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11/06/2015

Vavoua : Le FPI dénonce un déséquilibre dans le choix des centres d’enrôlement pour la nouvelle liste électorale Publié le jeudi 11 juin 2015 | AIP

Vavoua, Le fédéral du front populaire ivoirien (FPI), Sali Bi Bernard, accompagné de ses plus proches collaborateurs, a dénoncé "un déséquilibre" dans le choix des centres d’enrôlement pour la nouvelle liste électorale dans le département de Vavoua lors du lancement de l’enrôlement.

M. Sali Bi a exprimé vendredi son inquiétude de constater qu’il existe 11 centres d’enrôlement pour la nouvelle liste électorale dans tout le département de Vavoua dont quatre dans la commune pour 16 250 inscrits en 2010 et un seul centre dans la sous-préfecture de Vavoua pour 15 289 inscrits.

Il a demandé aux responsables régionaux de la commission de traduire leur impartialité en rapprochant les centres d’enrôlement des populations rurales, afin qu’elles n’aient pas à faire de longues distances pour aller s’inscrire sur les listes électorales.

Approché par l’AIP, le président départemental de la (CEI) , Traoré Zoumana a dit ne pas comprendre aussi ce déséquilibre dans le choix des centres d’enrôlement.

(AIP)

07:57 Écrit par BEN2013 dans CEI, VAVOUA | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

08/05/2015

Côte d’Ivoire: la CEI recrute des agents pour la révision de la liste électorale Publié le vendredi 8 mai 2015 | APA

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Abidjan (Côte d'Ivoire) - La Commission électorale indépendante (CEI) achève, ce vendredi, le recrutement des Chefs de Centre de collecte et des Agents pour l’opération de révision de la liste électorale, en vue de l'élection présidentielle d'octobre prochain.

Dans un communiqué dont APA a obtenu copie, l'institution électorale "porte à la connaissance des ivoiriens âgés de 20 à 35 ans, qu'elle procèdera aux recrutements des Chefs de Centre de collecte et des Agents de Formulaires dans le cadre de l'opération de Révision de la Liste Electorale 2015".

"Le dépôt des dossiers se fait gratuitement et sans intermédiaire du 05 au 08 Mai 2015 les jours ouvrables de 08 heures à 16 heures", ajoute la CEI qui a annoncé la semaine dernière les jalons majeurs du chronogramme pour la prochaine élection présidentielle.

S'agissant de l'ajustement du cadre juridique des élections, il est prévu de novembre 2014 à avril 2015, tandis que la révision et la mise à jour de la liste électorale de 2010 sont programmées entre octobre 2014 et septembre 2015.

La réception des candidatures par la CEI est prévue du 20 juillet au 24 août 2015 et la publication des candidatures retenues par le Conseil Constitutionnel aura lieu le 10 septembre 2015.

Quant à la campagne électorale, elle va s'ouvrir le 10 octobre pour s'achever le 23 octobre 2015. A propos de la révision de la liste électorale, l'opérateur technique a été sélectionné après un appel d'offres restreint, en liaison avec la Direction des Marchés Publics.

La collecte des données sur le terrain (enrôlement des requérants) se déroulera du 1er au 30 juin 2015 en Côte-d'Ivoire et du 07 au 30 juin à l'étranger .

La nouvelle liste électorale sera disponible fin août 2015 et les nouvelles cartes d'électeur correspondantes seront produites immédiatement après.

LS/APA

08:18 Écrit par BEN2013 dans CEI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

15/09/2014

Comité Central Ordinaire du 30 août 2014 prorogé au 13 septembre 2014 Communiqué fina

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1. Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session ordinaire les samedis 30 août 2014 de 13H10 à 17H20 et 13 septembre 2014 de 12h15 à 19h au QG de campagne du Président Laurent GBAGBO, son siège provisoire sis à Cocody les II Plateaux 7èmeTranche sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN.

2. Cette session bien que réservée aux seuls membres statutaires du Comité Central, a enregistré la présence des membres du Comité de Contrôle qui y ont participé à titre d’observateurs.

3. Dans son exposé liminaire, le Président du Parti a exprimé ses sentiments de fierté et de reconnaissance de voir la sérénité de retour au sein de la Direction du Parti. Il a adressé ses remerciements à tous ceux qui ont contribué à juguler la crise qui a secoué le parti. Un hommage a été rendu au Premier Vice-président, le camarade Abou Drahamane SANGARE pour son action soutenue en faveur de la résolution de la crise. Le camarade Président a insisté sur la nécessité de la cohésion en vue de faire face aux nombreux défis dont celui de la libération du Président Laurent Gbagbo.

4. Après cet exposé liminaire, les membres du Comité Central ont adopté l’ordre du jour suivant :

I- Informations,
II- La Commission Electorale Indépendante (CEI) et les Alliances
III- Le congrès
IV- Divers

5. En Information

Le Président du Parti a porté à la connaissance des membres du Comité Central les propositions arrêtées par le Secrétariat Général du jeudi 28 août 2014 portant sur :
• La création d’un Comité d’Experts au sein du Parti chargé de réfléchir sur les questions de ligne, d’objectifs et de gouvernance. Les résultats de cette réflexion seront soumis au Président du Parti et au Secrétariat Exécutif et serviront à la préparation du Congrès.
• L’organisation d’une cérémonie solennelle d’installation de la Vice-présidente chargée de la Coordination des Actions pour la Libération du Président Laurent GBAGBO.
• L’organisation d’un colloque international pouvant rassembler des personnalités de divers horizons et compétences autour de la question de la Libération du Président Laurent GBAGBO.

Le Comité Central a endossé les conclusions de cette communication.
S’agissant de la levée des sanctions qui a été soumise au Comité Central du 13 septembre 2014, le Comité Central a décidé de l’examiner à une prochaine session sur la base du rapport qui lui sera fait par le Vice-président chargé de cette question, le camarade DANO Djédjé Sébastien.

6. La CEI et les alliances

Abordant la question de la CEI et des alliances, le Président du Parti a fait une importante déclaration sur les conditions et les raisons pour lesquelles il a dû proposer un représentant du FPI à la CEI, sans se référer préalablement au Comité Central.

En conséquence et sur la forme, il a présenté ses excuses aux membres du Comité Central avant d’ouvrir le débat sur la CEI. A sa suite, de nombreuses demandes d’interventions (227 inscrits) et de vives réactions ont été enregistrées.
Vu le caractère passionné des débats, le Président a dû décider de la suspension de l’examen de ce point de l’ordre du jour. Le Comité Central a par conséquent admis son report à la session du 13 septembre 2014.

A l’entame de cette session, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN, après avoir adressé ses cordiales et militantes salutations aux membres du Comité Central et aux représentants du Comité de Contrôle, a une fois encore exprimé ses sentiments de gratitude aux membres de cette importante instance de décision du parti pour leur présence nombreuse. Il a également salué la sérénité qui a prévalu lors de la dernière réunion du Secrétariat Exécutif du 11 septembre 2014 gage de l’intérêt accordé au Parti et à ses objectifs prioritaires du moment.

A propos du dossier du Président Laurent GBAGBO devant la CPI, le Président du Parti a porté à la connaissance du Comité Central que la chambre Préliminaire I vient de rejeter la demande de la défense visant à interjeter appel de la décision relative à la confirmation des charges. Il a appelé les membres du Comité central à la mobilisation pour créer les conditions de la libération du Président Laurent GBAGBO.

Dans ce cadre, le Président du Parti a indiqué que la cérémonie d’installation de la Vice-présidente chargée de la Coordination des Actions pour la Libération du Président Laurent GBAGBO aura lieu le samedi 20 septembre 2014 au QG de campagne de Laurent GBAGBO.

Relativement à la Commission Electorale Indépendante(CEI), il est ressorti de l’exposé du Président du Parti que des éléments nouveaux sont intervenus dans la situation de qu’il convient de prendre en compte dans l’appréciation du dossier. Il s’agit de la mise en place de façon unilatérale d’un bureau de la CEI, au mépris du principe du consensus qui a motivé la décision d’un représentant du FPI à la CEI.
En réaction, les deux représentants de l’Alliance ont suspendu leur participation aux travaux de la CEI. Ils ont été suivis dans leur décision par le représentant du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Parti politique membre du RHDP et par un des représentants des confessions religieuses qui a déploré « l’échec du consensus préconisé » et souhaité que « les enfants du pays s’entendent pour aller de l’avant ». Bien que présente dans la salle, la représentante de la société civile non confessionnelle a refusé de participer au vote.
A la suite du Président, 160 personnes se sont inscrites pour le débat.
La question ayant été largement débattu, le Comité central a décidé de la trancher par un vote.
Le scrutin organisé sous la supervision du Comité de Contrôle a donné les résultats suivants :

Inscrits : 259
Votants : 259
Résultats : Oui : 119 voix
Non : 138 voix
Bulletins nuls : 2

Par conséquent le Comité Central décide du retrait de la CEI du représentant du FPI.

Après avoir félicité le Comité Central pour son attachement à la démocratie, le Président du parti a promis saisir les personnalités et organisation concernées pour leur notifier cette décision.

7. S’agissant du Congrès,

Le Comité Central a arrêté la date du 11 au 14 décembre 2014 pour le prochain Congrès du Parti à Abidjan et nommé pour le bureau du congrès, les camarades dont les noms suivent :

- DANO Djédjé Sébastien Président du Congrès ;
- KONAN Christine, première Vice-présidente ;
- ETTIEN Amoikon Henri, deuxième Vice-président.

Fait à Abidjan, le 13 septembre 2014
Le Comité Central

Comité Central Ordinaire
du 30 août 2014 prorogé au 13 septembre 2014
   
Communiqué final

1. Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session ordinaire les samedis 30  août 2014 de 13H10 à 17H20 et 13 septembre 2014 de 12h15 à 19h au QG de campagne du Président Laurent GBAGBO, son siège provisoire sis à Cocody les II Plateaux 7èmeTranche  sous la présidence effective du Président du Parti,  le camarade Pascal AFFI NGUESSAN.

2. Cette session bien que réservée aux seuls membres statutaires du Comité Central, a enregistré la présence des membres du Comité de Contrôle qui y ont participé  à titre d’observateurs.

3. Dans son exposé liminaire, le Président du Parti a exprimé ses sentiments de fierté et de reconnaissance de voir la sérénité de retour au sein de la Direction du Parti. Il a adressé ses remerciements à tous ceux qui ont contribué à juguler la crise qui a secoué le parti. Un hommage a été rendu au Premier Vice-président, le camarade Abou Drahamane SANGARE pour son action soutenue en faveur de la résolution de la crise. Le camarade Président a insisté sur la nécessité de la cohésion en vue de faire face aux nombreux défis dont celui de la libération du Président Laurent Gbagbo. 

4. Après cet exposé liminaire, les membres du Comité Central ont adopté l’ordre du jour suivant : 

I- Informations,
II- La Commission Electorale Indépendante (CEI) et les Alliances 
III- Le congrès 
IV- Divers

5. En  Information

Le Président du Parti a porté à la connaissance des membres du Comité Central les propositions arrêtées par le Secrétariat Général du jeudi 28 août 2014 portant sur : 
• La création d’un Comité d’Experts au sein du Parti chargé de réfléchir sur les questions de ligne, d’objectifs et de gouvernance. Les résultats de cette réflexion seront soumis au Président du Parti et au Secrétariat Exécutif et serviront à la préparation du Congrès.
• L’organisation d’une cérémonie solennelle d’installation de la Vice-présidente chargée de la Coordination des Actions pour la Libération du Président Laurent GBAGBO.
•   L’organisation d’un colloque international pouvant rassembler des personnalités de divers horizons et compétences autour de la question de la Libération du Président Laurent GBAGBO.

Le Comité Central a endossé les conclusions de cette communication.
S’agissant de la levée des sanctions qui a été soumise au Comité Central du 13 septembre 2014, le Comité Central a décidé de l’examiner à une prochaine session sur la base du rapport qui lui sera fait par le Vice-président chargé de cette question, le camarade DANO Djédjé Sébastien.

6. La CEI et les alliances

Abordant la question de la CEI et des alliances, le Président du Parti a fait une importante déclaration sur les conditions et les raisons pour lesquelles il a dû proposer un représentant du FPI à la CEI, sans se référer préalablement au Comité Central. 

En conséquence et sur la forme, il a présenté ses excuses aux membres du Comité Central avant d’ouvrir le débat sur la CEI.  A sa suite, de nombreuses demandes d’interventions (227 inscrits) et de vives réactions ont été enregistrées.
 Vu le caractère passionné des débats, le Président a dû décider de la suspension de l’examen de ce point de l’ordre du jour. Le Comité Central a par conséquent admis son report à la session du 13 septembre 2014.

A l’entame de cette session, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN, après avoir adressé ses cordiales et militantes salutations aux membres du Comité Central et aux représentants du Comité de Contrôle, a une fois  encore  exprimé ses sentiments de gratitude aux membres de cette importante instance de décision du parti  pour leur présence nombreuse. Il a également salué la sérénité qui a prévalu lors de la dernière réunion du Secrétariat Exécutif du 11 septembre 2014  gage de l’intérêt accordé au Parti et à ses objectifs prioritaires du moment.

A propos du dossier du Président Laurent GBAGBO devant la CPI, le Président du Parti a porté à la connaissance du Comité Central que la chambre Préliminaire I  vient de rejeter la demande de la défense visant à interjeter appel de la décision relative à la confirmation des charges. Il a appelé les membres du Comité central à la mobilisation pour créer les conditions de la libération du Président Laurent GBAGBO.

Dans ce cadre, le Président du Parti a indiqué que la cérémonie d’installation de la Vice-présidente chargée de la Coordination des Actions pour la Libération du Président Laurent GBAGBO aura lieu le samedi 20 septembre 2014 au QG de campagne de Laurent GBAGBO.

Relativement à la Commission Electorale Indépendante(CEI), il est ressorti de l’exposé du Président du Parti  que des éléments nouveaux sont intervenus dans la situation de qu’il convient de prendre en compte dans l’appréciation du dossier. Il s’agit de la mise en place de façon unilatérale d’un bureau de la CEI, au mépris du principe du consensus qui a motivé la décision d’un représentant du FPI à la CEI.
En réaction, les deux représentants de l’Alliance ont suspendu leur participation aux travaux de la CEI. Ils ont été suivis dans leur décision par le représentant du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), Parti politique membre du RHDP et par un des représentants des confessions religieuses qui a déploré « l’échec du consensus préconisé » et souhaité que « les enfants du pays s’entendent pour aller de l’avant ». Bien que présente dans la salle, la représentante de la société civile non confessionnelle a refusé de participer au vote.
A la suite du Président, 160 personnes se sont inscrites pour le débat. 
La question ayant été largement débattu, le Comité central a décidé de la trancher par un vote.
Le scrutin organisé sous la supervision du Comité de Contrôle a donné les résultats suivants :

Inscrits : 259
Votants : 259
Résultats : Oui : 119 voix 
                  Non : 138 voix
                  Bulletins nuls : 2

Par conséquent le Comité Central décide du retrait  de la CEI du représentant du FPI.

Après avoir félicité le Comité Central pour son attachement à la démocratie, le Président du parti a promis saisir les personnalités et organisation concernées pour leur notifier cette décision.

7. S’agissant du Congrès,

Le Comité Central  a arrêté la date du 11 au 14 décembre 2014 pour le prochain Congrès du Parti à Abidjan et nommé pour le bureau du congrès, les camarades  dont les noms suivent : 

- DANO Djédjé Sébastien Président du Congrès ; 
- KONAN Christine, première Vice-présidente ;
- ETTIEN Amoikon Henri,  deuxième Vice-président.

Fait à Abidjan, le 13 septembre 2014
Le Comité Central

18:41 Écrit par BEN2013 dans CEI, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

05/09/2014

L’Alliance ne siégera pas dans une Cei présidée par M. Youssouf Bakayoko.

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La question de la Cei est un sujet délicat. La Cei renvoie à des souvenirs douloureux, aux meurtrissures de la crise postélectorale, à l’arrestation du président Laurent Gbagbo et au drame que vivent à l’heure actuelle les militants, le parti et des millions d’ivoiriens. C’est un sujet sensible et je comprends l’émotion qu’il suscite et les réactions de certains camarades. Parler de Cei, c’est ouvrir des plaies, des blessures. Mais nous sommes un parti politique sur lequel comptent des millions d’ivoiriens. La frustration, le ressentiment, la colère ne doivent pas nous aveugler et nous égarer. Ensuite, il y a le contexte de crise interne dans lequel se trouvait le parti. Cela n’a pas permis au FPI de s’impliquer fortement dans la question de la Cei. Mais cette défaillance a été quelque peu suppléée par l’Alliance. Au niveau de l’Alliance dans laquelle nous assumons la présidence, nous avons eu suffisamment de débats sur la loi, sur la posture que nous devions adopter et nous sommes arrivés à la conclusion qu’à défaut d’une révision de la loi, il fallait exiger un bureau consensuel et que ce serait la moins mauvaise façon de participer à cette institution sans être marginalisé, sans faire de la figuration ou avoir un rôle d’accompagnement. Nous avons donc exigé que le poste de président de la Cei nous soit accordé et que nous ayons un poste de vice-président et un des postes de secrétaire. Nous avons hésité pendant longtemps, je dirais même résisté. Puisque, entre le moment où il nous a été demandé de proposer nos représentants et le moment où nous avons dû le faire, il s’est passé près de deux mois. A un moment donné, il fallait se décider. Nous l’avons fait à titre conservatoire et en toute responsabilité pour quatre raisons.

Premièrement, parce que la question de la Cei n’est pas seulement une question électorale. Elle est d’abord politique. Il s’agit de savoir si le FPI et les différents partis membres de l’Alliance, acceptaient et se décidaient à entrer dans le jeu politique ou à rester en dehors du jeu politique. Depuis la crise, c’est la première fois qu’une place est offerte à l’opposition dans une institution qui n’est pas une institution de l’exécutif, qui n’est donc pas compromettante. Rentrer dans la Cei, c’est d’abord affirmer une option. L’option du jeu politique, du dialogue politique, de la participation aux institutions politiques, de la démocratie, pour résoudre tous les problèmes auxquels le parti est confronté. C’est une option stratégique : la stratégie de l’action politique, de la négociation politique, du lobbying pour dénouer toutes les inimitiés accumulées contre le FPI depuis plusieurs années, pour nouer des amitiés et tisser des alliances qui vont nous permettre de renverser le rapport des forces et de gagner toutes nos batailles, en particulier la bataille pour la libération du Président Laurent GBAGBO. Tout le monde s’accorde à dire que la question de la libération du Président GBAGBO est politique. Comment résoudre un problème politique si on n’est pas dans le jeu politique ? L’on sait que pour soutenir ses demandes de mise en liberté provisoire du Président Laurent GBAGBO, Me Emmanuel Altit s’est essentiellement appuyé, notamment en février 2014 puis en juin 2014, sur les résultats de notre stratégie de l’action politique, en mettant en exergue « le rôle central du FPI dans le processus politique ivoirien actuel », «la volonté partagée du FPI et du gouvernement ivoirien de surmonter leurs différends », « la légitimation du FPI comme interlocuteur incontournable du dialogue démocratique en Côte d’Ivoire », pour conclure que «(…) la question de la libération provisoire du Président Laurent GBAGBO est un élément important du dialogue engagé par les deux camps », qu’elle « s’inscrit pleinement dans le processus de réconciliation nationale » et que «le Président GBAGBO, conscient des responsabilités qui lui incombent vis-à-vis de la vis-à-vis de la Cour et vis-à-vis de la Côte d’Ivoire, n’a aucune intention de se soustraire à la justice. Il poursuit le même objectif que les membres de son parti : la réconciliation entre les Ivoiriens ». Nous devons continuer à donner des arguments politiques à la défense pour sortir le Président GBAGBO de cet enfer. Le Président GBAGBO lui-même a dit que la phase de la violence est finie et qu’il faut faire place à la phase civile, c’est-à-dire les négociations. Evidemment, le jeu politique n’exclut pas des manifestations politiques, bien au contraire pour appuyer les négociations politiques. Toute autre stratégie assise sur des logiques de vengeance, de violence, d’épreuve de force compromet la libération du président Gbagbo. etre à la Cei est un message que nous voulons donner à la fois à l’opinion nationale et internationale. Nous sommes dans le jeu politique, quel que soit ce que nous allons faire par la suite au niveau électoral. La deuxième raison qui motive notre présence à la Cei, c’est qu’une place à la Cei peut être un instrument de lutte, un moyen de pression supplémentaire. Etant donné que nous sommes dans le jeu politique, il faut que les conditions du jeu soient réunies ; que la question de la libération des prisonniers politiques soit réglée. On ne peut pas être dans le jeu politique et avoir ses comptes gelés, avoir ses camarades de lutte en exil. Etre à la Cei, être dans le jeu politique, renforce la crédibilité de nos revendications pour le dégel des comptes. C’est donc un moyen de pression pour la libération des prisonniers, pour la libération des maisons, pour la sécurité, l’encasernement des frci, le démantèlement des dozos, etc. Si on veut que le jeu politique soit transparent, il faut que la sécurité soit garantie pour tous, que la liberté d’expression, la liberté de meeting soit garantie. Si on est dans le jeu politique on doit avoir accès à toutes les localités de Côte d’ivoire pour nous exprimer. Si vous êtes dans le jeu politique, ça vous ouvre plus de perspectives. Si on est en dehors du jeu, on risque d’être hors-jeu. La troisième raison, c’est que cette Cei n’est pas là seulement pour organiser les élections présidentielles de 2015. Elle va organiser les législatives, les municipales et les régionales qui vont suivre. Ne pas y être, c’est être en dehors de tout le processus ; c’est être en dehors du électoral, du découpage des circonscriptions électorales. Cela comporte un risque important pour l’avenir du parti. Donc au-delà de ce que nous pourrons décider pour les élections, il est bon que nous y soyons.
Quatrièmement, si nous sommes en dehors du processus électoral et si nous donnons ce message dès maintenant, quelles peuvent en être les conséquences sur le parti ? si les militants savent dès maintenant que le FPI n’est pas dans le processus électoral, pourquoi les cadres dans les instances et dans les fédérations se mobiliseraient-ils particulièrement ? Pourquoi vont-ils se dépenser pour faire vivre un parti qui a déjà fait l’option de ne pas participer aux élections ? S’il n’y a aucune perspective électorale, les cadres vont relâcher leurs efforts sur le terrain. Et certains peuvent même être amenés à penser à des solutions alternatives. Ça peut susciter des réactions pouvant aller jusqu’à des défections au profit d’autres partis qui sont, eux, dans le processus politique et électoral. Ce serait un élément d’affaiblissement du parti ; une stratégie de déclin. Le message que nous allons donner à travers la Cei est un message important qui a de lourdes implications. Nous avons fixé des conditions. C’est que le bureau de la Cei soit consensuel. Donc nous y sommes pour pouvoir participer à la négociation sur un bureau consensuel. Si nous devons en sortir, ce sera parce qu’on n’aura pas eu un bureau consensuel. Si on a un bureau consensuel, on y reste et on utilise la Cei comme un instrument pour poursuivre notre lutte. Donc notre présence à la Cei est politique et d’ordre tactique.

L’Alliance ne siégera pas dans une Cei présidée par M. Youssouf
Bakayoko.

La question de la Cei est un sujet délicat. La Cei renvoie à des souvenirs douloureux, aux meurtrissures de la crise postélectorale, à l’arrestation du président Laurent Gbagbo et au drame que vivent à l’heure actuelle les militants, le parti et des millions d’ivoiriens. C’est un sujet sensible et je comprends  l’émotion qu’il suscite et les réactions de certains camarades. Parler de Cei, c’est ouvrir des plaies, des blessures. Mais nous sommes un parti politique  sur  lequel  comptent des  millions  d’ivoiriens.  La frustration, le ressentiment, la  colère  ne  doivent  pas nous aveugler et nous égarer. Ensuite, il y a le contexte de crise interne dans lequel se trouvait le parti. Cela n’a pas permis au FPI de s’impliquer fortement dans la question de la Cei. Mais cette défaillance a été quelque peu suppléée   par   l’Alliance.   Au niveau de l’Alliance dans laquelle  nous  assumons  la présidence, nous avons eu suffisamment de débats sur la  loi,  sur  la  posture  que nous   devions   adopter   et nous  sommes  arrivés  à  la conclusion qu’à défaut d’une révision de la loi, il fallait exiger un bureau consensuel et  que  ce  serait  la  moins mauvaise façon de participer à cette institution sans être marginalisé, sans faire de la figuration  ou  avoir  un  rôle d’accompagnement. Nous avons donc exigé que le poste de président de la Cei nous soit accordé et que nous  ayons  un  poste  de vice-président   et   un   des postes de secrétaire. Nous avons hésité pendant longtemps,  je  dirais  même  résisté.   Puisque,   entre   le moment où il nous a été demandé de proposer nos représentants et le moment où nous  avons  dû  le  faire,  il s’est  passé  près  de  deux mois. A un moment donné, il fallait  se  décider. Nous l’avons fait à titre conservatoire et en toute responsabilité pour quatre raisons. 
Premièrement, parce que  la  question  de  la  Cei n’est   pas   seulement   une question électorale.  Elle est d’abord politique. Il s’agit de savoir si le FPI et les différents partis membres de l’Alliance,   acceptaient   et   se décidaient à entrer dans le jeu politique ou à rester en dehors du jeu politique. Depuis  la  crise,  c’est  la  première fois qu’une place est offerte  à  l’opposition  dans une institution qui n’est pas une institution de l’exécutif, qui n’est donc pas compromettante. Rentrer  dans  la  Cei,  c’est d’abord affirmer une option. L’option du jeu politique, du dialogue politique, de la participation aux institutions politiques, de  la  démocratie, pour résoudre tous les problèmes auxquels le parti est confronté. C’est une option stratégique : la stratégie de l’action politique, de la négociation politique, du lobbying pour dénouer toutes les inimitiés accumulées contre le FPI depuis plusieurs années, pour nouer des amitiés et tisser  des  alliances  qui  vont nous permettre de renverser le rapport des forces et de gagner toutes nos batailles, en particulier la bataille pour la  libération  du  Président Laurent   GBAGBO. Tout le monde s’accorde à dire que la question de la libération du Président GBAGBO est politique.  Comment  résoudre un problème politique si on n’est  pas  dans  le  jeu  politique ? L’on sait que pour soutenir ses demandes de mise en liberté provisoire du Président Laurent GBAGBO, Me Emmanuel  Altit  s’est  essentiellement appuyé, notamment en février  2014  puis  en  juin 2014,    sur les résultats de notre stratégie de l’action politique, en mettant en exergue « le rôle central du FPI dans le processus politique ivoirien actuel », «la volonté partagée du FPI et du gouvernement ivoirien  de  surmonter  leurs différends », « la légitimation du FPI comme interlocuteur incontournable du dialogue démocratique en Côte    d’Ivoire »,    pour conclure que «(…) la question de la libération provisoire du Président Laurent GBAGBO est un élément important  du  dialogue  engagé par les deux camps », qu’elle « s’inscrit pleinement dans le processus de réconciliation nationale » et que «le Président GBAGBO,   conscient des responsabilités qui lui incombent  vis-à-vis  de la vis-à-vis  de  la Cour et vis-à-vis de la Côte d’Ivoire, n’a aucune intention de se soustraire à la justice. Il poursuit le même objectif que les membres de son parti : la réconciliation entre les Ivoiriens ». Nous  devons  continuer  à donner des arguments politiques à la défense pour sortir  le  Président  GBAGBO de cet  enfer. Le Président GBAGBO lui-même a dit que la phase de la violence est finie et qu’il faut faire place à la phase civile, c’est-à-dire les  négociations. Evidemment, le jeu politique  n’exclut pas des manifestations politiques,  bien au contraire  pour appuyer les négociations politiques. Toute autre stratégie assise sur des logiques de  vengeance,  de violence, d’épreuve de force compromet la libération du président Gbagbo. etre à la Cei  est un  message  que nous  voulons  donner  à  la fois à l’opinion nationale et internationale. Nous sommes dans le jeu politique, quel que soit ce que nous allons faire par la suite au niveau électoral. La deuxième raison qui motive notre présence à la Cei, c’est qu’une place à la Cei peut être un instrument de lutte, un moyen de pression supplémentaire. Etant donné que nous sommes dans le jeu politique, il faut que les conditions du jeu soient réunies ; que la question de la libération des    prisonniers politiques soit réglée. On ne peut pas être dans le jeu politique et avoir ses comptes gelés, avoir ses camarades de lutte en exil. Etre à la Cei, être  dans  le  jeu  politique, renforce la crédibilité de nos revendications pour le dégel des comptes. C’est donc un moyen de pression pour la libération des   prisonniers, pour la libération des maisons, pour la sécurité, l’encasernement des frci, le démantèlement des dozos, etc. Si on veut que le jeu politique soit transparent, il faut que la sécurité soit garantie pour tous, que la liberté d’expression, la liberté de meeting soit garantie. Si on est dans le jeu politique on doit avoir  accès à toutes les localités de Côte d’ivoire pour nous  exprimer. Si vous êtes dans le jeu politique, ça vous ouvre plus de perspectives. Si on est en dehors du jeu, on risque d’être hors-jeu. La  troisième  raison,  c’est que cette Cei n’est pas là seulement pour organiser les élections présidentielles de 2015. Elle va organiser les législatives, les municipales et les régionales qui vont suivre. Ne pas y être, c’est être en dehors de tout le processus ; c’est être en dehors du électoral, du découpage des circonscriptions électorales. Cela comporte un risque important pour l’avenir du parti. Donc  au-delà  de  ce  que nous pourrons décider pour les élections,  il est bon que nous y soyons.
Quatrièmement, si nous sommes en dehors du processus électoral et si nous donnons  ce  message  dès maintenant, quelles peuvent en  être  les  conséquences sur le parti ? si les militants savent dès maintenant que le FPI n’est pas dans le processus  électoral,  pourquoi les  cadres  dans  les  instances  et  dans  les  fédérations se  mobiliseraient-ils particulièrement ? Pourquoi vont-ils  se  dépenser  pour faire vivre un parti qui a déjà fait l’option de ne pas participer aux élections ? S’il n’y a aucune perspective électorale, les cadres vont relâcher leurs efforts sur le terrain. Et certains peuvent même être amenés à penser à des solutions alternatives. Ça peut susciter des réactions pouvant aller jusqu’à des défections au profit d’autres partis qui sont, eux, dans le processus politique et électoral. Ce serait un élément d’affaiblissement  du  parti ;  une stratégie de déclin. Le message que nous allons donner à travers la Cei est un message important qui a de lourdes   implications. Nous avons fixé des conditions. C’est que le bureau de la Cei soit consensuel. Donc nous y sommes pour pouvoir participer  à  la négociation sur un bureau consensuel. Si nous devons en sortir, ce sera parce qu’on n’aura pas eu un bureau consensuel. Si on a un bureau consensuel, on y reste et on utilise la Cei comme un instrument pour poursuivre notre lutte. Donc notre présence à la Cei est politique et d’ordre tactique.

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06:15 Écrit par BEN2013 dans CEI, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

21/05/2014

Côte d’Ivoire : adoption du projet de loi sur la réforme de la Commission électorale Publié le mardi 20 mai 2014 | APA

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Le projet de loi modificatif de la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), examiné en première lecture, a été adopté, mardi, par la Commission des affaires générales et institutionnelles (CAGI) de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Le Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko était, face aux députés de la CAGI, pour défendre, en première lecture, le texte du gouvernement portant composition, organisation et fonctionnement de la nouvelle CEI.

Présentant l’exposé des motifs, le Cdu gouvernement a expliqué que le projet de loi modificatif propose 17 membres dont 1 représentant du président de la République, 1 pour le président de l’Assemblée nationale, 1 pour le ministre chargé du territoire, 1 pour le ministre chargé de l’Economie et des finances, 1 magistrat désigné par le Conseil supérieur de la magistrature.

Sont également, membres de la nouvelle CEI, 4 représentants de la société civile, dont 2 issus des confessions religieuses, un issu des Organisations non gouvernementales non confessionnelles et 1 avocat désigné par le Barreau ainsi que 4 représentants du parti ou groupement politique au pouvoir et 4 représentants des partis ou groupements politiques de l’opposition.

Les groupes parlementaires du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) ont appelé les députés membres de la commission à soutenir d’emblée le texte quand les groupes parlementaires PDCI et Dialogue ont émis des réserves avant adoption.

Le dernier ayant par la suite, « levé » ses obstacles après les explications du ministre d’Etat Hamed Bakayoko.

Pour le groupe parlementaire PDCI, représenté par le député Jean Soro, « les représentants des institutions dans la Commission ne doivent pas avoir de voix délibératives » tout comme ils ne « doivent pas être candidats au poste » de président de la CEI.

Deux propositions qui ont suscité l’ire des députés Rassemblement des républicains (RDR) suspectant leurs alliés du RHDP de « trahison ».

« S’ils ne veulent pas voté le texte qu’ils l’expriment clairement au lieu de tergiverser » lâche un député républicain pendant la « suspension » demandée et obtenue par le PDCI.

A la reprise, après une seconde explication de ses réserves « tenant compte de nos frères de l’opposition », le PDCI a donné son soutien pour le vote du texte tel que « proposé » par le gouvernement.

Sur les 30 membres de la Commission des affaires générales et institutionnelles, 28 ont voté pour, contre une abstention et une voix a voté contre, en l’occurrence, le député PDCI Bertin Kouadio Konan dit KKB.
« La composition de la CEI telle que adoptée, ne garantit pas l’indépendance de l’institution» a dénoncé KKB pour expliquer son vote.

Les députés de la CAGI ont fait preuve de « maturité en ne regardant que l’intérêt de la nation par l’adoption de ce texte consensuel », s’est félicité le ministre Bakayoko.

HS/ls/APA

07:57 Écrit par BEN2013 dans CEI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

15/05/2014

Côte d’Ivoire : le gouvernement propose une nouvelle composition de la Commission électorale Publié le jeudi 15 mai 2014 | Xinhua

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Le gouvernement ivoirien a proposé mercredi une nouvelle mouture du texte de loi sur la future commission électorale pour tenir compte des observations des partis de l’opposition, a-t-on appris de source officielle.

"Le gouvernement propose une nouvelle commission de 17 membres avec un représentant du chef de l’Etat, quatre de l’administration, quatre des partis au pouvoir, quatre de la société civile et quatre des partis de l’opposition", a déclaré le ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko, au sortir d’un conseil des ministres.

Il s’agit, selon Hamed Bakayoko, pour le gouvernement de " prendre en compte les observations" des partis de l’opposition.

Le 10 avril, le gouvernement avait adopté en conseil des ministres une réforme de la CEI qui passe de 31 à 13 membres dont trois représentants du parti au pouvoir, trois de l’opposition, trois de la société civile et un représentant respectif pour la présidence de la République, le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Economie et des finances et le Conseil supérieur de la magistrature.

L’opposition dont le Front populaire ivoirien (FPI, de l’ex président Laurent Gbagbo) avait dénoncé une "surreprésentation" du gouvernement avec "au total sept personnalités sur 13 pour le pouvoir" ce qui, selon elle, "annihile le caractère indépendant de l’institution".

Elle avait réclamé la mise en place d’un cadre "consensuel et inclusif" afin d’"asseoir une confiance" entre les différents partis en vue des élections à venir.

Des discussions ont été ouvertes entre le gouvernement et l’opposition et le débat sur le texte initialement prévu pour lundi a été reporté.

La nouvelle mouture du texte du gouvernement sera présentée le 19 mai devant l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration publiée mardi, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principal allié d’Alassane Ouattara) a proposé que l’examen du texte par les députés ait lieu "entre le 10 et le 30 juillet" pour "donner une chance au dialogue" et faire en sorte que la nouvelle commission électorale puisse "ôter le spectre de la contestation et de la violence qui entoure les élections" dans le pays.

Les élections prévues en 2015 en Côte d’Ivoire sont censées concrétiser le retour de la paix et la réconciliation dans le pays après les affrontements post-électoraux de 2010-2011 qui ont fait au moins 3.000 morts.

07:08 Écrit par BEN2013 dans Actualités, CEI, Dialogue républicain | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

10/04/2014

Nouvelle Commission électorale indépendante : Voici la composition Publié le jeudi 10 avril 2014 | Le Democrate

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Le vœu des partis politiques a été exaucé. Et le gouvernement a adopté hier en Conseil des ministres tenu au Palais présidentiel au Plateau, un projet de loi modifiant la loi n° 2001-634 du 19 octobre 2001 qui porte organisation, attribution et fonctionnement de la Commission électorale indépendante (Cei). Cette loi a par la suite fait l’objet de modification en 2004 puis 2005. La Cei avait été à l’époque mise en place pour conduire le processus électoral. C’étaient des mesures conjecturelles, uniquement destinées à traiter la question des élections présidentielles, législatives, municipales et régionales qui se sont finalement tenues en 2010. Aujourd’hui, dans un environnement normalisé, ce nouveau projet de loi modifie les mesures qui avaient été prises, faisant en sorte qu’elles soient plus adaptées au nouveau cadre politique, institutionnel, juridique dans lequel nous sommes aujourd’hui. Selon le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné Nabagné, ces modifications portent essentiellement sur la composition de la Cei qui passe à treize (13) membres au lieu de trente-un (31) auparavant. Ce projet de loi, a-t-il précisé, extrait des organes de la Cei, les groupements ou acteurs politiques dont la présence ne se justifie plus. La nouvelle Cei comporte donc quatre membres représentant le Président de la république et le gouvernement au lieu de 11 auparavant. Lesquels sont repartis comme suit : 1 représentant du chef de l’Etat Alassane Ouattara, un représentant du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, un représentant du ministre auprès du Premier ministre chargé de l’économie et des finances et un magistrat désigné par le Conseil supérieur des magistrats. La nouvelle Cei regroupe également trois acteurs de la société civile dont deux religieux, trois membres qui représentent les partis ou groupements politiques au pouvoir et trois membres qui représentent des partis ou groupements politiques de l’opposition, soit un total de 13 membres. Cette nouvelle Cei qui, au dire du porte parole du gouvernement, est plus équilibrée, sera mise en place dès que la loi sera votée à l’Assemblée nationale.

08:52 Écrit par BEN2013 dans CEI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

01/12/2013

La société civile ivoirienne réclame une indépendance effective de la CEI Publié le samedi 30 novembre 2013 | AIP

Abidjan, Des organisations de la société civile (OSC) impliquées dans le processus électoral réclament l'indépendance effective de la Commission électorale indépendante (CEI) avec une autonomie financière respectant les règles de la bonne gouvernance. Réunis samedi, à Abidjan, pour réfléchir sur la probable réforme du code électoral et de la loi portant création, organisation, et fonctionnement de l'organe chargé des élections en Côte d'Ivoire, le WANEP-CI, le COFEMCI-REPC, la COSOPCI, le RAIDH, la CEFCI, le MIIIDA et ADJL-CI ont recommandé que la Côte d'Ivoire soit dotée "d'une CEI véritablement impartiale, composée surtout de techniciens, pour éviter l'intrusion de considérations politiciennes dans la gestion des élections et capitaliser les acquis de chaque élection", tel que proposé par l'atelier tenu du 21 au 23 août avec l'appui technique d'experts nationaux et internationaux. Les OSC demandent également dans leur proposition de réforme électorale, la réduction du nombre de commissaires centraux de la CEI à sept, et un découpage électoral basé sur des critères objectifs tels que la densité de la population, la superficie, l'accessibilité de la localité et l'importance économique, afin de garantir le respect du principe de l'égalité du suffrage qui doit être effectué par la CEI et proposé au gouvernement. Les membres de la société civile ivoirienne préconisent aussi, pour les élections à venir, la parité homme-femme en ce qui concerne les listes de candidatures au niveau des élections législatives, régionales, municipales et régionales. "Cette bonne pratique en vigueur déjà dans certains pays comme le Sénégal est conforme à l'esprit de la constitution ivoirienne", précisent-elles. La coalition préconise par ailleurs une loi interdisant le cumul de postes. "Ainsi, l'on ne devrait plus trouver un député-maire ou un ministre en fonction, président d'un conseil général", ont-elles affirmé, ajoutant que "les élections, c'est maintenant, il faut engager les réformes pour éviter des difficultés demain". "Notre démarche est dans le sens d'aider la Côte d'Ivoire à avancer à grand pas. Nous interpellons sur la nécessité de conformer nos institutions à nos lois", a déclaré le porte-parole de la coalition, Fernand Julien Gauze. Les OSC comptent rencontrer, dans un futur proche, le président de la République, le président de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur, les partis politiques et tous les autres partenaires, afin de leur soumettre ces propositions. (AIP) Amak/kp

06:28 Écrit par BEN2013 dans CEI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

26/10/2013

Une nouvelle CEI s’impose Publié le samedi 26 octobre 2013 | Notre Voie

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De plus en plus de voix se font entendre pour réclamer la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei). En réalité, il s'agit plutôt de refonder cette commission. Elle n'est indépendante que de nom. Au niveau de sa composition, il faut faire en sorte que les partis politiques ne siègent plus en son sein. Et faire appel aux membres de la société civile. Il existe bel et bien en Côte d'Ivoire, des Ivoiriens honnêtes, impartiaux, n'appartenant à aucune chapelle politique. Surtout et par dessus tout, qui aiment leur pays. Ils appartiennent à toutes les catégories socioprofessionnelles. Et sont magistrats, avocats, médecins, architectes, journalistes, etc.
Pour refonder donc la CEI, la première des choses à laquelle il faut procéder, ici et maintenant, c'est de démissionner son président actuel. Youssouf Bakayoko est totalement disqualifié pour prétendre être reconduit à la tête de l'organe chargé d'organiser les élections en Côte d'Ivoire. Il est l'un des premiers responsables de la crise postélectorale qui a endeuillé des centaines et des centaines de familles ivoiriennes. Il est même l'élément déclencheur de la crise. Son nom sera éternellement lié à tout ce qui est advenu comme tueries du fait du rôle néfaste qu'il a joué.
Alors qu'il n'a pas été capable de dire qui a remporté le second tour de la présidentielle, on se rappelle que le sieur Bakayoko, avec la complicité des ambassadeurs des Etats-Unis et de la France, s'est rendu à l'hôtel du Golf, Qg de campagne du candidat Alassane Ouattara, pour proclamer des résultats qu'il a dit être ceux de l'élection présidentielle. Une forfaiture qui, dans un Etat de droit, serait passible de poursuites judiciaires. Malgré cela, "monsieur il n'est pas encore minuit" pense encore être moralement apte à présider aux destinées de la Cei. Il aurait plutôt gagné, pour se faire oublier un tant soit peu, de rendre le tablier de façon volontaire. Ce qui n'est toujours pas le cas.
En fait, Youssouf Bakayoko ne doit même pas rêver de demeurer à son poste. Personne en Côte d'Ivoire ne l'accepterait. Même le pouvoir actuel aurait normalement des scrupules à lui confier l'organisation des prochaines élections. Il est même inutile d'affirmer que l'opposition ivoirienne le récuserait. Tant le personnage a hissé la fourberie à un niveau insupportable. Dire donc que la principale force politique ivoirienne, le Fpi en l'occurrence, n'acceptera pas celui par qui la guerre a éclaté en Côte d'Ivoire après les élections est un truisme.
En tout état de cause, tout le monde est d'avis qu'il faut tourner la page de la guerre en Côte d'Ivoire. Et le président de la Cei actuelle, M. Bakayoko, a son nom inscrit sur cette page, en caractère gras, et en début. Dommage que le personnage n'ait pas encore compris le sens de l'histoire, et qu'il pousse le cynisme jusqu'à caresser le vœu, après tout le mal qu'il a fait aux Ivoiriens, de rester le patron des élections en Côte d'Ivoire.

Jean Josselin



Léandre Sahiri · Meilleur commentateur · Travaille chez Directeur de publication du journal LE FILAMENT www.lefilament.info

Je vous invite à lire (ou relire) le texte ci-dessous écrit par l'économiste ivoirien Patrick Beuseize et publié dans le Filament Magazine, il y a quelques mois :
Youssouf Bakayoko, un alchimiste de la fraude électorale

Derrière des lunettes d’intellectuel et une allure de bon père de famille, se cache un fils indigne de la Côte d’Ivoire dont le nom rime avec fraude électorale, manipulation des chiffres électoraux, corruption morale, aliénation à Alassane Ouattara et diverses malversations en compagnie des ambassadeurs des états coloniaux en vue de tripatouiller les différents résultats électoraux pour servir la cause des ennemis de la démocratie en Afrique.
Nommé par décret du Président Gbagbo, en remplacement de Beugré Mambé dont les pratiques frauduleuses en faveur d’Alassane Ouattara, lors de la constitution des listes électorales, furent révélées par pure grâce divine, Youssouf Bakayoko a quitté ses fonctions de ministre des affaires étrangères du gouvernement issu des accords de Ouagadougou pour se consacrer au pilotage de la CEI en vue d’élections transparentes et crédibles.
Mais, que ne fut la surprise des Ivoiriens et des observateurs avertis lorsque, à l’issue du second tour de la présidentielle du 28 Novembre 2010, le sieur Bakayoko se rend incognito à l’insu des autres membres de la CEI, à l’Hôtel du Golf, siège de campagne du candidat Alassane Ouattara, proclamer des résultats frauduleux, hors délais sous la supervision des rebelles de Soro devant les caméras exclusives de la télévision de propagande française France 24 ; résultats donnant évidemment Alassane Ouattara vainqueur. La suite de cet acte ignoble et perfide est connue : mise en marche de la machine médiatique française pour cautionner ce gros mensonge en vue de donner les coudées franches à la coalition internationale rebelle pilotée par la France pour vilipender Laurent Gbagbo, asphyxier économiquement la Cote d’Ivoire avec la fermeture anarchique des banques, imposer un embargo macabre sur les médicaments pour faire mourir le maximum de citoyens innocents pour terminer par une guerre meurtrière (notamment à Duékoué où les milices tribales de Ouattara commandées par Amadé Ouremi ont massacré plus de 1000 civils le 29 mars 2011) dont l’apothéose fut le coup d’état du 11 Avril 2011, après 12 jours de bombardement par les hélicoptères français aussi bien de la résidence présidentielle devant laquelle des milliers de jeunes formaient un bouclier humain.
Par ailleurs, alors que les propres déclarations de Youssouf Bakayoko au soir du 28 Novembre 2010 donnaient un taux de participation avoisinant les 70%, déclarations reprises par France 24 et RFI, il n’a pas eu d’inconfort moral à faire passer ce taux à 81% pour servir la cause du mensonge et de la fraude. L’alchimiste, après ce forfait a été exfiltré par l’armée française pour une retraite dorée de quelques mois à Paris pendant que la Côte d’Ivoire était à feu et à sang. Des villages entiers brûlés, des milliers de morts, des millions de déplacés internes et de réfugiés dans les pays limitrophes, le règne sans partage de la dictature garantie par la terreur et les exactions quotidiennes des FRCI et des Dozos sur les populations civiles.
L’on était en droit d’estimer que même le plus impénitent des malfaiteurs aurait été ému par tant de souffrance et de désolation pour abandonner les voies lugubres de la fraude électorale et se convertir à la vérité des urnes. Mais que non !
L’alchimiste Bakayoko a récidivé lors de la mascarade d’élections législatives. Le taux de participation réel qui était autour de 15%, que les observateurs indépendants ont qualifié de « désert électoral », en réponse à l’appel au boycott lancé par le FPI a été honteusement majoré à 35% par le même Bakayoko, après plusieurs jours de tripatouillage. Le PDCI en a fait les frais ; d’où, les nombreuses réclamations déposées au conseil constitutionnel.
Comment Youssouf Bakayoko peut-il avoir la conscience tranquille après des actes si lourds de conséquence néfastes, aussi bien pour l’avancée démocratique de la nation que pour le commun des Ivoiriens qui payent aujourd’hui un lourd tribut aux décisions corrompues de l’alchimiste de la fraude électorale. Qui a effectivement gagné les élections du 28 Novembre 2010, monsieur l’alchimiste ?
En attendant la réponse à cette question, il faut dire que le malheur de millions d’Ivoiriens est la résultante de l’irresponsabilité, de la mauvaise foi et de l’impudeur morale de cet homme : Youssouf Bakayoko président de la Commission Electorale dite indépendante, mais dont la dépendance vis-à-vis du RDR, parti d’Alassane Ouattara est une évidence notoire.
Patrick Beuseize

09:56 Écrit par BEN2013 dans CEI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |