topblog Ivoire blogs

04/11/2014

Côte d’Ivoire : divergences entre le pouvoir et l’opposition sur la présence de Compaoré Publié le mardi 4 novembre 2014 | Xinhua

BLAISE-ADO1.JPG

Des divergences apparaissent de plus en plus entre le gouvernement ivoirien et l’opposition concernant la présence de l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire.

Dans un communiqué publié lundi, le Front Populaire Ivoirien ( FPI, opposition, parti de l’ex-président Laurent Gbagbo) a dénoncé un "exil doré" de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire.
Pour le FPI," M. Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré "en Côte d’Ivoire, "avec ce qu’il a fait".

"La manière dont il a quitté le pouvoir signifie que M. Compaoré n’a pas engagé le Burkina-Faso sur la voie de la Démocratie, mais qu’il a tout mis en oeuvre, au contraire pour empêcher l’émergence d’un environnement démocratique et le fonctionnement régulier des institutions d’un Etat moderne", a noté le parti pro-Gbagbo.

"INDIGNATION" DES PRO-GBAGBO

Tout comme le Front populaire ivoirien qui trouve incongrue la présence de l’ex-chef de l’Etat du Burkina Faso, le parti républicain de Côte d’Ivoire (PRCI), un autre parti d’opposition, a fait état de son "indignation" concernant la présence de Compaoré en terre ivoirienne.

"La Côte d’Ivoire pourrait ouvrir provisoirement les bras à M. Compaoré et sa suite. Ce pendant, le Parti républicain de Côte d’Ivoire et ses Dirigeants ne seront pas d’accord lorsqu’il sera question que M. Compaoré prenne ses quartiers définitivement sur le sol de la Côte d’Ivoire", a noté le président du PRCI Robert Gbaï Tagro.

Pour M. Tagro, la présence de M. Compaoré n’est pas opportune sur le territoire de Côte d’Ivoire, un pays qui sort d’une guerre civile et qui est en reconstruction.

"Pendant la crise post-électorale et notamment le bicéphalisme entre le président Ouattara et l’ex-président Gbagbo, Blaise Compaoré avait pris fait et cause pour M. Ouattara, ce qui explique notre position", tente d’expliquer un jeune pro-Gbagbo.

LES PRO - OUATTARA SALUENT LA GRANDEUR DE COMPAORE

De son côté, le Rassemblement des républicains (RDR, parti proche du président Alassane Ouattara) a plutôt salué la "grandeur d’esprit" de l’homme qui a trouvé refuge en Côte d’Ivoire après les douloureux événements du Burkina Faso.

"Nous saluons la décision du Président Blaise Compaoré qui a compris que son peuple et son armée n’étaient plus en phase avec lui et qui a décidé de partir. Blaise Compaoré a évité un bain de sang inutile à son pays. c’est la marque des grands dirigeants", a commenté le porte-parole du RDR, Joël N’guessan.

Selon M. Nguessan,"M. Compaoré vient de donner une leçon aux dirigeants africains" que certains n’ont pas comprise.

"Après 27 ans au pouvoir, Blaise Compaoré part avec le sentiment du devoir accompli, car il a réalisé de grands chantiers pour son pays", a-t-il énoncé.

Par ailleurs, plusieurs habitants proches du camp présidentiel s’étaient dits satisfaits du "geste de solidarité" de leur gouvernement envers le président déchu burkinabé Blaise Compaoré arrivé samedi en Côte d’Ivoire.

"C’est un très bon geste de solidarité. La fraternité doit aussi se manifester dans les situations difficiles comme celle-ci", ont-ils relevé, réitérant leur confiance aux autorités ivoiriennes qui ont pris la responsabilité d’accueillir le président burkinabé Blaise Compaoré.

Ceux-ci ont tenu à rappeler que Blaise Compaoré, "quoiqu’en difficulté aujourd’hui, a posé beaucoup d’actes au profit de la paix en Côte d’Ivoire et dans la sous-région", étant donné qu’il a été médiateur dans la crise ivoirienne, mais aussi dans la crise malienne et la crise togolaise, et que "cela ne doit pas être balayé du revers de la main".

La situation a basculé au Burkina Faso après de violentes manifestations qui ont éclaté dans les rues de la capitale Ouagadougou, où des dizaines de milliers de personnes ont exprimé bruyamment leur opposition à la tentative du gouvernement de modifier la Constitution pour ouvrir la voie à une prochaine candidature en 2015 de Blaise Compaoré.

