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27/09/2014

Alassane Ouattara appelle à «poursuivre en justice » les enseignants auteurs de grossesses en milieu scolaire Publié le mardi 23 septembre 2014 | APA

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La question des grossesses en milieu scolaire, demeure une ‘’préoccupation importante’’ pour la Côte d’Ivoire, a souligné, lundi, aux Etats-Unis, le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, proposant la prise de mesures ou le vote de lois par l’Assemblée nationale afin de ‘’poursuivre en justice’’ les enseignants qui seraient coupables de tels actes.

Il a fait cette déclaration lors d'une rencontre de haut niveau des Chefs d'Etat du Sahel, sur le ‘'Dividende démographique dans le Sahel'', à l'invitation conjointe de la Banque mondiale et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), au siège des Nations Unies.

Selon une note d'information transmise à APA, M. Ouattara a indiqué partager la vision de ses collègues Chefs d'Etat qui l'avaient précédé sur le sujet des « questions liées à la fécondité élevée dans nos pays et aux difficultés dans le domaine de l'éducation, surtout celle des jeunes filles, et à la santé ».

A cet égard, il a préconisé des ‘'actions très fortes'', telles que la prise de mesures ou le vote de lois par l'Assemblée nationale afin de ‘'poursuivre en justice'' les enseignants qui seraient coupables de tels actes.

Ces grossesses qui surviennent en milieu scolaire participent aux taux d'échec à la fin des années scolaires. Pour seulement l'année scolaire 2012-2013, le ministère de l'éducation nationale et de l'enseignement technique a noté plus de 2500 cas de grossesses dans les écoles primaires et secondairesdu pays.

Alassane Ouattara a, par ailleurs, indiqué que l'éducation qui est un sujet majeur en Côte d'Ivoire, a amené le Gouvernement à décider de la construction de lycées et collèges de jeunes filles, surtout dans la partie nord du pays où le taux de scolarisation est très faible. Dans ce cadre, il a annoncé que dès l'année prochaine, l'école sera ‘'obligatoire et si possible gratuite'' dès l'âge de 6 ans et ce jusqu'à 16 ans.

Après cette conférence avec ses homologues, le Chef de l'Etat ivoirien s'est rendu en compagnie de la Première dame, Dominique Ouattara, à ‘'Open Society Fundations'' où il a échangé avec M. Georges Soros, Président Fondateur de cette structure qui œuvre à la promotion de la bonne gouvernance démocratique, des droits de l'homme ainsi que pour les réformes économiques, sociales et légales.

Au terme de la rencontre, Alassane Ouattara a indiqué avoir échangé avec M. Soros sur la possibilité pour la Fondation de ‘'s'impliquer davantage'' en Côte d'Ivoire, où elle intervient déjà au niveau de la Pharmacie de la Santé Publique par un don à hauteur de un million de dollar par an en médicaments.

Il a dit avoir également profité de l'entretien avec M. Soros pour solliciter l'aide de sa Fondation dans la lutte contre la fièvre Ebola ainsi que dans la construction de collèges de jeunes filles dans chaque District de la Côte d'Ivoire.

M. Ouattara a en outre demandé l'appui de la Fondation pour la mise en œuvre de son programme de gouvernement qui est de rendre l'école obligatoire et gratuite pour les enfants de 6 à 16 ans.

Alassane Ouattara séjourne depuis, samedi, à New York (USA), à la faveur de la 69è Session de l'Assemblée générale des Nations Unies.


LS/hs/APA

28/02/2014

Le président ougandais promulgue la très controversée loi anti-gay

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Le président ougandais a promulgué lundi une loi controversée durcissant la répression de l'homosexualité. Les groupes de pression religieux savourent leur victoire, les défenseurs des droits de l'Homme expriment leur consternation.

"Je vais désormais vivre comme un fugitif dans mon propre pays", déplore BrYoncé, homosexuel ougandais sur le réseau social Twitter devenu le lieu de son militantisme pro-gay. À compter de ce jour, la publication de ce genre de message se fera à ses risques et périls. Malgré les avertissements de la communauté internationale, le président ougandais Yoweri Museveni a signé, lundi 24 février à Entebbe, une loi violemment anti-gay qui durcit l’arsenal législatif déjà en place en Ouganda.

 

Adoptée mi-décembre par le Parlement, cette loi est l’une des plus sévères d’Afrique en la matière. Elle prévoit la prison à vie pour les récidivistes, interdit toute forme de promotion de l’homosexualité, condamne l’aide apportée aux homosexuel(le)s, bisexuels ou transgenres et incite à la dénonciation de quiconque s’affiche comme homosexuel.  "Cela revient à condamner les associations pro-gays et les groupes de parole qui s’expriment à ce sujet", estime Sarah Sakho, correspondante de FRANCE 24 en Ouganda

 

 

Les avertissements de la communauté internationale restés lettre morte

La menace de Barack Obama, qui avait déclaré le 17 février que la promulgation de la loi risquerait de compliquer les relations entre Washington et Kampala, ou les conseils du Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu, qui appelait dimanche 23 février à la "tolérance" et la "compassion", sont restés sans écho.
 

Faisant la sourde oreille au nom de la "moralité", Yoweri Museveni a fini par signer la loi controversée. Face à un défi cornélien, il a choisi de se plier aux injonctions de son peuple, en majorité favorable à la loi,  plutôt qu'à celui des puissances étrangères, au risque de perdre l'aide des États-Unis, qui s'élevait l'année dernière à 265 millions de dollars : "Les étrangers ne peuvent pas nous donner des ordres. C'est notre pays", a-t-il martelé lundi après avoir paraphé la loi : "Je conseille aux amis occidentaux de ne pas faire [du sujet] un problème" car "ils ont beaucoup à perdre", a-t-il poursuivi. 

"Imposer des valeurs sociales d'un groupe à notre société, c'est de l'impérialisme social. Maintenant, vous nous dites que nous devrions vivre comme vous. Pas du tout !", a poursuivi Yoweri Museveni.

Pressions des groupes évangéliques

Yoweri Museveni avait pourtant tergiversé et hésité. Le mois dernier, il assurait qu’il ne la signerait pas, considérant les homosexuels comme des "malades" qui avaient besoin d’être soignés et non d’être incarcérés. Mais un rapport scientifique réalisé à sa demande par le ministère de la Santé ougandais l’a fait changer d’avis : "Le président Museveni a justifié son geste et son retournement sur la base d’un rapport scientifique disant que l’homosexualité n’est pas génétique. Les homosexuels sont donc jugés responsables de leurs actes et ainsi condamnables", explique Sarah Sakho.  

"Le président Museveni a cédé aux pressions très importantes de son parti, le National Resistance Movement (NRM), qui a porté ce projet et l’a défendu face à un public très favorable au texte. L’autre groupe de pression qui l’a fait plier est religieux. Les 'born again', ces églises évangélistes inspirées du protestantisme américain, ont pignon sur rue. On y prône des doctrines très homophobes", poursuit la journaliste.
 
Chrétien évangélique très pieux, Museveni avait déjà entériné début février une loi antipornographie, interdisant notamment certaines manières de s'habiller jugées "provocatrices", bannissant les artistes légèrement vêtus de la télévision ougandaise et surveillant de près les sites consultés par les internautes.
 
Dénonciation des groupes de défense des droits de l’homme
Les dispositions les plus controversées du projet de loi – qui prévoyaient initialement la peine de mort en cas de récidive, de rapport avec un mineur ou en se sachant porteur du virus du sida - ont été abandonnées face à une levée internationale de boucliers. Les associations de défense des droits de l’Homme n’en dénoncent pas moins une loi qui porte atteinte aux libertés fondamentales.
 
"Les sanctions applicables à certaines formes de relations sexuelles entre adultes consentants, restreignent des droits liés à la vie privée, à la vie familiale et à l'égalité pourtant protégés par la constitution, et violent le droit à la liberté d'association et d'expression", dénonce dans un communiqué Daniel Bekele, directeur de la division Afrique chez Human Rights Watch.
 
Amnesty International dénonce un retour en arrière en matière de droits de l’Homme : "Cette législation institutionnalise la haine et la discrimination à l’égard des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et transsexuels en Ouganda. Son adoption marque un épisode très grave de l’histoire du pays", a réagi lundi l’organisation.
 
Au pouvoir depuis 28 ans, Museveni a progressivement limité la liberté de réunion, d'expression et d'association ; les organisations de la société civile qui travaillent sur des problématiques telles que la corruption, la gestion des terres, le pétrole et la bonne gouvernance ont quant à elles été menacées. Quant aux homosexuels ougandais, déjà avant le vote de cette loi qui les criminalise pour leurs amours et leur sexualité, ils étaient les victimes de persécutions et de violences pouvant aller jusqu'au meurtre. 
 

Première publication : 24/02/2014

Source : France 24

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06:56 Écrit par BEN2013 dans Afrique, Moeurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

10/12/2013

Viols, abus sexuels à l’Ecole : Kandia Camara met le grappin sur 4 enseignants véreux Publié le vendredi 6 decembre 2013 | L’Hebdo Ivoirien

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Suite à la récente interpellation de quatre enseignants accusés d’abus et de viols sur élèves mineures, la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, a produit la déclaration ci-dessous. Nous reproduisons ce document important pour vous permettre d’appréhender toute la symbolique de l’engagement de la ministre dans la lutte contre ce fléau.

‘‘Dans de nombreuses régions de la Côte d’Ivoire, le taux de scolarisation de la jeune fille est très faible à cause des contingences liées aux mentalités et à l’environnement scolaire.

Pour remédier à cette situation, le Gouvernement de Côte d’Ivoire a fait de la scolarisation de la jeune fille l’une de ses priorités. A cette fin, différentes stratégies sont mises en place notamment la sensibilisation des populations et le don de kits scolaires aux jeunes filles. Malheureusement, ces efforts risquent d’être compromis par la faute de certaines personnes au nombre desquelles figurent des enseignants et personnels d’encadrement.

En effet, nous enregistrons de nombreux cas de grossesse de jeunes filles au sein des établissements scolaires tant primaires que secondaires. Pire, un phénomène tend à se généraliser et à devenir banal pour les populations. Il s’agit des viols perpétrés en milieu scolaire.

Ces comportements indignes et dégoûtants de personnes sans foi ni loi, contraires à l’éthique et à la déontologie de l’éducateur, jettent le discrédit sur notre corporation et compromettent la scolarisation de la jeune fille. C’est pourquoi, à la réunion de rentrée de cette année scolaire 2013-2014, j’ai décidé de faire de la lutte contre les abus sexuels en milieu scolaire mon cheval de bataille en sanctionnant sévèrement les auteurs de tels actes.

Pour ce premier trimestre, trois cas de viol et un attentat à la pudeur sur les personnes d’élèves mineures ont déjà été enregistrés.

I- LES FAITS

1- Monsieur BOTTY Bi Djean Anicet, Instituteur stagiaire :

Monsieur BOTTY Bi Djean Anicet, Instituteur stagiaire, en service dans la Circonscription de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de Duékoué dont le numéro matricule est en cours, est poursuivi pour viol sur les personnes de trois élèves de son école dont deux (02) âgées de sept (07) ans inscrites respectivement en classe de CP1 et de CE1 et la troisième âgée de neuf (09) ans en classe de CE2. Après son forfait, cet agent a tenté de se suicider.

Ce forfait a été commis le jeudi 7 novembre 2013.


2- Monsieur GNEPEHI Djè Gnamien Gildas, Instituteur,
matricule 391 268 N :

Monsieur GNEPEHI Djè Gnamien Gildas, en service dans la Circonscription de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de San-Pédro, est poursuivi pour viol sur la personne d’une élève âgée de douze (12) ans inscrite en classe de CM2 dans son école. Dans son audition, ce dernier avoue d’ailleurs qu’il entretient des relations avec une jeune fille de 6ième, anciennement inscrite dans école et présentement dans un collège de la localité.

3- Monsieur IRA Tiéty Boris, Instituteur, matricule 382347 C :

Monsieur IRA Tiéty Boris, en service dans la Circonscription de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de Nassian, est poursuivi pour viol, le 30 avril 2013, sur la personne d’une élève âgée de dix (10) ans inscrite en classe de CM2 dans son école.

4- Monsieur TIEOULE Guy, Inspecteur d’Orientation, matricule 359192 A :

Au cours de l’année scolaire 2012-2013, Monsieur TIEOULE Guy, en service au Collège Moderne BESSIO DE Lambert de Dabou a été poursuivi pour viol sur la personne d’une élève, inscrite en classe de 6ème dans ledit établissement.

Cette année scolaire 2013-2014, il a récidivé en pratiquant des attouchements sexuels sur la personne d’une autre élève âgée de neuf (9) ans, inscrite en classe de 6ème.

5- Deux cas signalés dans le Département d’Adiaké :

- Dans la localité de Mélékoukro, une petite fille de 4 ans, en classe de Moyenne section, a été violée le vendredi 8 novembre 2013 par Monsieur NAHOUE Charles, 30 ans, coiffeur de son état.
- A Adiaké, une autre petite fille de 9 ans, en classe de CE2, a été violée le mercredi 13 novembre 2013 par le Sieur EBOUKLOUE AKA, maçon.

II-LES MESURES PRISES

Face à ces déviations :
- j’ai instruit mes services de tenir les mis en cause hors des classes ;
- j’ai saisi les différents procureurs de la République territorialement compétents, afin que ces individus répondent de leurs actes devant les tribunaux ;
- j’ai pris la mesure conservatoire consistant à mettre sous contrôle les salaires des mis en cause ;
- je saisirai le Conseil de Discipline de la Fonction Publique pour la radiation des coupables.
- Pour les deux derniers cas cités, les mis en cause ont été déférés devant le tribunal compétent pour répondre de leurs actes.
III- LES RECOMMANDATIONS

C’est le lieu de rappeler aux Directeurs Régionaux et Départementaux, aux Chefs d’établissement, aux Chefs de Circonscription de l’Enseignement Préscolaire et Primaire, aux Conseillers Pédagogiques et aux Directeurs d’école du Ministère qu’ils ont obligation de protéger la jeune fille et de dénoncer tous les comportements répréhensibles de leurs agents qui portent atteinte à l’intégrité physique et morale de la jeune fille.

Aux personnels enseignants et d’encadrement, j’exige d’eux le respect scrupuleux de la déontologie de leur métier. Car la déontologie interdit formellement tout rapport sexuel entre l’enseignant et l’élève. Tout enseignant reconnu coupable de viol ou d’abus sexuel sur un élève sera radié.

A la communauté, je lui demande de ne pas se rendre complice de ces actes ignobles qui constituent un obstacle à la scolarisation de la jeune fille ; qu’elle prenne ses responsabilités non seulement en dénonçant ces pratiques mais aussi en portant ces affaires devant les juridictions compétentes, afin que les coupables soient sévèrement sanctionnés.

C’est à ce prix et à ce prix seulement que nous aiderons nos filles à mener à terme leurs études pour une Côte d’Ivoire émergente et vertueuse’’.

08:21 Écrit par BEN2013 dans Moeurs, Notre école, sexualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |