissements. Et le palliatif que nous avons trouvé, c’est de faire  en sorte  que les collèges soient plus proches des populations. Ce, dans un premier temps,  pour un meilleur encadrement, parce que les problèmes de tuteurs se posent le plus souvent. Ces Collèges de proximité seront  des établissements de petites tailles à Base 2. C'est-à-dire deux classes de 6ème, deux classes  de 5ème, deux classes de 4ème et 3ème  pour parachever l’enseignement de base  (Ndlr : qui part du préscolaire à la classe de 3ème). Ce sont  les mêmes disciplines qui sont enseignées dans ces collèges. Mais seulement on procède à une petite délocalisation pour que  ces établissements soient plus proches des lieux d’habitations des enfants. Objectif : un meilleur encadrement pour booster la scolarisation de la jeune fille. Aujourd’hui, nous sommes  dans un système égalitaire en matière de scolarisation des enfants. Il y a aussi le fait qu’au niveau de l’Etat, cela résout le problème du déficit d’enseignants. Avec ces collèges, nous avons besoin de 10 enseignants au lieu de 18 dans les  collèges dits ‘’classiques’’.  Cela est supportable pour l’Etat.  Et le troisième élément, c’est la polyvalence. Un Professeur qui enseigne  par exemple l’Anglais doit également enseigner en Français. Cela nous permettra aussi de mieux gérer les ressources humaines. Ce sont les mêmes volumes horaires  (21 heures) d’enseignement qui seront dispensés dans ces  collèges à Base 2.

 

LP : Comment va se faire le recrutement ?

KA : Nous sommes partis sur une base simple. En effet, ceux qui utilisent la polyvalence sont  les enseignants du primaire. Ils enseignent par semaine huit disciplines. Parmi ces enseignants du primaire, certains ont des diplômes universitaires  en Mathématiques, en Histoire-Géographie, en Français, Sciences de la Vie et de la Terre et en Sciences Physiques. Ils ont des Licence, Maîtrise. D’autres, par  rapport à leur ambition personnelle, ont des Diplômes d’études approfondies (Dea).  Non seulement, ils ont la connaissance académique pour faire ce travail mais ils ont l’aptitude pédagogique. Donc ils sont aptes  à faire de la polyvalence. Ce sont eux qui seront prioritairement utilisés pour dispenser les cours  dans ces écoles de proximité. Mais ils seront recrutés par voie de concours. Il ne s’agit pas de recrutement direct.  Après  leur admission à ce concours, ils rentrent à l’Ecole normale supérieure (Ens) où ils auront une formation de deux ans. C'est-à-dire une année de théorie et une année de  stage.  C’est à la suite de ces deux années sanctionnées par un examen de sortie qu’ils seront redéployés  dans ces collèges de proximité. 

 

LP : Les instituteurs sont-ils prioritaires pour ce recrutement?

KA : Les instituteurs titulaires d’un diplôme universitaire peuvent  faire acte de candidature. Mais il suffit d’avoir un diplôme universitaire. Et même si vous n’êtes pas instituteur,  vous pouvez postuler.

 

LP : De combien d’enseignants avez-vous besoin ?

KA : Nous aurons besoin de 1550 enseignants qui dispenseront les cours dans ces collèges de proximité.

 

LP : A quand le démarrage des travaux de construction de ces collèges de proximité ?

KA : En principe, ces collèges de proximité doivent être prêts pour la rentrée scolaire 2014-2015. Les constructions vont commencer à partir de février ou mars 2014. Les zones de construction ont été ciblées. Mais, prioritairement, sept collèges  vont être construits dans les  zones de Boukani, Bondoukou, Touba, Odienné, Korhogo et dans la région de Man à titre expérimental.  Nous allons solliciter les conseils régionaux pour leur contribution et voir dans quelle mesure elles peuvent accompagner le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique (Menet). Le coût  de réalisation d’un  collège  de proximité est estimé à 125 millions FCFA. C’est relativement plus abordable  qu’un collège classique à base 5 ou 6 qui coûte près du milliard FCFA.                                       

Anzoumana Cissé

 

Source : Le Patriote

     
 

 

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09/11/2013

Enseignement supérieur : rapport de l’atelier sur l’accès des filles aux filières scientifiques Publié le vendredi 8 novembre 2013 | Ministères

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a organisé les 05 et 06 novembre, un atelier sur l’accès des filles aux filières scientifique de l’enseignement supérieur, à l’hôtel IVOTEL du Plateau. Cet atelier qui a été cadre d’échanges et de réflexion, pour analyser et mieux comprendre les facteurs, qui participent à la limitation de l’accès des filles à l’éducation scientifique et technologique, a permis aux participants de faire des recommandations. Ainsi des stratégies et des mesures d’incitation, en vue d’améliorer leur accès et d’accroître leur pourcentage dans ces filières ont été relevées. Nous vous proposons le rapport général de cet atelier RAPPORT GENERAL Introduction La Côte d’voire, consciente de l’importance de la science et de la technique dans le développement a exprimé dans le Plan National de Développement du secteur Education/Formation (1998/2010), sa volonté de réduire toutes les disparités en matière d’éducation. Ce plan prévoit entre autre action, le développement d’une culture scientifique et technologique nationale et la promotion d’un environnement propice à l’accès des filles, à l’enseignement général et à la formation technologique et scientifique. Ainsi, la mise en place de ce plan a permis d’améliorer l’accès des filles à l’école et surtout aux filières scientifiques. Malgré cette volonté, les filles restent minoritaires dans les filières scientifiques de l’Enseignement Supérieur en Côte d’Ivoire. Les scientifiques ivoiriennes, comme la plupart de leurs consœurs du monde entier, ont tendance à se spécialiser dans certains domaines précis : la biologie, l’agriculture, la chimie, la médecine, l’odontostomatologie, la pharmacie et les sciences de la vie qui jouent toutes un rôle fondamental dans les problèmes cruciaux de l’Afrique. Mais là encore, les femmes sont en nombre insuffisant par rapport aux hommes. Tous ces faits nous interpellent et amènent alors à s’interroger sur la faible présence des filles dans le domaine scientifique : Que faire concrètement pour améliorer l’accès des filles aux filières scientifiques et technologiques ? Le présent atelier a permis de définir les actions à réaliser en vue d’accroître l’accès des filles à l’enseignement supérieur, notamment l’accès des filles aux filières scientifiques et technologiques. 1- Cérémonie d’ouverture La cérémonie d’ouverture a eu lieu le mardi 05 novembre 2013 à l’Hôtel IVOTEL d’Abidjan sous la présidence de Madame le Directeur de Cabinet, Représentant le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Deux allocutions ont été prononcées respectivement par Madame la DGES et le Directeur de Cabinet qui ont fait suite à deux conférences introductives. 2- Conférences introductives La première conférence a été prononcé par Professeur Touré Diabaté Tenin sur le thème « Femme et Education scientifique dans l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire : état des lieux et perspectives ». Elle a noté dans son exposé que depuis son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire a toujours consacré à l’éducation une part importante de son budget (allant parfois jusqu’à 43%) et s’est dotée d’un système éducatif à l’origine performant ayant favorisé la scolarisation des enfants et particulièrement des filles. Cependant, une rétrogradation réelle et alarmante ces dernières décennies a éloigné la côte d’ivoire de l’atteinte des OMD en matière d’éducation et compromet les chances de développement rapide du pays. Après avoir fait l’état des lieux de la condition de la femme dans la société ivoirienne, qui est fait souvent de préjugés et de stéréotypes, la conférencière a communiqué sur les défis, enjeux et perspectives qui sont les nôtres, de même que les actions à mener pour accroitre l’accès des filles dans les filières scientifiques et techniques de l’enseignement supérieur. La seconde communication de cet atelier était un Panel animé par Professeur GUEI Koré et Docteur KOUTOU N. Claude sur « Accès des filles aux filières scientifiques : Déterminants socio-psychologiques ». Le premier paneliste a abordé les déterminants psychologiques qui influencent le choix des filles quant aux filières scientifiques, quant au second, il s’est appesanti sur les déterminants sociologiques. Les deux panelistes se sont accordés qu’il y a lieu de remettre en cause les représentations sociales et les stéréotypes qui stigmatisent les filles quant à leur accès aux filières scientifiques et techniques. 3- Travaux en plénière A la suite des différentes communications, quatre axes de réflexion ont retenu l’attention des participants en plénière, ce sont : • Axe de Réflexion 1 : Facteurs déterminants • Axe de réflexion 2 : stratégies et mesures d’incitation • Axe de réflexion 3 : Plan d’action • Axe de réflexion 4 : Politique de suivi-évaluation 4- Résultats des travaux Après plusieurs échanges fructueux, l’atelier a retenu pour l’axe de réflexion 1, les facteurs suivants : a- Les facteurs socio culturels - le poids des traditions - le rôle social généralement dévolu à la fille qui est orienté vers les travaux domestiques pour la préparer à ses tâches et responsabilités de future mère ; - les pressions familiales et sociales qui obligent la jeune fille à revoir ses ambitions à la baisse en matière de formation scientifiques - le faible taux de scolarisation et le non maintien des filles à l’école notamment dans le nord de la Côte d’Ivoire. b- Les facteurs pédagogiques - les ouvrages pédagogiques présentant des stéréotypes et reproduisant des clichés sociaux en attribuant des rôles et tâches peu valorisants aux filles ; - l’attitude négative de certains enseignants des matières scientifiques qui ont tendance à rendre inaccessible aux filles, les matières scientifiques c- Les facteurs économiques - le contexte de pauvreté généralisé où les parents éprouvent des contraintes financières et qui accordent leur préférence dans les études aux garçons au détriment des jeunes filles ; - la division sexuée du travail qui a classifié les métiers entre les filles et les garçons et qui réservent plutôt les opportunités aux garçons pour les formations scientifiques. Les métiers scientifiques et techniques valorisants restent l’apanage des hommes. d- Les facteurs psychologiques - l’ignorance ; il s’agit du profil tracé par la société. Ce carcan pèse sur l’accès des filles aux filières scientifiques - la peur occasionnée par les disciplines scientifiques ; - une représentation négative du scientifique. A la suite de ces déterminants, les participants ont fait des propositions sur les stratégies et mesures d’incitation et dont la teneur suit : 1- Au niveau structurel • au niveau des ministères en charge du secteur éducation/formation o Mettre en place des services pour encadrer les jeunes filles scientifiques o Organiser une journée nationale de la science pour tous les élèves, notamment des jeunes filles au cours de laquelle, les débouchés sont présentés o Promouvoir les lycées scientifiques de jeunes filles, les lycées de jeunes filles et des écoles polytechniques de jeunes filles o redynamiser l’association des femmes scientifiques o Instaurer à travers des textes, des quotas pour les jeunes filles rentrant dans les filières scientifiques o Développer le partenariat public-Privé au niveau des entreprises, de la société civile, la société savante, les collectivités locales et des partenaires pour assurer l’encadrement des jeunes filles scientifiques, jusqu’à leur insertion professionnelle. o Réactiver