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01/09/2014

Le Fpi et la démocratie interne Publié le lundi 1 septembre 2014 | Notre Voie

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« Au Fpi, c’est véritablement la démocratie. Les militants défendent librement leurs opinions au cours des débats ouverts sans courir le risque d’être sanctionnés ». Ces propos tenus par un haut cadre du Rdr au cours d’une conversation que nous avons eue se sont encore vérifiés, le samedi 30 août, lors du comité central ordinaire du Fpi tenu à l’ex-QG de campagne du président Gbagbo.

Sur la question du maintien ou non du parti à la Cei, ceux qui n’étaient pas du même avis que le président du parti, l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, se sont exprimé librement. Quelque fois même en des termes durs. Mais le ciel ne leur est pas tombé sur la tête. Bien au contraire, la table de séance a trouvé ces interventions contraires à l’avis du président Affi comme l’expression de la manifestation de la démocratie interne au parti. Les anciens ministres Lida Kouassi et Abouo N’Dori, qui ont failli en venir aux mains, se sont aussitôt congratulés à la sortie de la salle comme si rien ne s’était passé entre eux. Comme quoi le parti créé par le président Gbagbo a atteint un haut niveau de maturité.

B.S

06:52 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

31/08/2014

la réunion du Comité central du parti de Gbagbo se termine en queue de poisson Publié le dimanche 31 aout 2014 | APA

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Abidjan (Côte d'Ivoire) - La réunion du Comité central du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) qui statuait, samedi, sur l’entrée de ce parti à la Commission électorale indépendante (CEI), a été ‘’suspendue jusqu’à nouvel ordre’’, après plus de six heures de débats, suite à des échauffourées entre partisans et adversaires au maintien du parti de Laurent Gbagbo dans la commission en charge de l'organisation des prochaines élections générales, a constaté, APA, sur place.

Une bagarre rangée entre les deux tendances a, prématurément, mis un terme à la rencontre, suite à une altercation entre les anciens ministres Raymond Abouo N'dori et Moïse Lida Kouassi. L'ambiance électrique qui entourait le contrôle des mandats a atterri dans la salle de réunion où le Président Pascal Affi N'guessan était ‘'interrompu'' à chacune de ses prises de parole.

C'est dans ce climat délétère, selon une source participante, qu'à son tour de parole, Lida Kouassi a interpellé le Président Affi sur le choix de ‘'Alain Dogou, le dernier ministre de la défense de Laurent Gbagbo qui nous a fait perdre la crise post-électorale'' pour représenter le FPI à la CEI.

Pour Abouo N'dori qui interviendra à la suite de Lida Kouassi, ce dernier ‘'premier ministre de la défense de Gbagbo qui n'a pas pu mater la rébellion et qui a protégé Alassane Ouattara, pour nous mettre dans cette fournaise'' est mal fondé pour ‘'critiquer le choix de Dogou Alain''.

Cette réplique de l'ex-ministre de la Construction de Gbagbo a mis le feu aux poudres. ‘'Piqué au vif, Lida Kouassi a bondi sur N'dori qui a eu son salut grâce à la prompte interposition de ses voisins immédiats pour calmer Lida'' explique la source.

Sur les faits et compte tenu des ‘'esprits surchauffés'', le Président Pascal Affi N'guessan a ‘'suspendu'' le débat sur la CEI. Le point relatif au prochain congrès n'a pu ‘'être débattu'' convenablement. Le Comité central termine, ainsi, sa réunion en queue de poisson, avec des positions tranchées de part et d'autre sur le maintien du FPI à la CEI.

HS/ls/APA

06:51 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

29/08/2014

Côte d’Ivoire : le parti de Laurent Gbagbo en Congrès du 11 au 14 décembre prochain Publié le vendredi 29 aout 2014 | APA

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Le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-Chef de l’Etat Laurent Gbagbo sera en congrès du 11 au 14 décembre prochain, a appris APA, vendredi, d’une source proche de cette formation politique.

La décision a été prise, jeudi, selon cette source, au terme d'une réunion du Secrétariat général qui a duré dix heures d'horloge. La tenue de ce congrès s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du groupe de médiation, publiées le 12 août dernier.

L'ancien ministre de l'agriculture puis de la réconciliation sous Laurent Gbagbo, le Pr Sébastien Danon Djédjé a été coopté pour diriger la présidence du comité d'organisation de ce « congrès très attendu par les militants », ajoute la même source.

Les participants à cette réunion, ont par ailleurs, débattu de la présence du FPI à la Commission électorale indépendante (CEI), chargée d'organiser les prochaines élections générales. A ce propos, « le Secrétariat général s'est prononcé en faveur du maintien du représentant désigné par le Président Pascal Affi N'guessan ».

Ces deux sujets seront, samedi, au menu de la réunion du Comité central pour validation. Le FPI a traversé ces derniers temps une crise interne qui semble connaître un dénouement.
LS/hs/APA

20:35 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

19/08/2014

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPI

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Le mercredi 06 août 2014, à l’issue d’un Conseil des Ministres, un décret de grâce présidentielle a été pris par le chef de l'Etat en faveur de 3000 prisonniers représentant environ 25% de la population carcérale ivoirienne.
Il s’agit selon le communiqué du Gouvernement d’une catégorie de condamnés qui pour la plupart, ne présentent pas de dangerosité particulière pour la société, et dont les infractions commises, par exemple du fait de leur état de précarité ou de vulnérabilité, sont jugées mineures. Il s’agit enfin de donner une nouvelle chance de réinsertion à leurs auteurs.
Cette décision ne prend pas en compte la situation des détenus politiques en Côte d’Ivoire, estimés à un peu plus de 500 personnes à ce jour.
Si l’objectif assigné à une telle décision est louable, il s’avère tout aussi impératif de donner une nouvelle chance à la Côte d’Ivoire et l’avenir de la Côte d’Ivoire en mettant définitivement fin aux effets de la crise postélectorale, notamment par la libération de tous les prisonniers politiques.
Pour ces motifs, et dans l’esprit de la politique de réconciliation nationale initiée par le Chef de l’Etat lui-même, à travers la création de la CDVR, nous appelons Monsieur Alassane Ouattara à élargir tous les prisonniers politiques.
Il est nécessaire de bâtir la paix et la stabilité du pays sur la réconciliation nationale et la démocratie. Et pour cela, la responsabilité de Monsieur Alassane Ouattara est totalement engagée en sa qualité de chef de l’Etat de Côte d’Ivoire.
A la faveur du 54e anniversaire de notre Indépendance, des mesures politiques courageuses devraient être prises afin de favoriser la réconciliation entre les Ivoiriens et de créer les conditions de la reconstruction nationale.

Fait à Abidjan le 18 aout 2014
Pour le FPI
Le secrétaire National chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques

07:21 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Voici celle qui doit faire libérer Gbagbo. Portrait signé César Etou de Notre voie

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[...]qui est Marthe Ago-Amon, cette dame qui hérite d’un challenge aussi difficile qu’historique ?
Marthe Ago est, avant tout, une épouse et une mère comme toutes les autres femmes. Elle a vu le jour le 30 juillet 1949 à Agnibilékrou, 300 km d’Abidjan, à l’Est de la Côte d’Ivoire. Elle est mariée et mère de quatre enfants. Là, s’arrête la comparaison avec les femmes ordinaires. Car, Mme Amon est une intellectuelle accomplie, titulaire d’un doctorat de 3ème cycle en Droit des Affaires depuis 1981, enseignante à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody. Elle est férue de politique et de démocratie. Membre du Syndicat national des Enseignants du Supérieur (SYNARES), elle adhère naturellement au Front populaire ivoirien, en 1991, un an après le retour du pays au multipartisme. Elle fait ses classes, avec humilité, au plus bas niveau de l’échelle politique, celui des militants de base, avant d’être remarquée et récompensée, en 1996, avec son entrée au Comité de Contrôle du Fpi. De là, elle ne mettra que trois ans pour entrer au Secrétariat général du parti, auprès de… Laurent Gbagbo lui-même ! Nous sommes en 1999.
Le 24 décembre de cette année, la Côte d’Ivoire connaît son premier coup d’Etat. La nécessité d’une nouvelle constitution ivoirienne devient un passage obligé. Marthe Ago-Amon est présente. Elle est désignée Rapporteur de la Sous-commission « Charte des Libertés et des Droits » dans le cadre de la préparation des textes de la Constitution de la IIème République de Côte d’Ivoire. En octobre 2000, Laurent Gbagbo accède à la magistrature suprême du pays et Marthe Ago est appelée à plusieurs missions : Conseillère technique chargée des Affaires juridiques et institutionnelles au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (février 2000), Chef du projet « Coordination du Programme de Valorisation des Ressources humaines Phase II (PVRH-2) » audit ministère (juin 2000), Secrétaire générale adjointe du Gouvernement (novembre 2000). Elue député en décembre 2000, Marthe Ago-Amon accède aussi au poste de 1ère Vice-présidente du parlement ivoirien, une première en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs son imposante silhouette que l’on verra présider, avec brio, de nombreux travaux parlementaires pendant dix ans, de 2001 à 2011.
Marthe Ago-Amon est très marquée par son militantisme dans les mouvements associatifs chrétiens (Jeunesse estudiantine Catholique ou JEC et Fondation Jésus en Afrique). Elle a laissé des traces aussi dans des organisations féministes (Réseau des Femmes africaines ministres et parlementaires, section de Côte d’Ivoire, REFAMPCI ; Coalition des Femmes leaders de Côte d’Ivoire, C.Fe.L.C.I). Secrétaire générale du Congrès national de Résistance pour de la Démocratie (CNRD) où elle a remplacé Mme Simone Gbagbo (prisonnière politique en otage à Odienné), voilà la collaboratrice du président Bernard Belin Dadié chargée, depuis ce samedi 14 août 2014, de la lutte pour la libération du président Gbagbo, injustement enfermé depuis novembre 2011 à la Haye. Que va faire Marthe Ago-Amon ? « Wait and see », disent les Anglais.


 

07:16 Écrit par BEN2013 dans Le savez vous ?, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

14/08/2014

Communiqué de presse du Front Populaire Ivoirien

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Dans une déclaration publique parue dans la presse le lundi 11 août 2014, Monsieur Koné Katinan, « porte-parole » du Président Laurent Gbagbo, s'est cru obligé de faire une adresse aux militants du FPI et à l’opinion nationale, appelant à une mobilisation contre le président du FPI, Pascal Affi N’guessan, qu’il accuse, notamment :
- De « contrarier les intérêts politiques du président Laurent Gbagbo en ce que « ses actes » impactent négativement son sort ;
- De porter atteinte, par ses options politiques, au « leadership » du Président Laurent Gbagbo au sein du FPI ;
- De contribuer à légitimer le pouvoir ivoirien et "l’action illégale" de la France dans la crise ivoirienne.
Monsieur Koné Katinan dit qu’il agit en vertu d’un « mandat » qui fait de lui « les yeux, les pieds, les bras, les oreilles et surtout la bouche du président Laurent Gbagbo » et lui impose le « devoir » universel de « défendre en tout lieu et en toute circonstance » ses intérêts politiques « sans faiblesse ».
Cette sortie, pour le moins fracassante, appelle quelques remarques sur le « mandat » du porte-parole, la défense des « intérêts » du Président Laurent Gbagbo et les responsabilités historiques du FPI et de son Président face à la crise ivoirienne et au sort du Président Laurent Gbagbo.
1- Du mandat de porte-parole.
Il est bon de rappeler qu’un porte-parole porte exclusivement la parole de son mandant, sans faire transparaître publiquement ses émotions personnelles ; au risque de confondre sa propre personne avec la personnalité dont il porte la parole. En l’occurrence, le Président Laurent Gbagbo n’a donné et ne peut donner à personne un quelconque mandat de censeur public du parti politique dont il est le fondateur.
Au demeurant, Monsieur Koné Katinan n’est pas le premier à exercer les fonctions de porte-parole du Président Laurent Gbagbo. Avant lui, Gervais Koulibaly a eu à exercer cette responsabilité. Le Président Affi N’guesan lui-même a été porte-parole du candidat Laurent Gbagbo à deux reprises, en 2000 et en 2010. A aucun moment ces personnalités n’ont eu la prétention de se substituer au Président Laurent Gbagbo qui, dans la situation où il se trouve aujourd’hui, s’il devait donner un mandat, celui-ci devrait avoir pour objectif de fédérer toutes les énergies et d’engager les actions appropriées pour obtenir sa libération

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08:45 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/06/2014

Comité Central Extraordinaire du FPI: voici les grandes décisions adoptées par le parti de Laurent Gbagbo Publié le dimanche 29 juin 2014 | Partis Politiques

- Sur convocation du Secrétaire Général et Porte-parole du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le Samedi 28 Juin 2014, de 11 H à 14 H, à son siège provisoire, sis à Cocody les Deux Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN. 2- L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (02) points : - l’affaire "le Procureur de la CPI contre le Président Laurent GBAGBO" ; - l’analyse de la situation nationale et les perspectives. 3- A propos de «l’affaire le Procureur de la CPI contre le Président Laurent Gbagbo», le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti relative au point de la procédure et à la décision arrêtée par la Chambre préliminaire 1 de la CPI. 4- Le Comité Central du FPI prend acte de la décision de confirmation des charges retenues contre le Président Laurent GBAGBO. 5- Le Comité central note avec satisfaction les réactions de la direction du parti à la suite de cette décision, notamment à travers la déclaration du 14 juin 2014 et le point de presse du président du parti le mercredi 25 juin 2014. 6- Le Comité Central fait le constat que la stratégie de lutte adoptée en vue d’obtenir la libération du Président Laurent Gbagbo n’a pas pour l’instant abouti aux résultats escomptés. 7- Le Comité Central rappelle qu’à l’audience de confirmation des charges tenue le 03 juin 2013, la Chambre préliminaire 1 a ajourné sa décision par deux voix contre une, au motif que les preuves étaient insuffisantes pour tenir un procès contre le Président Laurent Gbagbo, et a renvoyé le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires. 8- Le Comité Central note que malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité du Président Laurent Gbagbo, la décision de confirmation des charges a été acquise avec une voie dissidente. 9- Le Comité Central en déduit que les preuves produites n’ont pas été totalement convaincantes, que les bases du procès que l’on veut engager contre le Président Gbagbo restent fragiles et qu’en conséquence l’espoir est permis. 10- S’agissant de la situation nationale, le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti portant sur la situation générale du pays, sur le dialogue politique et la Commission Electorale Indépendante. 11- Le Comité Central a marqué sa vive préoccupation face à la situation de détresse qui gagne inexorablement l’ensemble de la population ivoirienne, les nombreuses pertes en vies humaines sur les routes, dans les inondations, dans les attaques de bandes armées…, et les atteintes graves et les violations des droits de l’Homme : droit à la vie, droit au travail, droit à une vie décente, droit à la sécurité et à la tranquillité, droit à la dignité, etc. 12- Le Comité Central est particulièrement affligé par l’acte d’immolation de Dame Mandjara Ouattara, acte qui constitue la tragique illustration du drame que vivent les populations ivoiriennes. 13- S’agissant du dialogue politique, le Comité Central rappelle que la tenue de la présente session extraordinaire a été décidée à l’issue de la session ordinaire du 31 mai 2014, en vue de procéder à une évaluation exhaustive des engagements pris par le gouvernement au cours de sa rencontre avec la direction du FPI le 22 mai 2014. 14- Le Comité Central rappelle en outre qu’il avait salué les décisions annoncées par le gouvernement et s’était félicité des premières mesures prises, notamment en ce qui concerne le dégel de certains comptes bancaires et la libération de prisonniers politiques, et avait encouragé le gouvernement à réaliser toutes ses promesses afin de créer les conditions d’édification de la confiance et d’un dialogue franc, sincère et constructif. 15- Le Comité Central note que paradoxalement dans les semaines qui ont suivi, il a été observé un raidissement de la position du gouvernement, comme en témoignent les actes d’obstruction à l’exercice des libertés fondamentales : liberté de réunion, d’expression, de culte, de circulation..., constatés notamment à Touba, Odienné, Toupah et Yopougon, l’affectation arbitraire à Odienné du camarade Koua Justin de la JFPI et la tentative d’extradition de Ahoua Don Mello du Cameroun. 16- Le Comité Central note cependant que le conseil des Ministres du mercredi 25 juin 2014 a marqué « son accord pour la poursuite du processus de dégel des comptes et pour la poursuite des procédures d’examen des dossiers de mise en liberté provisoire des détenus de la crise post électorale. » 17- Le Comité Central fait le constat avec désolation de la duplicité du gouvernement dans la conduite du dialogue politique et dans la mise en œuvre des décisions arrêtées à l’issue des négociations. 18- Le Comité Central se félicite en conséquence que cette situation ait été portée à la connaissance de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU qui a assuré la médiation en vue de la reprise du dialogue politique. 19- Le Comité Central, prenant note par ailleurs de l’adoption de la Résolution 2162 par le Conseil de Sécurité [à sa 7207ème séance le 25 juin 2014], salue toutes les recommandations relatives à la réconciliation nationale et la cohésion sociale, au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des ex-combattants, à la réforme du secteur de sécurité, etc., et se félicite de la mission de bons offices confiée à l’ONUCI dans le cadre du dialogue politique entre le gouvernement et les acteurs politiques ivoiriens. 20- Enfin le Comité Central a été informé de l’adoption et de la promulgation de la loi portant reforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI). 21- Le Comité Central observe que malgré les fortes réserves du FPI, des partis de l’opposition, de la Société Civile et même d’une partie de la coalition au pouvoir d’une part, la Résolution 2062 du Conseil de Sécurité, ainsi que le rapport d’évaluation du cadre juridique et politique des élections en Côte d’Ivoire du NDI, recommandant fortement un processus de réforme inclusif et une démarche consensuelle en vue des élections justes, équitables, inclusives et transparentes en Côte d’Ivoire d’autre part, le régime Ouattara s’est entêté à créer, sur mesure, une CEI acquise d’avance à sa cause. 22- Le Comité Central note que la majorité absolue et mécanique dont dispose le groupement politique au pouvoir au sein de la CEI (de 9 à 13 voix sur 17) enlève toute signification à la présence de l’opposition au sein de cette institution et viole le principe d’équilibre qui doit être l’un des fondements de l’indépendance et de la crédibilité de la CEI. Cette violation de l’indépendance de la CEI est aggravée par la représentation au sein de cette Institution, du Président de la République, Chef de l’Exécutif, du pouvoir législatif et des Ministères de l’Administration du Territoire et de l’Economie et des Finances, tous ayant voix délibérative. 23- Le Comité Central rappelle que la décision souveraine du peuple de Côte d’Ivoire de se doter d’une Commission Electorale Indépendante découle de sa volonté de mettre en place une Institution indépendante vis-à-vis des autres pouvoirs (Exécutif, Législatif….) susceptible de rassurer les acteurs politiques engagés dans la compétition électorale et capable d’organiser des élections libres, justes et transparentes. 24- Le Comité Central fait le constat que la Commission Electorale Indépendante proposée par le gouvernement ne garantit nullement les principes de justice, de transparence et de crédibilité. 25- Le Comité Central rappelle que la meurtrière crise postélectorale qui a fait officiellement plus de 3000 morts et qui divise le pays à l’heure actuelle, tire son explication d’une CEI boiteuse, mise en place à l’issue des Accords de Pretoria. 26- Eu égard à tout ce qui précède, le Comité Central : a) exprime sa solidarité envers les populations ivoiriennes durement affectées par les conséquences de la mauvaise gouvernance du régime Ouattara, ainsi que sa profonde compassion à toutes les familles éprouvées, b) exige la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier la Vice-Présidente Simone Ehivet Gbagbo, le dégel de tous les comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées, ainsi que la normalisation définitive de la vie politique, économique et sociale en Côte d’Ivoire, c) salue la décision du Président du parti de créer un Secrétariat National spécialement dédié à la coordination de la lutte pour la libération du Président Laurent Gbagbo, d) réaffirme sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec le gouvernement afin de réussir dans les plus brefs délais, la normalisation de la vie politique et sociale, la restauration des libertés fondamentales, la normalisation du jeu démocratique et la sécurisation totale du pays, e) rejette la Commission Electorale Indépendante adoptée de façon unilatérale par le pouvoir, f) exige une Commission Electorale consensuelle, acceptable par tous, gage d’élections générales apaisées, justes et transparentes, g) engage instamment le Secrétaire Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser, dans le cadre de la stratégie de ripostes graduées, les grandes actions de masse nécessaires pour faire aboutir les revendications, h) appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation pour faire aboutir la libération du Président Gbagbo, la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix, i) Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures. Fait à Abidjan, le 28 juin 2014 Le Comité Central

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03/06/2014

Comité Central Ordinaire 02/2014 Communiqué final

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Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session ordinaire élargie aux Secrétaires Généraux de Fédération et au bureau du Comité de Contrôle, le samedi 31 mai 2014, de 11 h 10 à 18 h 35, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7èmeTranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN.
2. Cette session convoquée le jour même du 69ème anniversaire du président Laurent Gbagbo a permis de célébré avec faste cet événement. Le Comité Central, friand des symboles, tenait ainsi à marquer son attachement et sa fidélité au président Laurent Gbagbo injustement détenu à La Haye.
3. Quant à l’ordre du jour proprement dit de cette 2ème session ordinaire 2014, il a porté sur deux (2) points :
• Informations et compte-rendu d’activités,
• analyse de la situation nationale et perspective
4. Avant d’aborder les points de l’ordre du jour, le Président du Parti a tenu à féliciter les jeunes du Front Populaire Ivoirien qui ont encore une fois démontré leur maturité politique et militante en organisant la passation des charges entre Konaté NAVIGUE, Secrétaire National de la JFPI rentré d'exil et Justin KOUA, Secrétaire national interimaire. Il a dit sa fierté et ses compliments à tous les militants, loué la clairvoyance du Comité Central et encouragé cette instance de décision à continuer de garder le cap pour que le Parti demeure toujours cette alternative crédible.
5. Au titre des informations, le Comité Central a entendu une communication du Secrétariat Général relative à plusieurs dossiers en cours, notamment la naissance du courant « FPI plus social et humaniste», la fête de la Liberté «Bongouanou avril 2014», les échanges avec le BEN de la JFPI et la passation de charges, la réactualisation du programme de gouvernement-du projet de société et les cotisations des membres du Comité Central et du Comité de Contrôle.
6. Le Comité Central, a pris acte de la réponse de la direction du parti aux initiateurs du courant « FPI plus social et humaniste » leur indiquant que les textes dudit courant ne sont pas conforment aux textes fondamentaux du parti. Le Comité Central s’est réjouit de la réussite éclatante de la 14ème fête de la Liberté qui s’est déroulée à Bongouanou les 2 et 3 mai 2014, sous la conduite du camarade Justin KOUA, président du comité d’organisation. La mobilisation extraordinaire a démontré encore une fois la vitalité du parti, en dépit de la violence politique et militaire du régime contre les militants du parti depuis le 11 avril 2011. Le Comité Central a enfin exhorté ses membres et ceux du Comité de Contrôle à payer leurs cotisations afin de permettre au parti de poursuivre et atteindre ses objectifs.
7. Le Comité Central a entendu une autre communication du Secrétariat Général sur la réactualisation du programme de Gouvernement et du projet de société. Après avoir endossé les conclusions de cet important exposé, il note l’opportunité de ces processus majeurs dans le dispositif du Parti pour la reconquête du pouvoir d’Etat. Conscient qu’un parti politique se doit impérativement de se présenter devant le peuple qu’il prétend gouverner, avec un contrat social qui lui permette d’être évalué en son temps, le Comité Central instruit le Secrétariat Général de traiter avec diligence et perspicacité ces dossiers dont les conclusions élèveront le FPI dans la conscience collective.
8. Abordant le deuxième point de l’ordre du jour relatif à l’analyse de la situation nationale et des perspectives, le Comité Central a entendu la troisième communication du Secrétariat Général portant notamment sur l’état des procédures devant la CPI, la mise en œuvre des décisions du Comité Central du 29 mars 2014 et la réforme de la CEI.
9. Le Comité Central instruit le Secrétariat Général de demeurer attentif et proactif dans les dossiers de la CPI, notamment dans celui du procureur contre Laurent Gbagbo. Le Comité Central continue d’observer que la présence incongrue du président Laurent Gbagbo à la CPI est un acte politique contre productif dans la mesure où il a pour conséquences de maintenir le peuple de Côte d’Ivoire dans l’impossible réconciliation, l’amplification des rancœurs accumulées et l’approfondissement de la fracture sociale. Le Comité Central instruit le Secrétariat Général de prendre toutes les mesures idoines pour hâter la libération du président Laurent Gbagbo.
10. Le Comité Central demeure par ailleurs fortement saisi de la question du sort du ministre Charles Blé Goudé également déporté à La Haye.

11. Le Comité Central salue les décisions prises par le Gouvernement, marquant ainsi sa volonté de reprendre le dialogue politique. Le Comité Central se félicite des premières mesures prises, notamment en ce qui concerne le dégel de certains comptes bancaires et la libération de prisonniers politiques. Le Comité Central encourage le Gouvernement à réaliser toutes ses promesses afin de créer les conditions d’édification de la confiance et d’un dialogue politique sincère, franc et constructif.
12. En raison de l’importance des décisions annoncées par le Gouvernement au cours de la rencontre avec la direction du FPI le 22 mai 2014 consignées dans le communiqué final signé conjointement par les parties mais aussi vu l’enjeu que constitue le dialogue politique dans la restauration du pays, le Comité Central décide de se réunir en session extraordinaire dans les prochains jours afin de procéder à une évaluation exhaustive des engagements pris dans ledit communiqué à la lumière des récents développements de la situation nationale.
13. Le Comité Central encourage la direction du parti à persévérer dans la voie du dialogue politique pour trouver des solutions définitives aux conséquences de la crise postélectorale.
14. Le comité central demeure saisi.
15. Pour clore la session, le Président du Parti
• a exprimé sa fierté pour le large débat démocratique sur les questions abordées lors de l’examen de l’ordre du jour notamment le RGPH ; ce débat franc et direct est en conformité avec les traditions, idéaux et valeurs du FPI ;
• s’est félicité de l’esprit de cohésion et de discipline qui a prévalu tout au long des échanges ;
• a salué le sens élevé des responsabilités des membres du Comité Central ;
• en appelle à la vigilance de chaque dirigeant et militant ;
• invite les démocrates, sympathisants et militants à rester mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre du Parti en vue de leur application effective.
Fait à Abidjan, le 31 mai 2014
Le Comité Central

05:19 Écrit par BEN2013 dans Déclaration, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

01/04/2014

Comité Central Extraordinaire du FPI : Le communiqué final

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1. Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session extraordinaire élargie aux Secrétaires Généraux de Fédération, au bureau du Comité de Contrôle, et aux membres des bureaux nationaux des structures spécialisées et d’activités et les responsables fédéraux desdites structures, le samedi 29 mars 2014 de 11 H 25 à 14h 00, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN.

2. L’ordre du jour de cette session extraordinaire a porté sur un (1) point :
Analyse de la situation sociopolitique nationale.

3. Les débats du Comité Central ont porté sur les préoccupations suivantes :
- le processus de réconciliation nationale et le transfèrement à la CPI de Blé Goudé Charles ;
- L’évolution du dialogue politique ;
- le Recensement Général de la Population et de l’Habitat
- L’alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire.

4. Le Comité Central a fait le constat que trois (3) ans après son lancement, le processus de réconciliation nationale est dans l’impasse. Le pays est toujours divisé et la belligérance politique se poursuit. Elle se traduit par le maintien en détention, parfois dans des lieux tenus secrets, de centaines de prisonniers politiques ; des arrestations arbitraires quotidiennes, des détentions illégales et abusives, la contrainte à l’exil de centaines de milliers d’Ivoiriens, en violation de la Constitution ivoirienne ; la confiscation des biens privés et des domiciles des militants de l’opposition ; le gel des avoirs et des comptes bancaires des responsables de l’opposition etc.

5. Le Comité Central conclut que la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR) a failli à sa mission et que le processus de réconciliation nationale est un échec. Ce sentiment est partagé par la grande majorité des Ivoiriens dont 93% estiment, dans une enquête récente, que le processus de réconciliation nationale est en panne. Les raisons avancées concernent notamment le manque de sincérité et de volonté politique, l’absence de dialogue et de vérité etc.

6. Le Comité Central note que cet échec est imputable à l’absence de volonté politique au sommet de l’Etat, qui se traduit par la faible implication du Chef de l’Etat dans le processus de réconciliation nationale, par l’absence de soutien institutionnel à la CDVR et par le choix porté sur un homme déjà politiquement marqué alors qu’il s’agit de conduire un processus qui requiert désintéressement, neutralité, impartialité et capacité d’arbitrage des querelles politiciennes.

7. La démarche de la CDVR, marquée par la frilosité, par des calculs politiciens et une absence déconcertante de visibilité, d’engagement patriotique et de courage politique, n’est pas au-dessus de tout soupçon.

8. Le Comité Central note en outre avec indignation les multiples actes d’obstruction au processus de réconciliation nationale orchestrés par Hamed Bakayoko, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, à travers l’usage abusif de la force publique et de la violence armée contre les populations civiles ; les arrestations arbitraires et les détentions illégales, les actes de torture des opposants politiques ; la traque, l’enlèvement et les tentatives d’assassinat des pro-Gbagbo.

9. Sous Hamed Bakayoko, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) du Ministère de l’Intérieur est devenue une véritable police politique, un camp de tortures des opposants politiques stigmatisés et considérés non comme des citoyens à part entière, mais comme une menace publique contre laquelle tous les moyens sont bons pour une guerre préventive.
M. Hamed Bakayoko se rend coupable d’immixtion dans les affaires de la justice, y compris des entraves à des décisions de magistrats.

10. Après plusieurs autres, le témoignage du Ministre Charles Blé Goudé, arrêté au Ghana puis extradé en Côte d’Ivoire le 17 janvier 2013, détenu au secret pendant quatorze (14) mois, sans contact, ni avec sa famille, ni avec ses avocats, ni avec un quelconque magistrat, torturé pour lui arracher des aveux, et enfin transféré à la CPI dans des conditions ignobles, est une illustration du visage hideux de la dictature qui sévit en Côte d’Ivoire.

11. Le Comité Central considère le transfèrement du Ministre Charles Blé Goudé à la CPI, comme un acte supplémentaire de persécution des pro-Gbagbo, d’amplification des rancœurs accumulées, d’approfondissement de la fracture sociale, un coup de massue au processus de réconciliation nationale.

12. C’est la résistance patriotique de la jeunesse africaine qui est visée. C’est l’aspiration africaine à la liberté et à la souveraineté que l’on veut anéantir.

13. Le Comité Central constate que par « la justice à sens unique », « la justice des vainqueurs » le pouvoir Ouattara poursuit sa sale guerre contre les patriotes et démocrates ivoiriens en se déployant au niveau international à travers la CPI. Ceux qui prônent la transition pacifique à la démocratie et qui ont pour slogan « asseyons-nous et discutons » sont arrêtés, torturés, déportés à la CPI, pendant que ceux qui ont pris les armes contre la mère-patrie, commis les pires violations des droits de humains, endeuillé et divisé la nation, sont promus et célébrés.

14. Dans ces conditions et au regard de la logique qui anime le gouvernement, il est évident que le dialogue politique est un leurre, et il n’est pas surprenant qu’en quinze (15) mois, il n’y ait eu que neuf (9) heures de discussions sans résultats.

15. Le Comité Central est d’avis que le contexte sociopolitique délétère entretenu par le pouvoir, la situation de deuil national vécu par le pays lié aux nombreux morts de la crise postélectorale, et l’absence d’actes de compassion, de justice et de réparation en faveur des victimes, l’échec du processus de réconciliation nationale et la crispation des relations entre le pouvoir et l’opposition, le maintien en exil de plusieurs milliers d’ivoiriens, sont des facteurs qui témoignent de l’inopportunité du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 2013) que le Gouvernement s’entête à organiser. D’autant qu’au plan technique l’opération souffre de nombreuses insuffisances : indisponibilité de la cartographie complète du pays, retard dans la formation des agents, exclusion du personnel technique national de l’INS et la disponibilité du matériel.

16. Le Comité Central constate que dans le cadre de cette opération, le Gouvernement a malicieusement introduit l’utilisation systématique de l’extrait de naissance comme pièce indispensable pour se faire recenser. On peut en déduire que l’on est en présence d’un couplage voilé du recensement général et de l’identification des populations, en vue d’en sortir une liste électorale.

17. Le Comité Central constate avec amertume que malgré les différentes interpellations du FPI, le Gouvernement a décidé d’opérer un passage en force, sans avoir réuni les conditions d’un RGPH digne de ce nom.

18. Eu égard à ce qui précède, le Comité Central :
• Réaffirme les mots d’ordre de boycott des opérations de RGPH et de l’audition des victimes de la crise par la CDVR ;
• Instruit la Direction du Parti à mettre tout en œuvre pour le respect, le suivi de ce mot d’ordre de boycott et à s’assurer de l’efficacité de son application effective sur tout le territoire national ;
• Tient le Gouvernement pour responsable de la rupture du dialogue politique et en prend acte ;
• Demande la dissolution de la CDVR ;
• Réaffirme que la réconciliation nationale est une nécessité absolue et une exigence politique, économique et sociale ;
• Appelle en conséquence à l’organisation des Etats Généraux de la République (EGR) en vue de construire un nouveau consensus réconciliateur, facteur de paix et de stabilité;
• Demande la démission du Ministre Hamed Bakayoko ;
• Demande aux organisations internationales, notamment l’ONU et l’Union Européenne (UE) d’envisager des sanctions internationales contre M. Hamed BAKAYOKO pour les multiples entraves à la paix et à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire et pour les traitements inhumains et dégradants auxquels il soumet quotidiennement les populations ivoiriennes ;
• Invite les organisations de défense des droits de l’homme, notamment les experts de l’ONU, Amnesty International, Human Right Watch, etc. à initier des enquêtes sur les violations des droits de l’homme orchestrées par M. Hamed BAKAYOKO en vue de poursuites judiciaires éventuelles ;
• Interpelle la communauté internationale sur les graves dérives totalitaires du régime Ouattara ;
• S’insurge contre le harcèlement judiciaire dont sont victimes les partisans du président Laurent Gbagbo, condamne avec la dernière énergie la justice des vainqueurs et exige une justice équitable et impartiale, tant au plan national qu’international ;
• Appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation et au sens républicain pour faire aboutir la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix ;
• Engage instamment le Secrétariat Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser dans les meilleurs délais et dans une logique de ripostes graduées, les grandes actions de masse ;
• Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures.

Fait à Abidjan, le 29 mars 2014

Le Comité Central

Comité Central Extraordinaire du FPI : Le communiqué final 

1. Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session extraordinaire élargie aux Secrétaires Généraux de Fédération, au bureau du Comité de Contrôle, et aux membres des bureaux nationaux des structures spécialisées et d’activités et les responsables fédéraux desdites structures, le samedi 29 mars 2014 de 11 H 25 à 14h 00, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN.

2. L’ordre du jour de cette session extraordinaire a porté sur un (1) point :
Analyse de la situation sociopolitique nationale.

3. Les débats du Comité Central ont porté sur les préoccupations suivantes :
- le processus de réconciliation nationale et le transfèrement à la CPI de Blé Goudé Charles ;
- L’évolution du dialogue politique ;
- le Recensement Général de la Population et de l’Habitat
- L’alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire.

4. Le Comité Central a fait le constat que trois (3) ans après son lancement, le processus de réconciliation nationale est dans l’impasse. Le pays est toujours divisé et la belligérance politique se poursuit. Elle se traduit par le maintien en détention, parfois dans des lieux tenus secrets, de centaines de prisonniers politiques ; des arrestations arbitraires quotidiennes, des détentions illégales et abusives, la contrainte à l’exil de centaines de milliers d’Ivoiriens, en violation de la Constitution ivoirienne ; la confiscation des biens privés et des domiciles des militants de l’opposition ; le gel des avoirs et des comptes bancaires des responsables de l’opposition etc.

5. Le Comité Central conclut que la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR) a failli à sa mission et que le processus de réconciliation nationale est un échec. Ce sentiment est partagé par la grande majorité des Ivoiriens dont 93% estiment, dans une enquête récente, que le processus de réconciliation nationale est en panne. Les raisons avancées concernent notamment le manque de sincérité et de volonté politique, l’absence de dialogue et de vérité etc.

6. Le Comité Central note que cet échec est imputable à l’absence de volonté politique au sommet de l’Etat, qui se traduit par la faible implication du Chef de l’Etat dans le processus de réconciliation nationale, par l’absence de soutien institutionnel à la CDVR et par le choix porté sur un homme déjà politiquement marqué alors qu’il s’agit de conduire un processus qui requiert désintéressement, neutralité, impartialité et capacité d’arbitrage des querelles politiciennes.

7. La démarche de la CDVR, marquée par la frilosité, par des calculs politiciens et une absence déconcertante de visibilité, d’engagement patriotique et de courage politique, n’est pas au-dessus de tout soupçon.

8. Le Comité Central note en outre avec indignation les multiples actes d’obstruction au processus de réconciliation nationale orchestrés par Hamed Bakayoko, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, à travers l’usage abusif de la force publique et de la violence armée contre les populations civiles ; les arrestations arbitraires et les détentions illégales, les actes de torture des opposants politiques ; la traque, l’enlèvement et les tentatives d’assassinat des pro-Gbagbo.

9. Sous Hamed Bakayoko, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) du Ministère de l’Intérieur est devenue une véritable police politique, un camp de tortures des opposants politiques stigmatisés et considérés non comme des citoyens à part entière, mais comme une menace publique contre laquelle tous les moyens sont bons pour une guerre préventive.
M. Hamed Bakayoko se rend coupable d’immixtion dans les affaires de la justice, y compris des entraves à des décisions de magistrats.

10. Après plusieurs autres, le témoignage du Ministre Charles Blé Goudé, arrêté au Ghana puis extradé en Côte d’Ivoire le 17 janvier 2013, détenu au secret pendant quatorze (14) mois, sans contact, ni avec sa famille, ni avec ses avocats, ni avec un quelconque magistrat, torturé pour lui arracher des aveux, et enfin transféré à la CPI dans des conditions ignobles, est une illustration du visage hideux de la dictature qui sévit en Côte d’Ivoire.

11. Le Comité Central considère le transfèrement du Ministre Charles Blé Goudé à la CPI, comme un acte supplémentaire de persécution des pro-Gbagbo, d’amplification des rancœurs accumulées, d’approfondissement de la fracture sociale, un coup de massue au processus de réconciliation nationale.

12. C’est la résistance patriotique de la jeunesse africaine qui est visée. C’est l’aspiration africaine à la liberté et à la souveraineté que l’on veut anéantir.

13. Le Comité Central constate que par « la justice à sens unique », « la justice des vainqueurs » le pouvoir Ouattara poursuit sa sale guerre contre les patriotes et démocrates ivoiriens en se déployant au niveau international à travers la CPI. Ceux qui prônent la transition pacifique à la démocratie et qui ont pour slogan « asseyons-nous et discutons » sont arrêtés, torturés, déportés à la CPI, pendant que ceux qui ont pris les armes contre la mère-patrie, commis les pires violations des droits de humains, endeuillé et divisé la nation, sont promus et célébrés.

14. Dans ces conditions et au regard de la logique qui anime le gouvernement, il est évident que le dialogue politique est un leurre, et il n’est pas surprenant qu’en quinze (15) mois, il n’y ait eu que neuf (9) heures de discussions sans résultats.

15. Le Comité Central est d’avis que le contexte sociopolitique délétère entretenu par le pouvoir, la situation de deuil national vécu par le pays lié aux nombreux morts de la crise postélectorale, et l’absence d’actes de compassion, de justice et de réparation en faveur des victimes, l’échec du processus de réconciliation nationale et la crispation des relations entre le pouvoir et l’opposition, le maintien en exil de plusieurs milliers d’ivoiriens, sont des facteurs qui témoignent de l’inopportunité du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 2013) que le Gouvernement s’entête à organiser. D’autant qu’au plan technique l’opération souffre de nombreuses insuffisances : indisponibilité de la cartographie complète du pays, retard dans la formation des agents, exclusion du personnel technique national de l’INS et la disponibilité du matériel.

16. Le Comité Central constate que dans le cadre de cette opération, le Gouvernement a malicieusement introduit l’utilisation systématique de l’extrait de naissance comme pièce indispensable pour se faire recenser. On peut en déduire que l’on est en présence d’un couplage voilé du recensement général et de l’identification des populations, en vue d’en sortir une liste électorale.

17. Le Comité Central constate avec amertume que malgré les différentes interpellations du FPI, le Gouvernement a décidé d’opérer un passage en force, sans avoir réuni les conditions d’un RGPH digne de ce nom.

18. Eu égard à ce qui précède, le Comité Central :
• Réaffirme les mots d’ordre de boycott des opérations de RGPH et de l’audition des victimes de la crise par la CDVR ;
• Instruit la Direction du Parti à mettre tout en œuvre pour le respect, le suivi de ce mot d’ordre de boycott et à s’assurer de l’efficacité de son application effective sur tout le territoire national ;
• Tient le Gouvernement pour responsable de la rupture du dialogue politique et en prend acte ;
• Demande la dissolution de la CDVR ;
• Réaffirme que la réconciliation nationale est une nécessité absolue et une exigence politique, économique et sociale ;
• Appelle en conséquence à l’organisation des Etats Généraux de la République (EGR) en vue de construire un nouveau consensus réconciliateur, facteur de paix et de stabilité;
• Demande la démission du Ministre Hamed Bakayoko ;
• Demande aux organisations internationales, notamment l’ONU et l’Union Européenne (UE) d’envisager des sanctions internationales contre M. Hamed BAKAYOKO pour les multiples entraves à la paix et à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire et pour les traitements inhumains et dégradants auxquels il soumet quotidiennement les populations ivoiriennes ;
• Invite les organisations de défense des droits de l’homme, notamment les experts de l’ONU, Amnesty International, Human Right Watch, etc. à initier des enquêtes sur les violations des droits de l’homme orchestrées par M. Hamed BAKAYOKO en vue de poursuites judiciaires éventuelles ;
• Interpelle la communauté internationale sur les graves dérives totalitaires du régime Ouattara ;
• S’insurge contre le harcèlement judiciaire dont sont victimes les partisans du président Laurent Gbagbo, condamne avec la dernière énergie la justice des vainqueurs et exige une justice équitable et impartiale, tant au plan national qu’international ;
• Appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation et au sens républicain pour faire aboutir la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix ;
• Engage instamment le Secrétariat Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser dans les meilleurs délais et dans une logique de ripostes graduées, les grandes actions de masse ;
• Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures.

Fait à Abidjan, le 29 mars 2014

Le Comité Central

01:20 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/03/2014

Le parti de Laurent Gbagbo annonce des sit-in et marches sur le territoire national ivoirien Publié le samedi 29 mars 2014 | APA

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Abidjan - Le Comité central du Front populaire ivoirien (Fpi, parti de Laurent Gbagbo), a engagé, samedi à Abidjan, le Secrétariat général du parti à prendre les dispositions de l’organisation d’actions d’envergure notamment « des sit-in, marches et opérations ville-morte » pendant les prochains jours en Côte d’Ivoire dans une «logique de riposte graduée».

Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion des dirigeants de l'ex-parti présidentiel qui consistait à réfléchir et prendre des initiatives relatives à la situation sociopolitique du pays.

Il s'agit entre autre du transfèrement de l'ex-leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi), de l'opération de recensement général de la population et de l'habitat (Rgph 2014), de l'audition des victimes de la crise ivoirienne par la Commission dialogue vérité et réconciliation (Cdvr) et du dialogue politique.

Le communiqué final qui a sanctionné ces échanges et dont APA a obtenu copie sur place, stipule que « le Comité central engage instamment le secrétariat général à prendre toutes les mesures en vue d'organiser dans les meilleurs délais et dans une logique de riposte graduée, les grandes actions d'envergure dont les sit-in, les marches, les opérations villes mortes ».

Le parti de l'ancien Président Laurent Gbagbo a invité, à cet effet, ses militants et sympathisants « à la mobilisation» dans le cadre de ces «actions d'envergure futures».

Ces résolutions résultent selon le Fpi, d'un certain nombre de « dysfonctionnement » constatés dans le processus de paix et de réconciliation caractérisés par la « rupture du dialogue politique, l'échec de la Cdvr, le transfèrement de Charles Blé Goudé à la Haye, le gel des avoirs bancaires, le maintien en exil des milliers d'Ivoiriens, la justice des vainqueurs… et le passage en force » dans le cadre de l'opération du Rgph 2014 alors que les « conditions ne sont pas encore réunies ».

Au titre de l'opération du Rgph, le Président du Fpi, Pascal Affi N'guessan a réaffirmé le mot d'ordre de boycott et a exhorté les organes du parti tels que les femmes, les jeunes et les coordinations « à mettre tout en œuvre pour que le boycott soit une réussite».

L'objectif selon lui, c'est que le recensement soit un échec à « 70, 90 ou 100 pour cent », car le gouvernement est en train de tenter « un couplage voilé du recensement et de l'identification ».

Réagissant par rapport au transfèrement de Blé Goudé à la Cpi, les «refondateurs » appellent cette juridiction internationale à engager le chef de l'Etat, Alassane Ouattara «à procéder au transfèrement sans délai à la Haye de tous les auteurs de crimes connus de son camp notamment M. Soro Guillaume, chef de la rébellion (président de l'Assemblée nationale, ndlr) et tous ses chefs de guerre qui ont mis le pays à feu et à sang depuis 2002».

Ce transfèrement de l'ex «général de la rue » est « un acte supplémentaire de persécution des pro-Gbagbo et un coup de massue » au processus de réconciliation nationale, ont-ils jugé, « alors que ceux qui ont pris les armes contre la mère patrie sont promus et célébrés » par le régime Ouattara.

Se fondant sur la déclaration de l'ex-ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, les frontistes ont exprimé à cette occasion, leur amertume devant le fait que « la direction de la surveillance territoriale (Dst) est devenue une police politique ».

C'est pourquoi, ils ont exigé « la démission du ministre Hamed Bakayoko (ministre d'Etat ivoirien, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, ndlr), pour son immixtion dans les affaires judiciaires » et ont souhaité que les Ong de défenses des droits humains initient une « enquête sur les crimes orchestrés par M. Hamed Bakayoko en vue de poursuites judiciaires éventuelles ».

JBK/ls/APA

09:24 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |