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09/05/2015

Universités publiques ivoiriennes: les enseignants reconduisent leur grève Publié le samedi 9 mai 2015 | APA

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Abidjan (Côte d'Ivoire) - La Coordination nationale des enseignants et chercheurs (CNEC) a décidé, vendredi après-midi, à l'issue d'une Assemblée générale extraordinaire, de reconduire son mot d'ordre de grève dans les universités publiques ivoiriennes.

"A l‘issue de cette Assemblée générale, les enseignants ont décidé de continuer leur grève jusqu’à ce que des discussions sérieuses au sommet de l’Etat soient faites. Tant que le gouvernement nous mène en bourrique, la situation va toujours demeurer, et cela sera difficile pour tout le monde", a déclaré le porte-parole de la CNEC, Dr Johnson Kouassi, rassurant que les enseignants sont prêts à retourner sur les campus dès qu’une situation est trouvée à leurs revendications.

Selon lui, des discussions "officieuses" avaient été entamées par le bureau de la CNEC avec des autorités ivoiriennes durant la période de "grève illimitée".

La CNEC, principal syndicat des enseignants des universités publiques de Côte d’Ivoire, a déclenché, il y a un plus d'un mois, une "grève illimitée" pour exiger une revalorisation des primes de recherche et des salaires, liée à l’application du système licence-maîtrise-doctorat (LMD).

Les grévistes exigent en outre, "la revalorisation et la trimestrialisation des primes de recherche" qu’ils perçoivent deux fois dans l’année en raison de 400.000 FCFA par versement et un relèvement des heures supplémentaires fixées actuellement à 5.500 FCFA pour les maitres-assistants et à 7.000 FCFA pour les Pr titulaires.

Le vendredi 1er mai dernier, le Chef de l'Etat Alassane Ouattara a annoncé, lors de la fête de travail, la mise en place d'un Comité pour "harmoniser" ces primes de recherche.

SB/ls/APA

 

01/03/2015

menace de grève des médecins et enseignants Publié le samedi 28 fevrier 2015 | Xinhua

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Plusieurs départements ministériels de la Côte d'Ivoire risqent d'être paralysés dans les prochains jours en raison des projets de grève des agents qui réclament un déblocage effectif des salaires.
Quelque 14 syndicats, membres du Collectif des syndicats des enseignants et éducateurs ont annoncé une grève de 72h à compter du 2 mars pour exiger le paiement des effets financiers du déblocage des avancements indiciaires qui devait être fait fin janvier 2015.

"Nous allons déposer la craie et déserter les salles de classe durant trois jours pour exiger le paiement", a menacé le président de ce collectif, Benjamin Kouamé.
Les syndicats du secteur de la santé ont également menacé jeudi d'observer un débrayage pour cette même raison salariale.

"Nous demandons au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires, en vue de débloquer totalement le salaire des agents du secteur de la santé, à la fin du mois de février 2015, avec rappel du mois de janvier 2015. Si rien n'est fait d'ici ce délai, pour satisfaire les personnels du secteur de la santé et apaiser ainsi le front social, nous aviserons", prévient le secrétaire général du collectif des agents du secteur de la santé, Atté Boka.

Le gouvernement ivoirien a augmenté le salaire des fonctionnaires et annoncé pour janvier 2015 le déblocage des avancements indiciaires avec effets financiers bloqués dans l'administration publique depuis plus de 20 ans.

09:36 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

24/11/2014

Les écoles primaires publiques de Bouaké paralysées par une grève des instituteurs adjoints Publié le lundi 24 novembre 2014 | APA

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Bouaké (Côte d’Ivoire) - Plusieurs écoles primaires publiques de Bouaké (379 km au Nord d'Abidjan) ont été fortement perturbées, lundi, par un mouvement de grève de 48 heures déclenché par l’Association des instituteurs adjoints de Côte d’Ivoire (AIACI), a constaté APA sur place dans la métropole du Nord.

Les grévistes qui ont bruyamment fermé des écoles, réclament un reclassement de leur profil de carrière. De l'école primaire publique (EPP) Plateau au quartier Djamourou à l'EPP IRDO au quartier Air France en passant par l'EPP Mamianou au quartier Koko, les salles de classe sont désertées par les apprenants qui ont été priés de rentrer à la maison.

‘'Nous observons aujourd'hui cette grève parce que nous n'avons pas été écoutés par notre hiérarchie", a déclaré à APA Ibrahiman Karamoko, membre de l'Association des instituteurs adjoints de Côte d'Ivoire.

"Nous demandons simplement un reclassement automatique du profil d'instituteur adjoint à instituteur ordinaire c'est-à-dire, passer du grade IA à B3" a-t-il ajouté en soulignant que 21000 instituteurs adjoints sont concernés par cette grève.

CK/ls

23:27 Écrit par BEN2013 dans Humeur, Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/10/2014

Plateau: hier Des instituteurs adjoints dispersés par la police Publié le jeudi 30 octobre 2014 | Notre Voie

De nombreux instituteurs adjoints ont manifesté hier matin devant le ministère de la Fonction publique, au Plateau. Ils ont été dispersés par les forces de l’ordre à la fin de leur manifestation après qu’ils ont réclamé aux responsables de ce ministère, leur reversement au grade B3 dans la catégorie des instituteurs ordinaires. Ils affirment avoir été reçus par Hlyh Lakoun Charles, conseiller technique à ce ministère. Qui leur a fait savoir que c’est le ministère de l’Education nationale qui doit faire le premier pas. Ils se sont retrouvés ensuite à l’Epp Amon d’Aby au Plateau pour un meeting. Mais, ils ont été dispersés par la police, cette fois-ci, à coups de gaz lacrymogènes. Ils estiment qu’ils sont titulaires du Certificat d’aptitude pédagogique (Cap) depuis 2009 et qu’ils méritent aujourd’hui d’être des instituteurs ordinaires même s’ils ne sont pas titulaires du baccalauréat comme les instituteurs ordinaires. « Nous sommes 16.000 instituteurs adjoints à avoir obtenu le Cap depuis 2009, l’équivalent aujourd’hui du baccalauréat. Et depuis cette date, nous attendons notre reversement dans le corps des instituteurs ordinaires  » a indiqué Berté Ousséni, Sg national adjoint du Collectif des instituteurs adjoints de Côte d’Ivoire.

Charles Bédé

Ils sont plutôt titulaires d'un CEAP...

06:34 Écrit par BEN2013 dans Humeur, Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

13/10/2014

Les instituteurs adjoints expriment leur désaccord pour le concours du CAP Publié le lundi 13 octobre 2014 | AIP

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Yamoussoukro- La Coordination des instituteurs adjoints de Côte d'Ivoire (CIACI) a marqué samedi à Yamoussoukro, son opposition au concours du Certificat d'aptitude pédagogique (CAP), en réclamant le renversement sans test de tous les instituteurs adjoints dans le grade des instituteurs ordinaires.

''Nous demandons la suppression du corps des instituteurs adjoints et le reversement de tous ceux qui sont dans ce cas-là au grade B3, c'est-à-dire au corps d'instituteur ordinaire sans test pour que le corps soit équilibré'', a déclaré le secrétaire national de la CIACI, Franck N'Guetta, à l'issue d'une assemblée générale ordinaire organisée à Yamoussoukro en présence de 130 délégués venus de toutes les localités.

Franck N'Guetta a dénoncé les conditions d'organisation du concours qui ne dispose que de 250 places pour 16 000 instituteurs adjoints.

''Le concours exige trois ans de service alors que la majorité des instituteurs adjoints totalise environ six ans, voire neuf ans d'ancienneté et nous avons certains de nos collègues qui vont faire valoir leur droit à la retraite l'an prochain en étant des instituteurs adjoints, ce n'est pas juste!'', a-t-il fait remarquer.

Franck N'Guetta dit s'expliquer difficilement que leurs collègues, les enseignants bénévoles, soient recrutés sans passer de test et intègrent le corps par la titularisation, de même que les enseignants contractuels, et que dans le même temps, les instituteurs adjoints, ''des gens qui travaillent depuis des années'', se voient refuser la même chose.

Il a exprimé son regret de voir le concours de CAP lancé alors que les négociations se poursuivent. ''Nous disons non!'', a martelé Franck N'Guetta appelant les ministères de tutelle à produire une communication à cet effet pour régler la question des instituteurs adjoints.

Il a informé par ailleurs que l'issue de l'assemblée générale ordinaire de la CIACI décidera de la conduite à tenir dans les prochains jours pour faire aboutir définitivement leurs préoccupations.


nam/cmas

05:50 Écrit par BEN2013 dans Humeur, Notre école, Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/05/2014

Recensement/Le Fpi tarde à lever le mot d’ordre de boycott: Grosse colère du négociateur en chef Ahoussou Publié le vendredi 30 mai 2014 | L’intelligent d’Abidjan

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Selon nos informations, le gouvernement n'est pas content du Fpi. Le premier ministre Ahoussou Jeannot pourrait se faire l'écho de la mauvaise humeur des autorités ivoiriennes, qui apprécient très peu, les ‎atermoiements du Fpi, au sujet de la levée du mot d'ordre de boycott du recensement. Dans l'attente du comité central prévu ce samedi, le secrétariat général du parti, a accepté le principe de la levée du mot d'ordre de boycott, à deux conditions: la suspension de l'opération en cours, et la reprogrammation d'un autre recensement pour Novembre 2014. " Mais ce sont quand même 15 milliards de Fcfa qui ont été engloutis dans le RGPH 2014 ! Nous devons donc trouver encore 15 milliards sinon plus! Non, pas question", peste un responsable gouvernemental, qui assure que le négociateur en chef Ahoussou Jeannot, réputé pour ses positions modérés à l'égard du Fpi, n'est pas content que les efforts et la bonne volonté du gouvernement, soient encore mis à mal, par les conditions du Fpi. "Au niveau du dégel des comptes, le gouvernement va encore voir ce qui peut être fait. Comme un nom était revenu deux fois, nous sommes en train de chercher à compléter la liste. Avec le Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et le Garde des Sceaux, le Premier ministre Ahoussou est en train de voir, pour sortir le premier lot des 150 détenus à libérer. Ils disent qu'ils doivent tenir compte des avis de la base. Mais si c'était cela, si on n’écoutait que notre base, aucun compte ne serait dégelé, ni aucun prisonnier libéré. Certes leur base a suivi le mot d’ordre, mais ce n'est pas la base qui avait pris la décision. Donc, il ne s'agit pas d'un référendum, ni des états généraux à faire pour lever un mot d'ordre", a ajouté notre interlocuteur qui souhaite que le Fpi soit plus raisonnable et plus responsable. Sur la question de la demande de la levée du mot d’ordre de boycott, comme aveu du poids du Fpi et de l'échec du recensement, une source proche de la négociation assure qu'il n'en est rien, et tente cette explication:" Le président et le gouvernement ont agi de façon responsable et dans l'intérêt de tous les Ivoiriens. Le recensement n'est pas une affaire politique, mais un processus technique. Nous avons compris que le Fpi en a fait une affaire politique, et voulait montrer qu'il existe, qu'il doit être écouté. Nous avons compris qu'il s'agit d'état d’âme, que le gouvernement doit dépasser.

Les données actuelles du terrain sont positives et relativement acceptables. Mais nous voulons atteindre un taux maximal, en notant que les problèmes techniques et organisationnels sont plus impactants que le mot d'ordre de boycott lancé par le Fpi. Il s'agit d'une démarche d'humilité ‎et de modestie. Le Fpi devrait saisir la perche". Bien relancé, le dialogue pourrait à nouveau déraper ou être bloqué si ce Samedi, le Fpi maintenait la ligne dure en refusant de lever sans conditions le mot d'ordre de boycott, alors que le gouvernement reste favorable à des ajustements et à des prorogations ciblées et limitées de l'opération dans les régions et zones ayant perturbé l'opération de recensement.

Jean Simon Baar

04:57 Écrit par BEN2013 dans Dialogue républicain, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

22/05/2014

Côte d’Ivoire : pour réclamer sa créance, une femme tente de s’immoler par le feu devant le palais présidentiel Publié le mercredi 21 mai 2014 | APA

Pour réclamer, à la présidence ivoirienne, sa créance qui date de 2007 à 2010, sous l’ancien régime de Laurent Gbagbo, une jeune femme de 33 ans a tenté, mercredi, en début d’après-midi de s’immoler par le feu devant le palais présidentiel d’Abidjan.

« Elle est venue déposer un courrier à la présidence pour réclamer sa créance qui date de 2007 sous l’ancien régime», a expliqué dans un entretien à APA, une source proche du Président Alassane Ouattara sans révéler le montant exact de cette créance.

Ce qui est sûr, ajoute la même source, « le montant global des créances laissées par l’ancien régime au titre des frais de location de véhicule s’élève à plus de 5 milliards de FCFA ».

« Il y a un audit qui est en cours sur ces dettes de l’Etat », poursuit cette source qui dit avoir pris connaissance du « courrier déposé ce jour par Nandjara Ouattara ».

Après le dépôt de ce courrier, Nandjara Ouattara a déversé de l’essence sur son corps avant d’allumer le briquet qu’elle avait en sa possession. Le drame est survenu aux environs de 13H00, heure locale et Gmt.

Officiellement Aide-soignante de son état selon le passeport découvert dans son sac à main gris, Nandjara Ouattara, habillée d’un haut rouge et d’un bas noir (collant), allongée dans le brancard, présentait des traces de brûlures sur le corps.

Elle a été évacuée au service des grands brûlés du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Cocody par une ONG de secours, assistée des Sapeurs pompiers militaires.

« Pour l’instant, nous ne savons pas le degré de sa brûlure », avait déclaré un officier de police interrogé par APA sur place, précisant que « c’est au CHU qu’on saura si ses jours sont en danger ou pas ».

LS/hs/APA

 

05:32 Écrit par BEN2013 dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

19/02/2014

Education nationale : 18 instituteurs adjoints en colère Publié le mercredi 19 fevrier 2014 | Le Democrate

Les responsables du bureau national de la Coordination des instituteurs adjoints (CIACI) et certains de leurs membres ont pris d'assaut hier matin, l'entrée principale du ministère de la Fonction publique et de la réforme administrative. Ils revendiquaient selon une copie de la motion de protestation en notre possession leur accession au grade B3, c'est à dire le même grade que celui des instituteurs ordinaires. "Nous instituteurs adjoints, réunis au sein de la Coordination des instituteurs adjoints de Côte d'Ivoire (CIACI) sommes inquiets, déboussolés, troublés et démotivés quant à notre promotion dans l'emploi que nous avons choisi. La promotion qui se traduit par l'examen du CAP organisé par la direction des examens et concours du ministère de l'Education nationale, ce qui a permis à plusieurs promotions d'instituteurs adjoints d'accéder au grade B3 qui correspond au corps des instituteurs ordinaires. Trois ans après le CAP," explique le secrétaire national du CIACI, N'Guetta Franck Hervé. Depuis 2010, ce concours interne a été supprimé. Du coup les instituteurs adjoints ne peuvent plus évoluer. 18 mille instituteurs adjoints seraient dans cette situation, selon le secrétaire national. "Las d'attendre l'organisation dudit examen, grande fut notre joie d'entendre la décision du gouvernement en date du vingt octobre deux mille douze de relever le niveau de recrutement des instituteurs au BAC. Ce qui nous a laissé entrevoir que la résolution de notre problème sera fait comme ce fut le cas précédemment avec d'autres fonctionnaires notamment, les infirmiers et les sages femmes, " précise N'Guetta. Effectivement leur joie sera de courte durée. En effet depuis que le mode de recrutement a changé les instituteurs adjoints conservent toujours le même grade. "Nous suggérons que notre cas soit traité de la même manière que les cas précédents pour un réajustement avec les nouvelles décisions du gouvernement, car il y a eu jurisprudence. En outre sur le terrain, contrairement aux perceptions que vous faites des instituteurs adjoints, un instituteur adjoint équivaut à un instituteur ordinaire dans l'enseignement préscolaire et primaire. L'instituteur adjoint à les mêmes heures de travail qu'un instituteur ordinaire, ils ont les élèves et les mêmes cours de la petite session au CM2 sans distinction de grade," martèle le secrétaire national de la CIACI. Le sit-in de ce jour ayant pour objet d'attirer l'attention des autorités et engager des discussions, elles instituteurs adjoints ont effectivement rencontré le ministre de l'emploi au moment où ils manifestaient devant l'entrée du ministère. Ce dernier se serait débarrassé d'eux prétextant qu'il devait prendre part à un conseil de gouvernement. "Il nous a reçu tout à l'heure et nous a signifié que nous devons rentrer en contact avec son directeur de cabinet. Et nous a indiqué que ce n'est pas par le sit-in que notre problème sera résolu, " a déclaré Soro Vamara régional CIACI de Korhogo, avouant au passage que ce n'est pas la première fois que le ministre fait ce genre de promesse aux instituteurs adjoints.

06:12 Écrit par BEN2013 dans Fonction Publique, Humeur, Notre école | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

28/01/2014

"Sans moi, il n’y aurait pas eu de Nelson Mandela", révèle Winnie dimanche 26 janvier 2014 / par Malick Hamid

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Seconde épouse de Nelson Mandela, entre 1958 et 1996, Winnie Mandela a accompagné Madiba pendant une grande partie de sa vie. Elle révèle dans le Journal du dimanche que sans elle, il n’y aurait pas eu de Nelson Mandela.
 

La deuxième épouse de Nelson Mandela a saisi l’’opportunité de son entretien au Journal du dimanche pour rappeler les dures années de l’Apartheid.

Elle a accompagné Nelson Mandela pendant une grande partie de sa vie. Mais là où son ex-époux, décédé le 5 décembre dernier, prônait la paix et la réconciliation, Winnie Mandela a toujours adopté une ligne beaucoup plus radicale. Celle qui fut surnommée "la mère de la nation" rapporte le passé douloureux sous le régime de l’Apartheid dans une interview exclusive donnée au Journal du Dimanche.

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« Si je ne m’étais pas battue, il n’y aurait pas eu de Mandela (...). La lutte contre l’apartheid ne s’était pas déroulée seulement dans les geôles sud-africaines, où Nelson Mandela a passé 27 ans de sa vie (...). Le monde entier l’aurait oublié et il serait mort en prison, comme le souhaitaient ceux qui l’y ont jeté (...). Nous étions la chair à canon (...). Ce qu’ont connu Mandela et les leaders de l’ANC en prison, à Robben Island, n’a rien de commun avec les épreuves qu’ont traversées le peuple sud-africain et nous, les militants de base de l’ANC, pendant toute ces années (...). Nous étions la chair à canon du combat contre l’ennemi. Eux, en prison, n’ont jamais été torturés comme nous l’avons été ».

Pour Winnie Mandela, Madiba « était libre de croire en la paix tandis que nous, qui subissions la violence de l’apartheid, n’étions pas à l’aise avec cette notion (...). Nous n’avions que des pierres contre les armes modernes. Nous n’avions pas d’autre choix que de répondre à la violence par la violence. C’était ça, la réalité de l’époque ».

05:46 Écrit par BEN2013 dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

16/01/2014

Après l’interdiction de son film sur Gbagbo : Saïd Penda interrogé par la DST à Douala Publié le jeudi 16 janvier 2014 | L’Inter

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Il n'est pas au bout de ses peines. Saïd Penda, ancien journaliste de BBC et auteur du documentaire intitulé '' Laurent Gbagbo : despote ou anti-néocolonialiste... Le verbe et le sang '' dont la projection a été interdite le samedi 11 janvier 2014 à Douala au Cameroun, a été interrogé mardi 14 janvier dernier à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) de ladite ville. L'information a été confirmée par le concerné lui-même sur sa page facebook. «Interdiction de mon film toujours pas levée, malgré interrogatoire hier à la DST à Douala », a-t-il écrit. Ainsi, la première projection publique de ce documentaire sur Laurent Gbagbo a tourné court. Le réalisateur Saïd Mbombo Penda a été prié de congédier les journalistes ainsi que les autres invités conviés à cette avant-première samedi dernier à Douala. «Les éléments de la Direction de la sécurité du territoire sont arrivés et m’ont indiqué que la hiérarchie a interdit cette projection», avait indiqué Saïd Penda. Il faut dire que l'ancien journaliste croît toujours en son affaire. Selon lui, les Camerounais sont très fair-play et une fois la vérité connue, ils tourneront à jamais le dos à « l'imposteur Gbagbo ». «L'interdiction était le genre de "publicité" que je ne veux pas pour mon pays », a-t-il souligné. C'est le samedi 11 janvier dernier, à l’hôtel Lewat à Douala au Cameroun, que la police a investi les lieux avant le début de la projection. « Aucune notification, encore moins de motivation de cette interdiction. Trois agents des services de renseignement camerounais (Direction de la Surveillance du Territoire) avec "les consignes de la hiérarchie pour interdire la projection. Et un choix pour moi: soit vous demandez à vos invités d'évacuer la salle ou c'est nous qui faisons venir des hommes pour les évacuer’’ », a expliqué le réalisateur. Ce film de 2X52mn dévoile, à travers les témoignages des acteurs et les déclarations de l’ancien président ivoirien lui-même, comment Laurent Gbagbo a exacerbé les tensions communautaires dans son pays ; renforcé l’exclusion des populations du nord de la Côte d’Ivoire ; instrumentalisé la religion, nourri le sentiment xénophobe naissant ; chatouillé les instincts et les réflexes anti-occidentaux d'une partie de son peuple et d'autres africains. Les organisateurs qui soutiennent que «ce documentaire n’avait rien de subversif », n’ont pas pu convaincre la police, ce qui a mis prématurément fin à la cérémonie, non sans décevoir le public. «Nous sommes déçus que les choses se passent encore dans notre pays de cette manière au 21è siècle. De quoi ont peur les autorités pour un documentaire qui ne concerne même pas a priori le Cameroun et ses dirigeants ? C’est sans doute une solidarité entre dictateurs et forces anti-progressistes, sinon cette interdiction n’a aucun sens», fulmine un des membres du public. Ce documentaire est une «autre version qui permet de mieux comprendre la vérité sur ce qui s’est passé au terme de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, et dont nous avons le sentiment que c’est la justice des vainqueurs qui est actuellement appliquée », ont déclaré les organisateurs. Ces derniers qui sont «déterminés à poursuivre le combat pour la manifestation de la vérité», pensent qu’on devrait laisser le public faire sa propre religion sur ce sujet qui constitue «un combat pour la lutte contre l’oppression en Afrique ».

Cyrille DJEDJED

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