le mémorandum des collectivités locales et les inviter à construire des lycées scientifiques pour les filles o Mettre en place un réseau rassemblant l’ensemble des personnes préoccupées par les sciences o renforcer les capacités des conseillers d’orientation o Promouvoir la budgétisation sensible vers le genre o Agir sur le coût de manuels scientifique ou à défaut, permettre aux bibliothèques d’en disposer o Réviser les manuels scolaires pour les débarrasser des stéréotypes dévalorisant pour la jeune fille. o Présenter les opportunités en matière d’emploi notamment au niveau des filières scientifiques • au niveau des établissements o Désigner un enseignant responsable à charge de conseiller les filles pour embrasser les filières scientifiques o Initier des clubs scientifiques dans les lycées et collèges o rendre accessible les filières scientifiques à travers des campagnes de sensibilisation ; o 2- Au niveau social o Octroyer des bourses et aides aux jeunes filles pour les inciter à embrasser les filières scientifiques o S’orienter vers les services socio culturels des mairies et conseils régionaux pour les sensibilisations. o Renforcer la sensibilisation et la communication sur les matières scientifiques o Rapprocher les structures de formation scientifique de la population o Sensibiliser les parents d’une part sur leur rôle pour amener la jeune fille à avoir conscience et d’autre leur demander de ne pas influencer le choix des enfants. 3- Au niveau pédagogique o Mettre en place un encadrement de proximité au niveau des jeunes filles dans les lycées et les universités ; o Former les enseignants du Supérieur à la pédagogie pour mieux articuler les apprentissages scientifiques o Inciter les enseignants des filières scientifiques à faire la promotion des dites filières à l’endroit des filles Les participants ont élaboré un programme d’information et de sensibilisation des filles a- la dissémination de la culture scientifique qui se fera via les médias, vecteurs universel de l’information. Il s’agit de : • la pesse écrite : avec « campus info » et la presse national ; • la presse audiovisuelle : par la réalisation de films ; • émissions de créativité pour le domaine des filières scientifiques. Ces émissions permettront de stimuler la curiosité des jeunes filles et leurs familles. Elles véhiculeront l’image sociale des professionnels associés aux filières scientifiques. • et Internet. b- l’animation de conférences par les femmes scientifiques à l’attention des jeunes filles ; c- la création de plages de rencontres et de communication ; d- l’implication d’autres acteurs qui contribuent à motiver les jeunes filles pour les carrières scientifiques à savoir : les professeurs, les organisations et association civile et savantes, les parents d’élèves et les bénévoles, les collectivités locales en vue d’utiliser les radios de proximité et la coalition des femmes leaders. e- l’implication du MESRS, au niveau institutionnel à travers le Salon de l’Enseignement Supérieur de Côte d’Ivoire (SES-CI) et la semaine de la Promotion de la Recherche et de l’innovation (SEPRI) ; f- le développement de la coopération par une communication ouverte et critique au MESRS et tisser les liens forts entre le monde scientifique et les entreprises. De ce qui précède, les experts ont formulé les recommandations suivantes: Recommandations 1- Redynamiser les services chargés du suivi psycho-sociologiques dans les UFR pour appuyer les femmes scientifiques au niveau de toutes les universités ; 2- Faciliter l’accès à des informations exactes et fiables sur les débouchés des filières scientifiques au sein des lycées et des universités ; 3- Réaliser un réseau d’acteurs en vue de l’améliorer la circulation de l’information scientifique. Le volet Plan d’action et la politique de suivi-évaluation seront proposés et rédigés par un groupe d’expert et feront l’objet d’un atelier technique Cérémonie de clôture A l’issue de ses travaux, Madame la DGES a remercié les participants pour leur assiduité et leur concours. Elle a émis le vœu que les recommandations soient mises en œuvre par toutes les parties pour une amélioration des conditions d’accès des filles aux filières scientifiques de l’enseignement supérieur. Fait à Abidjan, le 06 novembre 2013

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06/11/2013

Une amicale sensibilise sur les grossesses en milieu scolaire Publié le lundi 4 novembre 2013 | AIP

Bouaké - L’amicale des femmes inspecteurs de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire a initié, vendredi, à Bouaké, une conférence publique, pour sensibiliser les acteurs du système éducatif sur le phénomène des grossesses en milieu scolaire qui prend de l’ampleur dans le pays.

La conférencière, Mme Kaba Fofana, directrice de l’égalité et de la promotion du genre au ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a fait savoir aux personnels de l’école, aux parents d’élèves, aux partenaires et aux élèves que les grossesses en milieu scolaire sont désormais « un fléau c’est-à-dire, un grand mal en Côte d’Ivoire », qu’il faut combattre.

« Ce serait un handicap au développement auquel nous prétendons », a-t-elle indiqué, recommandant comme solutions, le rappel des responsabilités des parents, l’intensification de la sensibilisation, la réouverture des internats, l’application des lois punissant les harcèlements sexuels dans toute leur rigueur.

« Il y a une chose très capitale dont il faut parler, c’est renforcer la capacité d’autodéfense des filles. Que les filles puissent s’arrêter et dire +non, je ne veux pas+. Parce que ce sont ces valeurs que nos parents nous ont inculquées. Donc, il faut revenir à nos valeurs », a conseillé la présidente de l’amicale des femmes inspecteurs de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire, Fatoumata Coulibaly Silué.

Mme Silué dit avoir initié cette conférence en guise de réponse au cri de cœur de la ministre de l’Education nationale et de l'Enseignement technique, Kandia Camara, qui veut atteindre un objectif de« Zéro grossesse à l’école d’ici trois ans ».

Les participants ont proposé, quant à eux, la construction des collèges de proximité, le retour au système d’internat dans les lycées et collèges, la sensibilisation à travers des supports écrits, l’éducation sexuelle des enfants en famille, l’inscription dans les programmes scolaires du primaire des notions d’éducation sexuelle et la révision des programmes de la télévision nationale.

Les grossesses précoces sont celles qui sont contractées avant 18 ans. Elles ont plusieurs conséquences en milieu scolaire notamment, les infections sexuellement transmissibles, les fistules obstétricales, le VIH/SIDA, le risque d’arrêt des études, la mort ou la stérilité causée par les tentatives d’avortements.

Le phénomène touche tous les cycles d’enseignement, du primaire au supérieur. Une étude menée par les structures du ministère de l’Education nationale révèle 2819 cas de grossesse au cours de l’année scolaire 2011-2012. En 2013, au total 5076 élèves ont contracté une grossesse dont 1137 cas au niveau du primaire, 1832 au premier cycle de l’enseignement secondaire, 2036 cas au second cycle et 71 cas à l’université. La plus jeune fille enceinte a 11 ans et est en classe de CE2.

(AIP)
nbf/kkp/cmas

07:44 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

05/11/2013

Les affectations des instituteurs Adjoints dans les DRENET

Les affectations des Instituteurs Adjoints stagiaires sont disponibles dans les Directions Regionales de l'Education Nationale et de l'Enseignement Techniques sur le Site du Ministère www.education.gouv.ci.

Notre Direction n'a reçu que cinq'(05) stagiaires...

01:20 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

03/11/2013

CAFOP 2014

Achat de la pochette (DMOSS) et visite médicale à l’école de police; (07/10 - 21/12/2013)
Demande d’authentification administrative du BAC sur le site web de la DECO; (16/10/2013 - 08/01/2014)
Dépôt de la demande d’authentification administrative du BAC dans un Bureau de POSTE CI (aucune demande n’est reçue à la DECO);
Etablissement des autres pièces constitutives du dossier de candidature (extrait de naissance, casier judiciaire, certificat de nationalité, copie CNI, 5 photos de même tirage);
Retrait de l’attestation de visite médicale à l’école de police ; (04/11/2013 - 04/01/2014)
Paiement des droits d’inscription (Quittance) dans la Trésorerie de la DECO, les agences BNI ou la Banque du Trésor; (16/10/2013 - 24/01/2014)
Inscription en ligne et impression des différentes fiches sur le site web de la DECO(www.men-deco.org, s’inscrire dans une seule DRENET/DDENET);
Dépôt du dossier complet (sans l’attestation authentifiée) à la DRENET/DDENET d’inscription pour signature; (16/10/2013 - 27/01/2014)
Consultation de la liste des candidats admis à concourir sur le site web men-deco.org et dans la DRENET/DDENET d’inscription au moment opportun.

 

09:59 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

AGENDA CAFOP 2014

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Achat de la pochette (DMOSS) et visite médicale à l’école de police; (07/10 - 21/12/2013)
Demande d’authentification administrative du BAC sur le site web de la DECO; (16/10/2013 - 08/01/2014)
Dépôt de la demande d’authentification administrative du BAC dans un Bureau de POSTE CI (aucune demande n’est reçue à la DECO);
Etablissement des autres pièces constitutives du dossier de candidature (extrait de naissance, casier judiciaire, certificat de nationalité, copie CNI, 5 photos de même tirage);
Retrait de l’attestation de visite médicale à l’école de police ; (04/11/2013 - 04/01/2014)
Paiement des droits d’inscription (Quittance) dans la Trésorerie de la DECO, les agences BNI ou la Banque du Trésor; (16/10/2013 - 24/01/2014)
Inscription en ligne et impression des différentes fiches sur le site web de la DECO(www.men-deco.org, s’inscrire dans une seule DRENET/DDENET);
Dépôt du dossier complet (sans l’attestation authentifiée) à la DRENET/DDENET d’inscription pour signature; (16/10/2013 - 27/01/2014)
Consultation de la liste des candidats admis à concourir sur le site web men-deco.org et dans la DRENET/DDENET d’inscription au moment opportun.

 

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22/10/2013

Financement des Coges : Les collectivités vont contribuer Publié le mardi 22 octobre 2013 | Le Patriote

Seminaire-SNAPS-COGES-Kandia.jpgUne innovation de taille dans le fonctionnement des comités de gestion des établissements scolaires (Coges). Ces organisations qui s’occupent de l’entretien des établissements scolaires pourront désormais compter sur l’appui budgétaire des collectivités territoriales. Notamment les mairies et les conseils régionaux. C’est en tout cas l’une des instructions fermes données par le directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Bamba Cheick Daniel, aux élus locaux. C’était le jeudi 17 octobre, à l’occasion du séminaire organisé par le ministère de l’Education nationale, à travers le service national d’animation, de promotion et de suivi des Coges (Snaps-Coges), à l’endroit justement des élus locaux. « Politique de transfert des compétences : contribution des élus locaux à la gouvernance des Coges », était le thème de ce séminaire qui a duré trois jours. Se félicitant de la justesse du thème, « une invitation pour une collaboration plus étroite des élus locaux et gestionnaires d’écoles », Bamba Cheick Daniel a indiqué que l’école se trouve au cœur du processus de décentralisation, au service du développement local. « Le transfert des compétences et des moyens d’action aux collectivités locales se présente dès lors, comme la clé de voûte de cette approche participative qui requiert une implication effective des élus locaux dans la gestion de leur école », a-t-il expliqué. C’est donc tout naturellement qu’il a instruit les élus locaux à inscrire l’appui des Coges dans leur budget et d’en faire une priorité. Allant plus loin, Kandia camara, ministre de l’Education nationale a fait savoir que « les élus locaux, les maires, les présidents des conseils régionaux et les gouverneurs de district sont le présidents des assemblées générales des Coges ». Le présent séminaire, a-t-elle ajouté, a donc pour objectif de présenter aux gestionnaires des collectivités, les innovations apportées au cadre réglementaire des Coges et définir les stratégies d’opérationnalisation de l’appui des élus locaux aux Coges. Message bien perçu par les élus car l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire et l’Assemblée des régions de Côte d’ivoire ont promis soutenir les Coges.

Dao Maïmouna

19:48 Écrit par BEN2013 dans Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |