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10/02/2015

EN EXCLUSIVITÉ, L'EMOUVANTE LETTRE DU PRESIDENT GBAGBO LUE PAR SON AVOCAT AUX OBSEQUES DE SA MERE À BLOUZON

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Pour mes amis Sangaré et Dacoury :
Chers amis,
Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir accepté d’organiser les funérailles de maman. J’en suis profondément touché. Puis-je vous demander aussi de prononcer en mon nom, ces quelques mots :
Chers amis. C’est le cœur lourd que je voudrais quelques mots sur ma mère, une femme volontaire, un modèle de courage. Bien qu’issue d’une famille modeste et elle-même illettrée, ma mère a tout de suite compris l’importance de l’école. Elle nous a poussés de toutes ses forces, ma sœur Jeannette et moi-même, ses deux seuls enfants que le sort lui avait laissés, à apprendre à comprendre et à aller aussi loin que possible. Je dois dire ici combien le rôle de mon père a été aussi de ce point de vue important. Nos deux parents, à Jeannette et moi, partageaient la même vision du monde, les mêmes espoirs pour leurs enfants, la même foi en l’avenir. Mon père, comme vous le savez, était un ancien combattant de la Seconde guerre mondiale et croyait en l’Education, aux efforts pour se réaliser. En 1962, j’ai obtenu mon Bepc. C’était une réussite. Et pour tous, un moment important. De bonnes âmes ont alors conseillé à ma mère de me convaincre de devenir instituteur, une fonction qui m’était désormais ouverte. Cela nous aurait permis, et d’abord à elle, de vivre mieux. Son ambition était plus haute. Elle a refusé et leur a répondu haut et fort : « Mon fils ira à l’école aussi que son intelligence le permettra et moi je suis prête à faire tous les travaux, même celui de bonne pour qu’il en soit ainsi ».
Son heure de gloire a sonné en juin 1965 : en ce mois-là, cette année-là, j’ai obtenu le deuxième baccalauréat et ma sœur a obtenu son Bepc. Ma mère était fière, fière et heureuse. Cette réussite était d’autant plus importante pour nous que, grâce au sésame qu’était le baccalauréat, je pouvais entrer à l’université. J’allais même bénéficier d’une bourse de vingt-cinq mille francs par mois. J’ai tout de suite aimé ce que j’étudiais et je me suis plongé dans les textes afin de découvrir l’intelligence du monde. Parallèlement, nous nous organisions pour pénétrer les mouvements syndicaux afin de faire avancer la cause de la démocratie. D’ailleurs en mai 1969, nous avons déclenché avec nos amis représentant les lycées-dont Dacoury Tabley Philippe-Henri-un important mouvement de grève : nous voulions la liberté. J’ai dit que nous étions de famille pauvre. La « vieille », c’est ainsi que je nommais affectueusement maman, travaillait. Mais, pour pouvoir nous envoyer à l’école, ma sœur et moi, elle travaillait deux fois plus : chaque année, elle faisait deux rizières au lieu d’une, une rizière pour les besoins de la maison et une rizière dont elle vendait le produit aux commerçantes Dioulas, ce qui lui permettait d’acheter cahiers et habits dans la ville voisine de Gagnoa.
Les livres nous étaient fournis gratuitement par l’administration coloniale, à charge pour chaque élève de tous les restituer et en bon état à la fin de l’année scolaire pour qu’ils servent à nos successeurs. Ainsi, les enfants des riches et les enfants des pauvres se trouvaient-ils à égalité. C’est ce modèle-là que j’ai voulu reproduire et développer quand je suis devenu Chef d’Etat et c’est en m’inspirant de ce que j’avais connu que j’ai lancé le mot d’ordre « Ecole gratuite pour tous », parce qu’il est pour moi évident que les enfants de ce pays doivent être absolument égaux devant l’instruction. Quant à mon père-dont maman avait divorcé en 1950 lorsque j’avais cinq ans- il était devenu de retour de la guerre, agent de police. Je dois vous dire que bien qu’issu de milieux simples, ma mère et mon père avaient une conscience politique poussée : l’un et l’autre – ainsi que tous les oncles maternels- étaient inscrits à la Sfio dont ils avaient pris la carte très jeunes. C’est aussi cette conscience politique qui explique en quelle haute estime ils ont tenu l’éducation.
Cher Sangaré,
Te rappelles-tu que je te disais que mon père avait joué dans ma vie, un rôle de Chef d’Etat et ma mère un rôle de Premier ministre ? Mon père et ma mère avaient de hautes ambitions pour moi. Mon père a toujours souhaité que j’aille le plus haut possible, mais c’est ma mère qui aura tout fait en me donnant par son amour, la force d’avancer et par son travail, les moyens d’avancer. Sans elle, je n’aurais pas pu aller à l’école.
J’étais si fier, lorsque à la Noël 1965, j’ai pu donner à ma mère, mes premières économies : je lui rendais un peu ce qu’elle m’avait donné. Dis lui, s’il te plaît, de reposer en paix. Dis lui de veiller sur moi, sur ma sœur, sur nos enfants, sur les enfants de mon père qu’elle a élevés, sur tous les enfants de sa région et sur tous les enfants de Côte d’Ivoire.

Laurent Gbagbo.

(Source: LE TEMPS )


19:03 Écrit par BEN2013 dans Hommage, Partis politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

01/11/2014

Pensons à eux...

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Au jourd'hui 1er novembre, pensons à tous ceux qui nous ont quittés à jamais, prions pour eux. Ces trois dernières années notre famille, la grande famille TONOU de SEBEDOUFLA a été fortement secoué par la disparition de ses fils :

- Guillaume arraché à notre affection suite à un accident de la circulation sur l'axe Vavoua-Séguela.

- Papa Antoine

- Michel TOKALO. Sa mort fut un vétitable choc pour la famille, le village, le canton.

-On n'oublieras pas Tokalo lou Tian Flora, de Zoh Gilchrist.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10:29 Écrit par BEN2013 dans Hommage, sebedoufla | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

19/08/2014

MERCI, MERCI ET ENCORE MERCI...

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Hier, nous avons fêté nos 51 ans d'existence sur cette terre des hommes... Nous avons été heureux de constater que vous pris hier une partie de votre précieux temps pour nous manifester votre amitié. Vous avez été nombreux à nous adresser des mots gentils, à nous bénir, à nous souhaiter encore beaucoup de " 1er janvier"... MERCI encore et que le Seigneur, créateur de la terre et du ciel vous bénisse et vous protège.

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07:05 Écrit par BEN2013 dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

05/08/2014

Hommage à ... BENOÎT

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Août 2010 - août 2014 : LE FORUM DE IEP TOURE a quatre ans. Quatre ans déjà ! serait-on tenté de dire, tellement l'on n'a pas senti le temps passer. Au moment donc de souffler sur sa quatrième bougie, votre forum d'échange a choisi de rendre hommage à son principal Inspirateur, l'homme providentiel sans lequel la plate-forme n'aurait pas vu le jour, certainement. Il se prénomme BENOÎT. • Le Pape ? Non, pas Benoît XVI, Allemand d'origine, pape démissionnaire du Vatican depuis deux ans. • Le Sportif ? Non, pas Daly, ancien footballeur qui a "tiré sa révérence" depuis quelques années. Mon BENOÎT à moi, il est GOURO, un bon celui-là (comme il en existe rarement ! ), originaire de SEBEDOUFLA, paradis terrestre (selon les descriptions qu'il en fait lui-même sur le Net) dans la sous-préfecture de Vavoua. 1313510403.jpg BOEHI BENOIT est Inspecteur de l'Enseignement Primaire, actuel Chef de la Circonscription de Tiassalé-2. Un jour d'août 2010, de passage pour Sébédoufla, les propos qu'il m'a tenus dans mon bureau à l'IEP Daloa-3 me reviennent encore à l'esprit comme si c'était hier : "Touré, je viens de créer mon blog et à travers son animation, je me suis découvert une nouvelle passion. Te connaissant, sachant ta passion pour l'informatique et avec les qualités qu'on te connait, je sais que toi tu réussiras en la matière, et même mieux que moi. Je t'exhorte donc à créer ton blog aussi..." Le déclic est parti de là et quatre ans après, le résultat est parlant : -Blog bien coté sur la plateforme Ivoire Blog ; -Bonne audience avec de nombreuses réactions aux différentes publications ; -De très bons contacts noués, aussi bien dans le milieu de l'Éducation Nationale que dans d'autres milieux ; Bref, l'animation de cet blog m'a fait beaucoup de bien, m'a ouvert beaucoup de portes et tout cela, je le dois à BENOIT, l'homme providentiel ! Le seul détail où il s'est trompé malheureusement, c'était de croire que je pouvais faire mieux que lui. Mon cher "Ben" chaque jour qui passe, tu es encore plus "explosif" que jamais sur la toile à travers Ton Blog "Le Temple de l'Espérance" et Ta Page Facebook (www.facebook.com/benoit.boehi), de sorte que tu restes le maître incontesté auprès de qui je continuerai d'apprendre aussi longtemps que possible. Comment ne pas profiter à fond des connaissances et savoir-faire de l'un des rares Bons Gouro qui existent ! Bon vent à toi et continue de bénir le bébé dont " tu as occasionné la naissance ", afin qu'il grandisse au fil du temps. Sincères remerciements également à monsieur FERNAND AGBO DINDE qui, après la création du blog a guidé mes premiers pas de blogueur amateur. Merci enfin à tous les visiteurs du Forum qui contribuent chaque jour à lui donner l'assise qu'on lui connait aujourd'hui. TOURE YOUSSOUF Inspecteur de l'Enseignement Préscolaire et Primaire IEP Adjamé-1, Abidjan, Côte-d'Ivoire Administrateur du blog LE FORUM DE IEP TOURE ieptoure@yahoo.fr

08:05 Écrit par BEN2013 dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Hommage à ... BENOÎT

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Août 2010 - août 2014 : LE FORUM DE IEP TOURE a quatre ans. Quatre ans déjà ! serait-on tenté de dire, tellement l'on n'a pas senti le temps passer. Au moment donc de souffler sur sa quatrième bougie, votre forum d'échange a choisi de rendre hommage à son principal Inspirateur, l'homme providentiel sans lequel la plate-forme n'aurait pas vu le jour, certainement. Il se prénomme BENOÎT. • Le Pape ? Non, pas Benoît XVI, Allemand d'origine, pape démissionnaire du Vatican depuis deux ans. • Le Sportif ? Non, pas Daly, ancien footballeur qui a "tiré sa révérence" depuis quelques années. Mon BENOÎT à moi, il est GOURO, un bon celui-là (comme il en existe rarement ! ), originaire de SEBEDOUFLA, paradis terrestre (selon les descriptions qu'il en fait lui-même sur le Net) dans la sous-préfecture de Vavoua. 1313510403.jpg BOEHI BENOIT est Inspecteur de l'Enseignement Primaire, actuel Chef de la Circonscription de Tiassalé-2. Un jour d'août 2010, de passage pour Sébédoufla, les propos qu'il m'a tenus dans mon bureau à l'IEP Daloa-3 me reviennent encore à l'esprit comme si c'était hier : "Touré, je viens de créer mon blog et à travers son animation, je me suis découvert une nouvelle passion. Te connaissant, sachant ta passion pour l'informatique et avec les qualités qu'on te connait, je sais que toi tu réussiras en la matière, et même mieux que moi. Je t'exhorte donc à créer ton blog aussi..." Le déclic est parti de là et quatre ans après, le résultat est parlant : -Blog bien coté sur la plateforme Ivoire Blog ; -Bonne audience avec de nombreuses réactions aux différentes publications ; -De très bons contacts noués, aussi bien dans le milieu de l'Éducation Nationale que dans d'autres milieux ; Bref, l'animation de cet blog m'a fait beaucoup de bien, m'a ouvert beaucoup de portes et tout cela, je le dois à BENOIT, l'homme providentiel ! Le seul détail où il s'est trompé malheureusement, c'était de croire que je pouvais faire mieux que lui. Mon cher "Ben" chaque jour qui passe, tu es encore plus "explosif" que jamais sur la toile à travers Ton Blog "Le Temple de l'Espérance" et Ta Page Facebook (www.facebook.com/benoit.boehi), de sorte que tu restes le maître incontesté auprès de qui je continuerai d'apprendre aussi longtemps que possible. Comment ne pas profiter à fond des connaissances et savoir-faire de l'un des rares Bons Gouro qui existent ! Bon vent à toi et continue de bénir le bébé dont " tu as occasionné la naissance ", afin qu'il grandisse au fil du temps. Sincères remerciements également à monsieur FERNAND AGBO DINDE qui, après la création du blog a guidé mes premiers pas de blogueur amateur. Merci enfin à tous les visiteurs du Forum qui contribuent chaque jour à lui donner l'assise qu'on lui connait aujourd'hui. TOURE YOUSSOUF Inspecteur de l'Enseignement Préscolaire et Primaire IEP Adjamé-1, Abidjan, Côte-d'Ivoire Administrateur du blog LE FORUM DE IEP TOURE ieptoure@yahoo.fr

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05/04/2014

4 avril 1968. Martin Luther King s'écroule sur le balcon de son hôtel de Memphis. Assassiné !

Mais qui est le véritable assassin du pasteur de 39 ans ? Le malfrat James Earl Ray, condamné à 99 ans de prison ? Ou quelqu'un d'autre ? Mystère.

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Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos

À la une du Point.fr

Dans sa chambre du Lorraine Motel de Memphis, Martin Luther King est inquiet, fatigué. Depuis quelque temps, le pasteur est largement critiqué, désavoué, inégalement suivi. Après une succession d'échecs, il peine à rassembler les foules autour de ses sermons, son image décline. Peut-être devrait-il faire appel à Manuel Valls pour redorer son image ?... Néanmoins, il persiste à vouloir prouver que la non-violence est la solution. C'est pour cela qu'il est revenu à Memphis, la veille, le 3 avril 1968, avec ses partisans, afin de soutenir la grève des éboueurs noirs de la ville. Il espère que, cette fois-ci, la manifestation ne s'achèvera pas par des pillages et des fusillades. La municipalité locale condamne sa venue, de même que la Maison-Blanche, mais ça lui est égal. Il est obsédé par tout cela, mais ne laisse rien transparaître. Avant d'aller dîner, il se change dans la chambre 306, une chambre qu'il a si souvent occupée avec son ami et confrère le révérend Ralph Abernathy qu'elle est surnommée "suite King-Abernathy", d'après les dires de ce dernier.

 

Un peu avant 18 heures, King sort sur le balcon pour converser avec ses amis qui l'attendent sur le parking, en contrebas. Ils sont tous invités à dîner chez le révérend Billy Kyles, debout à quelques mètres de Martin Luther. À 18 h 1, un coup de feu retentit. La balle atteint King au visage. Elle entre par sa joue droite, fracasse sa mâchoire et plusieurs vertèbres, avant de sectionner sa moelle épinière. Martin Luther King s'effondre sur le sol. Ses amis accourent du parking pour le secourir. Il est défiguré et gît dans une mare de sang. Les regards se lèvent pour voir d'où a été tiré le coup. Probablement du bâtiment d'en face, mais rien ne bouge. À la vue du King sans connaissance, c'est la panique, les cris, les pleurs. Arrivés rapidement sur place, les secours embarquent le corps pour l'emmener au Saint-Joseph's Hospital. Malgré un massage cardiaque manuel, le coeur de King ne repart pas. À 19 h 5, la mort de Martin Luther King est officielle.

 

Homme blanc, costard-cravate

 

Entre-temps, les enquêteurs se sont déjà mis à l'ouvrage. Juste après l'attentat, des témoins ont vu un homme blanc s'enfuir à bord d'une Mustang blanche de l'hôtel délabré situé de l'autre côté de la rue. Il y avait loué une chambre quelques heures plus tôt sous l'identité de "Tom Willard". Un homme mesurant environ 1 mètre 80, aux cheveux foncés, courts et coiffés en arrière. Très bien habillé, costard-cravate. Les agents établissent d'emblée que le tireur a opéré depuis la salle de bains commune de l'établissement de fortune, qui offre une vue dégagée sur le balcon du motel Lorraine. Dans sa précipitation, le tueur a laissé derrière lui un fusil Remington 760 Gamemaster calibre 30,06, équipé d'une lunette télescopique, ainsi que des jumelles, fraîchement décorées d'empreintes digitales. Quelques jours plus tard, le FBI dévoilera l'identité du tueur : il s'agit de James Earl Ray, un petit malfrat évadé du pénitencier du Missouri. Une chasse à l'homme est ouverte dans le monde entier pour retrouver l'assassin du "Gandhi noir".

 

Curieusement, la veille de son meurtre, Martin Luther King annonçait presque sa mort lors d'un rassemblement au Mason Temple, sanctuaire international et siège de l'important groupe pentecôtiste Church of God in Christ. Quel flair ! Son discours restera célèbre sous le nom de "I've been to the mountaintop". Il s'est écrié : "Ce qui va m'arriver maintenant m'importe guère. Car je suis allé au sommet de la montagne... J'ai vu la terre promise. Il se peut que je n'y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la terre promise." Il savait la menace de certains "frères blancs malades", mais il ne craignait aucun homme, dit-il alors.

 

99 ans de prison

 

Le soir même de l'attentat, la nouvelle de l'assassinat du pasteur Martin Luther King se répand comme une traînée de poudre dans tout le pays. Cris de douleur et d'horreur résonnent dans les grandes villes, bientôt remplacés par la colère de toute la communauté afro-américaine. Malgré les appels au calme et la demande des adjoints de King de ne pas mettre le feu à l'Amérique, une épidémie d'émeutes embrase plus de cent villes : pillages généralisés de magasins, affrontements avec la police et avec les militaires, incendies... Washington, New York, Boston, Miami, Baltimore, Memphis, Kansas City..., c'est l'hécatombe ! On n'entend plus que le bruit des sirènes. Le prophète de la non-violence Luther King se retourne sûrement sur sa table d'autopsie. Le pays est au bord du chaos.

 

Le dimanche 7 avril, le président Lyndon B. Johnson proclame une journée de deuil national et la mise en berne de tous les drapeaux américains jusqu'à l'inhumation du grand homme. Pendant ce temps, les autorités sont incapables de mettre la main sur l'assassin. Finalement, James Earl Ray n'est rattrapé à Londres que deux mois plus tard, alors qu'il s'apprête à prendre un vol à l'aéroport d'Heathrow avec un faux passeport canadien. Extradé vers les États-Unis, il est incarcéré au pénitencier d'État du Tennessee. Lors du procès, il confessera le meurtre, avant de se rétracter trois jours plus tard pour clamer son innocence. En vain, car il est condamné à une peine de prison de 99 ans.

 

Conspiration

 

Il reste toujours un doute sur la culpabilité de James Earl Ray. Les défaillances de l'enquête ou encore l'absence de mobile réel ont suscité de nombreuses thèses de conspiration. Certains font du président Johnson le commanditaire du meurtre, car Martin Luther King a condamné la guerre au Vietnam. D'autres accusent le directeur du FBI Edgar Hoover, qui n'a pas hésité à traiter le leader noir de "plus grand menteur de la terre". D'autres encore pointent du doigt les organisations racistes. La disparition de King peut profiter à beaucoup de monde, mais la justice ne s'intéresse qu'à ce pauvre tocard de Ray.

 

En 1997, Dexter King, le fils de Martin Luther King, rencontre Ray dans sa prison et soutient publiquement les efforts du condamné pour obtenir un nouveau procès. Ray meurt l'année suivante. En 1999, après une longue bataille juridique de la famille King, un jury de Memphis rend son verdict et admet que le leader des droits civiques a bel et bien été victime d'un complot, et non d'un tueur solitaire. Selon le jury, Loyd Jowers, propriétaire d'un restaurant de Memphis, est impliqué dans la disparition de King, ainsi que d'autres conspirateurs, dont des membres d'agences gouvernementales. Les investigations menées par la suite n'ont pu appuyer ce jugement. Aujourd'hui, la famille King cherche toujours le vrai coupable.

 

 

 

08:16 Écrit par BEN2013 dans Hommage, Le savez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

16/12/2013

L'adieu de Winnie à son "homme"

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L'adieu de Winnie à son "homme" " Seule, je te revois dans ce township d’Alexandra où, au détour d’une ruelle, j’aperçus ta longue silhouette au milieu d’une bande de jeunes. Seule, je pense à ce jour où tu m’as proposé de devenir ta femme. Seule, je pense à ces petits rares moments d’évasion dont nous pouvions profiter. Seule, je pense à ce jour où tu as rencontré mon père pour demander ma main. Seule, je pense à cette phrase de mon père « Nelson est un garçon charmant, tu peux l’épouser mais le choisir c’est épouser un combat et non un homme ». J’ai compris aujourd’hui que j’ai épousé le combat, ton combat, le combat de ta bande avec les BUTHELEZI, SISULU Walter, Oliver Tambo et autres. J’ai appris à lutter à vos côtés. J’ai intégré le système très tôt. J’ai, inconsciemment peut-être, décidé de jouer ma partition. J’ai, peut-être pour prouver à tes compagnons que tu avais choisi la femme qu’il fallait, opté pour l’incarnation de l’aile dure. Puis arriva ce jour sombre de ton arrestation. Jour sombre, ai-je dit ! Il l’était pour moi or c’était le jour de gloire puisque tu me disais lors de mes visites bien surveillées à Roben Island que « ta victoire a commencé le jour de ton arrestation ». Plus tard, après plus de quinze années de bagne, tu n’as pas hésité à me dire « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : la solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». Oui, Nelson, tu avais vu juste. Tu me comprenais seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier. A ta libération, j’étais fière de toi, fière de ton endurance, fière de ta victoire et indigne voire indignée d’autant que je ne méritai plus d’être à tes côtés ou de te prendre la main. J’étais une étrangère à tes côtés. Je te sentais plus comme un père. Ta décision de partir, de t’éloigner de moi, de divorcer ne m’a point surpris. Je voulais ce divorce. Je n’osais pas prendre l’initiative par peur de te faire souffrir encore. J’ai applaudi lorsque tu as choisi MACHEL. Pleine de grâce, de douceur, dévouée, câline, discrète, profondément amoureuse de toi, fidèle et généreuse avec notre progéniture, j’ai tout de suite compris qu’elle allait t’offrir toute cette affection qui t’a tant manquée. Mon cher époux, Je ne prie pas pour toi, Dieu a donné des signaux rassurants quant à ta place dans l’au-delà. Je veux ici et pour toujours te dire combien je t’aime. Je n’aurai pas la chance de prononcer un discours devant ces 80 milles personnes réunies à Sowéto pour te rendre hommage. Si cette chance m’était offerte, je t’aurai simplement demandé pardon car tu avais choisi Winnie pour gagner à tous les niveaux. Tu avais choisi Winnie pour réussir ta vie. Malheureusement, la femme que je suis a confondu « la victoire du bonheur » et « le bonheur de la victoire ». Tu as eu le second par ton propre combat et je n’ai pas su t’offrir le premier. Mea culpa, Nelson. Je te demanderai simplement dans les cieux de ne pas penser à ce jour où tu m’as dit « nous ne vieillirons pas ensemble ». Pense plutôt Nelson à ce jour où tu m’as dit « je veux mourir tout contre toi ». C’est vrai Nelson, le bonheur se conjugue souvent au passé. Bon voyage. Love you, my husband.

06:01 Écrit par BEN2013 dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

15/12/2013

ADIEU...

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18:50 Écrit par BEN2013 dans Hommage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

14/12/2013

Funérailles de Nelson Mandela : découvrez l'intégralité du discours poignant de Barack Obama !

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Aujourd'hui, au stade Soccer city de Soweto, nombreuses sont les personnalités venues dire adieu à Nelson Mandela qui nous a quitté jeudi dernier. Pour cette cérémonie officielle où Nicolas Sarkozy et François Hollande se retrouvent côte à côte, le président américain Barack Obama a pris la parole ... Découvrez son discours touchant.

12h13, le général Thanduxolo Mandela, porte-parole de la famille du regretté "Madiba" lance quelques mots qui promettent de rester gravés : "Mandela doit sourire là-haut ". Le stade Soccer city de Soweto accueille pas moins de 91 chefs d’État et de nombreuses célébrités à l'instar de Charlize Theron ou encore Bono. Tout le monde est là pour saluer le combat de celui qui nous a quitté ce jeudi 5 décembre à son domicile de Johannesburg et tout le monde attend avec impatience le discours de Barack Obama, premier président noir des États-Unis ... La symbolique est puissante et personne ne semble plus à même d'évoquer Nelson Mandela que lui.

Il est un peu plus de 12h32 lorsque Barack Obama lance ses premiers mots devant les caméras du monde entier : "C'est un extrême honneur d'être présent aujourd'hui pour célébrer une vie sans pareil !"

L'homme de 52 ans poursuit alors : "Il est difficile de faire l'éloge de toute personne, de trouver les bons mots pour exprimer les événements et les dates qui font une vie. Mais l'essence, les joies, les moments privés, les qualités uniques qui illuminent une âme sont inexprimables. Il est encore plus difficile de le faire pour un géant, pour une personnalité historique qui a motivé des millions de gens.
 
C'est un garçon qui a connu la Seconde Guerre Mondiale, qui a grandi loin des couloirs politiques et qui est pourtant devenu l'un des plus grands libérateurs du XXème siècle. À l'instar de Gandhi, il a créé un mouvement de résistance et donné une voix à ceux qui étaient opprimés. Il a souffert d'un emprisonnement brutal, il a été en prison pendant les années de Guerre froide et en sortant de prison, pareil à Abraham Lincoln il a su réunir son pays au risque de le diviser, il a préservé la liberté pour les générations à venir.
 
Et cela ne s'est pas simplement manifesté par son élection mais également par sa volonté d'abandonner le pouvoir lorsque son mandat s'est achevé. Le diapason de sa vie et ses réussites sont immenses et l'on se souviendra de lui comme d'une icône. Sereine, souriante et détachée des choses quotidiennes. Mais Madiba n'aurait pas aimé que l'on fasse de lui un portrait aussi factice...
 
Madiba au contraire aurait insisté pour que l'on partage ses peurs, ses doutes, ses erreurs au même titre que ses victoires. "Je ne suis pas un Saint, à moins qu'un Saint soit quelqu'un qui persévère" avait-il dit. L'imperfection est humaine, c'est exactement ce qu'il avait voulu dire.
 
C'était un fils, un père, un mari, un ami. C'est pour cela que nous avons pu apprendre tellement de lui et que nous continuons, car rien de ce qu'il a réussi à faire n'était écrit. Il laisse une trace dans l'histoire car il a lutté, car il était persévérant, car il avait la foi. Il nous a laissé un héritage qui ne s'inscrit pas seulement dans les livres d'histoires mais aussi dans nos vies.
 
Il avait hérité de son père un entêtement de bon aloi et une persévérance qui a été importante. C'est un combat puissant qui a rallié des indignations et les rages de millions de personnes.
Madiba a su dompter sa colère et il a partagé son désir de lutte, ses stratégies d'action, a permis à des hommes et des femmes de s'élever au nom de la dignité et de la liberté. Il a accepté les conséquences de ses actions, il savait qu'en s'opposant à la justice il aurait un prix à payer.
 
"J'ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait ensemble en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et que j'espère accomplir. Mais si nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir", avait-il dit.
 
Il savait rendre sa soif de connaissance contagieuse. Au sein de son mouvement et même parmi les personnages qui s'opposaient à lui. Mandela a montré que l'action et les idées pourtant ne suffisent pas. Si justes que ses idées soient il faut qu'elles soit inscrites dans la loi. Il savait adapter ses idées aux circonstances pratiques. En toutes circonstances, il était pugnace, inflexible et c'est pour ça qu'il a su négocier une libération face à l'Apartheid.
 
Il n'était pas seulement le chef d'un mouvement, c'était un homme politique adroit. Fidèle à sa vision de lois qui protègent les minorités ainsi que les sud-Africains. Enfin, il a su comprendre ce qui unissait les hommes. Il y a un nom à cela : Ubuntu.
 
C'est un nom qui résume ce que l'on avait de meilleur. C'est la reconnaissance de liens qui unissent les hommes, qui créent une intégrité humaine. C'est en partageant et en s'adonnant aux autres que l'on devient soi-même.
 
On ne sait pas si c'était une notion qu'il avait depuis toujours ou une notion à laquelle il est parvenu après des années de détention, mais c'est quelque chose qu'il a su mettre en pratique en invitant à sa table ses geôliers. Il a su faire d'une tragédie de famille une arme contre le Sida, il était l'incarnation de cet Ubuntu. C'est Madiba et cette notion qui ont permis de libérer les opprimés et les oppresseurs. La réconciliation n'est pas l'ignorance d'un passé mais l'inclusion, la compréhension du passé, de la vérité.
 
Il a changé les faits, il a également changé les cœurs. Pour le peuple de l'Afrique du sud, pour ceux qu'il a inspirés, pour tous ceux là, c'est un moment de deuil mais également un moment où l'on célèbre une vie héroïque. C'est aussi un temps d'introspection : il faut que nous nous posions ces questions ! Comment vais-je appliquer ces préceptes dans ma vie ? C'est une question que je me pose moi aussi, en tant qu'homme et en tant que président.
 
En Afrique du sud comme dans tous les pays du monde, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Ses victoires doivent être suivies d'un travail, qui doit tout être aussi important.
Aujourd'hui dans le monde entier, il y a encore des gens qui sont persécutés, pour leur affection, pour leur apparence, pour leurs croyances. Cela se passe encore aujourd'hui. Nous aussi devons agir au nom de la justice, pour la paix. Beaucoup ont assumé cet héritage de Madiba, beaucoup prétendent être solidaires de sa lutte mais ne tolèrent pourtant pas le changement.
 
Trop d'entre nous se réfugient encore dans l'indifférence. Aujourd'hui, nous devons nous poser la question : comment promouvoir la liberté, la justice, les droits humains, comment faire cesser les guerres, les conflits ? Il n'y a pas de réponses à ces questions. Mais pour cet enfant qui est né à l'époque de la Première Guerre Mondiale, il n'y avait pas non plus de réponse.
 
Mandela nous a montré que l'on pouvait choisir un monde qui était fondé sur l'espoir et les opportunités. Nous ne reverrons plus cette lumière qu'il était. Mais je veux dire à tous les jeunes d'Afrique du sud et aux jeunes du monde entier : vous aussi pouvez vous inspirer de sa vie pour construire la votre !
 
J'ai appris de Nelson Mandela, j'ai appris des conflits qui ont agité ce beau pays. Cela m'a éveillé pour faire face à mes responsabilités, envers moi-même et les autres, cela m'a mené jusqu'ici.
 
Madiba m'a rendu meilleur, il fait ressortir ce qu'il y a de meilleur en nous. Maintenant que ce grand libérateur nous a quitté, maintenant que nous revenons vers les nôtres et que la vie reprend son cours, inspirons-nous de sa force, cherchons à avoir la même largesse d'esprit que lui. Et lorsque les ténèbres descendent sur nous, lorsque l'avenir brillant semble s'éloigner à grands pas, il faut se souvenir de lui, de ses années passées dans sa cellule. Se souvenir de Madiba qui a toujours gardé sa foi, son endurance."

Le président US achève son discours poignant citant Invictus, le poème favori de Nelson Mandela : "Je suis maitre de mon destin, je suis capitaine de mon âme", avait-il dit. Et quelle belle âme ! Que Dieu bénisse l'âme de Mandela et que Dieu bénisse le peuple d'Afrique du sud !"

SL & IC

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09/12/2013

ADIEU...

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