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10/02/2015

CAN 2015 : L’ONUCI salue la victoire des Eléphants Publié le lundi 9 fevrier 2015 | AIP

Abidjan - La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la Côte d’Ivoire, Aïchatou Mindaoudou, salue les Eléphants de Côte d’Ivoire, vainqueurs dimanche de la 30ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui s’est déroulée en Guinée équatoriale.

Pour Mme Mindaoudou qui relève l’esprit d’équipe et de cohésion qui a prévalu tout au long de cette compétition continental et qui a permis ce succès historique, 23 ans après "Sénégal 92", cette victoire démontre que les Ivoiriens, lorsqu’ils sont unis dans leurs différences, sont capables de relever n’importe quel défi.

"Je suis persuadée que ce triomphe contribuera à la dynamique de paix, de dialogue et de réconciliation nationale dans laquelle la Côte d’Ivoire s’est résolument engagée", a conclu la première responsable de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).​

Les Eléphants de Côte d’Ivoire ont pris le meilleur sur les Black Stars du Ghana aux tirs au but (9 tb à 8) après 120 mn de jeu au terme desquelles le score est resté vierge (0-0), rappelle-t-on.

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08:05 Écrit par BEN2013 dans Actualités, ONU/CPI, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

27/03/2014

Déclaration de Blé Goudé à la CPI, 1ère comparution, 27mars2014

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"Merci, Mme la Juge. Je voulais d’abord dire que je suis content d’être là. Pour le respect que j’ai pour les victimes, toutes les victimes de la crise qui a secoué mon pays, je suis content d’être là dans l’affaire qui m’oppose au procureur pour que la vérité soit sue afin que cessent les murmures.

Madame la Juge, je ne veux pas être libre de mes mouvements physiques, pendant que ma conscience innocente accusée à tort d’être la base de tous les torts, pleure au dedans de moi. Madame la Juge, à une certaine opinion qui estime, à tort ou à raison, que le voyage à la CPI est un voyage de non-retour, je pense qu’un citoyen qui est suspecté par la Cpi peut venir ici, faire l’objet d’un procès et s’il est innocent peut repartir chez lui. Et je sais que je repartirai chez moi. Madame la juge, je n’ai pas été remis à la Cpi dans les normes. Je voudrais le noter. J’ai été arrêté de manière cavalière au Ghana, surpris dans mon sommeil, emmené manu militari au Bureau National d’Investigation, mis dans un véhicule sans qu’on me dise où on m’emmène. C’est pendant que nous roulions que je me suis rendu compte qu’on me ramenait en Côte d’Ivoire et pourtant les choses pouvaient se faire dans les règles de l’art. On ne m’a pas permis de parler à un avocat, mes droits élémentaires ont été violés, Madame la Juge. Je voulais que cela soit noté.

Blé Goudé, CPI, détenu politiqueDans mon pays, avant qu’on me remette à la Cpi, pendant 14 mois, j’ai été séquestré, Mme la Juge. Je ne pouvais voir personne et personne ne pouvait me voir, Mme la Juge. J’ai fait 10mois dans un violon, nu. Je n’étais bien nourri. Mme la Juge, Chaque soir, je devais chercher un morceau de viande solitaire dans une marre d’eau abusivement appelé soupe.




Mme la juge, chaque fois qu’on devait me déplacer, on me bandait les yeux avec un morceau de pagne, on me mettait une cagoule. A part la DST dans mon pays où j’ai fait près de 9 mois et demi dans un violon avec pour voisins Jean Yves Dibopieu et Jean Noel Abehi, les autres lieux où on m’a détenu, j’avais toujours les yeux bandés et jamais je n’ai su où j’étais. Madame la Juge, c’est tout dernièrement qu’un après-midi mon geôlier est venu pour me coiffer. Ils sont venus dans la chambre avec des bagages. Ils m’ont amené au sous-sol tout l’après-midi et c’est quand nous sommes remontés que je me suis rendu compte que la chambre était d’une propreté sans pareille. Ils ont rangé des livres, ils ont rangé tout ce qu’il y avait à ranger et ils avaient un appareil photo et ils ont commencé à me photographier. Ils me disent: « il faut sourire » puis je souris, « fais comme si tu étais entrain de lire » et je lis. C’est plus tard que je me suis rendu compte que c’était une mise en scène que le ministre de l’intérieur de mon pays venait de faire. Madame la Juge, j’ai été réveillé le 21 mars à minuit, on m’a bandé les yeux, on m’a mis une cagoule, on m’a mis dans un véhicule. De minuit jusqu’au matin, j’étais assis dans une chaise, les yeux bandés, la tête encagoulée et c’est le matin qu’on m’a enlevé la cagoule que je me suis rendu compte que j’étais à la DST à nouveau. Mis dans un véhicule, on m’a conduit chez le procureur. Madame la Juge, c’est là qu’on m’a signifié votre mandat d’arrêt. Le même jour, au pas de course, les autorités de mon pays ont fait siéger la chambre d’accusation qui devait approuver mon transfèrement. Madame la Juge, c’est comme ça que j’ai été remis le lendemain à la Cpi. J’estime qu’on peut faire la politique avec élégance, avec sagesse et que la prison n’est pas un instrument pour briser le moral de ses adversaires politiques. On n’utilise pas la prison pour cela. Quelqu’un est accusé, avec tous ses droits, on peut le mettre en prison et s’il est reconnu coupable, il est condamné.

Blé Goudé Charles, CpiEt je voulais vous dire (il mit la main gauche sur le cœur et il leva la main droite, Ndlr), dans cette cour où je suis, si je suis reconnu coupable, que la loi me soit appliqué dans toute sa rigueur. Mais si je suis jugé pour ce que j’ai fait et non pour ce que je suis, que je sois reconnu innocent et que je reparte chez moi. Et je sais que je repartirai chez moi. Car dans mon pays, on me traque, on traque ma famille, on fait un chantage à ma famille biologique et politique, mon médecin en prison, tous mes collaborateurs emprisonnés pas pour ce que j’ai fait mais pour ce que je suis. Parce que si on devait me poursuivre en Côte d’Ivoire pour ce que j’ai fait, il y a beaucoup de personnalités proOuattara qui ne peuvent même pas me regarder en face.



Blé Goudé, CpiMadame la Juge, je ne veux pas être la honte de ma génération, je ne veux pas être la honte de ma famille et de mes enfants. Je suis venu ici et je me considère en mission pour la manifestation de la vérité. Je suis proGbagbo et je suis fier de l’être. Je l’étais hier, je le suis aujourd’hui. Madame, j’ai appris avec Gbagbo le dialogue, j’ai appris avec Gbagbo la réconciliation, j’ai appris avec Gbagbo qu’il faut convaincre l’adversaire et non le vaincre et pour cela, je suis pour la manifestation de la vérité se fasse. Madame la Juge, que la paix soit en Côte d’Ivoire et que la Côte d’Ivoire ne s’embrase pas à cause de moi. Je vous remercie."

Juge CPILA JUGE POSE UNE QUESTION à BLE GOUDE : "Avez-vous une requête additionnelle à formuler sur vos conditions de détention ici à la Haye? "

 

 

 

 

Charles blé Goudé, cpiL’accusé Charles Blé Goudé répondit : "Je suis venu à la Haye, c’est ici que j’ai appris qu’un individu peut avoir des droits qui lui sont reconnus et je voudrais vous remercier pour ça, d’ailleurs. Je suis bien traité ici et je suis animé d’un double sentiment parce que quand on m’emmenait à La Haye ici, beaucoup ont pleuré et pourtant en Côte d’Ivoire, je vivais le calvaire. Chaque jour, je vivais dans l’angoisse, chaque minute était un combat. J’étais comme un objet dont on disposait quand on voulait et comme on voulait. J’en avais honte pour mon pays et pour mon continent. J’ai été logé, je ne peux pas demander qu’on me loge dans un hôtel à quatre étoiles. Un prisonnier est un prisonnier dans tous les cas et je suis préparé à cela, je suis prêt. Mais j’ai quelques observations à faire avec mon avocat. Mais je souhaite pour le respect que j’ai pour la Cour qu’on vous en parle à huis-clos, Madame la Juge. Je vous remercie."

Source :http://lafriquepuissancemondiale2050.ivoire-blog.com/archive/2014/03/27/transcription-mot-pour-mot-declaration-de-ble-goude-a-la-cpi-442957.html?c

 

 

 

16:49 Écrit par BEN2013 dans CPI, ONU/CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

26/03/2014

Après la remise de Blé Goudé à la CPI, Doudou Diène appelle à l’équité de la justice Publié le mercredi 26 mars 2014 | APA

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L'Expert indépendant des Nations-Unies sur les droits de l'homme en Côte d'Ivoire, le Sénégalais Doudou Diène, a souligné,mardi, l'urgence pour la justice ivoirienne et internationale d'être « équitable », 72 heures après l'arrivée de Charles Blé Goudé à La Haye où il sera présenté, jeudi, aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) .

« La CPI et la justice internationale sont en train de faire leur travail », a déclaré Doudou Diène sur les antennes de la Radio des Nations-Unies en Côte d'Ivoire "ONUCI FM". Il a, dans la foulée, souligné l'urgence pour la justice nationale et internationale d'être « équitable ».

Pour l'Expert de l'ONU, il faut engager des « poursuites contre tous les auteurs de crimes graves, sans tenir compte de leur statut, ni de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique ».

La première comparution de Charles Blé Goudé devant le juge unique de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, aura lieu le jeudi prochain, à La Haye.

Charles Blé Goudé a été remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire le 22 mars 2014 en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour internationale le 21 décembre 2011. Il est arrivé au quartier pénitentiaire de la CPI dans la nuit de samedi à dimanche en provenance d’Abidjan.

Au cours de l’audience de première comparution, le juge unique vérifiera l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre.

Le 30 septembre 2013, la Chambre préliminaire I de la CPI a levé les scellés sur un mandat d’arrêt à l’encontre de Charles Blé Goudé, initialement délivré le 21 décembre 2011.

Charles Blé Goudé, 42 ans, de nationalité ivoirienne, aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité (meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains).

Ces actes auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

LS/hs/APA

16:18 Écrit par BEN2013 dans CPI, ONU/CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

22/02/2014

Côte d’Ivoire: un expert de l’ONU appelle à des réformes avant la présidentielle de 2015 Publié le vendredi 21 fevrier 2014 | AFP

ABIDJAN - Un expert de l’ONU a appelé vendredi à une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), en charge des élections en Côte d’Ivoire, y voyant "un problème fondamental" à résoudre à vingt mois de l’élection présidentielle de 2015. "La période qui va de maintenant à 2015 est peut être l’heure de vérité pour la Côte d’Ivoire", a affirmé, Doudou Diène, expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire qui séjourne dans le pays depuis le 11 février. "L’heure de vérité parce que toutes les crises de la Côte d’Ivoire ont explosé au cours d’élections (...) Or en 2015 ce sont les élections présidentielles", a poursuivi, M. Diène, lors d’un conférence de presse. Pour lui, la CEI, dominée par les membres des partis au pouvoir "ne reflète plus la réalité dans sa structure actuelle". "La réforme de la CEI est un préalable, un problème fondamental" à résoudre pour aboutir à des élections "démocratiquement crédibles" en 2015, a insisté l’expert Onusien. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), grand allié du chef de l’Etat Alassane Ouattara, a dénoncé vendredi une coalition qui "ne marche pas bien", un mauvais signe pour le pouvoir avant l’élection présidentielle prévues en octobre 2015. La réussite de la prochaine élection présidentielle est impérative pour tous les acteurs impliqués en Côte d’Ivoire, afin d’apaiser définitivement un pays ayant connu une décennie de crise politico-militaire, ponctuée par des violences postélectorales en 2010-2011, qui ont fait plus de 3.000 morts. Le président Ouattara, dont le prédécesseur et adversaire Laurent Gbagbo avait refusé la victoire en 2010, ce qui avait embrasé le pays, a déjà confirmé sa participation au scrutin d’octobre 2015. La présidentielle de 2015 accuse un "grand retard", un scrutin "apaisé et crédible" n’étant pas encore garanti, s’est inquiété en janvier, Pascal Affi N’Guessan, le chef du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti de Laurent Gbagbo. eak-ck/jmc

08:13 Écrit par BEN2013 dans Elections en 2015, ONU/CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

21/02/2014

Doudou Diène s’enquiert de l’état de détention de Simone Gbagbo à Odienné Publié le jeudi 20 fevrier 2014 | APA

Doudou Diène s’enquiert de l’état de détention de Simone Gbagbo à Odienné Publié le jeudi 20 fevrier 2014 | APA Abidjan (Côte d’Ivoire) - L’Expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène s’est rendu, mercredi, à Odienné dans le Nord-Ouest ivoirien où il a échangé avec l’ex-Première Dame Simone Gbagbo sur son « état de détention ». Une source proche de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a déclaré, jeudi, à APA que M. Diène est allé « s’enquérir de l’état de détention » de Mme Gbagbo. « Elle (Simone Gbagbo) a répondu à toutes les questions », a ajouté cette source en citant l’Expert indépendant des Nations-unies sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. « La justice a pris des décisions importantes en libérant des détenus », s’est félicité Doudou Diène en référence à la mise en liberté provisoire de près 120 détenus proches de l’ex-Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Pour lui, « il est important de juger les détenus ». Pour le gouvernement, la justice ivoirienne est désormais en mesure d’assurer un « procès juste et équitable » à Simone Gbagbo, d’où la décision prise récemment de ne pas la transférer à la Cour pénale internationale (CPI). Selon le mandat émis par cette juridiction internationale, le 29 février 2012, la compagne de l’ex-président Gbagbo pouvait être poursuivie, à l’instar de son mari, pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011. Depuis avril 2011, elle est détenue à Odienné. Durant sa mission de treize jours (du 11 au 23 février), M. Diène va rencontrer de nombreux officiels, notamment le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, des Ministres, des membres du parti au pouvoir ainsi que ceux de l’opposition. Son agenda prévoit aussi des rencontres avec des membres du pouvoir judiciaire et de l’appareil sécuritaire, les Présidents de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) en Côte d’Ivoire et de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), le Corps diplomatique. Des rencontres avec des organisations non gouvernementales et de la société civile, des leaders religieux et traditionnels, sont, également, inscrits sur l’agenda de Doudou Diène ainsi que la visite des centres de détention à travers le pays. Ce séjour permettra à l’Expert indépendant de collecter des informations sur la situation des droits de l’homme en vue de la présentation de son rapport à la 26ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies prévue en juin 2014. M. Diène va boucler sa mission, la sixième du genre en Côte d’Ivoire, par une conférence de presse le vendredi 21 février en début d’après-midi au siège de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à Abidjan. LS/hs/APA

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11/11/2013

C’est à l’onu de libérer L.Gbagbo et la Côte d’Ivoire! par Boga Sako Gervais

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Devant l’imbroglio juridico-politique auquel la Cour pénale internationale (CPI) nous donne d’assister depuis deux ans, il est de notre devoir, d’une part, de rafraichir les mémoires de nos compatriotes Ivoiriens et Africains et d’en appeler à la lucidité et au réalisme de tous : le dossier Laurent Gbagbo est plutôt politique que judiciaire !

 

Et d’autre part, il nous faut mettre le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (c’est-à-dire, toute la Communauté internationale) face à ses responsabilités quant à ce qui pourrait advenir en Côte d’Ivoire, si le Président Laurent Gbagbo continue toujours d’être pris en otage à La Haye.
En cinq points, nos vérités seront synthétisées.
1/ Qui est principalement à l’origine de la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire en fin 2010 ?
C’est bien l’ONU !
Car c’est bien le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire à l’époque des faits, le nommé Yuan J. Choï, agissant en sa qualité de (simple) certificateur de l’élection, qui a créé le bicéphalisme au sommet de l’Etat ivoirien, juste trois jours après la tenue du second tour de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre 2010.
Alors que ses missions de certificateur le contraignaient pourtant à ne jamais se substituer aux institutions de la Côte d’Ivoire, qui demeurait toujours un Etat souverain, malgré la crise, M. Choï a gravement outrepassé ses compétences, en désignant un président autre que celui proclamé vainqueur du scrutin par le Conseil Constitutionnel ivoirien.
Par son fait, l’ONU s’est ainsi rendue principalement responsable du chaos que le pays connaîtra par la suite.
Activement soutenus à l’époque par la France et les Etats-Unis, à travers leurs ambassadeurs respectifs, l’erreur et le mensonge du fonctionnaire de l’ONU ont été vite distillés, telle une vérité absolue, dans tous les réseaux de la Communauté internationale, notamment au G20, à l’UE, à l’UA et au sein de la CEDEAO, grâce à la presse occidentale et à certaines ONG internationales des Droits de l’Homme.
Dès lors, l’usage de « tous les moyens » (dont la force) s’est trouvé justifié, afin de permettre à l’ONU d’imposer sa fausse vérité au Peuple Ivoirien, en dégageant le Président Gbagbo pour installer M. Alassane Ouattara dans le fauteuil présidentiel.
2/ Qui a autorisé les bombardements d’Abidjan de mars 2011 ; principalement de la résidence présidentielle ?
C’est bien l’ONU !
Car c’est bien le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui adopta, le 30 mars 2011, la résolution 1975, qui comprenait les cinq points injonctifs suivants :
- le retrait immédiat de M. Gbagbo de la présidence de la République ;
- l’usage par l’ONUCI de « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protection des civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes » ;
- l’imposition de sanctions ciblées (gels des avoirs et interdiction de voyager) à l’encontre du Président Laurent Gbagbo et de certains de ses proches ;
- la reconnaissance de la CPI pour juger les auteurs de crimes graves en Côte d’Ivoire ;
- la référence explicite à « la responsabilité de protéger ».
Sur la base de cette fameuse résolution, l’armée française de la Licorne et les Casques bleus se sont rendus responsables de l’extermination de plusieurs centaines de jeunes patriotes, qualifiés de miliciens pro-Gbagbo, des civils non armés pourtant, mais qui ont commis le crime de soutenir le verdict du Conseil Constitutionnel de leur pays.
Et toujours sur la base de cette résolution, le Président de la République Laurent Gbagbo fut arrêté le lundi 11 avril 2011 aux environs de 11H Gmt.
3/ Qui a ordonné le transfèrement du Président Laurent Gbagbo devant la CPI ?
C’est bien l’ONU ! (Avec la complicité explicite de M. Ouattara !)
Car c’était l’une des injonctions du Conseil de Sécurité dans la résolution 1975. En effet, aux termes du Statut de Rome instituant la CPI, au même titre que les Etats signataires de ce texte ou du procureur de la Cour, le Conseil de Sécurité de l’ONU peut ordonner ou suspendre des poursuites contre des personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes contre l’humanité.
C’est là la preuve essentielle et irréfutable de la politisation intrinsèque qui caractérise la CPI !
Car, on peut aisément comprendre qu’avec leur droit de véto, des Etats parmi les puissants du monde peuvent décider du sort de certaines personnalités et des pays qui oseraient les défier ou s’opposer à leurs intérêts.
4/ Qui est donc le commanditaire de la prise d’otage du Président Gbagbo à La Haye ?
C’est bien l’ONU ! (En concurrence avec la France sarkozienne !)
En effet, s’étant autorisée à désigner un Président de la République pour les Ivoiriens, en lieu et place du Conseil Constitutionnel ivoirien, l’ONU et la France se sont cru obligées de protéger le nouveau pouvoir d’Abidjan.
Pour permettre donc à leur « poulain » d’exercer le mandat qui venait de lui être offert, l’ONU et la France se sont servi de la CPI pour tenir loin de son pays, le « populiste » et très populaire en Côte d’Ivoire, mais aussi célèbre en Afrique et dans le monde, Monsieur Laurent Gbagbo.
Ainsi, en toute violation du principe sacro-saint de la présomption d’innocence, et alors que les preuves sont insuffisantes, voire inexistantes, pour ouvrir un procès contre lui, M. Gbagbo demeure l’otage de l’ONU à la CPI !
Heureusement qu’il y a encore des Juges au sein de la CPI qui refusent de cautionner cette supercherie mondiale et qui militent pour la libération de l’otage !
5/ Qui devra donc assumer les conséquences éventuelles en Côte d’Ivoire consécutives à la non-libération de M. Laurent Gbagbo ?
Ce serait bien l’ONU !
Toute la Communauté internationale doit bien se rendre compte du dépérissement inquiétant de la vie sociopolitique ivoirienne, depuis que le Président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye. En voici le résumé de la réalité du pays.
- La réconciliation nationale est paralysée ; voire morte ! Et le pire pourrait advenir à tout instant…
- La justice n’est que celle des vainqueurs sur les vaincus ; avec des milliers de familles de victimes de tous bords politiques qui crient justice !
- Les Droits de l’Homme continuent d’être violés au quotidien par les FRCI et « dozos », plus gravement aujourd’hui qu’hier et en toute impunité : ce fut le cas dans le drame du camp des réfugiés de Nahibly, en juillet 2012 ; c’est actuellement le cas dans la région d’Agboville, pratiquement en état de siège, sous le couvert de « l’opération Téré ».
- L’Etat de droit et les fondements de la République sont constamment remis en cause dans le pays, avec la dévalorisation, voire la ‘’disparition’’ des FDS, face à des ex-rebelles et à des « dozos » hyper-armés.

 

C’est pour toutes ces raisons que nous exhortons l’ONU et la Communauté internationale à se ressaisir en Côte d’Ivoire pendant qu’il est encore temps ! Il faut se souvenir des graves erreurs commises par le passé, dont le Génocide rwandais de 1994 qui hante toujours nos mémoires, afin d’éviter le pire à la Côte d’Ivoire.
Ce qui signifie simplement de libérer l’otage Laurent Gbagbo et d’exiger du régime d’Abidjan, la libération immédiate de tous les prisonniers, ainsi que le retour facilité et sécurisé de tous les exilés.
Car, aussi longtemps qu’il sera maintenu otage de l’ONU à la CPI, le Président Laurent Gbagbo continuera de conditionner la Paix et la Réconciliation en Côte d’Ivoire, et d’inspirer ou de mobiliser des milliers et des milliers d’Ivoiriens et d’Africains à travers le monde !

 

Fait à Rome, le 9 novembre 2013

 

Dr BOGA Sako Gervais

 

 

 

 

 

08:26 Écrit par BEN2013 dans CPI, ONU/CPI | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

24/10/2013

CPI : Voici le rapport intégral du groupe des experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire que le procureur attendait Publié le 10 h 41 min, 21 octobre 2013 Auteur admin

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Nations Unies S/2013/605
Conseil de sécurité
Distr. générale
14 octobre 2013
Français
Original : anglais
13-51282 (F) 161013 161013
*1351282*
Lettre datée du 11 octobre 2013, adressée au Président
du Conseil de sécurité par le Président du Comité
du Conseil de sécurité créé par la résolution 1572 (2004)
concernant la Côte d’Ivoire
Au nom du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1572 (2004)
concernant la Côte d’Ivoire, et en application du paragraphe 19 de la résolution
2101 (2013) du Conseil de sécurité, j’ai l’honneur de vous faire tenir ci-joint le
rapport de mi-mandat du Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire.
Je vous serais obligé de bien vouloir porter la présente lettre et le rapport cijoint
à l’attention des membres du Conseil de sécurité et les faire publier comme
document du Conseil.
Le Président du Conseil de sécurité
créé par la résolution 1572 (2004)
concernant la Côte d’Ivoire
(Signé) Gert Rosenthal
S/2013/605
2/83 13-51282
Lettre datée du 16 septembre 2013, adressée au Président
du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution
1572 (2004) par le Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire
Les membres du Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire ont l’honneur de vous
faire tenir ci-joint le rapport de mi-mandat du Groupe d’experts, établi
conformément au paragraphe 19 de la résolution 2101 (2013) du Conseil de sécurité.
Le Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire
(Signé) Raymond Debelle
(Signé) Eugene Fatakanwa
(Signé) Joel Salek
(Signé) Roberto Sollazzo
(Signé) Manuel Vásquez-Boidard
S/2013/605
13-51282 3/83
Rapport de mi-mandat du Groupe d’experts
sur la Côte d’Ivoire, établi en application
du paragraphe 19 de la résolution 2101 (2013)
I. Introduction
1. Dans une lettre datée du 11 juillet 2013, adressée au Président du Conseil de
sécurité (S/2013/416), le Secrétaire général a annoncé qu’il avait nommé membres
du Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire les cinq personnes dont les noms suivent :
Raymond Debelle (Belgique, armes), Eugene Rutabingwa Fatakanwa (Rwanda,
douanes/transports), Joel Salek (Colombie, finances), Roberto Sollazo (Italie,
diamants) et Manuel Vásquez-Boidard (Espagne, affaires régionales), ce dernier
étant désigné coordonnateur du Groupe d’experts.
2. Le Groupe d’experts a commencé ses travaux sur le terrain le 25 juillet 2013.
Au cours de la période considérée, il s’est notamment entretenu avec des
représentants d’États Membres, d’organisations internationales et régionales et du
Gouvernement ivoirien en vue de recueillir tous renseignements utiles aux fins de
ses enquêtes. Outre les visites sur le terrain qui sont effectuées dans toute la Côte
d’Ivoire, les membres du Groupe d’experts se sont rendus à ce jour en Belgique et
en France. On trouvera à l’annexe 1 du présent rapport la liste des entretiens et
consultations menés par le Groupe d’experts.
3. Au moment de la rédaction du présent rapport, les vues du Groupe d’experts
concernant la situation sur le plan politique et en matière de sécurité en Côte
d’Ivoire, qu’il a exprimées dans son rapport final établi en application de la
résolution 2045 (2012) (S/2013/228, par. 4 à 8), demeurent valables. En outre, avec
la croissance rapide que continuent de connaître l’économie ivoirienne et la
restructuration des forces armées nationales dans le cadre du renforcement de la
capacité militaire des unités des forces spéciales (voir, plus loin, par. 5), le Groupe
d’experts demeure préoccupé par l’expansion du pouvoir des chefs des anciennes
Forces nouvelles. Il constate que l’action menée par le pays pour combattre
l’impunité demeure inachevée, puisque aucun de ces chefs n’a encore été inculpé
pour les crimes commis entre 2002 et 2011. Qui plus est, le Groupe d’experts estime
que les nouveaux financements accumulés par les anciens commandants de zone
pourraient servir, en cas de détérioration de la situation politique et sécuritaire, à
acheter des armes et du matériel connexe en violation du régime de sanctions.
4. En ce qui concerne le paragraphe 7 de la résolution 2101 (2013), dans lequel le
Conseil de sécurité a décidé de poursuivre l’examen des mesures visées aux
paragraphes 1, 3 et 4 de ladite résolution au regard des progrès réalisés en matière
de stabilisation dans tout le pays d’ici au 30 avril 2014, en vue éventuellement de
modifier à nouveau ou de lever tout ou partie des autres mesures prévues, en
fonction des progrès accomplis dans les domaines de la démobilisation, du
désarmement et de la réinsertion ainsi que de la réforme du secteur de la sécurité, de
la réconciliation nationale et de la lutte contre l’impunité, le Groupe d’experts suit
de près l’évolution de la situation et a l’intention de présenter, dans le rapport final
qu’il doit soumettre en avril 2014, une évaluation complète des progrès réalisés dans
ces quatre domaines.

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