Face à la pression de la rue, Blaise Compaoré a annoncé sa démission et a pris le chemin de la Côte d’Ivoire.

Il réside depuis ce jour dans une résidence des hôtes de marque à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne.

 

17/10/2014

[Communiqué de presse]

Passation-FPI-MIaka-Affi-0021.jpg

Le jeudi 16 octobre 2014, au cours du journal télévisé de 13 heures de la première chaîne de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), la présentatrice du jour Mme Delphine Gbla, a annoncé dans les titres que le Conseil des ministres tenu le même jour « s’est félicité de la déclaration du président du FPI annonçant le retour à la CEI du représentant de ce parti ».
Le président du Front Populaire Ivoirien, M. Pascal Affi N’guessan, tient à rappeler que le Comité Central, instance de décision du parti, à l’issue de sa séance extraordinaire du 13 septembre 2014, a pris la décision de retirer son représentant de la Commission Electorale Indépendante. Le comité Central, n’ayant pas, à ce jour, reconsidéré sa position sur ce dossier, n’a pas encore changé sa décision du 13 septembre 2014.
Le président du Front populaire Ivoirien réaffirmant son attachement aux décisions des instances de son parti, ne saurait en disposer autrement. A ce titre, il dément avec la plus grande fermeté cette affirmation infondée de Mme Delphine Gbla et met en garde tous ceux qui seraient tentés de lui prêter une opinion ou une déclaration contraire à la décision du Comité Central du 13 septembre 2014.
Le président du Front Populaire Ivoirien rappelle, par ailleurs, que l’Alliance des Forces démocratiques de Côte d’Ivoire ( AFD-CI) dont il assure la présidence a également suspendu sa participation aux travaux de la Commission Electorale Indépendante depuis le 05 septembre 2014. L’Alliance a subordonné son retour dans cette institution à la mise en place d’un bureau consensuel prenant en compte le mode de désignation du président de ladite institution. L’Alliance demeure dans l’attente de la satisfaction de ces conditions.

Fait à Abidjan, le 16 octobre 2014
Pour le président du FPI
Le Conseiller en communication
Franck Anderson KOUASSI

04:54 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques, Politique, Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

11/03/2014

Côte d’Ivoire - Michel Gbagbo : "Mon patronyme m’a beaucoup desservi" Publié le mardi 11 mars 2014 | Jeune Afrique

michel.jpg

De lui, on connaît surtout le nom. Pas forcément l'homme. Installé à Abidjan, Michel Gbagbo, le fils aîné de l'ex-président ivoirien, revient sur un passé difficile, vécu entre l'exil et la prison.
Alors que son père, Laurent Gbagbo, était au pouvoir (2000-2010) en Côte d'Ivoire, il a préféré rester dans l'ombre et se consacrer à sa profession d'enseignant à l'université Félix-Houphouët-Boigny. Fils aîné de l'ancien président ivoirien, Michel Gbagbo, 44 ans, a été rattrapé par son patronyme. Après plus de deux années de détention à Bouna, dans le nord-est de la Côte d'Ivoire, le Franco-Ivoirien, nouvelliste et essayiste à ses heures perdues, a été libéré en août 2013. En attendant son jugement devant les assises pour "crimes économiques", il se dit toujours disposé à se rendre à Paris pour témoigner devant la justice contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. Rencontré dans la résidence des Gbagbo dans un quartier chic d'Abidjan, il s'est confié à Jeune Afrique. Son histoire, ses projets, ses engagements... Michel Gbagbo fait le point sur sa vie. Toutefois, sur les conseils de ses avocats, il s'est abstenu de répondre aux questions jugées sensibles.
jeune Afrique : Qu'avez-vous l'intention de faire de vos souvenirs de détention ?
Michel Gbagbo : Je suis habité par l'idée de raconter cette partie de ma vie par écrit. Entre les murs de la Direction de la surveillance du territoire (DST), j'ai même déjà rédigé un poème sur un tableau installé dans ma cellule. Il doit encore y être. J'ai d'autres projets comme la rédaction d'un roman et d'un recueil de poèmes ou la tenue d'un journal intime. J'ai même commencé à les réaliser durant ma détention. Autant dire que je ne me suis pas ennuyé !

Pour beaucoup d'Ivoiriens, vous êtes une énigme : vous êtes très rarement apparu publiquement sous la présidence de votre père. Comment l'expliquez-vous ?

 

Le fait que je sois le fils d'un ancien chef de l'État ne me confère pas plus de droits qu'un compatriote lambda. Pourquoi aurait-on dû entendre parler de moi ? Au nom de quoi aurais-je dû prendre la parole ?

 

Au contraire, mon patronyme m'a beaucoup desservi. À cause de ma filiation avec Laurent Gbagbo, j'ai le sentiment d'être devenu un martyr. Très jeune, j'ai été contraint de m'exiler avec ma mère pour des raisons de sécurité. En 1982, l'année où que j'ai été reçu à l'examen d'entrée en classe de 6e, j'ai dû suivre mon père à Paris pendant six ans. Après l'obtention de mon baccalauréat en 1990, j'ai rencontré beaucoup de difficultés pour m'inscrire à l'université. Je n'y suis parvenu que grâce à ma double nationalité. Ma mère m'a envoyé 100 000 F CFA [152 euros] pour que je m'acquitte des droits d'inscription. D'autres entraves à mon parcours professionnel s'y sont ajoutées. La raison ? Je suis le fils de Laurent Gbagbo, opposant au régime en place.

 

On ne vous a guère entendu dans le débat sur l'ivoirité. Qu'en pensez-vous ?

 

Je suis chrétien catholique modéré, et les chants religieux que j'écoute sont en baoulé. Je ne fais aucune distinction entre les différentes langues, origines ou couleurs de peau. Mes deux meilleurs amis s'appellent Diabaté et Sawadogo. D'ailleurs, mon entourage est composé de personnes issues de toutes les ethnies du pays. Je m'opposerai toujours à une idéologie qui classerait ainsi les Ivoiriens. Je condamne absolument toute politique de "rattrapage ethnique". Pour moi, il est important d'être guidé par des valeurs morales et d'être animé par l'amour du prochain. Je ne me bats pas pour défendre seulement mes droits, mais ceux de tous les Ivoiriens. Quand je suis sorti de prison en 2013, je portais un tee-shirt de soutien à Laurent Gbagbo. D'aucuns y ont vu un acte de courage. Pas moi. Si le Rassemblement des républicains (RDR) ou le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) est au pouvoir, je devrais être libre d'avoir les opinions politiques que je veux. Nous sommes en démocratie. De même, si le Front populaire ivoirien (FPI) était au pouvoir, il faut permettre aux gens de pouvoir afficher leur soutien à Bédié, à Ouattara ou à tout autre leader.

 

Avez-vous des nouvelles de votre famille, et de l'épouse de votre père, Simone Gbagbo ?

 

Je n'ai pas de nouvelles directes de Simone Gbagbo car elle est encore en incarcérée. Toutefois, des membres de ma famille lui rendent régulièrement visite et me disent qu'elle se porte bien. Quant à mes soeurs, nous communiquons grâce à internet. C'est également le cas avec ma femme et mes enfants, qui vivent au Ghana.

 

Comment s'est déroulé votre retour à Abidjan ?

 

Je m'y déplace en compagnie de mon ami Diabaté. Mais je fais toujours très attention à ma sécurité. Cela dit, je refuse de vivre avec une prison dans la tête. Le reste du temps, je m'occupe en faisant du sport et en rendant visite à mes proches. Je vais aussi à l'église. Il m'arrive même d'aller à l'université incognito et de m'asseoir parmi les étudiants.

 

Avez-vous des contacts avec votre mère, qui vit en France ?

 

Elle était ici avec son époux très récemment. Ils sont restés pendant dix jours.

 

Pourquoi êtes-vous revenu en Côte d'Ivoire alors que des milliers de jeunes tentent au contraire de rejoindre la France ?

 

Mon histoire est intrinsèquement liée à ces deux pays. Je n'ai pas de préférence pour l'un ou pour l'autre. C'est comme si on me demandait de choisir entre mon père et ma mère. Mais la Côte d'Ivoire est un État jeune qui a besoin de tous ses enfants pour se construire et se développer.

 

 

Imprimer

 

08:32 Écrit par BEN2013 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

23/02/2014

Côte d’Ivoire : le parti de Gbagbo réclame sa libération avant la présidentielle de 2015 Publié le samedi 22 fevrier 2014 | AFP

ABIDJAN - Le Front populaire ivoirien (FPI), le parti fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo détenu à La Haye pour crimes contre l’humanité, a réclamé samedi sa libération, y voyant "une condition" pour participer à la présidentielle de 2015. "On ne peut parler de participation du FPI aux élections sans libération de son chef (Laurent Gbagbo)" a affirmé, le Vice-président du FPI, Aboudramane Sangaré. "C’est par la réconciliation qu’on ira aux élections et non le contraire (...) Il faut y aller (aux élections) en chantant" a poursuivi, M. Sangaré, un fidèle compagnon de M. Gbagbo, au terme d’une convention du parti qui a débuté vendredi à Abidjan. La chute de M. Gbagbo née de son refus de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la présidentielle de 2010, a provoqué une dislocation de son parti: certains barons de l’ex-régime étaient en prison, tandis que d’autres avaient choisi l’exil. Les autorités ivoiriennes ont encouragé , ces dernières semaines, une libération de nombreux pro-Gbagbo afin de favoriser le "retour d’une paix définitive" en Côte d’Ivoire. Toutefois, pour Pascal Affi N’Guessan, le chef du FPI, "la libération de Laurent Gbagbo est une obligation politique et un impératif catégorique". "La libération de Gbagbo est celle de la Côte d’Ivoire" a-t-il insisté devant près de 2500 personnes. La réussite de la prochaine élection présidentielle est impérative pour tous les acteurs impliqués en Côte d’Ivoire, afin d’apaiser définitivement un pays ayant connu une décennie de crise politico-militaire, ponctuée par des violences postélectorales en 2010-2011, qui ont fait plus de 3.000 morts. Vendredi, un expert de l’ONU a appelé à une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), en charge des élections en Côte d’Ivoire, pointant du doigt "un problème fondamental" à résoudre à vingt mois de l’élection présidentielle de 2015. Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), grand allié du chef de l’État Alassane Ouattara, a dénoncé vendredi une coalition qui "ne marche pas bien", un mauvais signe pour le pouvoir avant la présidentielle prévue en octobre 2015. Le président Ouattara a déjà confirmé sa participation à ce scrutin. Laurent Gbagbo est actuellement détenu à La Haye, où il a été transféré fin 2011, accusé de crimes contre l’humanité par la juridiction internationale. ck/ai

07:19 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

03/02/2014

Koulibaly et 8 autres partis créent l’Alliance pour le changement démocratique Mis en ligne par Connectionivoirienne.net La Rédaction · 3 février, 2014 a 04:00

1276058537-Mamadou-Koulibaly-FPI-Rci845.jpg

Côte-d’Ivoire – Ils étaient annoncés en conclave ses dernières 48 heures, Kabran Appiah, Henriette Lagou, Mamadou Koulibaly, Martial Ahipeaud, des représentants de Doumbia Major etc. L’Alliance pour le changement démocratique [ACD] est finalement l’aboutissement de leurs «conciliabules ». Selon ses fondateurs, cette nouvelle alliance à côté du Front Uni de l’opposition piloté par le FPI, regroupe 9 partis politiques que sont LIDER, Rpc-Paix, Udl, Cpr, Mnc Alternative, Capp Udd, Udt-Ci, Pdr et Cri.

Sylvie Kouamé

06:42 Écrit par BEN2013 dans Partis politiques, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

14/11/2013

Attaques armées répétées dans l’Agneby Tiassa: la déclaration des élus et cadres de la région Publié le mercredi 13 novembre 2013 | Partis Politiques

CONTEXTE

MESDAMES ET MESSIEURS, CHERS AMIS DE LA PRESSE
Ces derniers jours, l’actualité politique nationale s’est polarisée sur le département d’Agboville.
Les problèmes de sécurité qui se posent dans cette région ont abondamment animé la presse écrite et audiovisuelle.
Cette actualité nationale ne peut laisser personne indifférent et pas plus que les fils et filles de la région de l’Agneby-Tiassa d’autant plus qu’il s’agit de la question majeure de la paix et de la sécurité dans notre pays qui vient de sortir d’une crise pénible.
Face à cette situation, les élus et cadres de l’ensemble de la Région de l’Agneby-Tiassa ne peuvent rester muets au risque d’être taxés de cautionner et d’entretenir cette situation.
C’est pourquoi, ils ont décidé de faire une déclaration pour faire connaitre au Gouvernement et à l’opinion nationale et internationale leur position.

Mesdames et Messieurs, chers amis de la presse,
Je voudrais, au nom des élus et cadres de l’Agneby-Tiassa, vous dire merci pour votre présence nombreuse et diversifiée qui nous rassure d’une large diffusion de notre déclaration.






DECLARATION

Depuis la fin de la crise postélectorale, notre région, la région de l’Agneby-Tiassa a fait l’objet de six attaques perpétrées par des inconnus. Ces attaques se sont malheureusement soldées par trois pertes en vie humaine du côté des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et une vingtaine d’arrestations au sein de la population pour nécessité d’enquêtes.
Face à ces attaques répétées et après analyse de la situation, nous, élus et cadres, toutes sensibilités politiques confondues, et au nom de toutes les populations, voulons élever devant la nation une vive protestation et dénoncer avec la plus grande fermeté ces agissements qui jettent le discrédit sur notre région si durement éprouvée par la crise postélectorale. La Côte d’Ivoire, pays émergeant en 2020, ne peut réaliser cette noble ambition à condition que la paix et la sécurité soient garanties par tous.
Les élus et cadres de la région appellent les populations à rester vigilantes et à dénoncer tous les comportements susceptibles de mettre en mal la paix et la sécurité dans la région. Ils les invitent à demeurer dans l’esprit républicain comme elles ont su le montrer depuis toujours.
Les élus et cadres s’engagent à combattre toutes les actions d’où qu’elles viennent et qui ont pour seul objectif de marginaliser la région face aux grands programmes de développement et à confiner ses populations dans la pauvreté et la misère.
Les élus et cadres adressent leurs remerciements au Président de la République pour les dispositions que le gouvernement a bien voulu prendre pour assurer la sécurité des personnes et des biens dans la région.
Les élus et cadres prennent l’engagement d’œuvrer de concert avec le gouvernement pour garantir la paix et la sécurité dans la région.

Fait à Abidjan le mercredi 13 novembre 2013.

01:58 Écrit par BEN2013 dans Politique, Réaction | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

06/11/2013

Attaques d'Agboville / Après les menaces du ministre Paul Koffi Koffi, Kotchy Prosper, ex-consul de Côte d'Ivoire au Liberia, dit ses vérités : « Les Abbey sont mécontents » - « L'acte du ministre n'était pas correct »

Quelques jours après les accusations à peine voilées portées par le ministre auprès du président de la République, chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, à l'encontre des populations Abbey, suite aux attaques d'Agboville, Kotchy Prosper, ex-consul de la Côte d'Ivoire au Libéria et en Sierra Leone, dit sa colère. Dans l'interview qui suit, ce cadre Pdci d'Azaguié et inspecteur de ce parti, accuse le ministre de narguer les cadres, la chefferie et le peuple Abbey, puis propose des pistes pour résorber la crise.

 Vous manifestez une certaine colère contre le ministre Paul Koffi Koffi depuis son dernier passage à Agboville. Peut-on en savoir les raisons ?

 L'acte du ministre n'était pas correct et n'est pas décent. On ne peut pas venir narguer toute une population, avec ses chefs et ses cadres, sans que nous n’ayons une réaction. Ce n'est pas possible, et voilà pourquoi je réagis.

En quoi le ministre a-t-il nargué les populations et les cadres Abbey ?

Sachez monsieur, que tous, nous déplorons la situation des attaques et des morts à Agboville. Personne n'a opté pour la violence chez lui et nous déplorons ces attaques. Les Abbey sont un peuple de paix et qui aime la paix, et nous ne sommes ni auteurs ni co-auteurs de ce drame qui frappe Agboville.

Mais le ministre affirme qu'à la vue du théâtre des opérations, ceux qui ont agi, sont soit de la localité, soit dans la localité. Qu'ils ont des indices très sûrs que ça ne vient pas de très loin, ça vient de la zone. Est-ce qu'il y a eu une enquête sérieuse, et est-ce qu'on en connaît les conclusions, pour accuser les gens ainsi ? Qu'on nous les présente et qu'on nous confonde ? Je ne suis pas en train de couvrir qui que se soit, mais qu'il y ait une enquête.


On ne peut pas venir à Agboville en quatre heures et tirer une conclusion. « C'est vous, vos enfants, vous les cadres... » ; je suis désolé, je dis non. Il faut venir, et il faut mener une enquête. S'il y a des éléments, si nous sommes coupables, d'accord, on en tirera les conséquences et il y a des solutions. Mais accuser les cadres volontairement, ainsi que leurs enfants, et menacer, je dis bien menacer, je dis non

Lire la suite

09:17 Écrit par BEN2013 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

04/11/2013

Alassane Ouattara admis comme Membre-Associé de l’Académie des Sciences d’Outre- Mer de Paris Publié le lundi 4 novembre 2013 | APA

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara a été admis et installé lundi en qualité de Membre Associé de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer de Paris. Selon une note d'information de la présidence ivoirienne transmise à APA, la cérémonie qui a eu lieu dans la capitale française, a enregistré la présence d'un parterre de personnalités dont le Président du Faso, Blaise Comparé, invité spécial de l'évènement et également Membre-Associé de l'Académie. C'est l'ancien Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Jean Marc Simon, Membre de l'Académie des Sciences d'Outre- Mer, qui est intervenu pour présenter le Chef de l'Etat Alassane Ouattara dans son parcours scolaire, universitaire, professionnel et politique. Il a rappelé que le Président Alassane Ouattara devient par cette installation, le 2ème Chef d'Etat ivoirien, après feu le Président Félix Houphouët-Boigny, à être admis dans cette Académie ainsi que le 2ème Président de la République actuellement en activité avec le Président du Faso, Blaise Compaoré. Le diplomate français a indiqué que de Dimbokro, sa ville natale, à son avènement au pouvoir d'Etat en 2010, Alassane Ouattara a eu un ‘'destin singulier'', un parcours semé ‘'d'embûches'' qu'il a su déjouer les unes après les autres avec ‘'courage'' et ‘'persévérance''. Dans la déclaration faite au cours de cette cérémonie, le Président Alassane Ouattara, nouveau Membre - Associé de l'Académie des Sciences d'Outre- Mer, a dit sa joie de figurer désormais au nombre des Honorables Académiciens et rendu un vibrant hommage à feu le Président Félix Houphouët-Boigny, son ‘'père spirituel'' ainsi qu'à l'ancien Chef de l'Etat sénégalais, feu Léopold Sédar Senghor. Invité à se prononcer sur le thème ‘' l'Afrique dans le monde de demain-Atouts et Défis'', le Chef de l'Etat ivoirien a fait remarquer selon la note de la présidence ivoirienne, que l'émergence de nouveaux rapports de force après la guerre froide et de nouveaux pôles de puissance économique a contribué à libérer le potentiel du continent et à accélérer ainsi sa constitution en acteur politique et économique majeur. Sur cette base, il a présenté les performances de l'Afrique en indiquant notamment que sur ces dix dernières années, la croissance en Afrique mesurée par l'augmentation du Produit intérieur brut (PIB) en terme réel avoisine 5% l'an. Cette augmentation est supérieure à celle de tous les pays à l'exception de l'Asie. De plus, 6 des 10 pays dont le taux de croissance est élevé se situent en Afrique. Parmi eux, la Côte d'Ivoire avec un taux de croissance de 9,8% en 2012. Ce taux pourrait atteindre les 2 chiffres à partir de 2015, consolidant ainsi son rôle de moteur de la croissance économique de la sous- région ouest africaine francophone. Pour terminer le Président Alassane Ouattara a dit qu'il fait sienne, la devise de l'Académie qui est : ‘'Respecter ; Aimer ; Savoir ; Comprendre''. Au terme de son intervention, la Présidente pour 2013 de l'Académie des Sciences d'Outre- Mer, Mme Jeanne- Marie Amat-Roze a remis au nouvel entrant une médaille marquant son intégration au sein de l'Académie. L'Académie des Sciences d'Outre- mer est une société savante créée le 18 mai 1923 à l'initiative du Journaliste Paul Bourdarie. Elle est aujourd'hui composée de 100 membres titulaires, 25 membres libres, 50 membres associés et de 100 Correspondants. Tous sont élus parmi les personnalités qui se sont distinguées par des ouvrages, études, travaux et recherches entrant dans le cadre de l'activité de l'Académie.

23:54 Écrit par BEN2013 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

28/10/2013

Enquête d’opinion de la CPI en Côte d’Ivoire : 86% des Ivoiriens favorables à la libération de Gbagbo Publié le lundi 28 octobre 2013 | Notre Voie

La Cour pénale internationale (Cpi) prise dans un véritable engrenage dans le dossier ivoirien veut désormais éviter toutes les critiques qui lui sont faites. C’est pourquoi, alors qu’elle s’apprête à rendre sa décision sur la liberté provisoire à accorder ou non au président Laurent Gbagbo, elle vient de dépêcher une équipe d’enquêteurs à Abidjan pour se faire une idée exacte de la situation du pays, et surtout de l’opinion des Ivoiriens sur l’éventualité de la libération du président Laurent Gbagbo. Cette équipe a, de bonnes sources, été épaulée par le bureau local de la Cpi à Abidjan. Et, selon des sources dignes de foi, les conclusions de l’enquête de la Cpi sont sans appel. Ce sont, en effet, 86% des personnes interrogées qui se sont prononcés en faveur de la libération de l’ancien numéro Un ivoirien. Selon les personnes interviewées, le retour du «Woody» de Mama donnerait un coup d’accélérateur certain au processus de réconciliation, sérieusement grippé par la politique hasardeuse du régime Ouattara. Les sondés sont d’autant plus convaincus que la libération du plus célèbre prisonnier du monde ne peut que faire du bien à la Côte d’Ivoire, d’autant plus que nombre d’Ivoiriens sont persuadés que le pouvoir en place ne veut pas poursuivre les criminels de son camp. Selon certains observateurs de la situation ivoirienne, cette enquête et ses résultats sont une preuve supplémentaire que la Cpi est en train de se résoudre à libérer le président Gbagbo. Dans la mesure où les résultats de son propre travail d’investigation sont un cinglant désaveu à la thèse du procureur de la Cpi, Fatou Bensouda, qui a toujours brandi la possibilité d’une déflagration sociale au cas où le président Gbagbo recouvrait la liberté. On sait désormais que tout ceci n’est qu’un mensonge distillé par le régime et ses soutiens pour dissuader les juges de la Cpi qui ont fini par découvrir la supercherie de Ouattara qui veut se servir de la justice internationale pour se débarrasser d’un adversaire politique qu’il redoute au plus haut point. Tant que Sarkozy était au pouvoir et que la machine à mensonges était alimentée depuis l’Elysée, Ouattara était serein. Mais, depuis la défaite de son mentor, la vérité est en train de prendre le dessus. Et le monde entier se rend désormais compte que le président Gbagbo est victime d’un complot international visant à le renverser au profit d’un chef d’Etat plus malléable. Guillaume T. Gbato

07:47 Écrit par BEN2013 dans CPI, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

27/10/2013

La Côte d’Ivoire affiche de maigres résultats dans la lutte contre l’impunité Publié le vendredi 25 octobre 2013 | LeMonde.fr

imagemonde.jpg

En refusant de transférer Simone Gbagbo à La Haye fin septembre, le gouvernement ivoirien s’est engagé auprès de la Cour pénale internationale à lui offrir un procès juste et équitable. Sans quoi il sera obligé d’exécuter le mandat d’arrêt émis par la justice internationale. L’ancienne première dame est recherchée pour crimes de sang et crimes contre l’humanité. Si les Ivoiriens veulent la garder, ils devront la juger pour des faits en rapport avec ces accusations.

Comment faire, alors que les deux tiers du personnel judiciaire et administratif de la cellule spéciale d’enquête chargée d’instruire les crimes de la crise postélectorale ont été remerciés depuis avril ? Les trois juges d’instruction chargés de toutes les enquêtes sur ces violences de 2010-2011, qui ont fait plus de 3 000 morts, ont été mutés. Leurs successeurs vont devoir s’imprégner d’actes de procédure rédigés pendant plus de deux ans en supplément des dossiers de leurs cabinets. "Le travail de la cellule est déjà au point mort depuis le printemps, se lamente un rescapé de cette structure. Officiellement, on nous demande d’aller vite, mais dans les faits on nous enlève nos moyens."

Pour le ministre ivoirien de la justice, démanteler cette cellule d’enquête ne pose aucun problème. Gnénéma Coulibaly considère que les tribunaux ordinaires sont désormais opérationnels. Le dispositif judiciaire exceptionnel a pourtant été créé en juillet 2011 par la volonté du président Alassane Ouattara, vivement encouragé par les diplomates en poste en Côte d’Ivoire, soucieux de voir reculer l’impunité qui s’était installée dans le pays depuis trop d’années. Son objectif, dans un pays à peine sorti de la guerre, était de rassembler les procédures liées à la crise postélectorale et d’accélérer
les enquêtes. Deux ans et demi plus tard, les résultats sont maigres.
Sur les trois grands dossiers ouverts – crimes de sang, crimes économiques et atteinte à la sûreté de l’Etat – , seul ce dernier volet a été bouclé. En juillet, la cour d’appel d’Abidjan confirmait
l’organisation prochaine d’un procès pour quatre-vingt quatre accusés. Tous des proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, au pouvoir de 2000 à 2010. Il existe pourtant des preuves accablantes contre les anciens rebelles des Forces nouvelles qui ont combattu pour installer Alassane Ouattara, alors que sa victoire électorale était contestée par le camp Gbagbo. L’un de ces miliciens, Martin
Kouakou Fofié, est sous le coup de sanctions de l’ONU depuis 2006, notamment pour le recrutement d’enfants-soldats et des exécutions extrajudiciaires.
Certaines exactions de ces «com’zones » (commandant de zone) figurent dans le rapport de la commission nationale d’enquête mise en place par le président ivoirien en 2011. Ce document était censé prouver l’impartialité du pouvoir mais, depuis sa publication, les anciens seigneurs de guerre ont été promus à des postes de commandement dans l’armée.

JUSTICE « SÉLECTIVE »

La justice ivoirienne refuserait- elle d’enquêter sur eux ? C’est ce que laissent penser les récents changements au sein de la cellule spéciale. « L’un des juges avait avancé sur plusieurs dossiers impliquant des militaires qui ont soutenu Alassane Ouattara pendant la crise », explique
Patrick Baudouin, avocat de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), qui représente 75 victimes de la crise postélectorale. Mardi 22 octobre à Abidjan, Me Baudoin dénonçait d’ailleurs une justice « sélective », lors de la présentation d’un rapport
de la FIDH sur la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara, lui, appelle à la patience, répétant, avec un agacement croissant, qu’il est nécessaire de « laisser la justice suivre son cours ». Cet argument résiste mal aux faits. Plus de 150 proches de l’ancien président Gbagbo sont inculpés. Mais un seul chef de milice pro-Ouattara a été écroué. Amadé Ouérémi est soupçonné d’avoir participé
au massacre de plusieurs centaines de civils en mars 2011 à Duékoué, dans l’ouest
du pays, aux côtés des Forces républicaines de Côte
d’Ivoire, fidèles à l’actuel président. Mais il n’est qu’un second couteau. « Les enquêtes évitent de s’intéresser aux anciens « com’zones », regrette un diplomate. Le gouvernement ne fait rien pour lutter contre l’impunité», ajoute-t-il.
Si les Nations unies, l’Union européenne et les chancelleries insistent pour conserver et accompagner la cellule, c’est pour mettre fin à cette impunité qui a souvent fait plonger la Côte d’Ivoire dans la violence. Ce cycle a continué après la prise de fonctions d’Alassane Ouattara.
Ainsi, en juillet 2012, à Duékoué, une foule attaquait un camp regroupant plus de 4 000 personnes déplacées, considérées comme sympathisantes de Laurent Gbagbo.
Des soldats ivoiriens se sont joints à l’attaque du site, censé être protégé par l’ONU.
Plusieurs dizaines de jeunes ont disparu ce jour-là, après avoir été emmenés par des militaires.

CÉLÉRITÉ DANS LES
ENQUÊTES

Trois mois plus tard, six cadavres étaient découverts dans une fosse commune à la périphérie de la ville, tués par balles. Une enquête a été ouverte sur l’insistance des défenseurs des droits de l’homme, mais seule une poignée de témoins a été entendue par un juge. Quant au lieutenant qui assurait la «sécurité » de la ville à cette période, principal suspect dans l’affaire, les magistrats chargés de l’enquête assurent qu’il est introuvable. Il y a quelques semaines, il appartenait encore à une force spéciale rattachée au ministère de l’intérieur.
Certains diplomates s’exaspèrent de cette mauvaise volonté du gouvernement, qui entrave le fragile processus de réconciliation. Bert Koenders, alors représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, avait adressé une lettre au garde des sceaux ivoirien dans laquelle il déplorait le manque de célérité dans les enquêtes . Les observateurs
étrangers voient arriver l’élection présidentielle de
2015 avec inquiétude. Ils craignent de nouvelles violences et doutent qu’Alassane Ouattara permettra de punir ceux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir et qui restent ses meilleurs protecteurs.

Par Maureen Grisot
(Abidjan, correspondance)

10:30 Écrit par BEN2013 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |