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11/06/2015

L’intégralité de l’audition d’Abéhi: "Si on veut me tuer qu’on le fasse et ce sera fini"

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L’intégralité de l’audition d’Abéhi: "Le Général Kassaraté a fait le ralliement en notre nom"

Le commandant Jean Noël Abéhi était ce mardi 9 juin 2015, à la barre pour répondre des faits qui lui sont reprochés et sa responsabilité dans la crise postélectorale de 2010. Nous vous présentons ici l’intégralité de son audition devant la Cour.

 

M. Abéhi, vous avez la parole pour dire ce que vous avez à dire relativement au fait de désertion

Merci M. le président. On me reproche d’avoir déserté. On m’accuse d’avoir fuit mon pays. Depuis l’école de gendarmerie  où j’ai fait mon application, j’ai prêté serment pour la patrie et pour la loi. Ce serment que j’ai eu à faire, je l’ai assumé du début jusqu’à la fin. On m’accuse de désertion comme si j’avais une assistance à apporter à mon pays. Je n’ai pas quitté mon pays pour fuit le plaisir. Je suis parti car j’étais extrêmement menacé par une mauvaise compréhension du travail réalisé conformément aux lois de mon pays. 

C’est la peur de me voir assassiner qui m’a fait partir de mon pays. Mes enfants étaient dans la même école que ceux de Wattao (Ndlr: Lieutenant colonel Ouattara Issiaka). Ces enfants disaient aux miens que leur papa tuait les femmes d’Abobo et que leur papa allait me tuer. Mon épouse était enseignante au lycée de Locodjoro. Là-bas, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) de la base navale lui ont rendu trois fois visites. Moi-même, après les titres incendiaires des journaux me qualifiant de sanguinaire, il était impossible pour moi de sortir de la caserne d’Agban.

J’ai avisé mes chefs. Lorsque le  commissaire du gouvernement a envoyé les premières convocations me demandant de me présenter au tribunal militaire, j’ai vu que c’est parce que ma vie est menacée sinon je n’avais pas de problèmes à me présenter devant la juridiction de mon pays. 

M. le président, si vous-même qui prêtez serment pour la protection des personnes et des biens, n’êtes plus en sécurité, qu’est-ce vous faites ? Après avoir informé mes chefs, précisément au général Kassaraté de la menace qui planait sur ma vie, il m’a dit de voir mon parent Banny pour m’aider à regeler cette situation. C’est la réponse de mon chef hiérarchique. J’ai vu qu’elle n’était pas mauvaise dans son ensemble. J’ai suivi ces conseils et j’ai informé le Premier ministre Banny pour lui dire qu’il y a avait une rumeur qui affirmait que je refuse de me rallier. J’ai dit que je veux parler au Président Ouattara. Regardez-moi, je mesure 1,66m. On fait comme si j’étais extraordinaire. Je voulais parler au Chef d’Etat, pour lui dire que la désignation d’un Président de la République n’appartient pas à Abéhi. Ce n’est pas moi qui désigne.

Je ne fonctionne qu’à partir des ordres et je suis prêt à me mettre au service de mon pays. J’ai fait cette démarche. On m’a dit que c’est le Premier ministre Guillaume Soro qui doit me recevoir. J’ai été reçu par lui.

Après mon discours liminaire devant M. Soro,  ce dernier est intervenu pour dire qu’il n’avait pas de problème particulier avec moi. Qu’il reconnait que j’ai contribué à le sortir du feu lorsqu’on voulait l’assassiner à la Rti. Mais ce qu’il me reproche c’est qu’on dise que c’est Abéhi qui a tué les femmes à Abobo. Je lui ai dis que  l’accusation sur la tuerie des femmes d’Abobo n’est pas juste. 

Les chars qui sont dans la vidéo, aucun char appartenant au Geb n’est dedans. Les chars appartiennent à la Bae et à la garde républicaine. Pourquoi on m’accuse toujours. On m’a donné des explications. On raconte que je refuse de me rallier car je serais le bon petit de Laurent Gbagbo. Comme je suis le bon petit de Laurent Gbagbo, je n’ai que 4 millions F dans le compte saisi. C’est cela être le bon petit d’un Président de la République? Je vous en supplie. Cette histoire me fatigue. Si on veut me tuer qu’on le fasse et ce sera fini. Parce que j’ai fait mon travail qu’on veut me tuer ?

 

Pour vous que signifie désertion ?

Le fait d’avoir quitté son pays sans autorisation.

 

Cela est votre cas ?

Oui M. le président.

 

Reconnaissez-vous avoir commis cette infraction de désertion ?

Oui.

Etes-vous officier de gendarmerie ?

Oui

 

En plus de la désertion on vous reproche aussi la violation de consigne. Etes-vous de cet avis ?

M. le président, sur le fait de violation de consigne, je vous demande d’éclairer ma lanterne.

 

Au camp d’Agban, le commandant supérieur de la gendarmerie avait-il laissé des consignes particulières ?

Par rapport à quoi par exemple.

Il a dit:  "les gendarmes vous restez en caserne et vous êtes neutres"

Non je n’ai pas entendu pareille consigne.

 

Que pouvez-vous dire au sujet de la consigne de ralliement ?

Lorsque la crise a déclenché, nous étions à l’intérieur du camp. C’est le général Kassaraté qui m’a ordonné de prendre le coffre-fort de la gendarmerie nationale pour l’escorter et le déposer à son domicile à Agban. Il a donné des instructions fermes pour la défense du site. Je suis resté dans cette position. Je ne suis pas allé en dehors de ma caserne. Je n’ai violé aucune consigne. Lors de la bataille, c’est moi qui suis allé avec le commandant Pamphile et le capitaine Noukpo pour lui dire que nous n’avions pas des paramètres dans cette crise. Il y avait un pilonnage aérien alors que nous n’avons pas d’hélicoptère. Il faut que nous demandons un cessez-le- feu. Nous avons appelé l’Onuci qui nous a demandé d’appeler le Premier ministre Guillaume Soro. Nous l’avons fait. Après cela, les autres officiers sont allés voir le commandant supérieur pour qu’il parte au Golf hôtel à l’effet de communiquer aux nouvelles autorités notre allégeance.  Le général Kassaraté l’a fait. Malgré cette démarche, on dit que  je refuse de me rallier.

 

A quel moment avez-vous  entendu parler de l’ordre de ralliement ?

Je n’ai jamais entendu parler de cela. C’est nous qui avons fait la démarche.

A quelle hiérarchie obéissez-vous ?

J’obéis au général Kassaraté.

 

Etes-vous sûr que quelqu’un vous donnait des ordres ?

Oui, c’est le général Kassaraté.

 

Alors que c’est lui qui a parlé de ralliement?

Je ne sais pas à quel moment il a parlé de ralliement.

 

N’avez-vous jamais entendu de tels propos venant de lui ?

On est ensemble. Nous étions avec lui. C’est en notre nom qu’il a fait le ralliement. Il ne m’a jamais dit Abéhi il faut te rallier.

 

J’insiste que c’est à quel moment avez-vous entendu de ralliement?

M. le président, je n’ai jamais entendu parler de ralliement. C’est nous qui sommes allés vers lui pour aller faire allégeance. A ce moment la communication était mauvaise. L’électricité était interrompue. Les radios ne marchaient pas.

 

Votre ralliement a-t-il lieu à quelle date ?

C’est le jour où le général s’est rendu au Golf

 

Avez-vous en souvenir votre message qui dit personne ne sort de la caserne. Celui qui sort abattez-le ?

Je vous en prie. Ce n’est pas vrai. J’ai entendu ces genres de propos. Ce sont des accusations infondées. Les premières heures de mon arrestation, l’un des arguments était que le général Kassaraté n’est pas arrivé tôt au Golf. Car Abéhi  l’aurait empêché de sortir de la caserne. Moi je suis commandant. Lui il est général.  Je ne peux avoir la capacité militaire et les hommes pour bloquer une caserne à l’intérieur de laquelle il y a plusieurs unités. Ce n’est pas vrai. Ensuite, j’ai tellement bloqué la caserne que la femme du général Kassaraté a été évacué par IB (Ndlr: Ibrahim Coulibaly), l’ex-commandant du commando invisible, pour l’envoyer au Bénin. Ce n’est pas vrai.

 

Vous avez dit dans votre déclaration que vous avez lancé des obus sur le cimetière de Williamsville. Confirmez-vous cela ?

Nous avons essuyé deux types de tirs d’obus dans l’attaque que l’ennemi a perpétré contre nous. Ces obus sont venus dans la direction du lycée technique de Cocody qui ont détruit la maison du Colonel Konan, directeur du fond de prévoyance militaire. Des obus  sont venus d’autres directions et qui ont eu des impacts sur ma maison. Ces obus étaient tellement nombreux qu’en terme de dissuasion lorsqu’on regarde la contexture, cela ne pouvait que venir du niveau du cimetière de Williamsville. C’est dans ce contexte qu’on nous a donné l’ordre d’envoyer des obus sur le cimetière de Williamsville. C’est ce que nous avons fait pour permettre l’évacuation des policiers qui étaient encore à la Crs de ce quartier.

 

Quel était votre cible ?

Seul le cimetière. Lorsque vous recevez les obus, c’est dire qu’il y a un espace ouvert à partir duquel l’ennemi vous envoi ces obus. Après calcul seul ce site pouvait être le lieu de départ des obus. C’est pourquoi nous avons ciblé là-bas.

 

Etes-vous sûr que vous n’avez pas provoqué des dégâts collatéraux ?

Non. Nous sommes sûrs.

 

Comment ?

C’est un tir de mortier. Le cimetière de Williamsville a un périmètre vaste. Nous avons visé le centre.

 

Revenons sur la désertion. Êtes-vous allé seul ?

Oui

Comment avez-vous réussi à sortir ?

J’ai attendu une forte pluie. Je sais que lorsqu’il pleut les forces de défense rentrent dans leur tanière. C’est à la faveur d’une pluie que je n’ai pas pu être contrôlé sur le circuit.

 

Comment l’avez-vous préparé ?

Je n’ai pas préparé ce départ. Quand j’ai senti qu’on voulait m’étendre forcement à l’extérieur du camp, j’ai décidé de partir. Je suis sorti du camp. J’ai emprunté un taxi compteur pour arriver à la gare de Bassam, à Treichville. Puis, j’ai pris un autre véhicule qui rallie cette commune à Noé. C’est comme cela que je suis parti tranquillement.

 

Vous confirmez que c’est la dernière convocation qui vous a fait parti ?

Effectivement. J’étais menacé. Mes éléments me disaient toujours de partir. Je n’avais pas peur de la convocation. Si c’était m’entendre à la caserne, je serai venu répondre. Je suis parti malgré que les assurances du Premier ministre, la convocation de m’auditionner dehors persiste. C’est la seule raison de la menace de me voir buter par quelqu’un qui m’a fait fuir du pays.

 

Buter par qui ?

C’est pourquoi je reviens toujours sur des détails. Les menaces n’étaient pas imaginaires. De 2002 à 2011, je suis le seul officier qui ai eu le maximum de convocation près du tribunal militaire. Le commissaire du gouvernement peut témoigner. Et j’ai répondu à toutes ces convocations. J’ai refusé de répondre à celle-là car les conditions de sauver ma vie n’étaient pas réunies.

 

Pourquoi avez-vous choisi le Ghana ?

En termes de distance, c’est le pays qui est plus proche de nous. En peu de temps on peut y arriver.

 

Quelque part dans votre déclaration, vous avez dit que vous vous êtes désolidarisés des personnes au Ghana qui étaient prêtes à poser des actions subversives à l’endroit des autorités ivoiriennes ?

Tout à fait. Lorsque je suis arrivé au Ghana, la première personne que j’ai pu joindre est Konan Boniface pour lui donner l’information de ma présence dans ce pays. Il m’a dit de ne parler à aucune autorité politique. J’étais dans mon coin. Un  jour j’essaie d’appeler Konan Boniface. Il était fermé et je suis passé par d’autres personnes pour avoir de ces nouvelles. Un jour le Colonel Gouanou me contacte pour une réunion avec les autorités politiques. On a échangé avec Koné Katinan. Il y avait des solutions diplomatiques  et militaires pour notre retour. A la seconde réunion on nous demande de faire le point de matériels militaires. C’est à ce niveau que j’ai dit non car je n’avais pas de moyens et d’hommes à mettre à leur disposition. Je n’étais pas d’accord avec l’esprit de la chose. C’était sur la base tribalique. On devait commencer à nettoyer à l’ouest tous les baoulés et burkinabè. J’ai marqué mon désaccord.

 

N’êtes vous pas membre de la plateforme qui doit renverser Alassane Ouattara ?

C’est Gouanou qui m’a envoyé là-bas.

 

Etiez-vous informé de l’existence de la plateforme avant votre départ?

Non, je n’avais pas connaissance de la mise en place de cette structure. Elle est née plusieurs semaines après mon arrivée au Ghana. Après mon refus j’étais menacé par mes amis du Ghana.

 

Mais pourquoi êtes-vous resté là-bas ?

J’attendais la fin de l’année scolaire pour aller au Bénin. J’ai été obligé de changer de quartier à Accra.

 

Est-ce que vous avez demandé au général Kassaraté de vous accompagner répondre à la convocation ?

Oui je l’ai fait. C’est à cet effet qu’il m’a dit d’aller voir mon parent Banny. Lors de la rencontre avec le Premier ministre Soro, je suis monté dans le véhicule de mon parent Banny. Là si on veut me tuer on mourra ensemble.

 

Quelle était votre relation avec Séka Séka pendant la crise ?

Nous ne nous sommes pas vu. On ne s’est pas eu aussi au téléphone.

 

 

 

 

 

 

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07:43 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

18/03/2015

acquittement pour 14 membres de la garde rapprochée de Gbagbo Publié le mardi 17 mars 2015 | AFP

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Abidjan - Quatorze membres de la garde rapprochée de l’ex-président Laurent Gbagbo, arrêtés à ses côtés et jugés pour leur implication supposée dans la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, ont été acquittés mardi par le tribunal militaire d’Abidjan.

Les accusés, acquittés "purement et simplement pour délit non constitué", seront "immédiatement mis en liberté", a déclaré Anna Désirée Ettia, la présidente de la Cour.

Le procureur militaire Alexis Gabo, qualifiant d’"exécutants" les 14 hommes, accusés de "violations de consignes", avait requis l’acquittement pour treize d’entre eux. "Qu’il plaise à la Cour de les déclarer non coupables pour délit non constitué", avait-il lancé.

Il avait également réclamé "dix mois avec sursis" pour le lieutenant-colonel René Daleba, ex-médecin militaire de M. Gbagbo, estimant qu’il n’avait pas "déféré" à l’appel lancé à l’armée par Alassane Ouattara, alors fraîchement élu président, de se rallier à lui.

Outre le lieutenant-colonel Daleba, le commandant Norbert Kouassi Dua, ancien aide de camp de Laurent Gbagbo et 12 autres militaires constituaient le "premier cercle" ou la "dernière ceinture" dans le dispositif sécuritaire de l’ex- président, ont-ils expliqué au procès.

Ces militaires ont été arrêtés le 11 avril 2011 au même moment que Laurent et Simone Gbagbo par des éléments favorables à Alassane Ouattara dans la résidence présidentielle, après que celle-ci eut été bombardée par des forces françaises et onusiennes.

"La sanction maximale pour des violations des consignes est de deux ans d’emprisonnement, alors que ces accusés ont passé quatre années de prison", a déploré Me Martial Gahoua, leur avocat, plaidant pour un acquittement "pur et simple".

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit être jugé par la CPI pour des "crimes contre l’humanité" commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à Alassane Ouattara. Plus de 3.000 personnes ont perdu la vie en cinq mois de violences.

Sa femme Simone, jugée aux assises avec 78 co-accusés, a été condamnée la semaine dernière à 20 ans de réclusion pour "attentat à la sûreté de l’Etat".
Les avocats de la défense et le parquet général ont annoncé lundi un pourvoi en cassation contre cette décision.

ck/jf/fpp

23/10/2014

Crimes postélectoraux: la coalition pour la Cpi exige une justice équitable Publié le jeudi 23 octobre 2014 | Notre Voie

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Le président de la coalition ivoirienne pour la Cour pénale internationale (Ci-cpi) exige une justice équitable en Côte d’Ivoire et la poursuite de toutes les personnes qui ont commis des crimes quelque soit leur bord politique. « Nous demandons aux autorités ivoiriennes de donner des signaux forts en rendant la justice équitable à travers la poursuite de toutes les personnes qui ont commis des crimes quelque soit leur bord politique », a déclaré Ali Ouattara à l’occasion de la septième conférence trimestrielle de son organisation qui s’est tenue hier à l’hôtel Pullman d’Abidjan. Alors même que sa requête dévoile la justice des vainqueurs instaurée en Côte d’Ivoire par le régime Ouattara depuis la fin de la guerre postélectorale, le président de la Ci-cpi voit dans le procès annoncé des pro-Gbagbo « une volonté du gouvernement de lutter contre l’impunité ». En revanche, Ali Ouattara met en garde contre un procès politique. «Nous demandons que toutes les conditions requises pour garantir un procès équitable soient réunies. Il faut éviter un simulacre de procès ou un procès politique. C’est l’image de l’état de droit qui se joue ».

Le président de la coalition de la Cpi estime par ailleurs que « les juridictions ivoiriennes n’ont la capacité juridique au niveau des compétences de la Cpi pour ce qui est des crimes graves ». Toujours selon le premier responsable de la Ci-cpi, les juridictions ivoiriennes ne peuvent acquérir cette « capacité » que si le parlement vote « une loi de mise en œuvre du Statut de Rome de la Cpi ».

Cette 7ème conférence de la Ci-cpi était articulée autour du thème principal suivant : « L’action conjuguée des organisations de la Société civile dans la recherche de la vérité sur les crimes commis en Côte d’Ivoire ».

Jean Khalil SELLA

08:59 Écrit par BEN2013 dans CPI, Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

29/03/2014

CPI/Après la comparution de Blé Goudé Human Rights Watch attend des poursuites contre le camp Ouattara Publié le samedi 29 mars 2014 | Le Figaro d`Abidjan

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L’Organisation non gouvernementale de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch attend de la Cour Pénale Internationale (CPI) qu’elle entame des poursuites contre des personnalités pro-Ouattara sur qui pèsent de lourds soupçons de crimes graves, a affirmé l’une de ses responsables hier vendredi, au lendemain de la première comparution devant la CPI de Charles Blé Goudé.
Depuis la fin de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, la CPI s’est engagée dans une campagne de persécution des personnalités proches de Laurent Gbagbo. L’ex- président ivoirien renversé le 11 avril 2011 est actuellement détenu à la Haye, son épouse déportée dans le nord ivoirien, à Odienné, par le pouvoir Ouattara, est sous la menace d’un mandat d’arrêt de la CPI. Sans qu’aucun proche de l’actuel chef de l’Etat ivoirien ne soit inquiété. Cette partialité n’échappait à personne. Et la première comparution de Charles Blé Goudé devant la CPI jeudi dernier, provoque, comme le prévoyaient des observateurs avertis, une levée de boucliers des défendeurs d’une justice équitable. A commencer par les ONG des droits de l’homme, notamment Human Rights Watch dont la responsable du programme Justice internationale, Géraldine Mattioli-Zeltner s’est prononcée hier vendredi sur les ondes de RFI.
« Nous attendons que la Cour pénale internationale entame des poursuites contre l’autre camp, dans ces violences » en Côte d’Ivoire, a dit Mme Mattioli-Zeltner, dans un entretien sur rfi.fr. « Et nous, à Human Rights Wach, nous avons évidemment documenté des crimes très, très graves commis par les forces d’Alassane Ouattara », a-telle expliqué. Après Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé est la seconde personnalité du camp Gbagbo qui comparaît devant le tribunal de Scheveningen. Et la CPI, critiquée de toutes parts, se trouve presque dans l’obligation d’entamer (enfin) des poursuites contre le camp Ouattara. Ses juges avaient décidé en février 2012 d’étendre l’enquête jusqu’à la tentative de coup d’Etat de septembre 2002 qui a marqué le début de la décennie de violences en Côte d’Ivoire. Ainsi, selon des sources proches de la juridiction internationale relayées par la presse ivoirienne ces derniers mois, des mandats d’arrêts encore sous scellés auraient été émis contre des personnalités proches d’Alassane Ouattara.

ao.jpgSi l’on peut s’attendre à voir la CPI équilibrer sa procédure, les procès engagés en Côte d’Ivoire restent encore très inéquitables. Alassane Ouattara craint toujours de s’attaquer à ceux qui l’ont porté au pouvoir. « Absolument. Pour l’instant en Côte d’Ivoire on voit une justice des vainqueurs, une justice totalement partiale, qui ne s’intéresse qu’au côté qui a perdu les élections, qu’au côté Gbagbo », a déclaré la responsable de Human Rights Watch. Selon Géraldine Mattioli-Zeltner, « il est absolument essentiel que les autorités de Côte d’Ivoire agissent de façon complètement impartiale et engagent des procédures (…) contre les anciens alliés d’Alassane Ouattara ».

La comparution de Blé Goudé devant la CPI met désormais la CPI dans une mauvaise posture, elle doit faire la preuve de son impartialité en émettant des mandats contre les pro-Ouattara, car « s’il y a justice, cette justice doit être impartiale », a conclu la responsable du programme Justice internationale de Human Rights Watch.
Jorès Tah Bi

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09:48 Écrit par BEN2013 dans CPI, Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

13/03/2014

Côte d’Ivoire: le gouvernement publie les «vraies» photos de Charles Blé Goudé en «résidence protégée » Publié le mercredi 12 mars 2014 | APA

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Le gouvernement ivoirien a publié, mercredi soir, les "vraies" photos de Charles Blé Goudé, l’ex-leader des jeunes patriotes, farouche partisan de l’ancien Chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Cette publication a été faite par le ministère d’Etat, ministère de l’intérieur et de la sécurité à travers la page facebook du ministre d’Etat, Hamed Bakayoko.

"Aucune tentative de manipulation de l’opinion ne peut résister à la réalité des faits. Même les pires criminels ont des droits", estime sur sa page facebook, le ministre d’Etat, Hamed Bakayoko.

Selon des sources proches de ce ministère contactées par APA, ces "vraies photos de Charles Blé Goudé ont été prises aujourd’hui (mercredi 12 mars 2014) dans sa résidence protégée".

Ces images du gouvernement montrent Charles Blé Goudé dans plusieurs plans. Ainsi, sur la première photo, habillé en tee-shirt kaki, bien coiffé avec un collier au coup et un gobelet jaune, visiblement dans une cuisine, Charles Blé Goudé arbore un large sourire qui laisse croire une "bonne condition de détention".

Sur la deuxième image, assis sur une chaise "malaga" blanche, Charles Blé Goudé est en train de regarder une télévision couleur écran 14.

La troisième photo, montre Blé Goudé, allongé dans son lit en train de lire un livre. Enfin, sur la 4ème photo, il est en train de faire le choix d’une chemise dans sa garde-robe.

Un peu plut tôt dans la journée, le gouvernement a qualifié, à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, de "montage grossier", les images de Charles Blé Goudé et de Jean-Yves Dibopieu qui circulent depuis lundi sur les réseaux sociaux et relayées par certains médias nationaux.

1508572_711742488857271_1044982267_n.jpgLundi, des photos d’un homme barbu, au crâne dégarni, tantôt « couché à même le sol », tantôt "debout" torse nu, " ressemblant" à l’ex-leader de la galaxie patriotique, Charles Blé Goudé, proche de l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo, dans une "cellule" de la Direction de surveillance du territoire (DST)ont été publiées par une partie de la presse ivoirienne.

Le Rassemblement des Républicains (RDR, parti au pouvoir) a dénoncé, à l’occasion, une « fabrication des émotions », parlant de ces « présumées photos » de Charles Blé Goudé et l’ex-secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, Jean Yves Dibopieu. M. Blé Goudé a été arrêté en janvier 2013 au Ghana avant d’être extradé vers la Côte d’Ivoire.

Inculpé par la justice ivoirienne pour "crimes de guerre", Charles Blé Goudé est poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) en tant que co-auteur indirect de meurtres, de viols et autres formes de violences sexuelles, d’actes de persécution et autres actes inhumains, ayant été commis durant la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011.

La CPI, qui réclame son transfert à la Haye, a rejeté le 3 mars le sursis de trois mois réclamé par l’État ivoirien pour examiner le cas de l’ancien leader des jeunes patriotes.

LS/hs/APA


10/03/2014

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05:01 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

17/02/2014

Michel Gbagbo libéré après trois jours de détention (avocat) Publié le lundi 17 fevrier 2014 | AFP

 

ABIDJAN - Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président Laurent Gbagbo a été libéré lundi, après avoir été arrêté à l’aéroport d’Abidjan vendredi soir, alors qu’il cherchait à se rendre en France, a annoncé son avocat.

"Il a été libéré, je l’ai accompagné à son domicile", a affirmé son
défenseur Me Rodrigue Dadjé à l’AFP.

"Rien n’a été retenu contre lui", a-t-il poursuivi, malgré trois nuits
passées en prison.

Michel Gbagbo, 42 ans, avait été arrêté vendredi à l’aéroport d’Abidjan
alors qu’il cherchait à se rendre en France, où ce Franco-Ivoirien devait
répondre lundi à une convocation de la justice française.

Après son arrestation, il avait été conduit au siège de la direction de la
surveillance du territoire (DST) dans le quartier de Cocody, où il a été
emprisonné jusqu’à lundi matin, selon son avocat.

Le parquet général près la Cour d’Assises d’Abidjan avait fait savoir
quelques heures avant le vol qu’il n’autorisait pas Michel Gbagbo à quitter la Côte d’Ivoire, au motif qu’un déplacement "hors du territoire national" risquait de "compromettre la bonne tenue" d’une session d’assises "bientôt" organisée.

Ses avocats contestent cette décision, arguant du fait que leur client
n’est frappé d’aucune "ordonnance d’interdiction de sortie du territoire" et de l’incompétence du parquet pour l’autoriser ou non à quitter le pays.

M. Gbagbo était convoqué par la juge d’instruction Sabine Kheris, du
tribunal de grande instance de Paris, "dans le cadre d’une affaire l’opposant à Guillaume Soro", le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, selon Me Dadjé.

Début novembre, il avait déjà été empêché de prendre l’avion à Abidjan alors qu’il souhaitait répondre à une convocation de la justice française.

Michel Gbagbo a été arrêté avec son père le 11 avril 2011 à Abidjan, au moment de la chute de l’ancien président.

Il est accusé notamment d’"atteinte à la défense nationale" et d’"attentat ou complot contre l’autorité de l’Etat". Il a bénéficié en juillet 2013 de la liberté provisoire, avec 12 autres détenus, au nom de l’"apaisement".

Incarcéré dans le nord du pays, Michel Gbagbo avait porté plainte en France contre Guillaume Soro et les "ComZon" (ex-chefs rebelles) pour "traitement dégradant et inhumain".
ck/jf/jmc

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23:38 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

15/02/2014

Michel Gbagbo arrêté à l’aéroport d’Abidjan Publié le samedi 15 fevrier 2014 | AFP

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ABIDJAN, 15 fév 2014 (AFP) - Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président Laurent Gbagbo, a été arrêté à l’aéroport d’Abidjan alors qu’il cherchait à se rendre en France pour répondre à une convocation de la justice française, a indiqué son avocat à l’AFP.

Agé de 42 ans, Michel Gbagbo a été conduit au siège de la direction de la surveillance du territoire (DST) dans le quartier de Cocody, où il est actuellement interrogé, a déclaré Me Rodrigue Dadjé.

"Il a fait son enregistrement. Il est monté pour les derniers contrôles. C’est alors qu’il a été arrêté. Ils l’ont conduit au commissariat de l’aéroport", où il a été arrêté car il était, selon le commissaire qui l’a reçu, "frappé d’une interdiction de sortie du territoire", a raconté Me Dadjé,
qui était présent.

"Aucune ordonnance en ce sens n’a été prise par le juge d’instruction ou la chambre d’accusation. Le parquet ne peut le faire. Michel est libre de venir et partir, a contesté l’avocat. Il doit simplement indiquer quand il part."

"L’arrestation de Michel est un abus de droit, une violation flagrante de ses droits, qui ne repose sur aucun fondement juridique", a-t-il affirmé, estimant qu’"il n’y a pas infraction à répondre à une convocation de la justice française".

Plus tôt dans la journée, le parquet général près de la Cour d’Assises d’Abidjan avait fait savoir qu’il n’autorisait pas Michel Gbagbo à quitter la Côte d’Ivoire, au motif qu’un déplacement "hors du territoire national" risquait de "compromettre la bonne tenue" d’une session d’assises "bientôt" organisée.

M. Gbagbo, 42 ans, doit répondre lundi "à une convocation de la juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris" Sabine Kheris "dans le cadre d’une affaire l’opposant à Guillaume Soro", le président de l’assemblée nationale ivoirienne, selon Me Dadjé.

Michel Gbagbo avait été arrêté avec son père le 11 avril 2011 à Abidjan, au moment de la chute de l’ancien président.

Accusé notamment d’"atteinte à la défense nationale" et d’"attentat ou complot contre l’autorité de l’Etat", il a bénéficié en juillet 2013 de la liberté provisoire, en compagnie de 12 autres détenus, au nom de l’"apaisement".

Incarcéré dans le nord du pays, Michel Gbagbo, également de nationalité française, avait porté plainte en France contre Guillaume Soro et les "ComZon" (ex-chefs rebelles) pour "traitement dégradant et inhumain".

Début novembre, il avait déjà été empêché de prendre l’avion à Abidjan alors qu’il souhaitait répondre à une convocation de la justice française.
jf/ob


 

05:36 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

31/01/2014

Affaire « audition de Michel Gbagbo à Paris » : La juge française en colère contre Abidjan Publié le vendredi 31 janvier 2014 | Notre Voie

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« Michel Gbagbo devrait être entendu par la justice française, le 5 novembre 2013, à Paris. Mais les autorités ivoiriennes l’ont empêché de quitter le territoire de la Côte d’Ivoire pour répondre à cette convocation. La juge d’instruction Sabine Khéris a été informée de ce blocage et je peux vous dire que ça ne lui a pas du tout plu ». Ces propos d’une source judiciaire jointe à Paris et proche du dossier «Michel Gbagbo contre Soro Guillaume et autres chefs de guerre » témoignent du tournant embarrassant pour la coopération judiciaire entre la Côte d’Ivoire et la France que pourrait prendre cette affaire si le fils aîné du Président Laurent Gbagbo se trouve de nouveau interdit de quitter le territoire ivoirien pour répondre à la seconde convocation de la juge.
Sabine Khéris, juge d’instruction près le Tribunal de grande instance de Nanterre (Paris), a convoqué, en effet, Michel Gbagbo pour être entendu le 17 février 2014 dans le cadre de la plainte que celui-ci a déposé le 14 novembre 2011, par le biais de ses conseils, devant les juridictions françaises pour «enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants », à l’encontre de Guillaume Soro ainsi que d’autres ex-chefs rebelles (Morou Ouattara, Hervé Touré dit Vétcho, Chérif Ousmane, Zoumana Ouattara, Issiaka Wattara dit Wattao, Losseni Fofana dit Loss, Dramane Traoré, Ousmane Coulibaly, Gaoussou Koné dit Dja Gao et Martin Fofié Kouakou).
C’est avec un sentiment de colère que la juge d’instruction française a accueilli, au dire de notre source, le refus catégorique du régime Ouattara de laisser Michel Gbagbo se rendre en France pour son audition datée du 5 novembre 2013. Un refus que le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, aurait lui-même signifié par téléphone au fils Gbagbo.
La juge Sabine Khéris a donc réitéré sa demande d’auditionner Michel Gbagbo pour voir, sans doute, si les autorités ivoiriennes vont encore empêcher le plaignant de se rendre à Paris. D’autant que, poursuit notre source, la juge qui dispose aujourd’hui de beaucoup d’éléments sur l’affaire veut entendre Michel Gbagbo afin que la procédure suive son cours. «Mais si les autorités ivoiriennes s’opposent encore à l’arrivée de Michel Gbagbo à Paris pour être entendu le 17 février prochain, c’est la juge d’instruction qui pourrait se rendre en Côte d’Ivoire pour l’auditionner sur place », précise sous le couvert de l’anonymat la source proche du dossier. Qui conclut que l’attitude du régime Ouattara témoigne de la peur de ce que Michel Gbagbo pourrait révéler à la juge Sabine Khéris sur les tortures qu’il a vécues.

Didier Depry
didierdepri@yahoo.fr

07:25 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

03/11/2013

Procès à Paris : Charles Konan Banny coincé par les juges

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Le mercredi 23 octobre 2013, s’est ouvert à Paris le procès au sujet de la plainte en diffamation de Charles Konan Banny contre La Lettre du Continent (LDC).

Dans un article publié dans le dernier numéro du bi-hebdomadaire français qui s’intéresse à l’actualité africaine, l’on apprend que lors de l’audience, « Charles Konan Banny a été sérieusement taclé », en présence de sa famille avec qui il a effectué le déplacement en France.

C’est à 15h que le procès s’est ouvert devant la 17e chambre de TGL de Paris. Il avait été intenté en 2007 par le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) contre LDC pour protester contre un article paru dans ledit bi-hebdo, le 27 septembre 2007. En effet, le journal avait affirmé que Charles Konan Banny s’était lancé dans les affaires après avoir quitté la primature et qu’il possédait plusieurs comptes bancaires à l’étranger.

Selon LCD, Banny a « vigoureusement nié » à la barre les révélations contenues dans l’article en question, en se couvrant du manteau de l’intégrité, la piété et le désintéressement qui caractérisent sa famille et lui. Il a même évoqué le caractère « ignominieux » de cette attaque. « Je fais partie d’une famille mondialement connue dont la devise est l’honneur (…). Cet article ne me reflète pas. Ce n’est pas de moi dont il parle », s’est-il défendu, à en croire LDC.

Pour autant, le représentant du parquet a estimé que « le caractère diffamatoire de l’article n’est pas établi », fait savoir le journal incriminé. Étant entendu que, six ans après la parution de l’article, Banny n’a pondu aucun droit de réponse, ni cherché à vérifier l’existence ou la fourniture desdits comptes. C’est devant le tribunal que son avocate a déclaré « on va le faire ».

LDC rapporte que l’ancien premier ministre ivoirien et gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a évoqué la possibilité que « les comptes en question aient été abondés à (son) insu par des gens malveillants ayant imité (sa) signature ».

Des arguments ironisés par le journal qui a révélé qu’aucun des collaborateurs de Banny cités dans l’article du 27 septembre 2007, à savoir Léon Konan Koffi et Eugène Kouadio, qui étaient présents à l’audience, n’ont pas daigné témoigner en faveur de leur patron. Encore moins les chefs d’États de la sous-région ouest africaine à qui il a adressé des courriers dans le cadre de cette affaire dès son déclenchement.

Nos tentatives de joindre Léon Konan Koffi pour plus de détails sont restées vaines. Son téléphone portable étant sur le répondeur automatique. C’est le 4 décembre prochain que le jugement de ce procès sera rendu, a indiqué LDC.

César DJEDJE MEL
 
 

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08:12 Écrit par BEN2013 dans Justice et droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |